Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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complexe sclérose latérale amyotrophique-syndrome parkinsonien-démence l.m.

Guam complex (ALS - parkinsonism - dementia)

Maladie neurodégénérative multi-systématisée touchant électivement des habitants des îles Mariannes, dans le Pacifique.
Un syndrome parkinsonien akinétohypertonique est associé à un tableau de sclérose latérale amyotrophique et à une démence.
Uniquement observée chez les Indiens Chamorro des îles de Guam et de Rata, il s'agirait d'une affection d'origine toxique, liée à la présence de la β-N-méthyl-amino-L-alanine dans une plante, la cycade, qui est régulièrement et rituellement absorbée.

[H1,G4]

complexe soluble de fibrine l.m.

soluble complexe

Multimère de masse moléculaire faible formé par les monomères de fibrine complexés avec la molécule de fibrinogène native ou avec les produits de dégradation de la fibrine.
Ces complexes sont à la base de tests de laboratoire pour rechercher une activation pathologique de la coagulation.

[F4]

complications psychiques de la contraception l.f.p.

psychic complications of contraception

Manifestations devenues exceptionnelles à la suite de l'appel aux doses réduites des contraceptifs oraux, mais aussi d'une meilleure acceptation générale de ces méthodes.
Éventuellement associées à une prise de poids, des céphalées et des migraines, des nausées et des vomissements, les modifications de l'humeur et la perte d'intérêt sexuel paraissent survenir plutôt lorsqu'au fond et à son insu, la femme demeure très ambivalente vis-à-vis d'un désir de grossesse.
Parmi les "échecs de la contraception", certaines "grossesses non désirées" signifient un désir inconscient de gestation, parfois dissocié du désir de maternité et, par là-même, susceptible d'aboutir à un avortement.
On a aussi observé des réactivations pathologiques, notamment dépressives ou psychotiques, dont le lien étiologique avec la contraception reste discutable.

→ contraception

[O3,H4]

comportement n.m.

behaviour (angl.), behavior (amér.)

Au sens large, ensemble des manifestations et des actions extérieures d'un individu, habituelles ou occasionnelles, tenant lieu d'interaction et de communication avec l'environnement, depuis la seule apparence physique jusqu'au geste intentionnel.
Après une rupture, au début du XXe siècle, avec la notion d'une psychologie science de "l'âme", les bases conceptuelles du comportement sont nées de la psychologie expérimentale, en grande partie animale, c'est-à-dire de l'unique prise en considération de données dites objectives, observables et quantifiables. Ainsi se sont dégagées certaines lois concernant l'apprentissage chez l'homme et tout particulièrement les principes du conditionnement, qu'il soit classique, appelé aussi répondant (I.P. Pavlov), ou opérant (B.F. Skinner).
La notion de comportement diffère de celle de conduite pour autant que cette dernière s'est beaucoup complexifiée et intentionnalisée. Cependant, d'une part des nuances ont été apportées par des auteurs comme N. Kostyleff, qui concilie matérialisme et spiritualisme (également appelé "mentalisme") ; d'autre part, sous l'influence anglo-saxonne, l'emploi du terme de comportement paraît s'étendre. 

I. Pavlov, physiologiste russe, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1904 (1849-1936) ; B. F. Skinner, psychologue américain (1904-1990) ; N. Kostyleff, pyschologue russe

→ conduite, comportementalisme, épreuve comportementale, thérapies comportementales

[H4]

comportementalisme n.m.

behaviourism, behaviorism

Théorie psychologique issue des travaux des psychologues expérimentalistes.
Le manifeste comportementaliste (J.B. Watson) du début du siècle affirmait que pour être scientifique, la psychologie ne pouvait s'intéresser qu'à des éléments observables et quantifiables (donc refuser le "mentalisme") et, en conséquence, faire des comportements son seul centre d'intérêt. Ce "béhaviorisme radical" a permis la mise en évidence de certaines lois d'apprentissage des comportements humains, tout particulièrement des principes du conditionnement, qu'il soit répondant (I.P. Pavlov) ou opérant (B.F. Skinner). Après cette position très réductionniste, d'autres processus d'acquisition des comportements comme l'apprentissage social (A. Bandura), mettant en évidence le rôle important de facteurs liés à l'individu et à son environnement, ont été étudiés. L'intégration des variables cognitives a beaucoup élargi son champ d'intérêt, au-delà des comportements moteurs.
Ce courant très diversifié, donnant lieu à de nombreuses stratégies d'intervention (les thérapies comportementales), se caractérise par la démarche scientifique classique, hypothético-déductive, qu'il préconise dans l'abord du fonctionnement psychologique humain : démarche aux applications nombreuses en psychiatrie.

