oligodendrogliome n.m.
oligodendroglioma
Tumeur gliale infiltrante qui naît des oligodendrocytes et atteint le plus souvent les lobes temporaux ou frontaux de l’adulte.
Selon le système de classification histologique de l’OMS, les oligodendrogliomes se divisent en tumeurs de bas grade (grade II) ou haut grade (grade III, ou anaplasique). Les premières se manifestent le plus souvent par des céphalées et/ou une épilepsie. Les secondes, qui peuvent survenir de novo ou, le plus souvent, sont issues d’une transformation lente des précédentes, sont à l’origine de signes neurologiques focaux et d’une hyperpression intracranienne.
Les oligodendrogliomes représenteraient jusqu’à 30% des tumeurs gliales de l’adulte.
Microscopiquement, les cellules se disposent en nids d'abeille avec un noyau régulier, arrondi, un cytoplasme clarifié, une vascularisation à paroi fine donnant un aspect endocrine, des micro-calcifications libres et le long des capillaires. L'étude ultrastructurale peut être nécessaire dans les formes atypiques. Outre les microtubules et les structures cristallines, les cellules peuvent présenter des prolongements cytoplasmiques enroulés, ébauchant une disposition à type de myéline très lâche.
Au scanner, peu sensible et peu spécifique, la tumeur se traduit par une masse infiltrante, hypodense, contenant dans 90% des cas des calcifications. En IRM c’est une masse très infiltrante hypo-intense en T1, hyperintense en T2 et en FLAIR, homogène (60/% des cas) ou en nid d’baeilles (20% des cas), ne prenant pas le contraste. Un rehaussement de signal après injection de gadolinium est en faveur d'une dégénérescence. Le PETscan à la méthionine montre une hyperfixation des oligodendrogliomes grades 2 et 3 et permet le diagostic différentiel avec les astrocytomes qui ne fixent pas.
Après une biopsie à ciel ouvert ou stéréotaxique, le traitement chirurgical, au mieux par neuronavigation ou IRM opératoire, a pour but de réaliser une exérèse aussi large que possible sans léser les zones fonctionnelles, ce qui est délicat compte tenu du caractère particulièrement infiltrant de la tumeur. Une radiothérapie et une chimiothérapiecomplémentaires peuvent être indiquées.
Les formes qui comportent une délétion 1p 19q (50 à 70% des cas), une mutation IDH1/IDH2 (isocitrate déshydrogénase) ont une meilleure réponse à la radiothérapie et la chimiothérapie et un meilleur pronostic. La délétion 9p10q, ou 1q isolée, la délétion homozygote du locus 16, une amplification du gène EGFR, la mutation MIB1, la diminution de l’expression RARbéta sont de moins bon pronostic.
Le pronostic est en général meilleur que celui des autres tumeurs gliales
[F2,H2]
Édit. 2017
omphalocèle n.f.
exomphalos
Malformation congénitale caractérisée à la naissance par une hernie des viscères abdominaux à travers un large orifice ombilical, recouverte d’une poche amniotique.
Elle peut contenir l’intestin grêle, le côlon et parfois le foie, la vésicule biliaire, l’estomac et la rate. Le cordon ombilical s’implante au pôle inférieur de la tuméfaction.
Visible à l’échographie fœtale, elle peut être opérée dès la naissance si elle est de volume réduit. Quand le diamètre de l’anneau dépasse 5 cm, la réintégration chirurgicale ne peut être faite immédiatement et des artifices doivent être utilisés (sac en plastique de Schuster). Pour toutes les formes importantes, la gêne mécanique à la respiration impose une ventilation artificielle prolongée. La reprise différée du péristaltisme rend nécessaire le recours à la nutrition parentérale continue.
L’origine de cette malformation est un défaut de réintégration de l’anse intestinale avec persistance de la hernie ombilicale physiologique entre la 6ème et la I0ème semaine in utero. Sa fréquence est de 2,5 pour 10 000 naissances.
D’autres grandes malformations sont fréquemment associées : cardiaques (50%) ou du système nerveux central (40%). Dans 50% des cas, l’omphalocèle s’accompagne d’anomalies chromosomiques (trisomies 13 et 18). Elle s’intègre dans le cadre du syndrome de Beckwith-Wiedemann.
