Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cortisol n.m.

cortisol

Hormone stéroïde principale des glandes corticosurrénales, sécrétée par les cellules de la zone fasciculée, de formule trihydroxy-11 β, 17 α, 21-prégnène-4-dione-11, 20.
Elle a des propriétés anti-inflammatoires, stimulant la transcription de gènes de macrocortines ou lipomodulines inhibitrices des phospholipases A2 impliquées dans la synthèse des eicosanoïdes, protégeant les membranes et les lysosomes et permettant l'action d'autres hormones. Elle induit la biosynthèse dans le foie d'enzymes de la gluconéogenèse, activant la dégradation des protéines et la synthèse du glucose. Elle est donc la principale hormone glucocorticostéroïde. Sa sécrétion quotidienne est de 30 à 80 mM chez l'adulte normal.
Le cortisol peut être dosé dans le sérum, la salive ou l’urine par technique radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence.
La concentration du cortisol plasmatique varie suivant l’heure du prélèvement. Elle est maximale le matin à 8h et minimale à minuit. Le cortisol salivaire est un bon reflet du cortisol plasmatique et son dosage peut donc être utilisé pour éviter les prélèvements sanguins répétitifs en cas d’étude du cycle du cortisol. Le dosage du cortisol libre urinaire (CLU) permet de s’affranchir des variations nycthémérales et constitue un bon marqueur de la sécrétion quotidienne de cortisol

Syn. hydrocortisone

→ dexaméthasone (test à la)

[O4]

cortisolémie n.f.

cortisolemia

Concentration plasmatique du cortisol, très variable au cours du nycthémère (maximale à 8h et minimale à minuit), et pouvant s'élever considérablement dans les syndromes d'hypercorticisme (syndrome de Cushing).
Compte tenu des variations importantes de la cortisolémie au cours de la journée, le dosage du cortisol libre urinaire est souvent, toutefois, plus utile pour le diagnostic d’hypercorticisme.

→ Cushing (syndrome de)

[C2,O4]

cortisone n.f.

cortisone

Dihydroxy-17α,21-prégnène-4-trione-3,11,20, dérivé hormonal du cortisol, en équilibre métabolique avec l'hormone principale par une déshydrogénation en 11, qui a lieu déjà dans la surrénale, mais surtout dans le foie.
Sa forme d'élimination urinaire principale est la tétrahydocortisone glucuronosido-conjuguée.
La cortisone est utilisée en thérapeutique au cours de l’insuffisance surrénalienne primitive ou d’origine hypophysaire.

[O4]

côté droit de l'embryon l.m.

latus dextrum embryonis (TE)
right side of embryo
Bien que les côtés de l’embryon puissent être reconnus ainsi que les pôles rostral et caudal dès le stade carnegie 5, c’est au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire que la ligne primitive et le nœud primitif établissent au stade carnegie 6b (horizon VII de Streeter), sur les bases moléculaires, l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.

→ pôle rostral de l'embryon, pôle caudal de l'embryon, stade carnegie 5, stade carnegie 6, horizon VII de Streeter

[A4,O6]

côté gauche de l'embryon l.m.

latus sinistrum embryonis (TE)
left side of embryo
Bien que les côtés de l’embryon puissent être reconnus ainsi que les pôles rostral et caudal dès le stade carnegie 5, c’est au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire que la ligne primitive et le nœud primitif établissent au stade carnegie 6b (horizon VII de Streeter), sur les bases moléculaires, l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.

→ pôle rostral de l'embryon, pôle caudal de l'embryon, stade carnegie 5, stade carnegie 6, horizon VII de Streeter

[A4,O6]

coup de chaleur l.m.

heat stroke

Ensemble variable de manifestations occasionnées par une exposition à une chaleur excessive : céphalée intense, somnolence, vomissements, arrêt par déshydratation des sécrétions (salivaires, urinaires…), troubles neurologiques (hallucinations, délire, perte de connaissance…).
Le coup de chaleur peut être causé par une exposition prolongée au soleil, une chaleur ambiante excessive, une inadaptation climatique à une chaleur humide, une atmosphère professionnelle (foyer des chaudières à vapeur, repassage professionnel…). L’ensemble de ces désordres sont fréquemment mortels. Des manifestations similaires peuvent être induites par certains médicaments comme les neuroleptiques.

→ syndrome malin des neuroleptiques, hyperthermie maligne d'effort, coup de chaleur épidémique, coup de chaleur exogène

[C2,G2,G4,N1]

Édit. 2017

Cowden (syndrome de) l.m.

