Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cyclase n.f.

cyclase

Enzyme catalysant une réaction aboutissant à la cyclisation d'une molécule.
On range parmi les cyclases l'époxysqualène-cyclase, la cyclooxygénase des acides polyéthyléniques, etc.

[C1]

cycle citrique l.m.

citric acid cycle

Voie métabolique qui effectue le catabolisme oxydatif du radical acétyle en utilisant une molécule d'acide oxaloacétique pour former l'acide citrique et au bout de laquelle celle-ci se trouve régénérée après avoir accompli un cycle de réactions ayant transformé le radical acétyle en 2 CO2 et 4 H2O.
Les étapes sont : isomérisation du citrate en isocitrate (catalysée par l'aconitase), déshydrogénation en oxalosuccinate et décarboxylation en α-cétoglutarate (catalysées par l'isocitrate-déshydrogénase), décarboxylation oxydative en succinyl-CoA (par l'α-cétoglutarate-déshydrogénase), libération du succinate (avec formation d'ATP par la succinyl-thiokinase), déshydrogénation en fumarate (par la succinate-déshydrogénase), hydratation en malate (par la fumarase), déshydrogénation en oxaloacétate (par la malate-déshydrogénase) et condensation de l'oxaloacétate avec l'acétyl-CoA pour refaire une nouvelle molécule de citrate (par la citrate-synthase).

→ Krebs (cycle de)

[C1]

cycle de Cori l.m.

Cori’s cycle

La glucogénèse à partir du lactate, qui ferme le cycle de Cori a tous les caractères d'une gluconéogénèse.
Ce cycle physiologique a été décrit par C.F. Cori et G.T. Cori, biochimistes américains d’origine tchèque (1929), prix Nobel de Médecine en 1947.

→ Cori (ester des)

[C1,C2]

cycle de Krebs l.m.

Krebs’ cycle

H. Krebs, Sir, biochimiste britannique d'origine allemande, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1953 (1900-1981)

→ Krebs (cycle de)

[C1]

cycle de Krebs et Henseleit l.m.

Krebs’ ornithine cycle

H. A. Krebs, Sir, biochimiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1953 et K. Henseleit, biochimiste allemand (1932)

→ cycle de l'uréogénèse

[C1,C2]

cycle de l'uréogénèse l.m.

ornithine cycle

Cycle au cours duquel la biosynthèse de l'urée dans le foie à partir de l'azote ammoniacal utilise une molécule d'ornithine pour former l'arginine, celle-ci étant régénérée après avoir accompli un cycle de réactions aboutissant à l'urée.
Ce cycle a été appelé cycle de Krebs, puis cycle de Krebs et Henseleit quand il a fallu le distinguer du cycle de Krebs proprement dit, le cycle tricarboxylique.

H. A. Krebs, Sir, biochimiste britannique, prix Nobel de médecine en 1953 et K. Henseleit, biochimiste allemand (1932).

→ uréogénèse

[C1,C2]

cycle de Lynen l.m.

Lynen's cycle

F. F. Lynen, biochimiste allemand, prix Nobel de Médecine en 1964 (1911-1979)

→ Lynen (hélice de)

[C1,C2]

cycle des pentoses ou des pentose-phosphates l.m.

pentose-phosphate cycle

Voie métabolique qui permet de mettre des atomes d'hydrogène, provenant de l'oxydation du glucose, sous une forme active de NADPH, nécessaire à de nombreuses réactions de synthèses ou de réductions.
Cette voie, plus correctement appelée "voie des pentose-phosphates", est décrite comme un cycle dans lequel 6 pentoses se transforment en 5 hexoses qui avec un sixième hexose redonnent 6 pentoses, le sixième hexose ayant été dégradé en 6 CO2 en fournissant 12 NADPH.

