Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1475 résultats 

nœuds lymphatiques latéraux superficiels du cou l.m.p.

nodi lymphatici cervicales superficiales (TA)

lateral superficial cervical lymph nodes

Nœuds lymphatiques satellites de la veine jugulaire externe depuis sa sortie de la région parotidienne jusqu’au bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien.

Syn. anc. ganglions lymphatiques latéraux superficiels du cou

oblitine n.f.

oblitin

Ester éthylique de la carnitine, présent dans l'extrait de muscle.

→ carnitine

Édit. 2017

octopine n.f.

octopin

Dérivé guanidylé isolé du muscle d'un octopode, invertébré marin à huit tentacules, l'Octopus.
Il est constitué par l'union d'une molécule d'arginine et d'un radical carboxylethyl dérivé du pyruvate.

Édit. 2017

olécrâne n.m.

olecranon (TA)

olecranon

Processus postérieur et vertical de l’extrémité supérieure de l’ulna qui, avec le processus coronoïde, circonscrit l’incisure trochléaire dans laquelle s’articule la trochlée de l’humérus.
Il donne insertion au tendon du muscle triceps brachial.

Édit. 2017

ombre compagne (en radiologie) l.f.

satellite shadow

Sur une radiographie du thorax de face, ligne parallèle au bord crânial des clavicules, crée par la tangence du rayon incident à l’interface entre l’air ambiant et les parties molles du creux supra-claviculaire.
Une image analogue peut être vue à la partie latérale du bord caudal des premières côtes (surtout la seconde), toujours due à la tangence du rayon incident à l’interface entre l’air pulmonaire et les parties molles para-costales (muscle, graisse, plèvre…).

[B2]

Édit. 2017

onde F de l'électromyogramme l.f.

F wave

Potentiel d'action musculaire obtenu par stimulation supra-maximale du nerf efférent.
Il correspond à l'activation antidromique des motoneurones et a donc une latence plus longue que le potentiel d'action global du muscle (PAM), obtenu par activation orthodromique directe suivant la stimulation supra-maximale. L'amplitude de l'onde F est plus petite que celle du PAM. Lors de stimulations successives, les ondes F sont obtenues de façon intermittente ; leurs amplitudes et leur latence sont variables. La mesure de la latence de l'onde F est utile pour étudier la conduction proximale des fibres nerveuses motrices périphériques.

Édit. 2017

opération de Codivilla l.f.

Codivilla’s procedure

Technique de transfert du muscle jambier postérieur (tibialis posterior) à travers la membrane interosseuse tibiopéronière sur le dos du pied pour restaurer une dorsiflexion active du pied.

A. Codivilla, chirurgien orthopédiste italien (1905)

[I2]

Édit. 2017

ophtalmoplégie douloureuse l.f.

painful ophtalmoplegia

Ptosis par paralysie du muscle releveur de la paupière supérieure innervé par le moteur oculaire externe (VIe paire crânienne), souvent associé à un déficit plus ou moins complet du nerf moteur oculaire commun (IIIe paire crânienne) et accompagné d'une douleur locale, p. ex.dans le territoire de l'ophtalmique de Willis, branche supérieure du nerf trijumeau (Ve paire crânienne).
Ses causes sont très diverses : lésions locales de l'apex orbitaire, de la fente sphénoïdale, du sinus caverneux, dont la recherche est facilitée par les investigations complémentaires ; causes générales telles qu'un diabète, parfois méconnu.
Dans le syndrome de Tolosa-Hunt, la douleur persiste pendant des semaines ou des mois. Le ptosis et l'ophtalmoplégie sont retardés. Dus à un granulome non spécifique développé dans le sinus caverneux, ces troubles régressent sous corticothérapie.

E. Tolosa, neurochirurgien espagnol (1961) ; W. E. Hunt, neurochirurgien américain (1961)

→ Tolosa-Hunt (syndrome de)

Édit. 2017

orbiculaire de la bouche (muscle) l.m.

Muscle constricteur des lèvres supérieure et inférieure comprenant deux parties : l’orbiculaire externe et l’orbiculaire interne.
Ilest innervé par le nerf facial.

Syn. muscle orbiculaire des lèvres

Édit. 2017

orbiculaire des paupières l.m.

eyelid orbicularis

Muscle plat formé de fibres concentriques disposées autour de la fente palpébrale et de la base de l'orbite, appartenant aux muscles peauciers de la face.