I. Pavlov, physiologiste russe, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1904 (1849-1936) ; B. F. Skinner, psychologue américain (1904-1990) ; J. B. Watson, psychologue américain (1878-1958) ; A. Bandura, psychologue américain (1969)

→ conduite, comportement

[H4]

compulsion n.f.

compulsion

Contrainte interne ("Zwang") qui pousse le sujet à réaliser certaines actions ou à avoir des pensées auxquelles il résiste.
La lutte contre ces tendances peut être génératrice d'angoisse ou se trouver déplacée, comme dans la névrose obsessionnelle, sous la forme déguisée de rituels.

Étym. lat. compellere : contraindre

[H4]

conation n.f.

conation

Ensemble des processus psychiques permettant d'aboutir à l'action, par opposition à la cognition, qui est un ensemble des processus psychiques permettant d'aboutir à la connaissance.

Étym. lat. conatio : tentative, effort

→ cognition, trouble conatif

[H4]

conception n.f.

conception

1- Tout acte de pensée s’appliquant à un objet.
Plus spécialement opération de l’entendement opposée à celle de l’imagination, soit reproductrice soit créatrice ; plus spécialement encore, opération consistant à saisir ou à former un concept.
2-En biologie, production d’un nouvel être dans le sein d’une femelle d’animal à la suite de la pénétration d’un spermatozoïde dans l’ovule.
Chez les mammifères, cette période physiologique ne désigne pas un seul phénomène mais à la fois le coït, la fécondation et le fractionnement de l’embryon jusqu’au stade de morula et de la nidation.
3- En droit français, la personnalité juridique de l’enfant né vivant et viable remonte à la date de sa conception qui, sous cet aspect, se confond avec la procréation.

[H4,O3,E3]

condensation n.f.

condensation

1) Ensemble d'"associations affectives", ou amalgames d'images qui se groupent et se fusionnent uniquement parce que leurs objets sont marqués d'un "ton affectif commun" de joie, tristesse, amour, haine, etc. (Th. Ribot).
L'auteur ajoute que "cette forme d'association est fréquente dans les rêves et la rêverie".
2) L'un des mécanismes inconscients fondamentaux par lesquels s'effectue le "travail du rêve", avec sa richesse et sa bizarrerie, au regard de la censure (S. Freud, 1900, "L'interprétation du rêve").
Ce mécanisme psychique qui fait que sur une seule représentation se condensent plusieurs chaines associatives convergentes, est également retenu par Freud dans les autres formations de l'inconscient : le trait d'esprit, le lapsus, le symptôme, etc.

[H4]

conditionnement n.m.

conditioning

1- En médecine : le fait de mettre un organe ou un matériel dans un état particulier pour le préparer à une opération ultérieure.
2- En pharmacie, présentation des produits pour leur mise en vente.
3- En physiologie, psychologie et pharmacologie, apprentissage d’un organisme vivant en vue d’un comportement constant : réflexe de Pavlov.
4- En psychologie, processus d’apprentissage.

Étym. bas lat. conditio : action de fonder

→ conditionnement d'un médicament, conditionnement classique, conditionnement opérant, réflexe de Pavlov

[N1,G5,C2,H4]

conditionnement opérant l.m.

operant conditioning

Processus d'apprentissage de comportements dans lequel ne prévalent plus les variables précédant la réponse, mais celles qui suivent celle-ci (B.F. Skinner).
Dans "la boîte de Skinner", de la nourriture est distribuée périodiquement à l'animal en fonction de ses réponses à ce stimulus discriminatif, par appui sur un levier.
Lorsqu'une réponse crée une modification favorable de l'environnement, le sujet tend à la reproduire, réalisant un renforcement : soit positif, avec accroissement du débit des réponses si le stimulus est gratifiant ; soit négatif, avec diminution de celles-ci et même, p. ex., évitement des situations phobogènes et de leur angoisse, si le stimulus est aversif. La réponse peut aussi décroitre progressivement en l'absence de stimulus suivant la réponse (extinction).
On doit admettre que le conditionnement opérant se réalise par rétroaction de la conséquence d'un comportement sur l'organisme.
Certaines techniques de thérapie comportementale utilisent les principes du renforcement.

