dermatite serpigineuse de Radcliffe Crocker l.f.
Radcliffe Crocker’s serpiginous dermatitis
H. R. Crocker, dermatologiste britannique (1888)
→ dermatitis repens de Crocker
dermatite simulée l.f.
factitial dermatitis, dermatitis artefacta
dermatitis nodularis necrotica (ou necroticans) l.f. (obs.)
dermatitis nodularis necrotica
Variété de vasculite nécrosante récidivante dont l'aspect clinique, un peu particulier par son polymorphisme et son caractère récidivant, l'avait fait individualiser, ce qui n'est plus admis actuellement.
J. Werther, dermatologiste allemand (1910) ; W. W Duemling, dermatologiste américain (1930 et 1936)
dermatitis repens de Crocker l.f.
Crocker's disease
Plaque érythématopustuleuse chronique d'un membre supérieur, débutant habituellement autour d'une plaie traumatique, s'étendant lentement de proche en proche, mais strictement unilatérale, assimilée aujourd'hui à l’acrodermatite continue d'Hallopeau et non plus à une pathologie infectieuse.
H. R. Crocker, dermatologiste britannique (1888)
Étym. gr. derma : peau ; lat. repens : rampant
Syn. dermatite serpigineuse de Radcliffe Crocker
→ acropustulose, acrodermatite continue d'Hallopeau
dermatoarthrite lipoïdique l.f.
lipoidic dermatoarthrite
Dermatobia hominis
Dermatobia hominis
Diptère de couleur grisâtre à reflet d’acier, vivant à la limite des forêts, en bordure des grandes plaines de l’Amérique du Sud.
Elle pond ses œufs non pas sur les poils du bétail mais sur des insectes piqueurs qui les véhiculent. La larve de cette mouche, appelée "ver macaque" ou "torcel", provoque chez l’Homme une myiase furonculeuse.
dermatochalasis généralisé l.m.
dermatochalasis generalized
dermatochalazie granulomateuse l.f.
granulomatous dermatochalazie
dermatofibrome n.m.
dermatofibroma
→ fibrome cutané, histiocytofibrome
dermatofibrome progressif et récidivant l.m.
Syn. dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
→ dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
[F2]
Édit. 2018
dermatofibrosarcoma protuberans l.m.
dermatofibrosarcoma protuberans
Syn. dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
→ dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
[F2]
Édit. 2018
Darier-Ferrand (dermatofibrosarcome de) l.m.
dermatofibrosarcoma protuberans
S’étendant le long des travées conjonctives du tissu adipeux sous-cutané, il est omposé de cellules fusiformes et uniformes, formant des faisceaux courts à disposition tourbillonnante ou storiforme, mal limité.
Tumeur superficielle de faible grade (tumeur « intermédiaire » dans la classification OMS de référence), à potentiel agressif local, elle survient le plus souvent chez l’adulte d’âge moyen, au niveau du dos et de la racine des membres, sous la forme d’une plaque ou d’une masse uni- ou pluri-nodulaire.
Le dermatofibrosarcome est associé (90% des cas) à une translocation équilibrée t(17 ;22)(q22 ;q13) (fusion des gènes COL1A1 et PDGFB1), en majorité sous la forme de chromosomes surnuméraires en anneaux ou de dérivés linéaires, plus rarement à des translocations t (2 ;17) ou t (9 ;22). L’activation autocrine résultant de la transformation de la protéine de fusion est responsable du développement tumoral.
L’agressivité se manifeste par des récidives locales qui peuvent être itératives d’où la nécessité d’une exérèse large (latéralement et en profondeur). Les métastases sont très rares, survenant après des récidives multiples ou d’une transformation fibrosarcomateuse.
Les formes localement évoluées non résecables ou métastatiques peuvent bénéficier d’un traitement ciblé par inhibiteurs des thyrosine-kinases.
J. Darier, membre de l'Académie de médecine et M. Ferrand, dermatologistes français (1924)
Syn. dermatofibrome progressif et récidivant, tumeur de Darier et Ferrand, dermatofibrosarcoma protuberans, fibrome envahissant, fibrosarcome cutané
Sigle angl. DTSP
→ fibrosarcome, inhibiteur de la thyrosine-kinase, COL1A1 gene
[F2]
Édit. 2019
dermatofibrose lenticulaire disséminée de Schreus l.f.
dermatofibrosis lenticularis disseminata
Dysplasie héréditaire du tissu conjonctif dont l'atteinte cutanée est principalement caractérisée par des papules jaunâtres disséminées apparaissant dans l'enfance et l'adolescence, de type soit histiocytaire soit hamartome conjonctif ou élastique et dont la transmission est autosomique dominante.