J. B. Beckwith, anatomopathologiste américain (1963), H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964)
Étym. gr. omphalos : ombilic ; kèlè : hernie
→ Beckwith-Wiedemann (syndrome de), détresse respiratoire, gastroschisis, laparoschisis, nutrition parentérale continue
Édit. 2017
omphalosite n.m.
omphalosite
Monstre simple sans tête ni thorax ni membre, greffé sur le système circulatoire d’un sujet normal.
Édit. 2017
onycholyse n.f.
onycholysis
Décollement de la tablette unguéale du lit de l'ongle, se faisant le plus souvent à partir de ses attaches latérodistales et donnant à l’ongle un aspect blanchâtre.
Dans certains cas, l'onycholyse peut être complète, aboutissant à la chute de l'ongle. Les causes d'onycholyse sont très variées : agents chimiques ou physiques (contact avec l’acide fluorhydrique, manucurie, etc.), agents infectieux (onychomycose, infection bactérienne), médicaments, parfois par mécanisme phototoxique réalisant la photo-onycholyse, maladies de système (dysthyroïdie, anémie ferriprive, etc.). Elle peut aussi être psoriasique, voire, exceptionnellement, idiopathique ou congénitale.
Étym. gr. onux : ongle ; lysis : destruction
Édit. 2017
optogénétique n.f.
optogenetics
Science consistant à insérer un gène codant pour une protéine photosensible dans des cellules afin d’ inhiber ou activer des fonctions biologiques par exposition à la lumière.
Les cellules cibles sont le plus souvent des cellules du système nerveux. Le gène est inséré en utilisant un virus comme vecteur. Les cellules sont exposées directement ou la lumière acheminée via des fibres optiques lorsqu’on s’intéresse à des zones profondes. Cette technique en plein développement a été utilisée pour améliorer la vision chez des souris atteintes de rétinite pigmentaire. L’insertion d’un gène codant pour une protéine photosensible dans les cellules de la rétine restaure partiellement la vision.
[Q1,C3,P2]
Édit. 2017
organogenèse n.f.
organogenesis (TE)
organogenesis
1 – Formation et développement des différents organes d’un organisme.
2 – En embryologie humaine, mise en place et différenciation des futurs organes à partir du disque embryonnaire tridermique durant la période de son développement comprise entre la 3ème et la 7ème / 8ème semaine après la fécondation.
Cette période, dite période embryonnaire, correspond aux horizons XI à XIX de Streeter et aux stades carnegie 11 à 23. Elle est précédée par :
- la 1ère semaine du développement qui, de l’ovulation à l’implantation de l’œuf, passe par les stades successifs de morula puis de blastocyte,
- la 2ème semaine du développement, qui voit la formation du disque embryonnaire didermique,
- la 3ème semaine du développement du disque embryonnaire tridermique, qui est marquée par la gastrulation.
L’organogenèse débute au 14ème / 15ème jour avec l’apparition de la ligne primitive. Chacun des trois feuillets va donner naissance à un certain nombre de tissus et d’organes spécifiques. A la fin de la période embryonnaire (7ème / 8ème semaine, horizon XIX de Streeter), correspondant à une taille vertex-coccyx comprise entre 17 et 22 mm, les principaux appareils sont en place. La forme extérieure du corps s’humanise vers la fin du 2ème mois.
A la période embryonnaire et à l’organogenèse fait suite la période fœtale caractérisée jusqu’à la naissance par la maturation des tissus et organes et par une croissance rapide du corps. C’est au cours de la période fœtale que se situe l’étape de viabilité qui caractérise l’enfant humain potentiel. Elle dépend de la maturation des organes et, particulièrement, du système nerveux central. L’OMS retient deux critères de viabilité : 22 semaines de développement et un poids minimum de 500 g. À ce jour, aucun texte ne la définit en France.
La période de l’organogenèse, ainsi située dans l’ensemble du développement embryologique, est une période critique où l’embryon est particulièrement sensible aux facteurs tératogènes, génétiques ou extérieurs autres, traumatiques par exemple. C’est au cours de cette période que sont induites les grandes malformations.
3 – Le terme d’organogenèse est souvent utilisé dans un sens plus restreint qui le fait correspondre à la seule période fœtale, à partir de l’horizon XIX de Streeter moment où tous les organes sont en place et n’ont plus qu’à se structurer et à se développer.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. organogénie, organogénésie
→ embryon, gamétogenèse, sporogenèse, stades carnegie, horizons de Streeter, développement de l’embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), période pré-embryonnaire, période embryonnaire, fœtus, fœtogenèse, période fœtale, stade fœtal, gestation, période de gestation
[A4,O6]
Édit. 2017
os n.m.p.
ossa ; systema skeletale (TA)
bones ; skeletal system
Ensemble des organes blancs et durs formés de tissu osseux qui constituent le squelette.
