Cori (ester des) l.m.
Cori’s ester
Premier composé formé dans le métabolisme du glycogène par l'action d'une phosphorylase qui catalyse le transfert d'un radical glucosyle du glycogène sur un acide phosphorique.
C. Cori et G. Cori, biochimistes américains d’origine tchèque (1936) prix Nobel de physiologie et de médecine 1947
[C1]
corps amylacé l.m.
amylaceous body
Amas lamellaire glycoprotéique amorphe, arrondi, réfringent, normalement présent dans certains tissus : méninges, prostate, ou apparaissant au sein de certains néoplasmes ou de certaines lésions inflammatoires ou dégénératives : pneumopathies chroniques, maladie d'Alzheimer.
Il évolue souvent vers la calcification : sympexion prostatique.
Étym. lat. corpus : corps ; gr. amulon : amidon
[C1,H1]
corps asbestosique l.m.
asbestos body
Fibre d'amiante entourée d'un dépôt d'hémosidérine.
Le corps asbestosique résulte de la transformation d'une fibre d'amiante au contact de l'appareil respiratoire. Il s'agit d'un phénomène d'engainement de la fibre par un dépôt d'hémosidérine. On peut l'observer pour d'autres particules que l'amiante et on utilise alors le terme de corps ferrugineux. La mise en évidence de corps asbestosiques dans les liquides biologiques (expectoration, liquide de lavage bronchoalvéolaire) est le témoin rétrospectif d'une exposition à l'amiante.
[C1]
corps cétoniques l.m.p.
ketone bodies
Composés métaboliquement apparentés à l'acétone, apparaissant dans le sang et les urines dans les cas de jeûne ou de diabète, où ils sont les produits de la cétogénèse.
Ils sont constitués par l'acide β-hydroxybutyrique, l'acide acétylacétique et l'acétone.
Normalement, le sang ne contient que des quantités faibles de ces composés (quelques mg par litre), et l'urine quelques cg. Dans les cas d'acidocétose, les urines peuvent éliminer plusieurs grammes de corps cétoniques par 24 h (cétonurie).
La présence de corps cétoniques dans les urines est détectable par utilisation de bandelettes ou de comprimés réactifs utilisables au lit du malade, donnant une coloration violette en cas de recherche positive.
Terme impropre car le composé le plus abondant, l'acide β-hydroxybutyrique, n'est pas cétonique.
[C1]
corps colloïde l.m.
colloid body
[C1]
corrine n.f.
corrin
Noyau tétrapyrrolique de la cobalamine et de ses dérivés.
Il diffère de la porphine par l'absence d'un CH entre deux des cycles pyrroliques.
[C1]
cortexolone n.f.
cortexolon
[C1]
cortexone n.f.
cortexon
[C1]
corticoïde n.m. et adj.
corticosteroid
Qui se rapporte à la cortisone ou à ses dérivés médicamenteux ou non.
Le chef de file de ces médicaments est la prednisone.
Étym. oïde : qui ressemble à
→ corticostéroïde, allergie aux corticoïdes
[C1]
corticolibérine n.f.
corticotropin releasing factor
Peptide de 41 acides aminés sécrété par l'hypothalamus et agissant sur la synthèse et la sécrétion hypophysaire de la POMC (proopiomélanocortine), et par suite stimule la libération de la corticotropine.
Syn. corticolibérine hypothalamique
Sigle CRH
[C1]
corticostatine n.f.
corticostatin
Peptide cationique antiviral sécrété par les macrophages, appartenant à la famille des défensines (défensine HP-1, HP-4).
Les corticostatines ont une action inhibitrice sur la corticotropine.
[C1]
corticostéroïde n.m. et adj.
corticosteroid
Substance naturelle ou de synthèse chimiquement apparentée aux hormones secrétées par la glande corticosurrénale.
Une substance de ce type se rattache soit à la série de l’androstane et possède une activité androgénique, soit à la série du prégnane et agit davantage sur le métabolisme des éléments minéraux (minéralocorticoïde) ou sur celui des glucides (glucocorticoïde).
Le traitement par les médicaments de la famille chimique des glucocorticoïdes est utilisé en raison de leur action antiinflammatoire et immunodépressive dans de nombreuses affections (rhumatismes de types divers, asthme, etc.) ; cette thérapeutique peut entraîner des effets secondaires dangereux.
Syn. corticoïde
→ aldostérone, cortisol, prednisone, androgènes
[C1,G3]
cortodoxone n.f.
cortodoxon
[C1]
cortol n.m.
cortol
Dérivé hexahydrogéné du cortisol.
Les 4 isomères, 20α, 20β, 20α-allo, 20β-allo-cortol, ainsi que les cortolones représentent 30% des métabolites du cortisol éliminés dans les urines.
[C1]
cortolone n.f.
cortolone
Dérivé hexahydrogéné de la cortisone.
Les 4 isomères, 20α, 20β, 20α-allo, 20β-allo-cortolone ont été trouvés dans les urines, mais les allocortolones seulement à l'état de traces.
[C1]
cotransporteur NaKCl de type 1 n.m.
sodium potassium chloride cotransporter (NKCC1)
Protéine intervenant dans le transfert électroneutre de sodium, potassium et chlorure (1 Na + 1 K + 2 Cl_) codée par le gène SLC12A1 et présente essentiellement dans les glandes exocrines, la cochlée et le cerveau.