L'association de cette dermatofibrose lenticulaire disséminée à une ostéopathie condensante (ostéopoecilie) réalise le syndrome de Buschke-Ollendorff (1928)
H. T. Schreus, dermatologiste et radiologiste allemand (1930) ; A. Buschke, dermatologiste allemand, Helene Ollendorf-Curth, dermatologiste américaine d’origine allemande (1928)
→ élastome juvénile de Weidman
dermatoglyphe n.m.
dermatoglyphic
Sillon superficiel formé sur les paumes, les plantes et la pulpe des doigts par les crêtes dermiques et disposé en lignes ou tourbillons.
Il apparaît dès le premier mois de la vie intra-utérine et ne se modifie pas au cours du développement fœtal. Son étude est très importante dans les maladies par aberration chromosomique.
Étym. gr. derma : peau ; gluphê : gravure
dermatohistopathologie n.f.
dermatohistopathology
dermatologie n. f.
dermatology
Branche de la médecine consacrée à l'étude de la peau et des affections cutanées et des muqueuses adjacentes.
Autrefois fondée uniquement sur l'étude clinique des téguments, elle recourt actuellement aux techniques modernes d'exploration telles que histopathologie en microscopie optique ou électronique, immunologie, enzymologie, etc.
Cette spécialité médicale comporte des aspects plus spécialisés représentés notamment par la dermatopathologie, la dermatologie pédiatrique, la dermatologie chirurgicale, l'angiodermatologie, la photodermatologie, la dermatologie allergologique, la psychodermatologie, l’immunodermatologie, etc.
Étym. gr. derma : peau ; logos : science
→ cytodiagnostic, immunofluorescence, immunocytochimie, immunomicroscopie électronique, immunoperoxydase
dermatolysie n.f.
dermatolysis
dermatome n.m.
dermatome
1) Territoire cutané limité par les lignes de Voigt et innervé par les fibres sensitives issues d'une racine nerveuse postérieure, qui correspond aux somites embryologiques ou métamères.
Chacune de ces racines sensitives reçoit les fibres nerveuses provenant d’un territoire tégumentaire déterminé, donc l’information relevant exclusivement d’un dermatome. Une division de la surface cutanée est ainsi possible.
Un certain degré de chevauchement entre deux dermatomes adjacents existe néanmoins. De plus, les dermatomes concernant divers types de sensibilités ne se superposent pas nécessairement. Il reste qu’une telle organisation segmentaire par laquelle chaque partie du corps correspond à un groupe de fibres nerveuses, se reproduira tout au long du trajet des voies de la sensibilité. Elle représente le modèle de l’organisation somatotopique.
2) Portion dorsale du somite ou dermomyotome se différenciant, par sa face externe, en une couche de cellules qui se disperseront sous l’ectoblaste sus-jacent pour former le derme.
3) Instrument chirurgical servant à prélever un fragment cutané d'une certaine surface et d'épaisseur variable que l'on utilise pour les greffes de peau.
C. A. Voigt, anatomiste autrichien (1862)
Étym. gr. derma : peau ; tomê : section
dermatomycose n.f.
dermatomycosis
Toute infection cutanée provoquée par des champignons dermatophytes.
Étym. gr. derma : peau ; mukês : champignon
dermatomyome n.m.
dermatomyoma
dermatomyosite n.f.
dermatomyositis
Affection généralement grave, de nature inflammatoire et dysimmunitaire, d’étiologie inconnue, parfois paranéoplasique ou développée dans un contexte de vascularite, associant des signes cutanés et musculaires, comportant d'une part, un érythème en lunettes de teinte lilacée ou héliotrope, avec un œdème des paupières, s'étendant souvent au décolleté et au dos des mains, aux faces d'extension des membres avec notamment un érythème en bandes très caractéristique des phalanges, un érythème de la sertissure unguéale, parfois télangiectasique, douloureux à la pression, et d'autre part, une atteinte musculaire souvent progressive, responsable d'un déficit de la force musculaire proximale n'entraînant au début qu'une gêne pour certains mouvements de la vie quotidienne, tels que se coiffer, monter les escaliers.