Les os sont reliés entre eux par les articulations et mobilisés par les muscles. Ils sont classés, selon les rapports de leurs trois dimensions, en os longs, os plats et os courts. Le système squelettique participe avec les systèmes articulaires, musculaires, vasculaires et nerveux à la constitution de l’appareil locomoteur.
Syn. système squelettique
Édit. 2017
oscillopsie n.f.
oscillopsia
Manifestations visuelles à type de vision floue ou sautillante survenant lors de brusques mouvements de la tête, voire par la marche.
Il s’agit d’une illusion optique de mouvement faisant qu’un objet immobile paraît se déplacer en un va-et-vient incessant et rapide de petite amplitude.
Ce symptôme traduit la perte du gain vestibulo-oculaire, c'est-à-dire la perte de la capacité du système vestibulaire à déclencher une réponse réflexe adaptée et immédiate des muscles oculo-moteurs permettant le maintien d’une vision nette lorsque se produit un déplacement de la tête. Il s’observe habituellement en cas d’une atteinte des deux vestibules dont témoigne la forte hypo- ou aréflexie vestibulaire constatée aux épreuves instrumentales vestibulaires. Il est la conséquence de la perte d’une ou des deux fonctions vestibulaires, avec ou sans nystagmus, ou d’une lésion du tronc cérébral (sclérose en plaques).
R. M. Brickner, neurologue américain (1936)
Étym. lat. oscillare : s’incliner ; gr. opsis : vue
Syn. vision oscillante, oscillopie
→ nystagmus, cérebelleux (syndrome), tronc cérébral (tumeur du)
Édit. 2017
os spongieux l.m.
Tissu osseux aréolaire situé contre l’os cortical, occupant une partie de la cavité centrale des os longs, formant l’os des métaphyses, des épiphyses et des os courts, et constitué d’un réseau de fines lames irrégulières ou travées, sans système haversien, séparées les unes des autres par des espaces communiquant entre eux et contenant la moelle osseuse.
Les travées sont faites de lamelles osseuses dont les lacunes renferment des ostéocytes, des ostéoblastes et des ostéoclastes. Elles sont bordées par une très fine couche de tissu appelé endoste.
Édit. 2017
ostéopathie n.f.
1) Terme générique qui désigne toute affection intéressant les os.
« Affection des os en général » - Littré 1908. L’analyse linguistique faite à propos d’ostéopathe s’applique également à ostéopathie.
2) Discipline concernant la santé tirée de concepts de la médecine antique, égyptienne et grecque, puis de la Renaissance et proposée en 1874 par Andrew Taylor Still (1828-1917), américain, inventeur de machines agricoles et passionné d’anatomie, qui fonde la première école d’ostéopathie en 1892 avec autorisation d’exercer la médecine dans le Missouri.
Dès 1850, mais surtout depuis les pratiques de Still, l’ostéopathie désigne une dysharmonie organo-fonctionnelle non seulement du système musculo-squelettique mais aussi d’autres systèmes (digestif, nerveux, artériel, etc.) pouvant résulter d’un déplacement même minime des os. Selon A.T. Still lui-même, « les maladies ne sont que des effets négligeables et tout se tient dans l’impossibilité totale ou partielle des nerfs de diffuser le fluide vital ; pour guérir il faut, avec l’aide de Dieu, ajuster les différentes parties du corps qui se trouvent mal alignées afin de permettre une circulation harmonieuse des fluides ».
Pour les adeptes de cette discipline, il s’agit d’une méthode de diagnostic et de traitement fondée sur une palpation rigoureuse qui permettrait de détecter des tensions cachées ou de minimes mouvements osseux et de les corriger par des manipulations adaptées.
Il existe plusieurs types d’ostéopathie : vertébrale, crânienne, crâniosacrée, viscérale, de la femme enceinte, du nouveau-né et même des animaux. Dans plus de la moitié des cas, ce traitement est utilisé pour des atteintes de l’appareil locomoteur et, plus spécifiquement, du dos.
