Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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spermatorrhée n.f.

spermatorrhea, spontaneous seminal emission

Émission par l'urèthre de liquide séminal en dehors des éjaculations.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

sphincter lisse de l'urèthre l.m.

→ muscle sphincter interne de l'urèthre

sphincter lisse de l'urèthre l.m.

→ muscle sphincter interne de l'urèthre

Stanford (classification de) l.f.

- type A ; la dissection intéresse l'aorte ascendante et y est limitée ou s'étend en aval ;

- type B : la dissection commence au pied de la sous-clavière gauche et s'étend en aval.

sténose n.f.

stenosis

Diminution du calibre d’un orifice, d’un conduit ou d’un organe creux avec altération de sa paroi, pouvant être cicatricielle et résulter d’une maladie inflammatoire chronique ou d’un traumatisme, p. ex. chirurgical.

Étym. gr. stenos : étroit, resserré

Syn. rétrécissement

sténose vasculaire l.f.

vascular stenosis

Diminution permanente du calibre d’un vaisseau, par une lésion organique de sa paroi, soit congénitale (coarctation) soit acquise (athérosclérose).
Les sténoses vasculaires sont une des principales indications de la chirurgie des vaisseaux (résection, élargissement par patch) ou de la cardiologie interventionnelle (dilatation par ballonnet).
 Étym. gr. : stenos : étroit

Syn. rétrécissement

strate membraneuse l.f.

stratum membranosum  (TA)

membranous layer

Tissu conjonctif dense dans lequel les divers éléments répartis en un plan (cellules et fibres) sont en proportions sensiblement égales et ne présentent aucune orientation fixe.
Une strate membraneuse diffère du tissu conjonctif lâche (qui possède aussi les caractères susmentionnés) par le fait que les organes qu’il édifie (mésentère, épiploon…) ont une forme qui leur est propre.

Syn. anc.  tissu membraneux

→ tissu conjonctif lamelleux

strie graisseuse l.f.

fatty streak

Lésion précoce d'athérosclérose (type II de la classification des lésions d'athérosclérose) consistant en une accumulation focale de nombreuses cellules spumeuses dans l'intima : cellules musculaires lisses et monocytes macrophages.
Ces lésions sont visibles à l'œil nu, sous la forme d'élévations linéaires (stries) ou ponctuées (ponctuations graisseuses de couleur jaune chamois, qui prennent les colorants des graisses par soudanophilie). Elles sont quasi-universelles en divers sites du réseau artériel humain dès l'adolescence. Des discussions ont toujours cours sur la relation existant entre les stries et les plaques d'athérosclérose (types IV-V) : toutes les stries ne deviennent pas des plaques, mais, à l'inverse, il est difficile de concevoir qu'une plaque puisse se former sans passer par le stade de strie. La classification actuelle des lésions d'athérosclérose propose de distinguer les stries capables de progresser (type IIa) de celles qui n'en sont pas capables (type IIb). Cependant, cette distinction reste hypothétique car les critères qui l'autorisent n'ont pas été validés.

Syn. strie lipidique

→ point graisseux

substance intermédiaire centrale de la moelle spinale l.f.

substantia intermedia centralis medullae spinalis (TA)

central intermediate substance of spinal cord

Lame transversale de substance grise qui réunit sur la ligne médiane les deux moitiés droite et gauche de la moelle spinale.
Elle est interrompue en sa partie moyenne par le canal central de la moelle spinale qui la divise en deux parties antérieure et postérieure (anciennes commissures grises antérieure et postérieure).

Syn. anc. commissure grise de la moelle

substance intermédiaire latérale de la moelle spinale l.f.

substantia intermedia lateralis medullae spinalis (TA)

lateral intermediate substance of spinal cord

Lame de substance grise qui réunit latéralement, de chaque côté du canal central de la moelle spinale, la base des cornes antérieure et postérieure de la moelle.
Cette commissure grise latérale fait saillie latéralement (région intermédiolatérale) sous forme de la corne latérale de la moelle spinale (dite encore tractus intermediolateralis) ; elle est le siège du noyau intermédiolatéral ; elle n’est visible que sur les coupes de la moelle thoracique et lombaire de C8 à L2.