Dans des formes plus aigües, peuvent se produire des fausses routes par atteinte de la musculature oropharyngée ou une insuffisance respiratoire par atteinte des muscles respiratoires. Une atteinte musculaire analogue à celle de la dermatomyosite peut exister seule : on la désigne par le terme de polymyosite. Polymyosite et dermatomyosite peuvent aussi s’associer à un tableau plus ou moins complet d’une autre connectivite pour réaliser un syndrome dit de chevauchement. La découverte de l’association avec un cancer dans 10% des cas (surtout bronchique et digestif chez l'homme, génital chez la femme), est un des éléments essentiels du pronostic.
Les examens complémentaires confirment le diagnostic : élévation des enzymes musculaires, créatine-kinase, aldolase, lacticodeshydrogénase, et de la créatinurie, avec en cas de rhabdomyolyse sévère myoglobinémie et myoglobinurie. L'atteinte musculaire est objectivée par l'électromyogramme et la biopsie musculaire laquelle montre des lésions du périmysium, une altération musculaire, une atrophie périfasciculaire et, en outre, des lésions des petits vaisseaux avec infiltrat inflammatoire périvasculaire (lymphocytes B).
Au stade initial, la corticothérapie générale est la thérapeutique essentielle. En l'absence de réponse suffisante, les immunosuppresseurs et la cyclosporine, les immunoglobulines intraveineuses sont des solutions de recours.
L'étiologie reste hypothétique même si le rôle de certains virus, Picornavirus Coxsackie surtout, est fortement suspecté.
E. Wagner, anatomopathologiste allemand (1863) ; H. Unverricht, médecin interniste allemand (1887)
Étym. gr. derma : peau ; mus : muscle; suffixe –ite : soulignant le caractère inflammatoire
→ Wagner-Unverricht (dermatomyosite de), poïkilodermatomyosite, polymyosite, myosite à inclusions
dermatomyosite calcifiante l.f.
calcifying dermatomyositis
Forme calcifiante de la dermatomyosite, survenant plus particulièrement chez l'enfant et au cours des formes poïkilodermiques de l'adulte traitées tardivement, caractérisée par une induration sous-cutanée et musculaire réalisant un véritable blindage avec parfois des ulcérations laissant apparaître une bouillie crayeuse.
La radiographie ou la scintigraphie au technetium confirment l'existence de lésions calcifiées et précisent leur étendue. Certaines dermatomyosites calcifiantes étendues peuvent constituer des formes très invalidantes.
Étym. gr. derma : peau ; mus : muscle; suffixe –ite : soulignant le caractère inflammatoire
dermatomyosite de l'enfant l.f.
infantile dermatomyositis, juvenile dermatomyositis
Variété de dermatomyosite plus rare que celle de l'adulte, sans caractère paranéoplasique, d'évolution souvent grave, dont la myosite est responsable de troubles de la déglutition avec fausses routes et d'impotence fonctionnelle, et dans laquelle des calcifications invalidantes apparaissent fréquemment.
Des rechutes sont possibles même après une corticothérapie générale bien conduite.
Étym. gr. derma : peau ; mus : muscle; suffixe –ite : soulignant le caractère inflammatoire
dermatomyosite induite l.f.
led dermatomyositis
Ensemble de manifestations proches de la dermatomyosite pouvant survenir au décours d'injections intradermiques de collagène, après implantation de gel de silicone, ou au cours de traitement par hydroxyurée, antiinflammatoires non stéroïdiens ou D. pénicillamine.
Étym. gr. derma : peau ; mus : muscle; suffixe –ite : soulignant le caractère inflammatoire
dermatopathologie n.f.
dermopathology, cutaneous pathology
Branche de l'anatomopathologie consacrée à l'étude structurale des affections cutanées et qui fait donc partie de la dermatologie.
Sous l'influence des auteurs anglosaxons, pour lesquels pathologie est synonyme d'anatomopathologie, ce terme tend à supplanter celui, plus correct de dermatohistopathologie. La dermatopathologie a été véritablement fondée par P.G. Unna, dermatologiste de Hambourg, en 1894, date de la parution de son "Histopathologie des maladies de la peau". Parmi ceux qui ont pris une part toute particulière à son développement, on peut citer les dermatologistes français J. Darier (1856-1936) et A. Civatte (1877-1956).
Syn. dermopathologie