CIVD sigle f. pour Coagulation IntraVasculaire Disséminée
→ coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de)
[F4]
Édit. 2018
claquage musculaire l.m.
muscular tear
Déchirure musculaire incomplète survenant à l’occasion d’un effort physique important.
Elle se traduit par une douleur brutale et une impotence de la région atteinte. La rupture, souvent très partielle guérit spontanément en quelques jours ou semaines. Plus importante, appréciée par échographie, elle peut nécessiter une réparation chirurgicale.
[I2,I4]
claudication intermittente l.f.
intermittent claudication
Arrêt fréquent de la marche en raison d’une crampe douloureuse du mollet après un parcours d’une certaine distance dite périmètre de marche, disparaissant après quelques minutes de repos et dû à une insuffisance du débit artériel musculaire à l’effort des muscles du ou des membres inférieurs.
Ce trouble fonctionnel n’est pas à proprement parler une claudication mais une interruption de la marche ; il est souvent révélateur d’une obstruction partielle ou totale de l’aorte ou des artères du membre inférieur. Le périmètre d’apparition de la claudication intermittente est le mode d’évaluation de la gravité de la lésion artérielle. L’abrègement de la longueur de chaque étape signe la gravité et l’évolution de la maladie et, à l’inverse, l’amélioration de ce périmètre est de bonne valeur pronostique et permet d’apprécier l’efficacité du traitement.
Par extension on applique l’expression à des phénomènes douloureux intermittents qui n’ont pas toujours une cause vasculaire.
Étym. lat. claudus : boiteux
→ artériopathie oblitérante des membres inférieurs, arthérite ?
[N1,K4]
claudication intermittente abdominale l.f.
Expression parfois appliquée à certaines douleurs paroxystiques abdominales qui seraient liées à une cause vasculaire mésentérique.
Par analogie, on parle d'angor abdominal.
Étym. lat. claudus : boiteux
[N1,K4]
clinodactylie n.f.
clinodactylia
Inclinaison latérale, totale ou localisée à une extrémité d'un ou de plusieurs doigts ou d’orteils.
Elle peut être d'origine congénitale ou acquise (traumatisme, enthésopathie, arthropathie, etc.).
→ camptodactylie, enthésopathie, enthésite, syndactylie
[A4,I1,I2,O6,Q2,Q3]
CLN3 gene sigle angl. pour CL, battenin
Gènelocalisé en 16p12.1 qui code pour une protéine des membranes de nombreuses structures cellulaires dont les fonctions non entièrement élucidées pourraient inclure le transport des protéines, la communication inter-cellulaire, la transmission de signaux chimiques, l’organisation et le mouvement des structures cellulaires, la taille et le pH des lysosomes.
Les mutations de ce gène sont à l’origine des céroïdes lipofuscinoses neuronales infantiles et de la maladie de Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren.
Syn. BATTENIN, BTS, ceroid-lipofuscinosis, neuronal 3, CLN3_HUMAN, JNCL, MGC102840
→ Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren (maladie de), céroïdes lipofuscinoses neuronales infantiles
clou hémostatique l.m.
white plug, haemostatic white thrombus
[F4]
clou plaquettaire l.m.
Agrégat de plaquettes formé au cours de l’hémostase primaire, permettant l’arrêt du saignement au niveau de la brèche endothéliale d’un vaisseau.
Syn. clou hémostatique, thrombus blanc
[F4]
CMP sigle m. pour
[E,H4]
CNV sigle angl. pour Choroidal NeoVessels
→ néovascularisation choroïdienne
[P2,K4]
coagulant n.m.
coagulant
Substance qui provoque la coagulation du sang.
[F4]
coagulase n.f.
coagulase
Enzyme responsable de phénomènes de coagulation. Elle confère un caractère pathogène aux staphylocoques qui la secrètent (staphylocoques coagulase positifs).
[F4]
coagulation n.f.
coagulation
Transformation d’une substance organique liquide (sang ; liquide pleural, liquide d’ascite) en une masse de consistance plus ou moins molle, solide ou semi-liquide.
Étym. lat. coagulatio
[F4]
coagulation du sang n.f.
blood clotting
Processus physicochimique amenant la formation du caillot cruorique à la suite de réactions enzymatiques en cascade dont l'étape terminale est la transformation du fibrinogène en fibrine qui forme alors un réseau de fibrilles.
Jouant un rôle essentiel dans l'hémostase, la coagulation comporte trois phases :
1) l'hémostase primaire, phase vasculaire mettant en jeu la vasoconstriction, l'adhésion et l'agglutination des plaquettes (formation du «clou plaquettaire»).
2) la coagulation proprement dite par voie extrinsèque (facteurs tissulaires) ou intrinsèque (activation des facteurs XII, puis XI et IX).
3) la fibrinolyse (lyse du caillot) sous l'action de l'activateur du plasminogène qui transforme cette dernière en plasmine.