La réalité de l’efficacité de l’ostéopathie n’a pu être scientifiquement démontrée que pour certaines formes de lombalgies. « Les ostéopathes admettent eux-mêmes que cette médecine manuelle n’est pas adaptée aux maladies graves, purement organiques ou s’accompagnant d’états infectieux ou inflammatoires importants. Elle s’adresse plutôt à des pathologies fonctionnelles où corps et psyché sont intriqués » (www.doctissimo.fr).
En Grande-Bretagne une école d’ostéopathie a été créée à Londres en 1918 par J.M. Littlejohn, élève de Still.
En France, elle émerge, sans statut réglementaire, dans la décennie 1950 avec la création d’un Syndicat national des ostéopathes. Elle progresse à partir des années 1970. La première reconnaissance officielle intervient avec l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 : « L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret ». Deux décrets du 25 mars 2007 concernant l’ostéopathie ont permis l’application de la loi :
- décret n° 2007- 435 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie,
- décret n° 2007– 437 relatif à la formation des ostéopathes et à l’agrément des établissements de formation.
Deux formations sensiblement différentes sont prévues selon qu’elles concernent des personnes formées immédiatement après le baccalauréat ou déjà titulaires d’un diplôme d’état de santé (médecins compris). Entre le 25 mars et le 30 août 2007, 8 arrêtés ont précisé certains détails d’application de la loi et de ses décrets.
L’article 1 du décret 2007-435 (approuvé en Conseil d’Etat) énonce ce qu’est un acte d’ostéopathie : « Les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. Ils ne peuvent agir lorsqu’il existe des symptômes justifiant des examens paracliniques… »
L’article 2 du même décret précise que les ostéopathes « sont tenus, s’ils n’ont pas eux-mêmes la qualité de médecin, d’orienter le patient vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical, lorsqu’il est constaté une persistance ou une aggravation de ces symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétences ».
L’article 3 du même décret fixe les limites des actes autorisés :
-I) – Le praticien justifiant d’un titre d’ostéopathe ne peut effectuer les actes suivant :
- 1° Manipulations gynéco-obstétricales ;
- 2° Touchers pelviens.
-II) – Après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie, le praticien justifiant d’un titre d’ostéopathe est habilité à effectuer les actes suivant :
- 1° Manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois ;
- 2° Manipulations du rachis cervical.
-III) – Les dispositions prévues aux I et II du présent article ne sont pas applicables aux médecins ni aux autres professionnels de santé lorsqu’ils sont habilités à réaliser ces actes dans le cadre de l’exercice de leur profession de santé et dans le respect des dispositions relatives à leur exercice professionnel ».
L’arrêté du 25 mars 2007 relatif à la formation en ostéopathie stipule, dans le dernier alinéa de son article 3, que : « Tout enseignement relatif à une approche viscérale ou crânio-sacrée, à des pratiques se rapportant à la sphère urogénitale ainsi qu’à une pratique de l’ostéopathie chez la femme enceinte est strictement exclu de la formation ».
Le 23 janvier 2008 le Conseil d’Etat a annulé cet alinéa de l’arrêté au motif qu’il était en contradiction avec l’article 1er du décret n° 2007-437 selon lequel : « La formation spécifique à l’ostéopathie vise à l’acquisition des connaissances nécessaires à la prise en charge des troubles fonctionnels décrits à l’article 1er du décret n° 2007-435 » et que, dans son article 3 ce même décret n’interdit pas « les actes reposant sur une approche viscérale ou crânio-sacrée » par les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe.
Ainsi se trouve actuellement encadrée par des textes précis la pratique de l’ostéopathie exercée illégalement en France jusqu’en 2002 et même jusqu’en 2007 et alors considérée comme un exercice illégal de la médecine.
Biblio. – Thérapies complémentaires – acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi – leur place parmi les ressources de soins – rapport 13-04 de D. Bontoux, D. Couturier, C-J. Menkès au nom d’un groupe de travail, devant l’Académie Nationale de Médecine le 5 mars 2013 –Bull. Acad. Natle Méd., 2013, 197, n°3, 717-757
Étym. gr. : osteon : os ; pathê : affection, patient qui souffre
→ ostéopathe, médecine manuelle de Robert Maigne
Édit. 2017
otite fibro-adhésive l.f.
chronic adhesive, fibrotic otitis media
Processus inflammatoire de l’oreille moyenne avec formation de zones d’adhérence entre le système tympano-ossiculaire et les parois de la caisse.
