Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1226 résultats 

gène orphelin
l.m.

orphan gene

Gène pour lequel la protéine codée et donc la fonction restent inconnues.

[Q1]

Édit. 2019

facteur accélérant le déclin l.m.

decay accelerating factor

Protéine ancrée à la membrane cellulaire par un glycosylphosphatidylinositol.
Le facteur accélérateur du déclin (Decay Accelerating Factor, DAF), également appelé CD55, est un inhibiteur physiologique de l'action du complément sérique. Il intervient dans la régulation des réactions immunitaires.

Sigle DAF, CD55

Réf. complément sérique, glycosylphosphatidylinositol

[C1, C3, F3]

Édit. 2019

étanercept n.m.

Anti-TNF-alpha.
Protéine de fusion du récepteur p75 du TNF alpha couplé à un fragment d'IgG humaine qui se lie au TNF alpha et l'empêche d'atteindre ses récepteurs membranaires.
Elle est indiquée dans la polyarthrite rhumatoïde, l'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire, la spondylarthrite axiale active sévère de l'adulte, le rhumatisme psoriasique actif et évolutif, résistant au traitement de fond et le psoriasis en plaque résistant aux autres traitements.

→ TNF, anti-TNF alpha, immunoglobuline G, polyarthrite rhumatoïde (manifestations cliniques de la), arthrites juvéniles idiopathiques, spondylarthrite, arthrite psoriasique, psoriasis

[G5, I1, J1]

Édit. 2019

YARS2 gene acr. angl.pour tyrosyl-tRNA synthetase 2 mitochondrial

Gène localisé en 12p11.21, qui code pour une protéine mitochondriale catalysant la fixation de la tyrosine à tRNA(Tyr).
Une mutation de ce gène est associée à la myopathie, l’acidose lactique et l’anémie sidéroblastique type 2 (MLASA2)

Lisa G. Riley, médecin généticienne australienne (2013)

→ myopathie, acidose lactique et anémie sidéroblastique

[Q1, F1, H1, 2015]

mutation synonyme l.f.

synonymous mutation

Mutation silencieuse qui touche un exon, sans changer la séquence de la protéine

→ mutation, exon

[Q1]

Édit. 2019

mutation conservatrice l.f.

conservative mutation

Remplacement d’un acide aminé dans une protéine par un résidu différent n’entraînant pas de modification fonctionnelle.

[C3, Q1]

Édit. 2019

long ARN non codant l.m.

long non coding RNA (lncRNA)

Transcrit de plus de 200 nucléotides qui ne code pas  une protéine.
Cette définition permet de les distinguer des petits ARN régulateurs tels les microARN. Ils constituent un groupe de taille très hétérogène, certains pouvant s’étendre sur plusieurs dizaines de kilobases. En fonction de leur position par rapport aux gènes codants, les gènes des longs ARN non codants peuvent être divisés en deux grandes catégories, intergéniques et  intragéniques. Les premiers sont localisés dans les régions non annotées du génome. Les seconds chevauchent les gènes codants et répondent à plusieurs sous-catégories selon leur orientation par rapport  à ceux-ci, antisens ou  intronique, par exemple. Ces ARN agissent en modulant l’expression des gènes. On leur fait jouer un rôle dans les cancers en tant qu’oncogènes ou suppresseurs de tumeurs.

[Q1]

Édit. 2019

biologie combinatoire l.f.

combinatorial biology

Création d’un grand nombre de composés, habituellement des peptides ou des protéines qui, après liaison à des phages filamenteux, peuvent être triés par fixation à des cibles spécifiques, la protéine sélectionnée  étant ensuite amplifiée en infectant des bactéries avec ces phages.

→ phage, exposition sur phage

[B3]

Édit. 2019

proprotéine convertase l.f.

proprotéine convertase

Famille d'enzymes protéolytiques convertissant une proprotéine inactive en protéine active par protéolyse partielle.
Les proprotéines convertases (PC) sont actuellement appelées "proprotéine convertase subtilisine kexine" (PCSK) pour rappeler leur homologie avec ces deux dernières enzymes trouvées dans les bactéries et les levures. On en distingue actuellement 9 groupes numérotés de PCSK1 à PCSK9. avec des distributions tissulaires et des fonctions différentes.
PCSK1 (également appelée PC1 ou PC3 ou PC1/3) et PCSK2 (également appelée PC2) sont des prohormones convertases qui permettent l'activation de nombreuses prohormones polypeptidiques et proneuropeptides.
PCSK9 présente un intérêt particulier dans le domaine du métabolisme lipidique puisqu'elle dégrade le récepteur des LDL
(Low Density Lipoprotein), ce qui empêche l'internalisation du cholestérol lié aux LDL et augmente la cholestérolémie. Des inhibiteurs de PCSK9 sont proposés pour le traitement de certaines formes d'hypercholestérolémie familiale.