Étym. lat. coagulatio : coagulation du lait (déverbal de co : ensemble, ago : pousser)
→ facteurs de coagulation, CIVD, activation de la coagulation, temps de coagulation, coagulopathie, coagulopathie de consommation, coagulopathie de dilution
[F4]
coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de) l.m.
disseminated intravascular coagulation syndrome
Syndrome survenant lors d'affections diverses : accidents obstétricaux, carcinomes mucosécrétants, hémolyse aigüe, complications après intervention sur les poumons, la prostate, septicémie, choc, "coup de chaleur".
Il se définit par une coagulation aigüe dans le réseau capillaire et veinulaire, avec pour conséquence une consommation excessive de facteurs de coagulation, et de ce fait, un syndrome hémorragique. Il se caractérise par la présence de thrombus fibrineux purs, plaquettaires ou fibrinoplaquettaires, dans les reins, les surrénales, les poumons, la rate, le foie, le tube digestif, la peau et le cerveau. Une nécrose s'ensuit dans les reins : nécrose corticale, infarcissement des pyramides rénales ; micro-infarctus du cerveau, ulcérations du tube digestif. La fréquence des hémorragies est supérieure à celle des thrombus. Elles sont superficielles (ecchymoses, pétéchies), profondes, digestives ou cérébroméningées.
Sigle CIVD
→ coagulopathie de consommation, coagulation intravasculaire disséminée
[F4]
coagulation sanguine l.f.
blood coagulation
[F4]
coagulopathie n.f.
coagulopathy
Etat pathologique lié à une anomalie des facteurs qui permettent la coagulation ou son contrôle.
1) Un déficit en facteur de la coagulation peut se traduire par des hémorragies (Ex. l'hémophilie) ; un déficit en facteurs qui contrôlent la coagulation peut se traduire par une coagulation anormale du sang dans les vaisseaux, c'est-à-dire une thrombose (exemple, phlébite au cours d'un déficit en antithrombine).
2) Certaines coagulopathies sont des génopathies.
[F4]
coagulopathie de consommation l.f.
consumption coagulopathy
Syndrome caractérisé par un déficit des principaux facteurs de coagulation ainsi que des plaquettes qui ont été utilisées lors de la formation rapide et massive de thrombine puis de fibrine dans la microcirculation.
Le syndrome se traduit cliniquement par l'association «paradoxale» d'hémorragies, locales ou disséminées, de sang incoagulable (hémorragies n'ayant aucune tendance à s'arrêter spontanément) et de signes de thromboses disséminées (il y a souvent une ischémie des extrémités, parfois des gangrènes multiples, un purpura extensif nécrotique, un nez noir ou des bulles cutanées hémorragiques). Les thrombus, surtout fibrinoplaquettaires, peuvent causer une coagulation intravasculaire dans différents viscères. Il peut s'y associer un état de choc, en général hypovolémique, et une hémolyse aigüe avec présence de schizocytes. Les circonstances d'apparition des coagulopathies de consommation sont très diverses, obstétricales, chirurgicales et médicales (infections, hémolyses aigües, transfusions massives, intoxications, coup de chaleur, hypothermie, gelures, etc.).
→ coagulation intravasculaire disséminée
[F4]
coagulopathie de dilution l.f.
dilution coagulopathy
État d'hypocoagulabilité causé par la dilution des facteurs de coagulation après l'administration de perfusions abondantes de substituts du plasma ou de transfusions massives de sang conservé, pauvre en facteurs de coagulation et en plaquettes.
Le taux des facteurs de coagulation est effondré, celui du fibrinogène très diminué mais le nombre de plaquettes n'est que modérément abaissé. Il n'y a pas de complexes de monomères solubles de fibrine (CMSF - test à l'éthanol négatif), pas de produits de dégradation de la fibrine (PDF).
[G4]
Coagulopathie intravasculaire disséminée (CIVD) l.f.
disseminated intravascular coagulation syndrome
Activation inappropriée de la coagulation et de la fibrinolyse, aboutissant à la formation de multiples thrombus fibrineux intravasculaires et/ou à un syndrome hémorragique.
Syndrome caractérisé par un déficit des principaux facteurs de coagulation ainsi que des plaquettes qui ont été utilisées lors de la formation rapide et massive de thrombine puis de fibrine dans la microcirculation.
Le syndrome se traduit cliniquement par l'association «paradoxale» d'hémorragies, locales ou disséminées, de sang incoagulable (hémorragies n'ayant aucune tendance à s'arrêter spontanément) et de signes de thromboses disséminées (il y a souvent une ischémie des extrémités, parfois des gangrènes multiples, un purpura extensif nécrotique, un nez noir ou des bulles cutanées hémorragiques). Les thrombus, surtout fibrinoplaquettaires, peuvent causer une coagulation intravasculaire dans différents viscères. Il peut s'y associer un état de choc, en général hypovolémique, et une hémolyse aigüe avec présence de schizocytes. Les circonstances d'apparition des CIVD sont très diverses, obstétricales, chirurgicales et médicales (infections, hémolyses aigües, transfusions massives, intoxications, coup de chaleur, hypothermie, gelures, etc.).
