Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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translation de césure l.f.

nick translation

Technique de marquage des acides nucléiques incorporant des nucléotides marqués dans l'ADN double brin grâce à une ADN-polymérase qui par son activité d'exonucléase hydrolyse l'un des deux brins à partir d'une césure (liaison phosphodiester manquante entre deux nucléotides) et par son activité polymérase reconstitue le brin hydrolysé en incorporant les nucléotides marqués.

[Q1]

Édit. 2018

translocation rétinienne l.f.

retinal translocation

Rotation de la rétine décollée chirurgicalement pour déplacer la topographie du point de fixation.
Cette technique a été proposée dans le traitement des néovaisseaux choroïdiens rétrofovéolaires.

transplantation cardiopulmonaire l.f.

heart-lung transplant

Transplantation d’organes concernant le bloc cœur-poumon avec son arbre trachéobronchique.
Ces organes prélevés en bloc sont transportés dans le thorax du receveur et reliés à ses autres organes : trachée, veines caves ou oreillette droite, aorte. Cette technique nécessite l'utilisation d'une assistance circulatoire extracorporelle.
Après avoir suscité un certain enthousiasme, elle a vu ses indications se réduire à quelques situations parvenues à un stade évolutif extrême sans aucune autre solution thérapeutique possible (lésions simultanées, dangereuses et irréversibles des deux poumons et du cœur).

transplantation pulmonaire l.f.

pulmonary transplantation

Remplacement chez un insuffisant respiratoire majeur et presque terminal d'un ou des deux poumons par un ou deux poumons prélevés sur un homme en état de mort apparente.
La technique actuellement utilisée reste celle décrite par Henri Métras pour la transplantation pulmonaire expérimentale chez l'animal. Au début des années 80, la transplantation pulmonaire a pu être utilisée chez l'homme.
Le bilan avant la transplantation doit être complet : respiratoire, cardiaque et circulatoire, infectieux, immunohématologique et digestif mais aussi neurologique et psychiatrique. Le greffon doit être compatible immunologiquement, sa taille correspondre à la taille du thorax du receveur d'où l'utilisation de lobes pour les enfants. Le poumon du donneur doit être sain. Les transplantations monopulmonaires, bipulmonaires, voire cardiopulmonaires ont chacune leurs défenseurs. Seule, la transplantation cardiopulmonaire nécessite toujours une circulation extracorporelle.
La bronchiolite oblitérante est la principale complication secondaire et surtout tardive de la greffe pulmonaire entraînant une défaillance progressive du poumon greffé. Elle relève surtout d'un mécanisme immunopathologique, le rejet chronique. Elle atteint 30 à 40% des transplantés pulmonaires et cardiopulmonaires. La survie tourne autour de 45% à 5 ans. La transplantation pulmonaire a un pronostic moins favorable que les autres transplantations d'organes.

H. Métras, chirurgien thoracique français (1950)

Syn. greffe pulmonaire

→ bronchiolite oblitérante du poumon trans planté

transplantectomie rénale l.f.

renal transplantectomy

Ablation chirurgicale d'un rein antérieurement greffé en raison des troubles liés à sa perte de fonction, d'une pathologie vasculaire (thrombose, anévrysme, HTA) ou parenchymateuse (tumeur).
La technique employée est souvent la néphrectomie sous-capsulaire en raison des difficultés de dissection pédiculaire.

transport des patients en avion l.m.