Édit. 2017
oxybutynine n.f.
oxybutynin chloride
Antispasmodique, antagoniste compétitif des récepteurs muscariniques de l’acétylcholine ( M1, M2 et M3) sur les muscles lisses, utilisé dans les contractions anormales des muscles lisses de la vessie.
L'oxybutynine est absorbée en environ une heure et sa demi-vie est de 2 à 5 heures.
Elle est utilisée par voie orale à la dose de 0,3 à 0,4mg/kg de poids corporel et par jour chez l’enfant et de 15 à 20 mg par jour chez l’adulte dans le traitement de l’hyperactivité vésicale et de l’incontinence d’urgence. Un patch transdermique peut être employé pour ses propriétés retard et parce qu’il évite l’effet de premier passage hépatique de la voie orale.
Les effets indésirables, liés aux propriétés atropiniques du médicament, sont faits de sécheresse de la bouche, mycose buccale et inflammation gingivale. Par ailleurs, l'oxybutynine peut aggraver une hyperthyroïdie, une insuffisance cardiaque, ou encore des maladies hépatiques ou rénales.
Comme son utilisation est susceptible de diminuer la transpiration, la surveillance du traitement est particulièrement importante en cas de grosses chaleurs, en particulier chez l'enfant, la personne âgée et les malades chroniques. Il faut donc informer le patient d’avoir à s’hydrater en conséquence.
Le produit est contre-indiqué, comme tous les médicaments anticholinergiques, dans le glaucome à angle fermé (il peut même provoquer un glaucome aigu chez les patients prédisposés), lors de l’obstruction du système urinaire ou du tractus gastro-intestinal, dans la colite sévère, le mégacôlon, l’atonie intestinale, et la myasthénie.
[G3,G5]
Édit. 2017
oxydant adj.
oxidizing
Se dit de tout corps susceptible de produire une oxydation, c'est-à-dire de fixer des électrons, le pouvoir oxydant étant, de façon générale, d'autant plus fort que la valence du corps est plus élevée.
Un oxydant forme avec le réducteur antagoniste un couple d'oxydoréduction, dit système redox. Le pouvoir oxydant d'un corps n'est pas absolu ; il dépend du corps antagoniste, du milieu, du pH, de la température, etc. Ainsi, l'ion superoxyde ou les nitrites peuvent être, selon les circonstances, tantôt oxydants, tantôt réducteurs.
Ant. réducteur
Édit. 2017
oxygène (toxicité de l') l.f.
oxygen toxicity
La toxicité de l'oxygène a été signalée par Priestley (1775) puis par Lavoisier (1785).
Elle prédomine sur l'appareil respiratoire pour des pressions partielles inférieures à 2 bars (Seiler,1881) et sur le système nerveux pour les pressions supérieures à 3 bars (Paul Bert -1878). Le mécanisme de cette toxicité est très comparable à celui des radiations ionisantes (l'effet des radiations est accru par l'hyperoxie et diminué par l'hypoxie) : il procède par libération de radicaux libres qui détruisent ou bloquent les enzymes, particulièrement ceux comprenant des groupes sulfhydriles.
L'effet dit «Lorrain-Smith» se manifeste, en O2 pur au niveau de la mer, à partir de 5 à 6 heures pour une PO2 ≥ 25 kPa = 200 mm de Hg. Outre son action sur les voies respiratoires, l’oxygène produit une irritation oculaire.
Les convulsions apparaissent en conditions hyperbares pour une PO2 = 3 ata au bout de 2 heures et beaucoup plus rapidement si la PO2 est plus forte. Le mécanisme de ces convulsions met en jeu l'ischémie cérébrale par vasoconstriction des vaisseaux sous l'influence de l'hyperoxie. En outre, l'inhalation d’oxygène entraîne une dénitrogénation de l'organisme qui favorise les barotraumatismes en cas de décompression.
Schématiquement les effets toxiques d'une PO2 élevée sont :
- l'inhibition des enzymes par action sur les radicaux - SH ;
- la destruction du surfactant pour une PO2 > 25 kPa (effet Lorrain-Smith) ;
- l'effet Paul Bert (convulsions) pour une PO2 > 300 kPa, par vasoconstriction des artères cérébrales ;
- la fibroplasie rétrolentale et une bronchodysplasie pulmonaire chez les prématurés par effet toxique sur l'endothélium des vaisseaux ;
- l'arrêt de la formation des globules rouges par un mécanisme mal connu ;
- un effet toxique sur tous les tissus, par un mécanisme mal connu ;
- la destruction des germes anaérobies.