B. F. Skinner, psychologue américain (1938)

Syn. conditionnement skinnerien

[H4,C2]

conduite n.f.

conduct

Manière d'agir, motrice, verbale et psychique, d'un individu en réponse à des circonstances déterminées, et qui se caractérise par son but, sa signification et sa fonction.
Elle résulte de l'interaction entre les capacités adaptatives, dans un contexte de repères sociaux et culturels, avec les représentations conscientes et inconscientes mobilisées en fonction de la structure psychique et de l'expérience vécue, dans une situation donnée. La conduite peut être adaptée, déviante, transgressive ou pathologique.
Alors que, dans le langage courant, et malgré une dimension morale plus fréquente, cette notion ne diffère pas significativement de celle de comportement, elle s'est beaucoup complexifiée et intentionnalisée sur le plan technique, depuis notamment H. Piéron, E. Claparède et P. Janet, s'éloignant nettement d'une psychologie dite objective. En effet, celle-ci repose essentiellement sur des données expérimentales et réflexologiques.
La tradition francophone, en particulier l'école de Piaget, a suivi la proposition de D. Lagache en vue d'utiliser seulement le terme de conduite. Cependant, sous l'influence anglo-saxonne, celui de comportement tend à l'être de plus en plus.

H. Piéron, psychologue français (1881-1964) ; E. Claparède, neurologue et psychologue suisse (1873-1940) ; P. Janet, philosophe, psychologue et médecin français (1859-1947) ; D. Lagache, psychiatre français (1903-1972)

[H4]

conduites d approche l.f.p.

approaches (driven of)

Comportement de patients aphasiques qui tentent de produire un mot par approximations successives, aboutissant ou non à la cible.
Ces approximations peuvent être phonémiques (production de paraphasies phonémiques plus ou moins proches de la cible), sémantiques (production de mots du même champ sémantique), périphrastiques (description par périphrases) ou mixtes (utilisation simultanée de plusieurs des approches précédentes).
Les conduites d'approche sont très typiques des aphasies de conduction.

[H4]

conduit paramésonéphrotique l.m.

ductus paramesonephroticus (TE)
paramesonephric duct
Chez l’embryon, canal se formant le long de l’uretère primaire (canal mésonéphrotique) à la suite d’un pincement de la pariétopleure.
Il disparaît chez le male ; il forme les voies génitales internes chez la femelle. Dans l’espéce humaine, il donne la trompe, puis par adossement sur la ligne médiane des canaux des deux cotés, l’utérus et la partie supérieure du vagin.

Syn. canal de Müller, canal paramésonéphrotique

[A4]

Édit. 2018

confinement n.m.

1) Etat d’un lieu caractérisé par un manque d’oxygène et un excès de dioxyde de carbone (Co2) par manque de renouvellement d’air.
2) Ensemble des précautions mises en œuvre pour empêcher la dissémination de produits radioactifs dans l’environnement, d’une centrale nucléaire ou de toute installation nucléaire.
3) Mode de protection d’une population atmosphérique environnementale, par maintien des personnes à l’intérieur des locaux où ils se trouvent.
Au sens n°3, le maintien à l’intérieur s’accompagne notamment d’un calfeutrage des ouvertures. Le confinement a pour principale alternative l’évacuation.

→ air

[G4,F2,B1]

conflit psychique l.m.

psychical conflict

Antagonisme de tendances ou d'exigences internes inconciliables, mis par Freud au centre de sa théorie des névroses.
La censure maintient refoulées les représentations sexuelles susceptibles de provoquer du déplaisir dans le moi et inconciliables avec lui. Si le refoulement ne suffit pas à assurer la domination du conscient/préconscient sur l'inconscient, d'autres mécanismes de défense interviennent pour établir un équilibre acceptable entre les forces en présence, au prix de la formation de symptômes.
Dans la deuxième topique, Freud rapporte à la pulsion de mort l'instance même du conflit, mais conserve le modèle œdipien, dans lequel il est lié à la conjonction originaire du désir et de l'interdit.