Les CIVD aiguës, induites par les infections sévères ou par certaines hémopathies malignes (leucémies aiguës promyélocytaires), se compliquent d'hémorragies intracrâniennes graves.
Les CIVD subaiguës, secondaires à différentes néoplasies (adénocarcinomes, tumeurs papillaires de l'ovaire, lymphomes malins), se compliquent d'accidents ischémiques cérébraux multifocaux et récidivants, réalisant parfois un tableau d'encéphalopathie fluctuante ; une endocardite thrombotique non bactérienne est fréquemment associée, mais non constante. Le diagnostic biologique des CIVD subaiguës n'est pas toujours aisé, reposant sur le dosage des produits de dégradation de la fibrine, les valeurs du nombre des plaquettes, la concentration du fibrinogène, le taux de prothrombine pouvant rester dans les limites de la normale. Le traitement par héparine permet la correction des anomalies biologiques sans prévenir efficacement les récidives ischémiques ; le seul traitement actif est celui de la cause.
Syn. coagulopathie de consommation
→ coagulopathie de consommation, syndrome de coagulation intravasculaire disséminée
[F4]
coagulum n.m.
clot
Étym. lat. coagulum : présure
→ caillot
[G4]
Cobb (syndrome de) l.m.
Cobb's syndrome, cutaneomeningospinal angiomatosis
Association rare, non héréditaire, d'un angiome plan segmentaire du tronc ou des membres et d'une malformation vasculaire intrarachidienne à la même hauteur.
Les symptômes neurologiques se manifestent généralement dans l'enfance par une paralysie spastique de l’un ou des deux membres inférieurs et par une perte de la sensibilité en dessous de la lésion rachidienne.
S. Cobb, chirurgien américain (1915)
[K4,J1,H1]
cocaïnisme n.m.
cocainism
Intoxication aigüe ou chronique par la cocaïne.
[G4]
cocaïnomanie n.f.
cocaine addiction
Toxicomanie à la cocaïne, caractérisée par une dépendance psychologique (désir obsédant de drogue avec comportement compulsif de recherche) sans dépendance physique.
La poudre de chlorhydrate de cocaïne est prisée ("sniff") ou bien, après dissolution dans un peu d'eau, injectée en intraveineuse. La cocaïne, quand elle est sous forme de crack, peut être fumée. Les cocaïnomanes par voie intraveineuse ont souvent présenté auparavant une héroïnomanie et alternent héroïne et stimulants dans la même journée, ou les mélangent dans la même seringue.
La dépendance à la cocaïne procède par épisodes de "fringale" de drogue avec consommation répétitive toutes les 20 minutes environ. Leur durée totale s'allonge avec la gravité de la dépendance : de deux à 24 heures, ou plus dans les cas graves. Le sujet épuisé cesse alors de s'intoxiquer pour reprendre sa consommation trois ou quatre jours après. Les épisodes peuvent rester brefs ou se répéter et s'allonger jusqu'à se souder.
La sensation de manque de cocaïne dure généralement une à dix semaines. Elle est faite d'un syndrome dysphorique prolongé avec apathie, anxiété, désintérêt, ennui et anhédonie. De tels symptômes accompagnent le désir obsédant de cocaïne, souvent déclenché par les circonstances qui ont entouré la prise de drogue. Ce désir obsédant va progressivement s'étendre sur de nombreux mois s'il n'y a pas reprise de la toxicomanie.
Parmi les diverses incidences somatiques, seront seulement citées celles d'ordre cardiovasculaire, en particulier myocardique.
[G4]
Cochliomyia hominivorax
Cochliomyia hominivorax, screw worm
Espèce de Diptère de la famille des Calliphoridae, dont la larve est, chez les animaux et parfois l'Homme, un agent important de myiase cavitaire ou des plaies.
Initialement décrite en 1858 sur des bagnards en Guyane française, cette espèce tropicale d'origine américaine parasite, à l'état larvaire, de nombreux animaux, principalement les ovins, et parfois l'Homme. Les œufs sont pondus sur des muqueuses fosses nasales, oreille, etc. ou au niveau d'une lésion cutanée ou d'une plaie ouverte même minime et la larve, parasite obligatoire, pénètre ensuite profondément dans les tissus vivants qu'elle finit par nécroser, provoquant des lésions considérables, parfois mortelles. Le traitement individuel par Ivermectine est assez efficace mais, à une plus large échelle, on peut recourir à des campagnes de lutte par une méthode fondée sur la stérilisation des mâles. C. hominivorax a été éliminée des Etats-Unis en 1982 et, par la suite, de la plupart des pays d'Amérique centrale mais des réintroduction ont parfois lieu qu'il convient de combattre immédiatement. A partir du continent américain, cette espèce est parfois introduite en Afrique (Libye).
Étym. gr. kochlias : coquille spiralée de mollusque, muia : mouche; lat. homo et vorax : dévoreuse d'homme
Syn. Lucilie bouchère américaine, screw worm
→ myiase, myiase des plaies, diptère (piqûre de)
[D1, D2, D4, J1, P1]
Édit. 2019