chyle n.m.
chyle
Liquide laiteux blanchâtre présent dans les voies chylifères (lymphatiques du péritoine, canal thoracique) résultant de la digestion.
Les triglycérides provenant des graisses alimentaires s'y trouvent sous forme de particules, les chylomicrons, émulsionnés grâce à des phospholipides choliniques et certaines protéines, telles que l'apoB 48 et l'apoA-IV.
Étym. gr. khulos : suc
[K4,C2 ]
chylémie n.f.
chylemia
Présence de chyle dans le sang.
Normalement le chyle provenant du canal thoracique se déverse dans la circulation sanguine au niveau de la veine sous-clavière gauche, dans les heures qui suivent les repas ; les chylomicrons qui sont les constituants caractéristiques du chyle, sont formés à partir des lipides alimentaires, mais aussi des lipides synthétisés par les entérocytes.
[C2,K4]
chylopéricarde n.m.
chylopericardium
Épanchement aigu ou chronique de chyle dans la cavité péricardique, dont l’origine peut être traumatique ou tumorale.
[K4,K2 ???]
chylopéritoine n.m.
chyloperitoneum
Épanchement de chyle dans la cavité péritonéale.
Le chyle provient de la rupture intrapéritonéale d'un vaisseau chylifère, quelle qu’en soit la cause : traumatismes avec rupture des voies lymphatiques abdominales, les cancers, les lymphomes abdominaux.
Syn. ascite chyleuse
[ K4???]
chylorrhée n.f.
Écoulement de chyle par rupture du canal thoracique.
Étym. gr. khulos : suc ; rhein : couler
[K4]
chylothorax n.m.
chylothorax
Épanchement aigu ou chronique de chyle dans une cavité pleurale, dont la cause est le plus souvent une effraction traumatique du canal thoracique ou d’une de ses branches, soit par traumatisme thoracique fermé, soit par blessure directe (en particulier chirurgicale).
Plus rarement le chylothorax est lié à un processus pathologique, généralement tumoral. Le chylothorax peut s’assécher spontanément, après une ou plusieurs ponctions. S’il persiste, il devient nécessaire d’oblitérer chirurgicalement la brèche du canal thoracique, le point le plus difficile de ce traitement étant le repérage exact de la fistule
[K4]
chylothorax spontané l.m.
thoracic chylous effusion, spontaneous chylothorax
Épanchement pleural d'aspect laiteux ou lactescent dû à une fuite de chyle émanant d'une rupture du canal thoracique ou de ses collatérales souspleurales.
Dans près de la moitié des cas, il a une cause tumorale et alors 3 fois sur 4 c'est un lymphome. Parmi les autres causes, on peut retrouver une filariose, une compression ganglionnaire. La thrombose du tronc veineux brachiocéphalique gauche est une cause exceptionnelle. Chez la femme, on évoquera une lymphangio
[K4]
chylothorax traumatique l.m.
traumatic chylothorax
Épanchement de chyle par rupture du canal thoracique au cours d'un traumatisme thoracique.
Ce liquide est riche en triglycérides, sous la forme de chylomicrons émulsionnés, et en protides.
Cet épanchement est exceptionnel au cours des traumatismes fermés du thorax. Il y a souvent une fracture vertébrocostale en regard, difficile à déceler. Sa reconnaissance impose le jeûne avec nutrition parentérale et drainage. La persistance du recueil d'un volume de liquide supérieur à 300 mL par 24 heures, au-delà de 8 à 10 jours, impose une intervention pour lier le canal thoracique de part et d'autre de la rupture.
Bien particuliers et plus fréquents sont les chylothorax postopératoires. après pneumo
[K4]
cible biologique l.f.
biological target
1) En physiologie, cette expression désigne les organes qui sont soumis à l’action des différentes hormones.
Ainsi les hormones hypophysaires ont pour cibles les différentes glandes endocrines dont les sécrétions exercent à leur tour un rétro-contrôle sur l’hypophyse qui est ainsi, elle-même un organe cible.
2) En thérapeutique, la prescription est ciblée par les manifestations pathologiques.
3) En toxicologie, la cible est constituée par les organes sensibles à la substance concernée.
Ainsi les drogues illicites sont actives sur les structures encéphaliques.
4) En entomologie médico-vétérinaire, il s’agit d’une espèce d'insecte ou d'acarien d'importance médicale contre laquelle est dirigée une action de lutte.
Ainsi, un traitement insecticide doit être dirigé contre un insecte vecteur mais ne doit pas se montrer toxique pour les espèces non cibles.
5) En infectiologie, il s'agit d'une espèce de bactérie ou de parasite contre laquelle est dirigé un traitement antibactérien, antiparasitaire ou antifongique.
Un tel traitement ne doit pas affecter les espèces non cibles comme celles qui composent les différents microbiotes.
6) En génétique, un gène cible est l’objet d’une manipulation génétique.
[C2, D1, G4, G5, Q1]
Édit. 2019
ciguatera n.f.
Intoxication alimentaire grave, provoquée par une algue (Gambierdiscus toxicus) ingérée par des poissons coraliens (plus de 300 espèces au total), en Océanie, en Afrique du Sud et aux Antilles
Trente minutes environ après ingestion d’un poisson contaminé, apparaissent des fourmillements, un prurit intense (la "gratte"), des sueurs, des nausées, des vomissements et des diarrhées intenses, puis des myalgies avec incoordination motrice. Le décès peut survenir dans 2 à 3% des cas. Les précautions préventives sont principalement d’éviter de consommer des poissons localement réputés comme provoquant la ciguatera, surtout les poissons de récif de grande taille (supérieurs à 10 kg) et de bien vider les poissons de leurs viscères.