S. Freud, neuropsychiatre autrichien (1895)

[H4]

Conn (syndrome de)

Conn’s syndrome.
Affection caractérisée cliniquement par une hypertension artérielle permanente, une polydipsie avec polyurie et faible densité urinaire, une asthénie permanente avec poussées paroxystiques et parfois des crises de tétanie.
Du point de vue biologique, il existe  une diminution, dans le sang, du taux de potassium qui est éliminé en excès par le rein, une élévation du taux du sodium sanguin,  une alcalose et dans l’urine, une quantité excessive d’aldostérone et de son dérivé, la tétrahydroaldostérone. Toutes ces perturbations sont dues à un adénome développé dans la zone glomérulée de la corticosurrénale, riche en aldostérone. L’ablation de cet adénome amène la disparition rapide de tous les signes cliniques et biologiques.

J. W. Conn, médecin endocrinologue américain (1955)

Syn. hyperaldostéronisme primaire

[O4]

conscience n.f.

awareness, consciousness

1. Perception que nous avons de notre existence, des états et des actes de notre esprit, de ce qui se passe en nous, et de l'effet produit en nous par ce qui se passe hors de nous.
Par rapport à la vigilance, la conscience dépasse un niveau surtout psychophysiologique et se situe dans l'ordre subjectif de l'activité psychique. Appréhendée notamment comme un "état", un "courant", puis une "intentionnalité" qui s'écarte vers l'objet et se trouve toujours en situation, et comme "l'expérience sensible du présent représenté" (H. Ey). Dans la perspective organodynamique, la conscience occupe le sommet de la pyramide psychique.
2. Fonction d'un système perception-conscience, où cette dernière a le rôle d'un organe sensoriel pour la perception des qualités psychiques, sans rien de proprement quantitatif


S. Freud, neuropsychiatre autrichien (1915)

→ inconscient, instance

[H4]

conscience du corps l.f.

body consciousness

Expérience qu'acquiert l'individu de son propre corps et de l'agencement spatial des différentes parties de celui-ci, grâce à l'intégration des données acquises au cours de la maturation biologique (sensosorimotricité, afférences proprioceptives), du développement instinctivoaffectif et de la socialisation.
Elle a été désignée par divers termes de signification identique ou proche, comme ceux de schéma corporel (P. Schilder, 1923, 1925) ou de somatognosie (ce dernier comportant une fonction sensorielle dominante). La notion d'image du corps concerne plutôt le registre symbolique imaginaire et ses perpétuels remaniements. Elle est "fondamentalement verbe, langage signifiant" (S. Follin). En tout cas, une fois suffisamment constituée, elle devient relativement indépendante des processus qui ont contribué à la former, comme le montre, après l'âge de huit ans, la si fréquente illusion du membre fantôme chez les amputés.
En dehors des asomatognosies, généralement observées lors de lésions neurologiques pariétales, la psychiatrie retient en particulier diverses altérations du vécu corporel dans les états psychotiques, à type dominant de dépersonnalisation (expériences délirantes aiguës, surtout toxiques, schizophrénies, syndrome de Cotard, etc.), mais aussi certains troubles tels que les cénestopathies, douleurs psychogènes et dysmorphophobies.

P. Schilder, psychiatre américain (1923) ; S. Follin, psychiatre français (1911-1997) ; J. Cotard, neuropsychiatre français (1880)

Syn. syndrome de Cotard, délire de négation

[H4]

conscience morale l.f.

moral sense

1. Faculté de porter spontanément des jugements sur la valeur morale des actions humaines ; ce par quoi l'homme discerne le bien et le mal.
2. En psychanalyse, et selon S. Freud, expression dans le moi conscient des impératifs du surmoi. Relevant aussi, pour une part, de l'inconscient, elle est corrélée avec les sentiments de culpabilité.

[H4]

consommateur à risque l.m.

risky driking situations.
En alcoologie, personne dont la consommation de boissons alcooliques l'expose aux alcoolopathies.

→ buveur excessif

[G3,G4]

contact vital avec la réalité l.m.

vital contact with realty

Concept qui met principalement l'accent sur le facteur intuitif, "se traduisant par une "préhension" plus profonde et plus intime des choses et des êtres à leur source...".
Cette notion globale vise à appréhender la personne tout entière dans sa solidarité avec la réalité, appelée dès lors à se retrouver dans toutes "les fonctions (pensée, affectivité, manifestations volitionnelles)". Un tel accès direct à la réalité et aux "facteurs irrationnels de la vie" fait défaut chez les schizophrènes.
Bien que proche, ce concept diverge quelque peu de l'autisme de E. Bleuler, qui met un trouble des associations à la base des manifestations schizophréniques.