Édit. 2017

organe juxta-oral l.m.

organum juxtaorale (TA)

juxta-oral organ

Petit prolongement de tissu glandulaire dans la région postéro-inférieure de la glande parotide.
Long de dix à quatorze millimètres et d’un diamètre de deux millimètres, il est situé en dehors du muscle buccal dans chacune des joues. Il est constitué d’un cordon ramifié central de parenchyme épithélial entouré d’un tissu conjonctif particulièrement riche en fibres nerveuses. Initialement reconnu par Chievitz comme une structure rudimentaire qui disparait au cours du développement embryonnaire avant la naissance, il a été prouvé par Zenker que cette formation peut être trouvée fréquemment chez l’adulte.

J. H. Chievitz, anatomiste danois (1885), W. Zenker, anatomiste autrichien (1953)

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Syn. anc. organe de Chievitz

[A1]

Édit. 2019

orifice tympanique du canalicule de la corde du tympan l.m.

apertura tympanica canaliculi chordae tympani (TA)

tympanic aperture of canaliculus for chorda  tympani

Orifice  qui s’ouvre sur la paroi postérieure de la caisse du tympan, entre le sillon tympanique en dehors et l’éminence pyramidale du muscle du stapès en dedans.

Édit. 2017

orifice tympanique du tube auditif l.m.

ostium tympanicum tubae auditivae, ostium tympanicum tubae auditoriae (TA)

tympanic opening

Orifice postérieur du tube auditif qui s’ouvre sur la paroi antérieure de la caisse du tympan.
Il est situé au-dessous de la saillie de l’orifice du canal du muscle tenseur du tympan.

B. Eustache (Eustachi, Eustachio, Eustachius), médecin et anatomiste italien (1520-1574)

Syn. anc.  orifice tympanique de la trompe d’Eustache

Édit. 2017

ossification n.f.

ossification

Formation de tissu osseux ; transformation d'un tissu en une structure osseuse.
Les principaux modes de l'ossification sont :
- l'ossification enchondrale à partir d'une ébauche cartilagineuse : c'est le cas des membres ;
- l'ossification de membrane à partir d'ébauches mésenchymateuses : c'est le cas du crâne ;
- l'ossification périostée pour la croissance en épaisseur de l'os ;
- l'ossification du cal fracturaire à partir du tissu néoformé entre les fragments de la fracture ;
- l'ossification hétérotopique dans un tissu qui ne contient pas d'os à l'état normal : peau, muscle ...
Le terme ostéogenèse est parfois utilisé à la place d'ossification ; il a cependant un sens précis de formation du tissu osseux à son origine. Le terme calcification s'applique à la surcharge d'un tissu en sels minéraux sans organisation en os.
En pathologie, un tissu osseux peut apparaître dans un foyer de nécrose, dans une cicatrice (os de seiche), dans des lésions inflammatoires ou dégénératives chroniques, p. ex. artérielles ou musculaires comme dans le cas de la myosite ossifiante, ou dans le stroma de tumeurs malignes. Ces ossifications pathologiques surviennent le plus souvent selon un processus de métaplasie.

→ ostéogenèse, os de seiche, métaplasie

Édit. 2017

ostium tympanique de la trompe auditive l.m.

ostium tympanicum tubae auditivae (TA)

Orifice de la trompe auditive situé sur la paroi antérieure du cavum tympanique, au-dessous du canal du muscle du marteau.

Syn. orifice tympanique de la trompe auditive

Édit. 2017

os zygomatique l.m.

os zygomaticum (TA)

zygomatic bone

Os situé à la partie supérieure et latérale de la face, en dehors du maxillaire.
Il participe au relief de la pommette. Il forme la partie antérieure de la paroi inférieure et de la paroi latérale de l’orbite. Il borde, en avant et en dehors, la fosse temporale en haut et la fosse infratemporale en bas. On lui décrit une face orbitaire où s’ouvre le foramen zygomatico-orbital, orifice d’entrée du canal temporo-malaire,  une face latérale ou malaire où s’ouvre le foramen zygomatico-facial orifice de sortie du canalicule malaire,  et  une face  temporale où s’ouvre le foramen zygomatico-temporal, orifice de sortie du canalicule temporal. Il est limité par quatre bords : un bord antéro-supérieur ou orbitaire qui forme la partie inférieure et latérale du rebord de l’orbite et qui donne naissance au processus frontal ; un bord postéro-supérieur ou temporal sur lequel s’attache le fascia temporal, en particulier sur le tubercule marginal ; un bord antéro-inférieur ou maxillaire articulé avec le sommet de la pyramide du maxillaire ; un bord postéro-intérieur qui donne insertion au muscle masséter. Son angle supérieur à l’union du bord orbitaire et du bord temporal constitue le processus frontal articulé avec le processus zygomatique de l’os frontal. Son angle postérieur à l’union des bords temporal et massétérin s’articule avec le processus zygomatique de l’os temporal.