→ voie des pentoses

[C1]

cycle du glyoxylate l.m.

glyoxylic acid cycle

Cycle de réactions qui, partant de l'acide glyoxylique, y retourne après avoir introduit deux radicaux acétyle dans la synthèse d'un acide succinique.
Cette voie métabolique n'est pas possible dans les tissus animaux ; elle a lieu dans les glyoxysomes des végétaux, qui l'utilisent pour transformer les acides gras des lipides de réserve en glucides.
Les étapes sont : condensation du glyoxylate avec l'acétylcoenzyme A pour former le malate (catalysée par une malate-synthase), déshydrogénation en oxaloacétate, condensation du malate avec l'acétyl-CoA pour former le citrate, isomérisation en isocitrate (par l'aconitase), scission de l’isocitrate en succinate et glyoxylate (par une isocitrate-lyase). La malate-synthase et l'isocitrate-lyase sont des enzymes spécifiques des glyoxysomes.

[C1]

cycle furanique l.m.

furanic cycle

Chimie : cycle pentagonal dont les cinq sommets sont constitués de quatre carbones et un oxygène.
Une structure en cycle furanique est fréquemment adoptée par les cétohexoses, en particulier le fructose, et par les pentoses en solution dans l’eau

→ cétohexose, pentose

[C1]

Édit. 2019

cycle tricarboxylique l.m.

tricarboxylic acid cycle

Ce cycle, dit aussi cycle citrique, voit intervenir trois acides tricarboxyliques à 6 carbones : les acides citrique, cis-aconitique et isocitrique.

→ Krebs (cycle de)

[C1]

cycline n.f.

cyclin

1) Protéine régulatrice des eucaryotes qui, en activant une kinase, permet le passage d’une phase du cycle cellulaire à la suivante.
Cette protéine cellulaire joue un rôle indispensable dans le cycle de division cellulaire. Sa synthèse s'effectue pendant l'interphase et sa destruction après le déclenchement de la mitose.
Quatre familles de cyclines, identifiées par les lettres A, B, D et E, sont actuellement connues. La cycline B peut s'associer à une protéine p34 (protéine codée par un gène cdc2) en formant une association appelée MPF ou "maturation promoting factor" ; ce MPF subit l'action de kinases, une thréonine-kinase et une tyrosine-kinase, puis de phosphatases et phosphotransférases aboutissant à un MPF actif qui déclenche la protéolyse de la cycline et secondairement l'inactivation de la protéase. La cycline A est nécessaire à la progression du cycle à la phase de transition G1/S.
2) Famille d’antibiotiques.

→ eucaryote, kinase, cycle de division cellulaire, mitose, phosphatase, phosphotransférase
tétracyclines

[C1, C3]

Édit. 2019

cycline B/cdk1 l.f.

cyclinB/Cdkl, cyclin-dependent kinase 1

Enzyme intervenant dans la phosphorylation des protéines, en particulier des lamines.
Les lamines A/C ont un site de phosphorylation de chaque côté du domaine central entre celui-ci et les segments C- et N-terminaux. La phosphorylation entraîne la rupture de la polymérisation et la désorganisation de la lamina. Les lamines ainsi libérées sont solubles dans le plasma nucléaire et interviennent dans la régulation du cycle mitotique.

Syn. complexe cycline B activée, Cdc2 (Cell division cycle protein 2)

→ lamina nucléaire, lamine, cycline

[C1]

cyclo-oxygénase n.f.

cyclooxygenase

Enzyme impliqué dans la biosynthèse des prostaglandines, catalysant l'oxydation par un anion superoxyde de l'acide arachidonique avec formation d'un radical peroxyde sur le carbone 11, suivie d'une cyclisation entre les C8 et 12, et obtention d'un endoperoxyde entre les C9 et 11.
L'oxydation est achevée par une peroxydation du C15, aboutissant à une prostaglandine PGG2,, hydroperoxyde cyclique instable, rapidement transformé en PGH2,. On connaît deux cyclooxygénases, l'une, dite constitutive (COX-1), est impliquée plus spécialement dans la synthèse des prostacyclines ; l'autre (COX-2), est induite par les stimulus inflammatoires.
Une cyclo-oxygénase est présente dans les membranes plasmiques de toutes les cellules des eucaryotes. Son site catalytique comporte un atome de fer ferreux. Elle est inhibée de façon plus ou moins importante par la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l'aspirine.