Syn. anc. commissure grise latérale

substance musculaire de la prostate l.f.

substantia muscularis prostatae (TA)

muscular tissue of prostate

Elément conjonctif riche en fibres musculaires lisses interposé entre les glandes prostatiques.

substance ostéoïde l.f.

ostein, preosseous, osteoid tissue

Substance inorganique pré-osseuse déposée par les ostéoblastes, formée d'une substance fondamentale renfermant polysaccharides et fibres de collagène.
Elle se calcifie au cours de l'ossification.
Le tissu ostéoïde est visible en microscopie optique après coloration. Son épaisseur ne dépasse habituellement pas 12 microns. L'augmentation de l'épaisseur du tissu ostéoïde est un des signes caractérisant l'ostéomalacie.

Étym. gr. osteon : os ; eidês : qui s'apparente à

suppression de graisse en IRM l.f.

fat saturation (abrégé en fat sat, ou FS)

En IRM, suppression du signal de la graisse.
En écho de spin T1, l’eau apparait en hyposignal et la graisse en hypersignal alors qu’en T2 écho de spin rapide, l’eau (œdème) est en hypersignal et la graisse en hypersignal, comme en T1. En écho de spin rapide, séquence très utilisée actuellement, le diagnostic différentiel entre eau et graisse en T2 toutes deux en hypersignal (blanches) implique donc une comparaison entre l’image T1 et l’image T2. D’où l’idée de supprimer le signal de la graisse en T2 écho de spin rapide de façon à ce que les seules structures qui demeurent en hypersignal soient les structures riches en eau.
Plusieurs techniques permettent cette suppression : méthode de saturation sélective de la graisse, séquence STIR, séquence Dixon, SPECtral Inversion At Lipids (SPECIAL), etc…

→ séquence STIR (en IRM), Dixon (méthode de),

[B2,B3]

Édit. 2018

suppression tissulaire en IRM l.f.

→ suppression des graisses, suppression des liquides

surdité de transmission l.f.

conduction deafness

→ surdité

Sylvius (scissure de) l.f.

F. De le Boë, dit Sylvius, anatomiste, physiologiste et médecin néerlandais (1614-1672)

→ sillon latéral du cerveau

synchondroses crâniales l.f.p.

synchondroses cranii (TA)

Articulations qui unissent entre elles les pièces osseuses du crâne d’origine cartilagineuse :

synchondrose sphéno-occipitale, synchondrose sphéno-pétreuse, synchondrose pétro-occipitale, synchondrose intraoccipitale postérieure, synchondrose intraoccipitale antérieure et synchondrose sphéno-ethmoïdale

synchondroses sternales l.f.p.

synchondroses sternales (TA)

Ensemble des articulations qui unissent les pièces du sternum : symphyse manubrio-sternale et symphyse xipho-sternale

syndrome cataracte, microcéphalie, arrêt de croissance et cyphoscoliose l.m.

cataract, microcephaly, failure to thrive, kyphoscoliose syndrome

Microcéphalie congénitale avec apparition secondaire d'une cataracte, d'une spasticité bilatérale, d'une cyphoscoliose, d'une luxation bilatérale de la hanche et d'un retard mental important.
La microcéphalie puis les autres signes venant secondairement compléter le syndrome évoquent, pour Talwar et Smith, une affection neurologique avec démyélinisation centrale et périphérique.

A.B. Scott-Emuakpor, pédiatre hématologue d’origine nigériane (1977) ; D. Talwar et S.A. Smith, neuropédiatres américains (1989)

[P2,Q2,H1]

syndrome de Lewis-Sumner l.m.

Lewis-Sumner’s syndrome

Polyradiculonévrite démyélinisante acquise caractérisée par une faiblesse distale asymétrique des membres supérieurs et inférieurs et par une dysfonction motrice qui apparaît à l'âge adulte.
Elle est considérée comme une variante de la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique.

