axe ombilicococcygien l.m.
umbilical-coccygian axis, coccygian ombilical axis
Axe reliant l'ombilic à la face antérieure du coccyx.
Perpendiculaire au détroit supérieur, il indique l'axe d'engagement de la présentation et l'orientation des tractions instrumentales par forceps ou ventouse.
axe optique l.m.
axis opticus (TA)
optic axis
Ligne reliant le point de fixation à la fovea en passant par le point nodal.
Elle ne correspond pas à l’axe géométrique de l’œil puisque la fovea est située à 1,25mm en dessous de cet axe, du côté temporal.
axe proximodistal l.m.
axis proximodistalis (TE)
proximodistal axis
→ axes corporels embryonnaires (établissement des)
[A4,O6]
axe radial n.m.
axis radialis (TE)
radial axis
Syn. rayon radial
[A4,O6,Q2]
axe rouge-vert l.m.
red-green axis
Axe de confusion colorée rencontré dans les dyschromatopsies intéressant les longueurs d'onde longues et moyennes et entrainant grossièrement des confusions entre le rouge et le vert.
Ce vocable est habituellement utilisé pour les dyschromatopsies acquises.
axe scotopique l.m.
scotopic axis
Axe de confusion d'une dyschromatopsie acquise tendant vers l'absence de perception colorée.
Se rapproche de l'axe d'une achromatopsie.
axes de Fick l.m.p.
Axes imaginés par A. Fick pour décrire les mouvements de l’œil.
Les deux axes de torsion, formant un plan frontal (plan de Listing), sont appelés respectivement axe X (horizontal) et axe Z (vertical), et l’axe antéro-postérieur est appelé axe Y. en calculant les angles que forment les axes de rotation des divers muscles avec les axes du système de Fick, on peut établir avec précision l’action de chacun de ces muscles.
A. Fick, physiologiste allemand (1829-1901)
axe visuel l.m.
axénique adj.
axenic, germ-free, gnotobiotic
1) Se dit d'un animal prélevé stérilement à sa naissance (césarienne), élevé toute sa vie à l'abri de toute contamination microbienne et dont le tube digestif ne contient aucun microorganisme.
2) Se dit d'une culture microbienne ou parasitaire (Entamœba histolytica) qui ne contient qu'une seule espèce ou souche de micro-organisme, donc pas de contaminant.
Étym. gr. a : privatif ; xenos : étranger
axérophtol n.m.
axerophtol
Synonyme désuet de rétinol.
Étym. a privatif ; xérophtalmie
axes corporels embryonnaires (établissement des) l.m.p.
Axes antéropostérieur, dorsoventral et gauche-droite du corps de l’embryon qui se déterminent sur le disque embryonnaire tridermique en phase de gastrulation au cours de la 3ème semaine du développement.
L’axe antéropostérieur longitudinal et par conséquent le plan de symétrie bilatérale du futur adulte est déterminé par la formation de la ligne primitive. Les cellules situées dans la zone marginale postérieure du disque embryonnaire sécrètent une molécule activin-like (molécule TGF-bêta-like) qui induit le développement de la ligne primitive. Au pôle crânial ou rostral de cette ligne se creusent le sillon primitif et la dépression primitive surmontée d'un relief épiblastique, le nœud primitif de Hensen.
La topographie dorsoventrale s’établit une fois la ligne primitive formée. Le mésoblaste se développe ventralement pour constituer les ébauches rénales le sang et la paroi abdominale sous l’induction d’un membre de la famille du TGF-bêta (Transforming growth factor bêta), le BMP-4 (Bone Morphogenetic Protein 4) (cf. zone marginale postérieure du disque embryonnaire). Tout le mésoblaste se « ventraliserait » si l’activité du facteur BMP-4 n’était neutralisé par un gène siégeant dans le nœud de Hensen qui apparait comme un organisateur. C’est ce processus qui permet au mésoblaste cranial de se « dorsaliser » en notochorde, somites et somatomères de la région céphalique.
L’asymétrie gauche-droite s’établit aussi dès le début de la 3ème semaine. Régie par un ensemble de gènes, elle est sous la dépendance de la sécrétion, au sein du nœud primitif de Hensen, du facteur Shh (Sonic hedgehog) dont l’action est induite par un récepteur de l’activine IIa. Rapidement, dans la moitié droite du nœud, le récepteur de l’activine IIa est occupé par son ligand, l’activine. Il en résulte un blocage de l’expression du Shh qui est réduite à la seule moitié gauche du nœud. Il active alors les facteurs « nodal » peut-être « lefty » apparentés à la famille TGF-bêta. Ces facteurs conditionnent l’asymétrie gauche-droite (latéralisation) avec la situation du cœur et de la rate à gauche, et du lobe principal du foie à droite.
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, ligne primitive, zone marginale postérieure du disque embryonnaire, nœud primitif de Hensen, mésoblaste, notochorde, somites, somatomères
[A4,O6 ]
axes électriques du cœur l.m.
electrical axis of the heart
Vecteurs résultant du mixage de tous les vecteurs instantanés qui indiquent la direction et la force de la contraction cardiaque à certaines de ses phases.
Les plus couramment étudiés sont l’axe moyen de la dépolarisation auriculaire (AP) et l’axe moyen de la dépolaristion ventriculaire (A QRS). La détermination des axes électriques d’un cœur contribue à l’évaluation d’une surcharge ou d’une hypertrophie atriale ou ventriculaire.
axe visuel de Broca l.m.
Axe qui, selon Broca, passe par le centre du trou optique et à égale distance des bords supérieur et inférieur, et interne et externe de l’orbite, alors que l’axe visuel passe par le centre de la papille du nerf optique et le centre de la cornée.