Mode de transport qui présente un intérêt particulier pour les grandes distances

(> 200 km) car il est très rapide, très régulier (pratiquement pas d'accélérations nocives et très peu de secousses), offre en général une place très grande pour la surveillance et les soins de réanimation et il franchit sans difficulté mers et montagnes.
Mais il est plus dépendant des conditions météorologiques que le transport terrestre et ne peut se faire que d'un aérodrome à un autre, ce qui impose un relais par ambulance ou hélicoptère pour aller de l'hôpital à l'avion et inversement. Le transport par avion est donc peu justifié pour les courtes distances. En outre le patient est soumis à des variations d'altitude, qui interfèrent sur l'administration des soins (en croisière l'altitude cabine des avions de ligne est de 2 500 m).
Aspect technique : La première difficulté rencontrée est le brancardage à l'entrée et à l'intérieur de l'avion. Sauf les aéronefs de transport militaire, les avions civils ne sont en général pas aménagés pour ce mode de chargement : aussi est-il indispensable de reconnaitre le trajet à effectuer pour entrer et circuler dans l'avion avant d'y conduire le patient. Sa mise en place effectuée et la sangle bouclée, il reste à disposer et à fixer le matériel nécessaire à portée de la main de façon qu'il ne risque pas de se déplacer sous l'influence des inclinations de l'avion, des accélérations du décollage et de l'atterrissage ou d'une turbulence toujours possible.
Il y a peu de contrindication au transport aérien des patients en autonomie respiratoire, sauf pour les blessés de l'abdomen (risque de passage de matières fécales dans le péritoine lors de la montée, de même un malade porteur d'anus artificiel rencontre des difficultés à la montée, il doit éviter si possible l'avion) et pour les malades contagieux (virus des fièvres hémorragiques, etc.) qui risquent de contaminer les autres occupants de l'avion. Pourtant de nombreux patients voyagent seuls ou accompagnés par un proche dans un avion de ligne ou dans un autre moyen de transport en commun sans déclarer leur maladie et le risque de contagion existe (p. ex. cas d'un passager tuberculeux bacillifère ayant contaminé dans l'avion plusieurs passagers assis autour de lui). Quoi qu'il en soit un patient dyspnéique autonome peut voyager assis, quitte à emporter avec lui une bouteille d'O2 comprimé (les dispositifs actuels à O2 liquide sont dangereux en avion) pour compenser les effets de l'hypoxie d'altitude (en effet les bouteilles de secours dans l'avion ne doivent être utilisées que pour faire face aux urgences).
Des civières peuvent être installées dans les avions de ligne pour les patients couchés (p. ex. fractures du membre inférieur). A condition d'avoir obtenu l'installation d'une cabine sanitaire (des rideaux pour isoler le patient et le médecin), on peut transporter des patients nécessitant des soins intensifs (ventilation mécanique, perfusions, etc.) pour lesquelles des soins de réanimation doivent être assurés en vol.
Qu'il s'agisse d'avion de ligne ou d'avion ambulance, des précautions spéciales doivent être prises pour l'alimentation électrique des appareils, les bouteilles d'oxygène ou d'air comprimé doivent être acceptées par le transporteur et tout le matériel doit être solidement arrimé. Il faut savoir qu'un certain nombre d'appareils utilisés à l'hôpital ne conviennent pas en aéronautique (se renseigner auprès du médecin de la compagnie ou d'un médecin du SAMU compétent en médecine aéronautique).
Le transport des malades psychiatriques est possible mais il faut qu'ils soient accompagnés par un personnel compétent capable de les maitriser en cas de besoin.
Aspect réglementaire : Le commandant de bord a toute autorité pour refuser de transporter un patient ou un appareillage lui paraissant dangereux, il doit aussi suivre les instructions de sa compagnie. Des mesures particulières avec remplissage d'un formulaire normalisé sont prévues pour le transport des handicapés.

Syn. EVASAN

→ d'altitude (aiguille d'), altitude, aérien (transport) des patients, otite barotraumatique, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR

transposition du médius vers le pouce, type Böhler l.f.

transplant of the middle finger to the thumb

Technique chirurgicale de remplacement du pouce par le médius  en y associant un transfert de l’index sur le site de prélèvement du médius.
 Ce procédé est utilisé pour compenser la perte du pouce après amputation en alternative à la transposition de l’index. Plus complexe que la transposition simple du médius  il permet un net élargissement de la première commissure améliorant la préhension et il donne un meilleur aspect esthétique en supprimant l’écart entre l’index et l’annulaire créé par la transposition du médius.

J. Böhler chirurgien autrichien (1958)

transposition ovarienne l.f.

transposition of the ovaries

Technique chirurgicale visant à éloigner les ovaires avec leur pédicule vasculaire principal de la région pelvienne vers les gouttières pariéto-coliques pour les protéger contre les risques d'une irradiation.
Proposée dans certains cancers du col utérin de stade I chez des femmes jeunes, comme premier temps thérapeutique avant la curiethérapie ou l'irradiation des chaines iliaques, l'intervention se pratique par laparotomie ou par cœlioscopie.

triangulation n.f.

1) En chirurgie :

technique de suture en triangulation qui consiste à placer trois points de suture équidistants au niveau des tranches de section des deux vaisseaux à suturer.
La tension des fils permet alors de placer les autres points de suture entre ces trois points.
2)En psychiatrie :
Système formé par l'enfant et ses parents, qui recouvre un conflit dans lequel l'enfant se trouve à la fois engagé par l'une et l'autre partie.
Selon le moment, l'enfant se vit comme un attaquant soit de l'un, soit de l'autre parent. Une inhibition liée à cette "situation d'équilibre" au sens psychophysiologique peut en résulter, il s'agit alors de rompre une triangulation pathogène.

Alexis Carrel, chirurgien français,  prix Nobel de médecine en 1912

trichinoscopie n.f.

trichinoscopy

Technique utilisée en médecine vétérinaire (contrôles aux abattoirs) permettant, par observation directe ou par projection sur un écran, de reconnaître la présence de kystes trichiniens du volume d’un grain de blé dans un fragment musculaire préalablement écrasé entre deux lames de verre.