Sigle PC, PCSK

→ proprotéine, prohormone, LDL, protéolyse, prohormone convertase, proneuropeptide, cholestérol

[C1, C3]

Édit. 2019

Pick (corps de)
l.m.

Inclusions constituées de protéine tau entraînant un gonflement des neurones qui précède leur dégénérescence.

A. Pick, neuropsychiatre tchèque (1892)

→ maladie d'Alzheimer, maladie de Pick, dégénérescences lobaires fronto-temporales

[A3, H1, H3]

Édit. 2019

transporteur-3 humain de la riboflavine l.m.

human riboflavin transporter-3

Protéine exprimée au pôle apical des entérocytes, jouant un rôle essentiel pour l'absorption intestinale de la riboflavine (vitamine B2).
Le transporteur-3 humain de la riboflavine  (human Riboflavin Transporter-3, hRFVT-3) est le produit du gène SLC52A3. Il joue un rôle essentiel pour l'absorption intestinale de la riboflavine. Des mutations du gène SLC52A3 qui code ce transporteur entrainent un déficit en riboflavine responsable de neuropathies.

Sigle hRFVT-3

→ riboflavine, SLC52A3 gene

[C2]

Édit. 2019

Ehlers-Danlos (syndrome classique d') l.m. (SED)

classic Ehlers-Danlos syndrome

Dysplasie héréditaire autosomique dominante du collagène du tissu conjonctif (élastorrhexie), apparaissant en néonatal ou dans l’enfance et caractérisé par une triade symptomatique associant de façon diverse une hyperélasticité et une fragilité de la peau (cutis laxa), une hyperlaxité ligamentaire articulaire et une fragilité de l’ensemble du tissu conjonctif pouvant toucher tous les organes, notamment le système cardiovasculaire et l'œil.
Les principaux signes cliniques sont, selon les types, l'hypermobilité et la fragilité articulaire, l'hyper-élasticité et la fragilité de la peau, une grande fragilité des tissus vasculaires, l'apparition spontanée d'hématome, une propension à la fatigabilité.
Des douleurs chroniques très invalidantes rythment le quotidien de nombreux malades, avec parfois la survenue de crises de durée variable, allant de quelques jours à plusieurs mois.
La fragilité des vaisseaux cutanés et parfois des gros troncs artériels peut dans le type IV (syndrome de Sack Barabas) être à l’origine de ruptures artérielles spontanées engageant le pronostic vital (fistule carotidocaverneuse, anévrisme disséquant, anévrisme intracrânien).
Pour les yeux, on observe selon le type d'affection, retournement aisé de la paupière (signe de Métenier), luxation ou subluxation du cristallin, sclères bleues, kératocône, stries angioïdes, épicanthus, ptosis, myopie, hémorragies de vitré et remaniements maculaires avec possibles complications liées aux stries angioïdes. Le type VI, dit oculaire et scoliotique (fragilata oculi), est dû à un déficit en lysyl-hydroxylase.
Les critères diagnostiques mineurs comprennent des tumeurs molluscoïdes, des sphéroïdes sous-cutanés, des (sub)luxations articulaires, lune hypotonie musculaire ainsi qu'une histoire familiale positive.
La prévalence du type classique est estimée à 1 cas pour 30 000.
Les SED sont dus à des anomalies de la synthèse du collagène de type V, un collagène fibrillaire mineur fait le plus souvent de l'association de deux chaînes alpha1 (V), et d'une chaîne alpha2 (V) mises en évidence dans 35% des cas environ, et à des mutations effectivement détectées des gènes COL5A1 et COL5A2 codant pour l'une ou l'autre de ces chaînes.
Le diagnostic clinique peut être confirmé par des études moléculaires qui sont longues et difficiles du fait de la grande taille des gènes. Dans certains cas plus rares de transmission autosomique récessive, des mutations dans le gène de la tenascine-X ont été identifiées. La tenascine-X est une protéine de la matrice extracellulaire.
Les SED sont un groupe hétérogène de maladies héréditaires du tissu conjonctif regroupant plusieurs formes cliniques. Le SED de type classique correspond aux anciens types I et II.
Vingt-six syndromes ont été décrits sous le vocable SED ou apparentés. En 1997, classification de Villefranche a proposé de les réduire à six types:
- SED type hypermobile (apparition statistique de 1 personne sur 10 000 à 15 000)
-  SED type classique (1 sur 20 000 à 50 000)
-  SED type vasculaire (1 sur 100 000 à 250 000)
-  SED type cypho-scoliotique (1 sur 500 000 à 1 000 000)
-  SED type arthro-chalasique (une trentaine de cas connus)
- SED type dermato-sparaxique (une dizaine de cas connus)
Des syndromes apparentés sont liés à l'atteinte de gènes codant pour d'autres constituants de la matrice comme les protéoglycanes, à transmission autosomale récessive[2].