F. Poey, zoologiste cubain (1866)
Étym. nom vernaculaire donné par Poey (1866) à Cuba pour désigner un mollusque gastéropode (Livona picta). Gratte est un terme populaire en Nouvelle-Calédonie
[G4]
cinacalcet n.m.
Calcimimétique qui se fixant aux récepteurs sensible au calcium, réduisent les taux circulants de parathormone.
Il est indiqué dans le traitement des hyperparathyroïdies et en particulier celle de l’insuffisance rénale chronique traitée par hémodialyse.
→ hormone parathyroïdienne, récepteur sensible au calcium, hyperparathyroïdie, insuffisance rénale chronique
[O4,M1]
Édit. 2018
cinchonisme n.m.
Syndrome survenant lors des traitements par la quinine naturelle (extraite de l’écorce de Cinchona spp.), de quinine de synthèse ou de leurs dérivés
Ensemble de symptômes incluant acouphènes, baisse aigüe de l’acuité auditive, vertiges, céphalées, nausées, troubles de la vision risque d’anémie hémolytique compliquée parfois d’insuffisance rénale aigüe. Le mécanisme de survenue n’est pas connu.
[G3,G4]
cinéangiographie n.f.
cineangiography
Enregistrement cinématographique des images radiologiques des vaisseaux après injection dans ceux-ci d’une substance de contraste opaque aux rayons X.
La cinéangiocardiographie ajoute à l’opacification des vaisseaux, celle des cavités cardiaques.
[B2,K4]
cinéangioscintigraphie n.f.
radionuclide cineangiography
Cinéscintigraphie des vaisseaux.
Syn. cinéangiographie isotopique, gamma -cinéangiographie
[B2,B1,K4]
circularité n.f.
circularity
Appréhension de la causalité selon un processus circulaire (influence de a sur b, de b sur c, de c sur a), et non linéaire.
La saisie de telles interactions et de leurs modalités réciproques permet une meilleure approche de la complexité du fonctionnement humain, qui en dépend davantage que de la force des "entrées" ("inputs"). Ainsi, une modification fortuite ou thérapeutique d'un élément (cognitif, affectif, social, biologique, notamment) suscite une modification globale. Par contre, la prévision est d'autant plus incertaine que les boucles causales s'accroissent et s'emmêlent.
La notion de circularité fait partie de la conception systémique actuelle (P. Delattre, 1971). Elle est à la base d'une technique d'entretien dans les psychothérapies familiales.
P. Delattre, ingénieur français (1971)
→ systèmes (théorie générale des)
[H4,C2]
circulation cérébrale (régulation de la) l.f.
regulation of the cerebral circulation
→ régulation de la circulation cérébrale
[H5,K4,C2]
circulation collatérale l.f.
collateral circulation
Hypertrophie et dilatation naturelle et compensatrice de tout un territoire vasculaire, destinée à contourner un obstacle artériel ou veineux (compression, sténose, oblitération) et à conduire le sang au délai de l’obstacle.
La circulation collatérale artérielle et artériolaire permet d’éviter ou de réduire l’ischémie des territoires d’aval. La circulation collatérale veineuse permet d’assurer ou d’améliorer le drainage du sang veineux comprimé par la lésion sténosante ou oblitérante.
[K4]
circulation lymphatique l.f.
lymph circulation
Système assurant le transport de la lymphe depuis les capillaires lymphatiques, les collecteurs, le canal thoracique et finalement la veine sous-clavière gauche.
[K4]
circulatoire adj.
circulatory
Relatif à la circulation du sang.
L’appareil circulatoire groupe toutes les structures anatomiques et fonctionnelles qui concourent à assurer la circulation sanguine.
[C1,K4]
cirrhose posthépatopathie médicamenteuse l.f.
cirrhosis due to drug-induced liver disease
Cirrhose dont les lésions ressemblent à celles d'autres étiologies mais pour lesquelles l'arrêt de l'exposition au médicament ou au toxique responsable peut amener la stabilisation des lésions.
Elles peuvent ainsi ressembler à une cirrhose posthépatitique (isoniazide, papavérine, clométacine p. ex.), à une cirrhose alcoolique (maléate de perhexiline, amiodarone p. ex.), à une cirrhose biliaire (phénothiazine p. ex.), à une cirrhose congestive (alcaloïdes du senecio, chimiothérapie antinéoplasique). Le diagnostic repose sur l'anamnèse.
[L1,G5,G4]
cirrhose posthépatopathie toxique l.f.
cirrhosis due to chemical-induced liver disease
→ cirrhose posthépatopathie médicamenteuse
[L1,G5,G4]
cirsoïde adj.
cirsoid
Se dit d’un anévrisme formé d’un mélange de vaisseaux avec communication artérioveineuse.
[K4]
citerne de Pecquet l.f.
J. Pecquet, anatomiste et médecin français (1622-1674)
[K4]
citréoviridine n.f.
Mycotoxine puissamment neurotoxique, provoquant une paralysie des extrémités, des convulsions et la mort par arrêt respiratoire.
[G4]
citrinine n.f.
Mycotoxine pouvant être abondante dans certains produits agricoles (son, maïs) et qui possède une action mutagène et carcinogène.
[G4]