E. Minkowski, psychiatre français (1926).

→ insécurité ontologique

[H4]

contamination n.f.

contamination

Atteinte d'un organisme vivant ou souillure d'un objet (sol, eau, air) par un micro-organisme pathogène (parasite, bactérie, virus). par un agent radioactif, un polluant, un pesticide, un métal.
La contamination peut se faire :
- par voie aérienne par la respiration (aérosols) ou par projection, d'une personne à l'autre, de gouttelettes de salive au cours de la parole ou de la toux (ex. tuberculose, grippe) ;
- par voie digestive, grâce à des boissons ou aliments souillés (ex. typhoïde, poliomyélite) ;
- par contact direct sur la peau (ex. souillures manu-portées) ou par dépôt de poussière ;
- par contact direct sur les muqueuses (p. ex. maladies sexuellement transmissibles).
A titre d’exemples : la contamination de l’eau du robinet par les tuyauteries en plomb est responsable de saturnisme ; la mort des poissons peut être rapportée à la contamination de la rivière par les rejets industriels en amont ; l’accident de Tchernobyl est responsable de la contamination radioactive des sols ; le réchauffement des eaux marines favorise la contamination des huîtres par des bactéries et virus pathogènes.
La prévention primaire (suppression de la cause) repose sur la stérilisation, la protection contre les poussières, le port de masque et de gants par le personnel soignant et, s'il y a lieu, la mise en quarantaine des sujets suspects de maladie contagieuse.

La prévention secondaire (élimination de la souillure) repose sur les mesures de décontamination (ex. lavage pour éliminer les poussières radioactives, lavage des mains avec des solutions antiseptiques, etc.).
Ces mesures sont nécessaires pour réduire la contagion nosocomiale et éviter la dispersion des maladies.
La prévention tertiaire (en cas de contamination avérée) implique un traitement immédiat (ex. sérothérapie antitétanique après une blessure souillée).
Contamination n’est pas synonyme de contagion.

Étym. lat. contaminare : entrer en contact avec

→ nosocomiale (infection), prévention

[D1, D2, E1, G4]

Édit. 2020

contamination radioactive l.f.

radioactive contamination

Fixation sur la peau, inhalation ou ingestion de poussières, aérosols ou liquides radioactifs.
Elle relève essentiellement de l'exposition aux poussières radioactives qui se déposent sur les vêtements, la peau et les muqueuses respiratoires, ou elle est due à l'ingestion d'aliments contaminés par ces poussières. La contamination par éléments radioactifs est particulièrement dangereuse car ils génèrent des rayons α, β et γ.
On mesure l'activité radioactive en becquerels (Bq), ou en grays (Gy), avec des compteurs spéciaux. Son effet biologique s'évalue en sieverts. La curie, ancienne unité d'activité, 1 Ci = 3,7 1010 Bq, correspond à l'activité d'1 g de radium, elle est encore utilisée pour estimer la masse d'une souillure radioactive dont on connaît l'activité.
L'iode radioactif, très toxique, peut souiller les aliments ou la peau, 1 Ci correspond à 8,1 µg, mais sa principale activité disparaît en deux mois (8 jours de demi-vie).
Le gaz radon, pénètre surtout par la voie respiratoire et de là dans le sang, il souille peu la peau et les aliments.
Les poussières radioactives comportent d'autres éléments dangereux à longue vie (p. ex. le césium) qui souillent les aliments : s'ils sont ingérés, une surveillance et un traitement spécialisés sont indispensables. En cas d'accident nucléaire, il faut décontaminer le plus tôt possible les téguments par lavage à grande eau. Les aliments ou boissons qui ont pu être souillés sont à éviter avant un contrôle de la radioactivité résiduelle. Devant une contamination radioactive l'appel aux unités spécialisées de la Sécurité Civile doit se faire directement ou par l'intermédiaire du SAMU.

→ becquerel, curie, demi-vie des corps radioactifs, exposition, gray, radioactivité, sievert

[F2,G2,G4]

contenu latent l.m.

latent content

Terme consacré par l'usage pour parler des "pensées latentes" du rêve, telles que S. Freud les a décrites ("Introduction à la psychanalyse", 1916).
Les pensées latentes constituent la partie cachée du rêve, que l'interprétation permet de révéler à partir des chaînes associatives.

[H4 ]

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