conduction antérograde l.f.
anterograd conduction
Conduction électrique intracardiaque normale, se propageant du nœud sinusal, au nœud d'Aschoff-Tawara puis au faisceau de His, à ses branches terminales et au réseau de Purkinje.
K. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1866-1942) ; S. Tawara, anatomopathologiste japonais (1873-1952) ; W. His, Jr, anatomiste suisse (1863-1934) ; J. Purkinje, anatomiste et physiologiste tchèque (1787-1869)
[C1,K2]
conduction cardiaque l.f.
cardiac conduction
Propriété du myocarde permettant la propagation de l’excitation électrique d’une fibre musculaire à l’autre, et assurant la coordination de l’ensemble de la contraction cardiaque.
La fonction de conduction existe dans tout le myocarde mais elle est plus particulière à certaines structures différenciées appelées pour cette raison tissu de conduction ou voies de conduction. Les voies de conduction normales comportent le nœud sinusal de Keith et Flack où nait l’excitation, les fibres musculaires de la paroi auriculaire, le nœud auriculoventriculaire d’Aschoff-Tawara, le faisceau de His et ses deux branches terminales, enfin le réseau de Purkinje. Il peut exister, de plus, des voies de conduction accessoires.
A. Keith, Sir, anatomiste britannique et M. Flack, physiologiste britannique (1906) ; K. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1866-1942) ; S. Tawara, anatomopathologiste japonais (1873-1952) ; W. His, Jr anatomiste suisse (1863-1934) ; J. Purkinje, anatomiste et physiologiste tchèque (1787-1869) ; A. F. Kent, physiologiste britannique (1893) ; I. Mahaim, médecin cardiologue suisse (1932)
→ Kent (faisceau de), Mahaim (fibres de)
[C1,K2]
conduction osseuse l.f.
bone conduction, cranial conduction
Propagation du son à travers les structures osseuses du crâne.
La conduction osseuse est étudiée à l’aide d’un diapason appliqué sur la mastoïde. On distingue la conduction osseuse relative (COR), le diapason est simplement appliqué sur la mastoïde et la conduction osseuse absolue (COA), le diapason est appliqué sur la mastoïde et le méat acoustique externe est obturé.
Normalement : CA>CC>CO et COA>COR.
Sigle CO
[C1,P2]
conformère n.m.
conformer
Isomère de conformation, qui n'est pas un véritable isomère, car c'est la même macromolécule qui se présente sous différentes conformations spatiales.
[C1]
congestion n.f.
hyperemia
Augmentation du volume du sang dans les vaisseaux d'un tissu.
On parle de congestion active, lorsque la dilatation artérielle et artériolaire produit une augmentation du flux sanguin artériel dans les lits capillaires avec ouverture des capillaires inactifs ; son territoire est chaud et rouge. On parle de congestion passive lorsqu'elle est le résultat d'une anomalie du retour veineux avec dilatation des capillaires, des veinules, des veines. Son territoire est froid et blanchâtre. Dans les deux cas s'observent un œdème et des hémorragies interstitielles.
Étym. lat. congestio : entassement
Syn. hyperhémie
[C1]
conjugaison n.f.
conjugation
En biologie, forme de reproduction sexuelle observée chez des algues, des bactéries et des protozoaires.
Deux individus s’attachent au moyen d’un tube protéique (pilus sexuel). Du matériel génétique passe, par le tube, depuis la cellule dite mâle vers la cellule dite femelle.
Étym. lat. con jugere : être réunis sous le même joug
[C1]
connectine n.f.
connectin
Protéine participant au squelette des fibres musculaires.
Protéine fibrillaire de très grande taille, de 2200 kDa, elle forme un réseau de fins filaments qui assurent avec souplesse la cohésion des fibres du sarcomère.
[C1]
connexine n.f.
connexin
Protéine des membranes cellulaires qui forme des pores entre deux cellules voisines. Six connexines groupées en hexagone adhèrent à six autres connexines de la cellule voisine, ménageant un canal de communication intercellulaire, le connexon.
Toutes les connexions identifiées possèdent quatre domaines intramembrannaires et ont leurs extrémités NH2 et COOH terminales du côté cytoplasmique;
Abrév. Cx
[C1,C3]
consommation d'oxygène du myocarde l.f.
myocardial oxygen consumption
Quantité d’oxygène prélevé par le myocarde dans la circulation coronaire.
Elle est de l’ordre de 8 à 10 mL/min par 100 g de myocarde. La consommation totale d’oxygène du myocarde (30 à 35 mL/min) représente 10 à 12% de la consommation totale d’oxygène, ce qui sans tenir compte du débit coronaire, correspond à une très forte désaturation du sang veineux coronaire, la teneur en O2 du sang veineux coronaire étant la plus basse de l’organisme.
[C1,K2]
constant adj.
constant
Caractérise les séquences conservées ou invariantes au sein d'un ensemble de molécules homologues.
[C1]
constante n. f.
constant
Valeur fixe qui se différencie ainsi d’une variable.
P. ex. le nombre π (3,14116) est une constante.
[E1,B1,C1]
constante de Michaelis l.f.
Michaelis’ constant
En enzymologie, pour les réactions qui suivent la théorie cinétique développée par Michaelis, concentration du substrat pour laquelle la vitesse initiale d'une réaction enzymatique atteint la moitié de la vitesse maximum.
La constante de Michaelis est à peu près égale à l'inverse de l'affinité de l'enzyme pour le substrat, c'est-à-dire la concentration du substrat pour laquelle l'enzyme est à moitié lié.