J. Priestley, philosophe naturel britannique (1775) ; A. Lavoisier, chimiste français (1785) ; M. Seiler, médecin français (1881) ; P. Bert, physiologiste français (1878)
→ Lorrain-Smith (effet), oxygénothérapie hyperbare, oxygénothérapie normobare
Édit. 2017
P
Symb. du Pascal
En physiologie respiratoire, le système S.I. recommande le Pascal ou son multiple le kilopascal pour exprimer les mesures de pressions artérielles des gaz du sang. canee
101,3 kPa = 760 mm Hg.
→ pascal
P67phox
P67phox
Protéine de 67 kDa (p67) constituant l’une des sous-unités constitutives de la NADPH oxydase des phagocytes (phox).
Pa
Symb. du Pascal
En physiologie respiratoire, le système S.I. recommande le Pascal ou son multiple le kilopascal pour exprimer les mesures de pressions artérielles des gaz du sang.
101,3 kPa = 760 mm Hg.
→ pascal
paliers de doses arrondie s l.m.
dose-banding
En thérapeutique, système de standardisation des doses d’un médicament calculée à partir d’une base individuelle, souvent la surface corporelle, arrondies ensuite à une dose standard.
pallesthésie n.f.
pallesthesia
Sensibilité osseuse aux vibrations.
Modalité élémentaire de la sensibilité étudiée grâce à un diapason à basse fréquence (environ 120 Hz) appliqué sur la peau, en regard d'un relief osseux superficiel (styloïde radiale, olécrâne, crêtes tibiales, malléoles, rotule, crêtes iliaques).
Elle teste la voie de conduction rapide du système lemniscal à partir des récepteurs cutanés et proprioceptifs.
pancréas n.m.
pancreas (TA)
pancreas
Glande digestive à sécrétion externe et interne communiquant avec le duodénum par ses canaux excréteurs, le conduit pancréatique et le conduit pancréatique accessoire.
Le pancréas s’étend transversalement en avant des gros vaisseaux prévertébraux et du rein gauche depuis la partie descendante du duodénum jusqu’à la rate. Il précroise la deuxième vertèbre lombaire. Il est recouvert par le péritoine de la paroi abdominale postérieure. de forme allongée, il comporte une extrémité droite, la tête du pancréas, une partie moyenne plus étroite et allongée, le corps du pancréas, réuni à la tête par le col du pancréas, et une portion terminale gauche, mince, la queue du pancréas. Son poids est de 70 à 80 grammes.
Le pancréas exocrine est formé d’acini glandulaires faits de cellules cubiques dont la partie apicale renferme des granulations acidophiles et sécrète les enzymes du suc pancréatique (trypsine, chymotrypsine, amylase, lipase…), et un système excréteur fait de canaux intercalaires, interlobulaires et extralobulaires, aboutissant au conduit pancréatique et au conduit pancréatique accessoire qui s’ouvrent dans la partie descendante du duodénum. L’activité exocrine du pancréas est sous la dépendance d’une action nerveuse, par l’intermédiaire du nerf vague et du nerf splanchnique, et d’une action endocrinienne, sécrétine notamment.
Le pancréas endocrine est constitué par les ilots pancréatiques formés d’amas cellulaires qui, par leur aspect clair, tranchent nettement sur le parenchyme acineux environnant. Les cellules alpha des ilots sécrètent le glucagon ; les cellules bêta sécrètent l’insuline. L’action endocrine du pancréas s’exerce par l’intermédiaire d’une sécrétion hormonale complexe, l’insuline et le glucagon, jouant un rôle essentiel dans le métabolisme des glucides.
pandysautonomie aigüe l.f.
pure acute pandysautonomia
Neuropathie dysautonomique primitive.
Cette affection s'intègre dans le cadre des neuropathies dysautonomiques primitives ou idiopathiques, dont on distingue trois formes. Les deux autres sont des dysautonomies avec atteinte cholinergique et des dysautonomies avec troubles sensitifs.
Typiquement, la pandysautonomie pure aigüe de Young et Adams s'installe en quelques jours ou quelques semaines et associe des troubles du système nerveux autonome sans atteinte sensitivomotrice. Les réflexes ostéotendineux sont normaux. L'évolution est régressive en quelques semaines.