[C1,C2]

cyclopeptide n.m.

cyclopeptide

Peptide ne possédant pas d'extrémité aminée ni carboxylique libre par suite de leur condensation entre elles.
Certains peptides sont semi-cycliques lorsque l'extrémité est unie à une fonction -aminée d'une lysine, ou une fonction ω -carboxylique d'un acide glutamique ou aspartique. Parmi les cyclopeptides naturels, on connaît les toxines de l'amanite phalloïde, phalloïdine et amanitine, et des antibiotiques, tels que les gramicidines et les tyrocidines.

[C1]

cyclophiline n.f.

cyclophilin

Protéine capable de se lier à la cyclosporine A, possédant une activité enzymatique de peptidyl-prolyl-cis-trans-isomérase, et jouant un rôle dans l'apoptose.
On distingue plusieurs cyclophilines de masse moléculaire voisine de 20 kDa. La cyclophiline A, la plus abondante dans les cellules, est cytosolique et a une masse de 18 kDa. La cyclophiline B, de masse 21 kDa est présente dans le réticulum endoplasmique, mais peut aussi sortir des cellules ; on l’a trouvée dans le lait humain ; elle peut aussi se lier aux cellules T. La cyclophiline C de masse 22,8 kDa est présente dans les mitochondries.

[C1]

CYFRA21-1 acr. angl. m. pour CYtokeratin FRAgment

Marqueur tumoral utilisant une méthode immunoradiométrique de mesure biologique d'un fragment de la cytokératine 19.
Le terme CYFRA21-1 est la contraction de l'anglicisme CYtokeratin FRAgment BM-19-21 et KS19-1. La cytokératine 19 est une protéine distribuée essentiellement dans les cellules épithéliales. Elle est reconnue spécifiquement par deux anticorps monoclonaux BM19-21 et KS19-1. Sa présence sérique est relativement spécifique du diagnostic de carcinome bronchique primitif, surtout de type épidermoïde.

[C1,F2,K1]

CYLD sigle de cylinDromatosis

Cyld (protéine)

Protéine suppresseur de tumeur, qui participe à la chaîne de signalisation du TNF et qui agit comme une désubiquitinase de NEMO et de TRAF2.

H. A. Brooke, dermatologiste britannique (1892) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1899) ; F. Ronchese, dermatologue américain d’origine italienne (1892-1976)

[Q1,C1]

cynuréninase n.f.

kynureninase

Enzyme à pyridoxal-phosphate catalysant la scission de la cynurénine en acide anthranilique et alanine et l'hydroxy-3-cynurénine en acide hydroxy-3-anthranilique et alanine.
Cet enzyme est présent dans le foie et le rein. Un déficit de cet enzyme peut être cause d'hydroxycynuréninurie. Un autre défaut serait aussi la cause d'une acidurie xanthurénique sensible à la pyridoxine. Ces deux affections congénitales s'accompagnent de retard mental.

→ xanthurénique (acide)

[C1,C2,Q2]

cynurénine n.f.

kynurenine

Anthraniloyl-3-alanine, métabolite du tryptophane, qui se forme par oxydation du noyau pyrrole, et départ du radical formyle de la formylcynurénine ainsi obtenue.
Son hydroxylation conduit à l'hydroxy-3-cynurénine précurseur de l'acide hydroxy-3-anthranilique, qui peut subir une dégradation complète ou une transformation en acide quinolinique, précurseur du NAD et de l'amide nicotinique. L'excrétion urinaire de cynurénine est augmentée au cours des avitaminoses B6, en même temps que celle des acides cynurénique et xanthurénique.

Étym. à partir de l'acide cynurénique

[C1]

CYP symb. du

→ CYtochrome P450

[C1]

CYP11A1 gene , acr. angl. pour CYtochrome P450, family 11, subfamily A, polypeptide 1 l.m.