Étym. gr.zugôma = joug

Syn. anc. os malaire

Édit. 2017

PAF-acéther n.m.

PAF-acether

Phospholipide activateur des plaquettes, de type alcoxyphosphatide, constitué d'un alcool gras, l'alcool cétylique, lié par une liaison éther au C1 d'une acétyl-2-glycérophosphorylcholine.
Appelé plus simplement PAF (platelet activating factor), le PAF-acéther est un très puissant agrégant naturel pour les plaquettes sanguines déclenchant la libération de sérotonine. Il agit aussi sur d'autres cellules, par ex. muscle lisse, foie, poumon, cœur, et il a un pouvoir hypotenseur. Il est stocké dans les cellules sous forme inactive. Libéré lors de l’activation des cellules, il est rapidement dégradé par des hydrolases. Il est présent entre autre dans la moelle, la rate, les parois artérielles et les plaques athéromateuses. Il est formé à partir de phospholipides hydrolysés par une phospholipase A2. Il est biosynthétisé mais non libéré par les macrophages humains. Il provoque une bronchoconstriction intense qui n’est inhibée ni par l’aspirine, ni par les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens. Des inhibiteurs spécifiques ont été synthétisés. Lors de sa mise en évidence, la molécule a été identifiée par sa capacité à activer les plaquettes d’où sa dénomination. C’est un des principaux médiateurs de l’inflammation.

Syn. PAF, médiateur de l’inflammation allergique

paralysie récurrentielle l.f.

recurrent laryngeal nerve paralysis

Paralysie due à une lésion du nerf laryngé récurrent.
La corde vocale peut être paralysée en position para-médiane, entraînant une dysphonie légère, ou en abduction avec dysphonie majeure.
Au miroir laryngé, en laryngoscopie indirecte, à l’optique rigide ou en nasofibroscopie laryngée, la corde vocale est immobile. L’aryténoïde est basculé en avant, il conserve de petits mouvements liés à la contraction du muscle inter-aryténoïdien dont l’innervation est bilatérale. Avec le temps, on peut voir survenir une atrophie de la corde, dont le bord libre prend un aspect concave.
Ces paralysies peuvent avoir une origine médicale (névrite virale ou toxique), ou être en rapport avec une compression siégeant le long des trajets du nerf laryngé récurrent ou du nerf vague.
Elle peut aussi être iatrogène à la suite d’une intervention sur cette région (chirurgie de la glande thyroïde  ou des glandes parathyroïdes).
Le traitement comporte une rééducation orthophonique, associée ou non à une chirurgie de médialisation cordale par voie externe (thyroplastie) ou par voie endoscopique (graisse autologue). Le but de la chirurgie de médialisation est de permettre au patient de retrouver une voix normale et de corriger les fausses routes alimentaires

→ dysphonie, orthophonie, thyroplastie

paroi carotidienne de la cavité tympanique l.f.

paries caroticus cavi tympani (TA)

carotid wall of tympanic cavity

Partie inférieure de la paroi antérieure de la cavité tympanique.
Elle est formée par une lame osseuse mince qui sépare la cavité de la portion verticale et du coude du canal carotidien. Cette lame est creusée de petits orifices qui livrent passage aux nerfs carotico-tympaniques et à des veinules qui vont de la muqueuse tympanique au plexus veineux péri-carotidien. Cette partie de la paroi antérieure est située au-dessous  de la saillie du canal du muscle tenseur du tympan et de l’orifice postérieur du tube auditif.

paroi labyrinthique de la cavité tympanique l.f.