On rapproche habituellement ce type de neuropathie du syndrome de Guillain-Barré.
Les cas avec atteinte cholinergique prédominante ou troubles sensitifs associés sont plus rares.
Il est difficile d'affirmer que ce concept de dysautonomie aigüe forme un groupe homogène de mécanismes identiques, du fait du petit nombre de cas rapportés
R. R. Young et R. D. Adams, neurologues américains (1969)
→ pandysautonomie aigüe réversible
panencéphalite sclérosante subaigüe de la rougeole (PESS) l.f.
measles subacute sclerosing panencephalitis
Encéphalite à évolution retardée, se manifestant plusieurs années après la rougeole, lentement progressive, généralement mortelle, survenant principalement chez les enfants de sexe masculin âgés de sept à huit ans en moyenne.
Exceptionnelle, son incidence annuelle est d'un cas pour un million d'enfants. Due à la persistance du virus de la rougeole dans le système nerveux central sous une forme incomplète dite défective, elle se manifeste par une détérioration intellectuelle, des altérations du comportement, de fréquents signes ophtalmologiques, puis des troubles moteurs avec en particulier des myoclonies. L'EEG est caractéristique quand il montre des complexes pseudopériodiques de deux ou trois cycles/seconde, survenant toutes les huit secondes. Dans le LCR, il existe une élévation des IgG et le titre des anticorps anti-rougeoleux y est augmenté ainsi que dans le sérum. La mort survient en un à trois ans, mais des formes davantage prolongées sont connues, avec stabilisation, voire amélioration possible.
Les lésions associent démyélinisation et infiltrats inflammatoires, ainsi que des inclusions correspondant à des structures virales.
Aucun traitement n'est efficace. La prévention par le vaccin anti-rougeoleux chez les enfants a permis une nette réduction de l'incidence de la PESS, avec diminution du risque d'environ 20 fois.
Syn. encéphalite subaigüe à inclusions de Dawson, leucoencéphalite sclérosante subaigüe de van Bogaert
papulose atrophiante maligne de Degos l.f.
Degos's syndrome, malignant atrophic papulosis
Maladie rare liée à une artériolite thrombosante d'étiopathogénie inconnue, touchant la peau mais aussi les principaux viscères, se manifestant cliniquement par des papules rosées multiples évoluant rapidement vers un aspect caractéristique de zone atrophique centrale dite porcelainée entourée d'un halo érythémateux.
Le pronostic catastrophique de la maladie est dû aux lésions du tube digestif, qui se compliquent de péritonite par perforation, et du système nerveux central avec multinévrite et encéphalite. Aucun traitement efficace n'est connu.
R. Degos, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1942) ; W. Köhlmeier, anatomopathologiste autrichien (1940)
Étym. lat. papula : bouton ; gr. a privatif, trophê : nourriture
Syn. maladie de Degos, dermatite papulosquameuse atrophiante (obsolète), syndrome cutanéo-intestinal mortel (obsolète), ulérythème porcelainé en gouttes (obsolète).
paragangliome n.m.
paraganglioma
Tumeur naissant aux dépens des cellules paraganglionnaires qui appartiennent au système neuro-endocrinien diffus.
Malgré leur propension à l’extension locale et quelques rares cas décrits de métastase, les paragangliomes ne sont pas considérés comme des tumeurs malignes. La mutation du gène RET entraîne cette pathologie.
Syn. chémodectome
→ RET
paranémine n.f.
paranemin
Protéine de masse moléculaire 280 kDa qui fait partie du système fibrillaire des muscles striés.
Paraquat® (intoxication par le) l.f.
Paraquat® poisoning
Herbicide dérivé du pyridinium ayant une toxicité aigüe élevée.
L'absorption orale est en général suicidaire : on observe alors des brûlures digestives dues à la causticité du produit, des signes d'insuffisance hépatique et rénale ainsi qu'une altération retardée de plusieurs jours du parenchyme pulmonaire suivie d'une fibrose bronchiolo-alvéolaire irréversible et souvent mortelle.
Le paraquat induit expérimentalement chez le rat des lésions dégénératives du système nerveux central analogues à celles de la maladie de Parkinson.
Pour cette raison l’usage du Paraquat est interdit dans les états membres de l’Union européenne depuis 2007.
Étym. dénomination commerciale passée dans le langage médical courant.