NKCC1 est codé par le gène SLC12A1 présent sur le chromosome 5. Il est exprimé au pôle basolatéral des cellules et assure le transfert de sodium, potassium et chlorures des liquides interstitiels vers les cellules. D’autres canaux situés au pôle apical assurent le transfert des cellules vers les canaux excréteurs. Dans la cochlée, NKCC1 concourt au maintien d’une concentration élevée de potassium dans l’endolymphe. Dans le cerveau, il intervient au cours des phases précoces du développement et contrôle la concentration de chlore dans les neurones, pouvant ainsi par son augmentation favoriser les convulsions néonatales. Il est inhibé par le bumétanide qui a été utilisé dans le traitement de l’épilepsie néonatale.
[C1]
covalence n.f.
La covalence désigne une liaison chimique dans laquelle deux atomes sont réunis par mise en commun de deux électrons
[C1]
cozymase n.f.
cozymase
Facteur dialysable de l'extrait de levure indispensable à l'activité enzymatique de la fermentation du glucose, qui complète l'ensemble des protéines enzymatiques, non dialysables, auxquelles on a donné le nom d'apozymase, pour constituer le système actif de la zymase.
La cozymase a été identifiée au NAD, qui fut appelé initialement coenzyme I, puis codéshydrogénase I.
[C1]
CPK sigle pour Créatine Phospho Kinase
[C1]
C peptide n.m.
[C1]
créatine n.f.
creatine
Acide N-méthylguanido-acétique.
Dérivé de la guanidine présent dans le muscle et dans d'autres tissus, sous forme libre, mais surtout sous forme phosphorylée.
La créatine est synthétisée à partir de la glycine, par une transamidination de l'arginine et une transméthylation de l'adénosyl-méthionine. Son produit de déshydratation interne est la créatinine. Dans le sang, elle se trouve dans les globules rouges à la concentration de 30 mg/L. Elle est présente dans les urines du nourrisson, mais disparaît chez l'adulte sauf en cas d'atteintes musculaires.
Étym. gr. kreas, kreatos : chair
[C1]
créatine-kinase n.m.
creatine-kinase
Enzyme catalysant réversiblement une réaction de transfert de radical phosphoryle d'une molécule d'ATP à une molécule de créatine, formant un créatine-phosphate, molécule "riche en énergie".
La créatine-kinase du cytoplasme, à structure dimérique, est utilisée au cours de l'effort pour reformer des molécules d'ATP à partir de l'ADP. La créatine-kinase de l'espace intermembranaire des mitochondries, à structure octamérique, est utilisée au repos pour resynthétiser les réserves de créatine-phosphate, grâce aux ATP formés par la chaine respiratoire.
La créatine-kinase(CK) existe sous forme de 3 iso-enzymes appelées CK-MM, abondante dans le muscle strié, CK-MB, abondante dans le myocarde et CK-BB, abondante dans le cerveau. Une élévation de la concentration sérique de CK est observée dans les lésions cardiaques et musculaires. Une augmentation rapide (quelques heures) de la CK-MB est observée dans l’infarctus du myocarde. Une augmentation de la CK-MM est observée dans les myopathies et au cours des syndromes d’écrasement musculaire.
→ créatine-phosphokinase, phosphagène, infarctus du myocarde, écrasement musculaire
[C1,C2]
créatine-phosphate n.m.
creatine-phosphate
1) Sel de l'acide créatine-phosphorique.
2) Amide phosphorique de la créatine.
Pratiquement synonyme de phosphagène pour les cellules des vertébrés, le créatine-phosphate constitue une réserve d'acide phosphorique sous une forme riche en énergie.
Syn. acide créatine-phosphorique
→ créatine, phosphocréatine, phosphagène
[C1]
créatininamnie n.f.
amniotic fluid creatinin titre
Présence de créatinine dans le liquide amniotique.
La concentration amniotique de créatinine renseigne sur la maturité et le fonctionnement rénal du fœtus.
[C1,O3]
créatinine n.f.
creatinine
Acide N-méthylguanidineacétique de formule NH = (NH)-N(CH3)-CH2-CO.
Molécule cyclique (hydantoïne) formée à partir de la créatine ou plus spécialement du créatine-phosphate par départ d'une molécule d'eau ou d'acide phosphorique.
La créatinine est le métabolite de la créatine, un des constituants du muscle squelettique. Elle apparaît dans le plasma où sa concentration varie entre 50 et 100 µmol/L et est excrétée dans l'urine. La concentration plasmatique de créatinine dépend de la masse musculaire qui la produit, du volume des liquides extracellulaires dans lequel elle se distribue et de la fonction rénale qui assure son excrétion dans l'urine par filtration glomérulaire, sans réabsorption ni sécrétion tubulaire dans les conditions physiologiques. La clairance rénale de la créatinine est un moyen commode pour mesurer le débit de filtration glomérulaire.
Le débit de créatinine urinaire (9 à 27 mmol/jour) est un index de la masse musculaire. Il est relativement stable et dépend peu du régime alimentaire. Il est donc possible d'utiliser la teneur urinaire en créatinine comme paramètre de référence à la place du volume urinaire lorsque ce dernier a une valeur incertaine.
→ filtration glomérulaire, clairance de la créatinine, créatininémie
[C1,M1]