Étym. trichine ; gr. scopein : observer

trichogramme n.m.

trichogram

Technique d'étude des alopécies basée sur une formule établie d'après l'examen au microscope de la racine d'une cinquantaine de cheveux en distinguant les 3 phases évolutives successives du cycle pilaire  : 1) anagène ou phase de croissance d'une durée de 2 à 6 ans; 2) catagène ou phase d'arrêt de la croissance qui dure 3 semaines; 3) télogène ou phase de repos et de chute d'une durée de 3 mois.

→ phototrichogramme

triglycéridémie n.f.

Concentration des triglycérides dans le plasma.
La triglycéridèmie est dosée par technique enzymatique. Chez le sujet normal, la triglycéridèmie est comprise entre 0,30 et 1,70 mmol/L. Elle augmente dans certaines dyslipémies d’origine génétique, mais aussi dans de nombreuses situations pathologiques, en particulier obésité, diabète, syndrome néphrotique, dysfonctionnements endocriniens, etc…

→ hypertriglycéridémie

trigonisation n.f.

Artifice technique employé parfois dans l'adénomectomie prostatique transvésicale à ciel ouvert, consistant à abaisser l'hémicirconférence du rebord postérieur de la loge le plus bas possible dans celle-ci, dans un but d'hémostase et de régularisation de la cicatrice.

→ adénomectomie prostatique transvésicale

triple opération à la française l.f.

Manchester procedure

Opération combinée par voie vaginale exclusive réservée au traitement des prolapsus génitaux de la femme.
Elle associe un temps antérieur de correction de la cystocèle, un temps moyen d'amputation supravaginale du col et un temps postérieur de myoraphie des releveurs. C'est une technique chirurgicale dont les indications sont devenues beaucoup plus rares aujourd'hui.

Syn. opération de Manchester, technique de Magendie

trocart vasculaire l.m.

Instrument servant à pratiquer la ponction d’un vaisseau pour y introduire un produit ou un cathéter.
Le premier de ces instruments a été mis au point par Cournand ; c’est une aiguille spéciale utilisée au cours des investigations physiopathologiques en cardiologie pour la ponction des artères périphériques (fémorale, humérale, etc.) et permettant de mesurer les pressions intra-artérielles (à l’aide d’un électro-manomètre) et de recueillir des échantillons de sang pendant plusieurs heures ; il est muni d’un plateau facilitant sa fixation à la peau ; il comporte deux mandrins : l’un acuminé et creux s’adapte au moment de la ponction et permet, par le passage du sang dans sa lumière, de déceler le moment de la pénétration intraartérielle ; le deuxième, mousse et plein, est substitué au précédent pour obturer l’aiguille entre deux mesures.
Plus actuels sont les trocarts de Seldinger et de Dos Santos ; ce sont des trocarts d’angiographie avec mandrin, utilisés également pour la ponction transcutanée des vaisseaux, généralement fémoraux, huméraux ou radiaux ; dans un premier temps de la technique le mandrin est remplacé par un conducteur métallique souple dont l’extrémité peut être éventuellement orientée depuis l’extérieur, permettant de le faire cheminer dans la lumière du vaisseau ; ce conducteur, après remplacement du mandrin du trocart par un cathéter en polyéthylène de même calibre interne permet de guider celui-ci jusqu’à la hauteur voulue, permettant la réalisation d’angiographies sélectives, en particulier des différentes collatérales aortiques. L’aiguille trocart de Seldinger comporte un plateau afin de bien tenir l’instrument en main au moment de la ponction.
De ces deux modèles d’origine dérivent de nombreux trocarts vasculaires qui permettent actuellement l’introduction de différents instruments intravasculaires en radiologie interventionnelle vasculaire et cardiaque.

Tsirul'nikov (opération de) l.f.

Tsirul'nikov’s procedure

Technique chirurgicale d'hémostase des pédicules utérins proposée dans les hémorragies de la délivrance, en l'absence de lésion traumatique basse.
Les ligatures successives portent sur les deux artères utérines, les ligaments utéro-ovariens et les ligaments ronds. Les résultats ne sont pas constants et peuvent conduire à préférer dans ces indications la ligature bilatérale des artères hypogastriques.

M.S. Tsirul'nikov, gynécologue obstétricien russe (1962)

TVT sigle angl. m. pour Tension free Vaginal Tape

Dispositif stérile à usage unique utilisé pour le traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme.
Par extension dans le langage courant ce sigle sert à nommer l'intervention elle-même.
Technique opératoire simplifiée visant à corriger les fuites d'urine à l'effort en créant un hamac uréthral distal sur lequel l'urèthre se coude et s'écrase lors de l'effort. Ce soutien est obtenu par la mise en place d'une bandelette de prolène qui se pose sans tension ni suture sous l'urèthre par voie vaginale.
Un test clinique préopératoire (analogue à la manœuvre de Bonney) permet de juger des probabilités de succès de l'opération.