Gène, situé sur le locus chromosomique 15q24.1, codant pour un membre de la superfamille des enzymes du cytochrome P450 ; ces protéine, situées dans la membrane interne mitochondriale, sont des mono-oxygénases catalysant de nombreuses réactions intervenant dans le métabolisme médicamenteux, la synthèse du cholestérol, des stéroïdes et autres lipides.
Les maladies associées à ce gène incluent un désordre du développement sexuel, une insuffisance surrénalienne due à un déficit de cp11a1, une insuffisance surrénalienne isolée congénitale due à un déficit en cyp11a1.

→ cytochrome P450

[C1]

Édit. 2017

CYP17A1 gene , acr. angl. pour CYtochrome P450, family 17, subfamily A, polypeptide 1 l.m.

Gène, situé sur le locus chromosomique 10q24.3, qui code pour une mono-oxygénase, (membre de la superfamille des enzymes du cytochrome P450) se situant dans la zone réticulée du cortex surrénalien et la zone fasciculaire des tissus gonadiques.
Cette mono-oxygénase catalyse de multiples réactions intervenant dans le métabolisme des médicaments, dans la synthèse du cholestérol, des stéroïdes, et autres lipides.
Des mutations de ce gène sont associées au déficit en 17 alpha-hydrolase, déficit en 17-hydrolase/17, 20-lyase, déterminant impubérisme, hypertension artérielle avec hypokaliémie et hyperplasie congénitale des surrénales

→ cytochrome P450, hyperplasie congénitale des surrénales, déficit en 17 alpha-hydroxylase, Biglieri (syndrome de)

[C1]

Édit. 2017

CYP 21A2 gene acr.angl. CYytochrome P450 family 21 subfamily A member 2 l.m.

Gène situé sur le locus chromosomique 6p21.3 qui code pour une enzyme appelée 21-hydroxylase qui intervient dans de nombreux processus métaboliques tels que celui des médicaments, la production du cholestérol et d’autres lipides, de certaines hormones : c’est l’enzyme-clé de la biosynthèse de la stéroïdogénèse surrénalienne.
Les mutations ponctuelles de ce gène (80% des cas) ou de larges réarrangements (20%) sont responsables des déficits en 21-hydroxylase qui constituent 95% des causes d’hyperplasie congénitale de surrénales. Il existe une bonne corrélation entre la nature des mutations et la sévérité du phénotype. L’identification moléculaire des mutations à risque constitue un temps important du conseil génétique.
Gène situé sur le locus chromosomique 2p22.2, codant pour un enzyme de la famille du cytochrome P450 actif dans de nombreux tissus incluant la structure de l’œil ; cette dernière activité n’est pas claire bien que celle-ci intervient dans la régulation de la secrétion de liquide à l’intérieur de l’œil.
Des mutations de ce gène interviennent dans l’anomalie de Peters et le glaucome congénital.

Syn. aryl hydrocarbon hydroxylase, CP1B, CP1B1_HUMAN, cytochrome P450, family 1, subfamily B, , olypeptide 1, cytochrome P450, subfamily I (dioxin-inducible), polypeptide 1 (glaucoma 3, primary infantile), flavoprotein-linked monooxygenase, GLC3A, microsomal m

→ Peters (anomalie de), glaucome congénital, cytochrome P450

[C1]

Édit. 2017

CYP11B1 gene , acr. angl. pour CYtochrome P450, family 11, subfamily B, polypeptide 1 l.m.

Gène, situé sur le locus chromosomique 8q24.3, codant pour un membre de la superfamille des enzymes du cytochrome P450 ; ces protéines sont des mono-oxygénases catalysant de nombreuses réactions intervenant dans le métabolisme médicamenteux, la synthèse du cholestérol, des stéroïdes et autres lipides ; ce stéroïd 11-bêta-hydroxylase agit au niveau des mitochondries de la zone fasciculée du cortex surrénalien en transformant du 11-deoxycortisol en cortisol et du 11-deoxycorticostérone en corticostérone
Des mutations de ce gène sont responsables de l’hyperplasie congénitale des surrénales due à un déficit en 11 bêta hydroxylase.

→ hyperplasie congénitale des surrénales due à un déficit en 11 bêta-hydroxylase, cytochrome P450

[C1]

Édit. 2017

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