E. Ehlers, dermatologue danois (1900) (1863-1937) ; H. Danlos, dermatologue français (1908) (1844-1912) ; G. Sack, médecin allemand (1931) ; A.P. Barabas, chirurgien britannique (1972)

Syn. EDS classique, SED classique, élastorrhexie (syndrome d')

Réf. 1 – D. Germain, généticien français (2006)
2 – P. Beighton, généticien sud-africain (1998)
3 - J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (2000) 5 – L. Auquier, médecin rhumatologue et J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membres de l’Académie de médecine (2001) - → syndrome d'Ehlers-Danlos (variantes du)

[[A4, O6, Q2]

édition de base l.f.

base editing

Modification ciblée de base permettant d’introduire des mutations précises dans le génome en utilisant la protéine dCas9, forme mutante de Cas9 sans activité endonucléasique, fusionnée à une cytidine déaminase qui transforme les bases  C (cytosine) en T (thymine).
Cette technique corrige une mutation sans cassure de l’ADN. Il est également possible en utilisant une autre construction de transformer la base A (adénine) en base G (guanine).

→ bases de l'ADN, génome, endonucléase

[Q1]

Édit. 2019

irisine n.f.

irisin

Hormone polypeptidique de 112 acides aminés, produite par le muscle squelettique en réponse à l'exercice musculaire.
L'irisine est libérée dans la circulation par clivage de la partie extracellulaire, d'une protéine transmembranaire appelée FNDC5 (Fibronectin Domain III-Containing protein 5), abondamment exprimée par les cellules musculaires. Cette hormone intervient dans la régulation du métabolisme énergétique en favorisant la formation du tissu adipeux brun, en stimulant la thermogenèse, et en augmentant la sensibilité à l'insuline. Elle stimule par ailleurs la prolifération et la différenciation neuronale, et renforce la solidité osseuse en stimulant les ostéoblastes.

Étym. gr. Iris: messagère des dieux dans la mythologie grecque.

Réf. Boström P., Nature, 2012, 481 : 463-468

→ tissu adipeux, ostéoblaste

[C2, O4]

Édit. 2019

antigène MPT64

MPT64

Protéine de 24 kDa présente dans le liquide de culture de Mycobacterium tuberculosis.
C'est un antigène spécifique qui permet de différencier les bactéries du complexe M. tuberculosis des autres espèces de mycobactéries en recourant à un test immunochromatographique utilisant un anticorps monoclonal anti-MPT64 de souris. Ce test est spécifique, rapide, sensible et fiable.

→ immunochromatographie, tuberculose, Mycobacterium tuberculosis

[D1]

Édit. 2019

MCPH1 gene sigle angl. pour microcephalin 1

Gène situé sur locus chromosomique 8p23.1 qui code une protéine de réponse aux dommages de l’ADN, exprimée au cours du développement du cerveau du fœtus.
Certaines mutations du gène à l’état homozygote provoquent la microcéphalie récessive autosomique primaire et le syndrome prématuré de condensation chromosomique.

Syn. BRIT1, MCT

→ microcéphalie récessive autosomique primaire, syndrome prématuré de condensation chromosomique

[Q1]

Édit. 2019

empreinte à la nucléase l.f.

nuclease footprinting

Visualisation d’une région de l’ADN spécifiquement liée à une protéine qui la protège contre l’action d’une nucléase.