L. Michaelis, biochimiste américain et Maria Leonora Menten, biochimiste canadienne (1913)
Symb. Km.
→ Michaelis-Menten (constante de)
[C1]
contre-immunoélectrophorèse n.f.
counter immunoelectrophoresis
Technique rapide d'électrophorèse appliquée à la méthode de double diffusion en plaque d'Ouchterlony.
La sensibilité et la rapidité sont augmentées en provoquant la migration l'un vers l'autre des deux réactants à l'aide d'un courant électrique.
Ö. Ouchterlony, bactériologue et immunologiste suédois (1949)
[C1]
convertase n.f.
convertase
Activité enzymatique permettant le clivage d'une protéine du complément en sa forme active.
Les principales convertases sont les C3 et les C5 convertases de la voie classique et de la voie alterne.
[C1]
convertine n.f.
convertin
Glycoprotéine de la coagulation activant les facteurs IX et X.
Syn. facteur VII activé
[C1]
coopérativité n.f.
cooperativity
En biochimie, propriété présentée par certaines protéines, dites allostériques, possédant plusieurs sites de liaison pour un même substrat et dont l'affinité pour ce ligand augmente lorsqu'un autre site est déjà occupé par une molécule de ce même ligand ; le plus souvent formées de plusieurs sous-unités analogues, voire identiques, ces protéines ont des sites coopérant ainsi pour une fonction physiologique.
C'est le cas des quatre chaines de l'hémoglobine pour la fixation de l'oxygène ; c'est aussi le cas de la fixation des ions calcium sur les quatre sites de la calmoduline ; les enzymes allostériques peuvent être régulés grâce à la coopérativité des sites pour les substrats ou pour les effecteurs, activateurs ou inhibiteurs. La courbe représentant l'activité en fonction de la concentration du substrat a une allure sigmoïde qui diffère de la cinétique michaëlienne.
[C1]
copeptine n.f.
copeptin
Glycopeptide de 39 acides aminés correspondant à la partie C-terminale de la pro-vasopressine (CTproAVP), précurseur de la vasopressine ou hormone antidiurétique.
La concentration de copeptine dans le sérum reflète directement la sécrétion de vasopressine par la post-hypophyse. Elle augmente en cas d’élévation de l’osmolalité plasmatique et dans toute situation de stress. C’est un facteur prédictif fort de mortalité chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique, de défaillance cardiaque aigüe et d’infarctus du myocarde
Syn. CTproAVP
[C1]
coproporphyrine n.f.
coproporphyrin
Pigment tétrapyrrolique possédant un noyau porphine substitué par quatre groupes méthyle et quatre groupes propanoïque.
On en connaît quatre isomères dont la décarboxylation conduit aux étioporphyrines. La coproporphyrine III est le dérivé d'oxydation du coproporphyrinogène III, intermédiaire de la biosynthèse de l'hème. Normalement, on n'en trouve que de faibles quantités dans les urines ou les matières fécales
[C1]
coproporphyrinogène n.m.
Précurseur métabolique des coproporphyrines, qui en dérivent par déshydrogénation du noyau (élimination de six H).
Le coproporphyrinogène III provient de la décarboxylation de l'uroporphyrinogène III (les 4 groupes acétiques étant transformés en méthyles). Il est transformé en protoporphyrinogène (IX) par une oxydation décarboxylante de 2 groupes propanoïques en groupes vinyles.
La présence de coproporphyrinogènes de types I et/ou III dans les urines des malades est observée dans plusieurs types de porphyries.
→ porphyrie, protoporphyrinogène, uroporphyrinogène
[C1]
coproporphyrinogène-oxydase n.f.
coproporphyrinogen oxidase
Enzyme qui catalyse l'oxydation et la décarboxylation de deux des groupes propanoïques du coproporphyrinogène en groupes vinyle donnant naissance au protoporphyrinogène.
L'absence ou l'inhibition de cet enzyme entraîne une coproporphyrinurie.
[C1]
coproporphyrinurie n.f.
coproporphyrinuria
Présence de coproporphyrines dans les urines.
Normalement, les coproporphyrines I et III ni sont présentes qu’en très faible quantité (de 50 à 200 µg/j).
Leur élimination s'accroît jusqu'à 1500µg au cours de différentes intoxications (par le plomb, les sulfamides, les barbituriques, l'éthanol), d'avitaminoses, d'hépatites et de cirrhoses, ainsi que dans différentes porphyries et particulièrement les coproporphyries.
[C1]
coprostanol n.m.
coprostanol
5 β-dihydrocholestérol.
Stérol présent dans les matières fécales provenant de l'hydrogénation du cholestérol par des bactéries intestinales.
Syn. coprostérol
[C1]
coprostérol n.m.
coprosterol
[C1]
CoQ-cyt c oxydoréductase n.f.
→ ubiquinol-cyt c -oxydoréductase
[C1]
corépresseur n.m.
corepressor
Molécule qui déclenche la répression de la transcription de gènes spécifiques en se fixant au répresseur.
Ces facteurs qui inhibent l'expression des gènes au niveau de la transcription comprennent souvent une partie protéinique, l'aporépresseur, et un ligand appelé corépresseur, dont la liaison est indispensable pour que l'aporépresseur puisse se fixer sur le promoteur pour exercer son effet.
La progestérone est un corépresseur qui, une fois liée à son récepteur nucléaire (aporépresseur), se fixe sur le DNA pour inhiber la transcription des gènes.
→ transcription, répresseur, aporépresseur, promoteur
[C1, Q1]
Édit. 2019