R. A. Lewis, A. J. Sumner, neurologues américains (1982)

Réf. Orphanet (2014)

→ polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique

[H1]

Édit. 2018

syndrome oculo-digito-oesophago-duodénal

oculodigitoesophagoduodenal syndrome

Ensemble de malformations héréditaires avec anomalies des mains et des pieds, fentes palpébrales étroites, microcéphalie variable et atrésie œsophago-duodénale.
Sur les mains, on trouve une déformation du médian avec une clinodactylie des deuxième et troisième doigts et,  sur les pieds, une syndactylie entre les deuxième et troisième orteils et entre les quatrième et cinquième. L’affection autosomique dominante (MIM 164280) est liée à une mutation du gène MYCN.

H.G. Brunner, généticien néerlandais et R.M. Winter, généticien britannique (1991)

Syn. anomalies digitales avec fentes palpébrales rétrécies, fissures et atrésie de l'œsophage ou du duodénum

→ Feingold (syndrome), MYCN gene

[A4,O6,Q2]

syndrome post-commissurotomie l.m.

postcommissurotumy syndrome

Syndrome inflammatoire non spécifique compliquant la convalescence des patients ayant bénéficié d’une commissurotomie.
De la fièvre et des douleurs thoraciques surviennent dans les 15 jours qui suivent l'intervention chirurgicale, quelquefois accompagnées d'une péricardite et d'une pleurésie surtout gauche. La nature de ce syndrome est discuté : il s'accompagne d'un syndrome biologique inflammatoire, sans augmentation des antistreptolysines et sans que les hémocultures ne poussent. Le traitement repose sur l'aspirine, l'évolution peut durer quelques semaines, elle aboutit toujours à la guérison sans séquelles.

→ commissurotomie

[K3]

syphilis n.f.

- secondaire, caractérisée par une dissémination septicémique avec atteinte multiviscérale possible, mais essentiellement cutanée,

- tertiaire, survenant après une période de latence qui peut durer quelques années, avec possibilité de gommes syphilitiques, aortite, paralysie générale et tabès.
Les antigènes du spirochète induisent une réaction immunitaire humorale avec deux types d’anticorps : les réagines non spécifiques et les anticorps spécifiques (la classique réaction de Bordet-Wassermann est aujourd’hui abandonnée car insuffisamment sensible et spécifique).
Le traitement de choix est la pénicilline ou ses dérivés.
Syn. mal de Naples, mal français, lues venerea, vérole (grande vérole), tréponématose vénérienne

F. Schaudinn, zoologiste et E Hoffmann, médecin allemands (1905) ; J. Bordet, immunologiste et microbiologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1919 (1870-1961) A. von Wassermann, immunologiste et bactériologue allemand (1906)

Étym. Syphilus, berger malade, héros du poème de Fracastor, 1530 ; lues, du latin lues : peste

→ tréponème

système de conduction du cœur l.m.

complexus stimulans cordis, systema conducente cordis (TA)

conducting system of heart

Partie du myocarde chargé des fonctions d’excitation et de conduction.
Elle comporte deux segments : 1) l’appareil atrionecteur représenté par le nœud sinuatrial ; 2) L’appareil ventriculonecteur (ou système de Tawara-His-Purkinje) représenté par le nœud atrioventriculaire et par le faisceau atrioventriculaire qui se divise en deux branches droite et gauche, se ramifiant elles-mêmes en un réseau subendocardial.

Syn. anc. appareil connecteur atrioventriculaire, myocarde différencié, système autonome du cœur, système cardionecteur, système musculaire spécifique, système de commande du cœur, tissu cardionecteur, tissu nodal

→ nœud sinuatrial , nœud atrioventriculaire, faisceau atrioventriculaire, branche droite du faisceau atrioventriculaire, branche gauche du faisceau atrioventriculaire, rameaux subendocardiaux

T3 sigle f. pour 3,5,3'-tri-iodothyronine.

Hormone thyroïdienne la plus active, capable de se former au niveau des tissus cibles par désiodation de la thyroxine T4

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