→ nucléase

[Q1]

Édit. 2019

extéine n.f.

extein

Molécule formée des deux segments d’un polypeptide, ligaturés lors de l’épissage d’une protéine.

→ épissage, épissage protéique post-traduction, intéine

[C1]

Édit. 2019

amphiréguline n. f.

amphiregulin

Protéine de la famille du facteur de croissance épidermique (Epidermal Growth Factor, EGF) produite par les cellules épithéliales de nombreux tissus (ovaire, placenta, pancréas, poumon, ...) ainsi que par les cellules immunitaires activées, et possédant des effets mitogènes sur plusieurs types cellulaires, notamment les cellules épithéliales, les fibroblastes, les astrocytes et les cellules de Schwann.
A côté de ces effets mitogènes, l'amphiréguline contribue à la résistance aux agents infectieux, à la résolution de l'inflammation et à la réparation des tissus lésés

→ facteur de croissance épidermique

[C1]

Édit. 2019

artérite à cellules géantes l.f.

Artérite granulomateuse focale du sujet de plus de 50 ans, surtout masculin, affectantl les vaisseaux de gros calibre, surtout céphaliques et en particulier l’artère temporale.
C'est la plus fréquente des vascularites de l'adulte.
Les lésions anatomo-pathologiques associent :
1) un granulome avec cellules géantes qui englobent ou sont au contact de la limitante élastique interne rompue,
2) un infiltrat inflammatoire (polynucléaires, lymphocytes) intéressant toute la paroi artérielle,
3) une fibrose intimale.
Une thrombose peut survenir transformant l’artère en un cordon fibreux.
L’affection est caractérisée dans sa forme complète, par une altération profonde de l'état général, une fièvre modérée, des céphalées temporales et une induration des artères temporales superficielles. La vitesse de sédimentation et la protéine C-réactive sont très élevées.
La perte de l'acuité visuelle, uni ou bilatérale, en rapport avec une thrombose de l’artère centrale de la rétine, est la complication majeure, parfois inaugurale. La survenue de paralysies oculomotrices, avec notamment diplopie, est plus rare. Des accidents ischémiques cérébraux, carotidiens ou vertébrobasilaires s'observent dans 3 à 7% des cas. Le diagnostic est confirmé par la biopsie de l'artère temporale, éventuellement guidée par un doppler.
La pathogénie de l’affection fait appel à une stimulation antigénique pénétrant par les vaisseaux de l’adventice, médiés initialement par les cellules dendritiques, activant les lymphocytes CD4 puis CD8, induisant la production de macrophages et se terminant par la prolifération intimale faite de myofibroblastes, favorisée par un certain nombre de facteurs de croissance. Ces divers phénomènes sont médiés par des cytokines, Il17, interféron gamma, IL6. Grâce à la corticothérapie, instituée d'abord d'urgence à doses majeures puis prolongée à doses adaptées aux paramètres biologiques d’inflammation, le pronostic est habituellement favorable. Il n'en est pas de même des lésions constituées du nerf optique.

B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)

Syn. Horton (maladie de), artérite temporale, panartérite subaigüe des vieillards, artérite granulomateuse du sujet âgé, artérite crânienne

[K4, P2]

Édit. 2019

Emery-Dreifuss (dystrophies musculaires d') l.f.p.