Pour Broca, ces deux axes coïncideraient, ce qui a été discuté. Il faut noter en effet que le centre de la papille du nerf optique (point aveugle) ne peut être le centre de l’axe visuel physiologique. Ce dernier axe passe par la macula lutea de la rétine, située au pôle postérieur du globe oculaire, c'est-à-dire à quelques millimètres en dehors et au-dessus de la papille.
P. Broca, anatomiste, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880)
axial adj.
axialis (TA)
Caractérise une structure anatomique ou la représentation spatiale d’une fonction située dans l’axe du corps ou d’un de ses organes
axille adj.
axilla (TA)
axilla
Qui se rapporte à l’aisselle.
axis [C II] n.m.
axis [C II] (TA)
Deuxième vertèbre cervicale, caractérisée par la présence de la dent de l’axis soudée à la face supérieure du corps vertébral et autour de laquelle s’exécutent les mouvements de rotation de l’atlas.
[axis C II]
axis (malformations de l') l.f.p.
axis malformations
Anomalies fréquentes et souvent symptomatiques de la forme ou de la constitution de l'axis.
Elles concernent surtout l'apophyse odontoïde : aspect quadrangulaire, hypoplasique ; inclinaison sur le corps de l'axis ; segmentation (un disque à sa base ou en son milieu) ; détachement de son extrême pointe (ossiculum terminale, Hadley) ; bifidité ; fixation au bord antérieur du trou occipital. Un spina bifida de l'arc postérieur de l'axis est également possible.
Étym. lat. axis : axe
axoïdien adj.
Relatif à l’axis.
axone n.m.
Prolongement constant, unique, de la cellule nerveuse.
De longueur très varibale, il prend naissance au sommet d’un cône d’implantation, se poursuit sous forme d’une tige et donne des collatérales en nombre, de forme et de longueur variables. On lui reconnaît un cytoplasme (axoplasme), une membrane plasmatique (axolemme) et des gaines différentes selon le type de fibres nerveuses, amyéliniques ou myéliniques. L’axone ne contient pas de corps de Nissl et est en général plus mince et plus long que les dendrites du même neurone. Sa structure complexe est assurée par une synthèse continue du protoplasma au sein du corps neuronal et par l’écoulement constant de ce protoplasma vers l’axone et les dendrites. La vitesse de cet écoulement, mesurée au moyen d’isotopes radioactifs, est d’environ 2,5mm par jour. Partie essentielle de la fibre nerveuse, l’axone reçoit les impulsions nerveuses de son propre corps neuronal et les transmet à d’autres neurones ou à des organes effecteurs, à travers ses terminaisons qui peuvent revêtir des formes diverses (massue, bouton, anneau, corbeille, etc…).
O. Deiters, neuro-anatomiste allemand (1834-1863)
Syn. anc. cylindrax, neuraxone, neurite, prolongement cylindraxile, prolongement de Deiters, filament axial
axonème n.m.
axoneme
Structure centrale de la queue des spermatozoïdes et des cils situés à la surface de certains épithéliums (comme ceux des muqueuses respiratoires), formée de vingt microtubules : une paire centrale et neuf doublets périphériques.
A sa base, l’axonème du système pilaire s’insère dans le corpuscule basal, structure micro-tubulaire identique à celle du centriole.
Étym. gr. axon : axe ; ème : suffixe servant à former des noms d’entités concrètes (sur le modèle de phonème)
axonopathie n.f.
axonopathy
Atteinte du système nerveux périphérique touchant électivement ou majoritairement l'axone.
Qu'il s'agisse d'une lésion tronculaire ou d'une polyneuropathie, le diagnostic d'axonopathie est posé en fonction des résultats électrophysiologiques de stimulodétection : diminution des amplitudes des potentiels tandis que les vitesses de conduction sont préservées. Il peut être affirmé par l'examen anatomopathologique après biopsie nerveuse.
Sensitive, motrice ou mixte, l'axonopathie est observée dans les affections métaboliques, carentielles ou toxiques, mais l'atteinte myélinique accompagne souvent une axonopathie évoluée. On parle ainsi d'atteinte axonale ou d'atteinte axonomyélinique.
Étym. gr. axon : axe
axonotmesis n.f.
axonotmesis
Interruption des fibres nerveuses ou axones, par section, arrachement ou compression avec conservation de la totalité ou d’une partie du névrilemme et de la gaine de Schwann.
La dégénérescence wallérienne se produit en aval. La continuité de la gaine nerveuse permet une régénération et parfois une bonne récupération. Cependant, en électromyographie avec stimulodétection, le nerf reste non stimulable.
Étym. gr. axon : axe ; tmesis: coupure
axostyle n.m.
axostyle
Formation rigide, pointue à une extrémité, légèrement arquée, présente dans les trophozoïtes de flagellés du genre Trichomonas.
La longueur de l’axostyle et le fait qu’il dépasse plus ou moins largement le bord de la cellule varient selon les espèces.
axotomie n.f.
axotomy
1) - Section chirurgicale d’axones.
2) - Tupture accidentelle des axones cérébraux
Elle survient le plus souvent dans un accident de voiture ou de sport lors d’une accélération-décélération brutale, avec ou sans impact. Un phénomène de cisaillement entraîne la rupture des axones dans des zones vulnérables comme la jonction entre la substance grise et la substance blanche ou à la partie haute du tronc cérébral. Ces lésions s’accompagnent de phénomènes hémorragiques et d’œdème cérébral. Le coma est profond et le pronostic sévère. En cas de survie, les déficits sensitifs, moteurs et intellectuels sont importants. Il existe des formes localisées et d’évolution plus favorables.
Étym. gr. axon : axe ; tomein : couper
→ lésions axonales cérébrales diffuses traumatiques .
azidothymidine n.f.
2'3'-didésoxythymidine
→ AZT