paries labyrinthicus cavi tympani (TA)

labyrinthine wall of tympanic cavity, medial wall of tympanic cavity

Paroi médiale de la cavité tympanique qui répond à l’oreille interne.
Sa partie centrale est occupée par le promontoire de la cavité tympanique. Au-dessous du promontoire, à la limite entre la paroi labyrinthique et la paroi jugulaire de la cavité, s’ouvre l’orifice supérieur du canalicule tympanique prolongé sur le promontoire par le sillon du promontoire ; ils livrent passage au nerf tympanique. Au-dessus et en arrière du promontoire s’ouvre la fenêtre du vestibule au fond de la fossette de la fenêtre du vestibule. Au-dessous et en arrière du promontoire s’ouvre la fenêtre de la cochlée au fond de la fossette de la fenêtre de la cochlée. En arrière du promontoire, dans l’intervalle des fenêtres du vestibule et de la cochlée, se situe le sinus tympanique séparé de la fossette de la fenêtre du vestibule par le subiculum du promontoire et de la fossette de la fenêtre de la cochlée par le cubiculum du promontoire ou crête de la fenêtre de la cochlée. Au-dessus et en arrière de la fossette de la fenêtre du vestibule se situe le relief cylindroïde soulevé par la deuxième portion du canal du nerf facial. Une légère dépression sépare ce relief de la saillie déterminée par le canal semi-circulaire latéral. En avant et au-dessus de la fenêtre du vestibule et du promontoire court le canal du muscle tenseur du tympan. L’orifice postérieur du canal, s’ouvre après un court segment de déhiscence de la paroi externe du canal, sur une formation lamellaire incurvée et saillante, le processus cochléariforme.

Syn. anc. paroi interne de la caisse du tympan

paroi membranacée de la trachée l.f.

paries membranaceus (trachea)
Membrane fibromusculaire plane tendue entre les extrémités des anneaux trachéaux et des ligaments annulaires à la face postérieure de la trachée.
Elle est formée par une adventice, le muscle trachéal et la muqueuse.
Anc. dénom. membraneuse trachéale, lame trachéale transverse, membrane trachéale

membranous wall (trachea)

partie alaire du muscle nasal l.f.

pars alaris musculi nasalis (TA)

alar part of nasalis

Muscle peaucier, petit, aplati, très court et mince, triangulaire, occupant l’aile du nez.
Il s’insère sur la face profonde de la peau du sillon naso-génien et se  termine sur la face profonde des téguments qui recouvrent toute l’étendue du bord inférieur de la narine. Il dilate la narine. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial

G. Santorini, anatomiste et médecin italien (1681- 1737) ; J. Cruveilhier, médecin, anatomiste et anatomo-pathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1791-1874)

Syn. anc. muscle dilatateur de la narine ; muscle dilatateur propre de Santorini ; muscle pinnal transverse de Cruveilhier

[A1]

Édit. 2017

partie cœliaco-duodénale du muscle suspenseur du duodénum l.f.

pars coeliacoduodenalis  musculi suspensorii duodeni  (TA)

coeliacoduodenal part of suspensory muscle of duodenum

Partie du muscle suspenseur du duodénum reliée au fascia prévertébral au bord supérieur de la deuxième vertèbre lombaire.

→ muscle suspenseur du duodénum

partie intramurale de l'urèthre féminin l.f.

pars intramuralis urethrae feminae (TA)

intramural part of female urethra

Segment proximal de l’urèthre de la femme, situé au-dessus des fascias supérieur et inférieur du diaphragme urogénital et en avant du vagin auquel il est étroitement uni par une épaisse couche de tissu cellulaire dense.
Il est engainé par le muscle sphincter externe de l’urèthre.

Syn. anc. urèthre pelvien de la femme, urèthre intrapelvien de la femme, urèthre supérieur de la femme.

partie latérale de l'os occipital l.f.

pars lateralis  ossis occipitalis (TA)

lateral part of occipital bone

Chacune des deux parties latérales de l’os occipital situées de part et d’autre du foramen magnum.
On leur décrit une face exocrânienne, une face endocrânienne et deux bords, latéral et médial. La face exocrânienne supporte le condyle occipital, bordé en avant et en arrière par les fosses condylaires antérieure et postérieure, et latéralement par la surface d’insertion du muscle droit latéral de la tête. La face endocrânienne présente une saillie, le tubercule jugulaire ; en arrière et en dedans de lui s’ouvre l’orifice endocrânien du canal condylien ; en arrière et en dehors se termine le sillon du sinus latéral. Le bord médial limite le foramen magnum. Le bord latéral est divisé en deux segments par le processus jugulaire : le segment postérieur s’articule avec la partie pétreuse de l’os temporal (partie mastoïdienne) ; le segment antérieur est subdivisé par la saillie du  processus intra-jugulaire et limite en dedans le foramen jugulaire.

Syn. anc. masse latérale de l’occipital

→ condyle occipital, canal condylaire, canal du nerf hypoglosse, fosse condylaire, tubercule jugulaire, incisure jugulaire, processus jugulaire, processus intrajugulaire de l'os occipital

| page précédente | /59 | page suivante