Emery-Dreifuss dystrophies

Affections musculaires, distinguées seulement depuis 1966 de la dystrophie de Duchenne, dont on connaÏt actuellement deux origines génétiques : une forme récessive par mutation du gène EMD sur le chromosome X, codant pour l’émérine  et une forme autosomique dominante par mutation du gène LMNA, sur le chromosome 1, codant pour la lamine.
Atteignant le sexe masculin, précoce (parfois dès la petite enfance), l’affection est caractérisée par une atrophie huméro-péronière, des rétractions, des faiblesses musculaires, associées à une cardiomyopathie avec des troubles de la conduction cardiaque mettant en jeu le pronostic vital ; le déficit reste longtemps modéré.
L'affection évolue en trois phases : rétractions musculaires précoces (triceps suraux, biceps brachiaux, syndrome de la colonne vertébrale rigide) ; faiblesse et atrophie musculaire de topographie scapulo-huméro-péronière et pelvienne ; l’atteinte cardiaque survient entre 15 et 20 ans  avec des troubles de la conduction évoluant vers une paralysie atriale permanente et l’insuffisance cardiaque. Une fibrose endo- et périmysiale importante est relevée.
L'électromyogramme est myogène en détection, parfois neurogène. De même, bien que montrant des aspects dystrophiques, la biopsie musculaire, par d'autres éléments, peut suggérer à tort une hypothèse neurogène.
Une hérédité récessive liée à l'X est bien connue. La localisation du gène en Xq28 est confirmée par analyse de liaison avec le gène du facteur VIII. L'identification de ce gène a permis la description d'une protéine, l'émérine, dont le rôle est de lier les lamines.
 La forme avec hérédité autosomique dominante liée à la mutation du gène LMNA (1q22) est  de sémiologie proche mais de début plus tardif et d'évolution plus rapide. Une autre forme, très rare, autosomique récessive, liée à une mutation du même gène LMNA, a été rattachée au syndrome d'Emery-Dreifuss en raison de l’ hétérogéneité de ce groupe.

A. E. Emery, généticien britannique et F. E. Dreifuss, neurologue britannique d’origine allemande (1966)

Étym. gr. dus : difficulté ; trophein : nourrir

→ émérine, laminopathie, dystrophie de Duchenne

[I4, Q2]

Édit. 2019

PD-1  sigle angl pour Programmed cell Death receptor 1

Récepteur de mort cellulaire programmée, PD-1 est une protéine exprimée à la surface des cellules T activées, fonctionnant comme récepteur de
PD-L1 et PD-L2 (« Programmed cell death- ligands 1 and 2 »), protéines présentes à la surface des cellules tumorales.
PD-1 est codé par le gène PDC1 présent sur le chromosome 2. Après liaison à ses ligands, PD-L1 et PD-L2, il inhibe la réponse des cellules T CD4+ et CD8+. L'interaction cellule tumorale-cellule T permet la liaison de PD-1 à ses ligands et inhibe ainsi la réaction immunitaire anti-tumorale, favorisant la progression du cancer. Inversement, des anticorps monoclonaux ciblant PD-1 bloquent la fixation des ligands sur PD-1  et favorisent la réaction immunitaire anti-tumorale. Plusieurs anticorps monoclonaux (nivolumab, pembrozilumab, ...)ont été utilisés dans des essais thérapeutiques  pour le traitement de divers cancers (mélanomes, cancers du rein, cancers du poumon à petites cellules) avec des résultats prometteurs. 

Syn. CD279 (Cluster of Differentiation 279 »)

→ PD-L1, PD-L2, cellule T, CTLA-4

[C1, C2, F2]

Édit. 2019

caryophérine n.f.

karyopherin

Protéine qui assure le transport d'autres molécules  entre le cytoplasme et le noyau d'une cellule.
- Les caryophérines sont, selon le sens du transport, des exportines ou des importines.
- Lorsque le transport est achevé, les caryophérines retournent à vide par les pores nucléaires dans le noyau ou le cytoplasme afin d'assurer un nouveau transport.

→ exportine, importine.

[C3]

Édit. 2019

récepteur ionotropique l.m.

ionotropic receptor

Protéine membranaire réceptrice  d’un ligand qui ouvre un canal ionique sélectif d’un anion ou d’un cation.
Un exemple est le récepteur du glutamate, récepteur tétramérique, sélectif pour les cations.

→ ligand, canal ionique

[C1, C2]

Édit. 2019

vaccin n.m.

vaccine

Préparation antigénique immunogène, utilisée dans la prévention ou le traitement de maladies infectieuses qui mettent en jeu le système immunitaire.
On distingue les vaccins inactivés, les vaccins atténués (exemple : rougeole, rubéole, oreillons), les vaccins constitués de sousunités (exemple : hépatite B), les vaccins polyosidiques (exemple : pneumocoques) et les vaccins conjugués formés d’une unité oligosaccharidique couplée à une protéine (exemple : Haemophilus influenzae de type b).

E. Jenner médecin britannique (1798)

Étym. fr. vaccine, maladie de la vache dont la transmission à l'Homme a permis la protection immunologique contre la variole

→ vaccination, vaccination obligatoire, vaccin atténué, vaccin conjugué, vaccin inactivé

[D1, E1]

Édit. 2019

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