V. Bonney, gynécologue britannique (1872-1953)

Tzanck (cellule de) l.f.

Tzanck's cell

Cellule épidermique, ou kératinocyte, dystrophique, à cytoplasme basophile et à noyau monstrueux, dont la présence, en association avec une acantholyse intraépidermique, constitue un signe histocytologique fondamental des pemphigus auto-immuns.
Elle s'observe sur les frottis obtenus par raclage au vaccinostyle du plancher des bulles de pemphigus après coloration de May-Grünwald-Giemsa. Cette technique, appelée cytodiagnostic de Tzanck, permet un diagnostic rapide de pemphigus en montrant des plages de kératinocytes monstrueux et dissociés.

A. Tzanck, dermatologiste français (1947)

uranostaphylorraphie n.f.

uranostaphyloplasty

Technique de réparation chirurgicale de la voûte palatine et du voile du palais en cas de fente vélopalatine.

Étym. gr. ouranos : voûte ; staphulos : grain de raisin, luette ; raphein : coudre

→ staphylorraphie, division palatine, fente vélopalatine

urétérocystonéostomie n.f.

ureterocystoneostomy

Abouchement de l'uretère en un point quelconque de la vessie, par anastomose urétérovésicale directe sans dispositif antireflux.
Les inconvénients du reflux vésico-urétéral créé par l'implantation directe tendent à faire disparaître l'usage de cette technique, qui n'est plus guère employée que lorsque l'uretère restant trop court ne permet pas la confection d'un dispositif antireflux.

Syn. réimplantation urétérovésicale directe

→ urétérostomie, réimplantation urétérovésicale, reflux vésico-urétérorénal

urétéroscopie n.f.

ureteroscopy

Technique permettant l'exploration visuelle directe de la lumière urétérale et divers actes thérapeutiques à son niveau.
L'urétéroscopie permet l'exploration de l'uretère par voie rétrograde ou antégrade (à travers un tube de néphrostomie percutanée), la fragmentation et l'extraction de la plupart des calculs urétéraux, le traitement de certaines tumeurs bénignes de l'uretère, la cure de certains rétrécissements de l'uretère lui-même ou de diverses anastomoses.

→ urétérolithotomie endoscopique, urétéroscope

urétérostomie cutanée latérale l.f.

lateral loop ureterostomy

Variante technique de l'urétérostomie cutanée surtout utilisée dans la chirurgie du méga-uretère de l'enfant, qui n'interrompt pas la continuité de l'uretère extériorisé et permet donc un rétablissement ultérieur de la continuité.

→ dérivation urinaire, urétérostomie

urétérostomie cutanée transiléale l.f.

trans-ileal cutaneous ureterostomy, Bricker's procedure

Technique d'urétérostomie cutanée transintestinale non continente utilisant un segment iléal.

Syn. opération de Bricker

→ dérivation urinaire, urétérostomie

uréthrographie n.f.

urethrography

Examen radiographique de l'urèthre dont la lumière est opacifiée par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Souvent couplée à celle de la vessie, elle nécessite une opacification qui peut être antérograde ou rétrograde. L'opacification peut être réalisée à la fin d'une urographie intraveineuse en faisant vider la vessie (urétrocystographie permictionnelle). De meilleures images sont obtenues par injection rétrograde du produit de contraste (urétrocystographie rétrograde) : des clichés sont pris pendant l'injection et lors de la miction.
Une autre technique consiste à réaliser en particulier chez l'enfant l'opacification de la vessie par cathétérisme sus-pubien, évitant ainsi les complications possibles de la voie rétrograde. Les clichés permictionnels permettent à la fois une étude fonctionnelle et morphologique de l'urètre et de la vessie.

→ uréthrographie mictionnelle, uréthrographie rétrograde, uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle

uréthrographie rétrograde l.f.

retrograde urethrography

Opacification de l'urèthre obtenue en injectant le produit de contraste radiologique par le méat uréthral.
Cet examen peut être techniquement délicat (mise en bonne place de l'extrémité de la sonde à bout olivaire dans le méat uréthral, difficulté due au spasme du sphincter strié). Il l'est particulièrement chez la femme et exige une technique spéciale (appareil de Truchot). Comme toute exploration urinaire rétrograde il comporte un risque infectieux. Il est contrindiqué en cas d'infection.

E. Chartier-Kastler, chirurgien urologue français (1992)

→ Truchot (appareil de)

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