Cowden's disease

K. M. Lloyd 2nd et M. Dennis, médecins américains (1963)

Étym. patronyme du malade décrit.

Syn. syndrome des hamartomes multiples

→ hamartome, syndrome des hamartomes multiples, Lhermitte-Duclos (maladie de), PTEN gene

[F2,J1,H1,L1,O4,O5,Q3]

Édit. 2018

crampe n.f.

cramp, muscle spasm

Contraction brusque, involontaire, douloureuse et transitoire d'un muscle ou d'un groupe musculaire.
Elle peut intéresser soit des muscles squelettiques et survient au cours d'un effort, du froid, de troubles vasculaires ou métaboliques, soit des muscles viscéraux, intestinaux, gastriques, utérins, etc.

Étym. francique et all. kramp : recourbé

Syn. spasme musculaire

[I4,N1]

crampe de l'écrivain l.f.

writer's cramp, instrumentalist's cramp

La plus fréquente des dystonies de fonction définies par leur mise en jeu à l'occasion de gestes particuliers.
Elles sont observées p. ex., chez les musiciens et les maîtres d'armes. Après un début progressif par une crispation des doigts sur l'instrument (index et pouce surtout) et une tension douloureuse des muscles de l'avant-bras à la suite de quelques lignes d'écriture, l'aggravation est plus ou moins rapide, avec gêne de la main dès la saisie du porte-plume et même essai de suppléance par l'épaule. Une forme trémulante est plus rare. L'attouchement de la main qui écrit par l'autre index, l'emploi d'instruments de plus en plus larges (rondelles de caoutchouc) ou d'une machine à écrire, facilitent le mouvement. Le handicap reste le plus souvent sélectif au cours des années.
Il s'agit habituellement d'un trouble psychosomatique parfois lié à une situation conflictuelle. Il convient cependant d’éliminer surtout une maladie de Parkinson, celle de Wilson et une intoxication par le manganèse ou les neuroleptiques.
La relaxation et la psychothérapie peuvent améliorer ce syndrome.

A. Thomas, neurologue français et J. de Ajuriaguerra, neuropsychiatre français d’origine espagnole, professeur au Collège de France (1949)

Syn. crampe de l'instrumentiste, crampe professionnelle

→ Parkinson (maladie de), Wilson (maladie de), neuroleptiques (effets secondaires des), manganisme

[I4,H3]

crampe musculaire l.f.

muscular cramp

Contraction involontaire intense, douloureuse et transitoire (quelques secondes à quelques minutes) d'une partie de muscle, d'un muscle ou d'un groupe musculaire, souvent précédée de fasciculations, et qui se produit à l'occasion d'une contraction volontaire en position de raccourcissement.
Sa traduction électrique consiste en potentiels d'allure normale, battant à grande fréquence (200 à 300 hertz), avec habituellement un début et une fin brusques
La physiopathologie de cette hyperexcitabilité musculaire reste mal déterminée.
En clinique, il s'agit d'une manifestation fréquente des polyneuropathies, notamment diabétiques. Elle peut se rencontrer également au cours des atteintes de la corne antérieure (sclérose latérale amyotrophique en particulier, souvent très précocement), dans le cadre d'une pathologie primitivement musculaire (plutôt dans les myopathies métaboliques : déperdition sodée, carence thiaminique),et à la période avancée des insuffisances rénales chroniques. Elle est favorisée par une ischémie musculaire. Mais dans sa majorité, elle est bénigne, sans signification pathologique.
De ces formes essentielles, sera rapprochée la rare "maladie des crampes", survenant chez des hommes adultes surmenés et qui peut durer plusieurs mois ou années (Wernicke et Wilder).
C. Wernicke, neuropsychiatre allemand (1848-1905).

Étym. all. krämpen : retrousser

[I4]

cranio-ostéo-arthropathie l.f.

Forme rare d'ostéoarthropathie hypertrophique primitive, héréditaire autosomique récessive, rare (prévalence <1/1 000 000 – 30 cas rapportés), caractérisée par un retard de fermeture des sutures crâniennes et des fontanelles, un hippocratisme digital, une arthropathie et une périostose.
Elle se manifeste dans l'enfance par des signes d'ostéoarthropathie hypertrophique primitive avec un hippocratisme digital, une clinodactylie des doigts, une éruption cutanée eczémateuse, une arthropathie, une néoformation osseuse périostée, et des troubles de l'ossification du crâne avec un élargissement des fontanelles et des os wormiens surnuméraires. Elle peut aussi être associée à une cardiopathie congénitale.
Elle est due à des mutations du gène HPGD (4q33-q34) ; les porteurs hétérozygotes peuvent avoir une forme clinique discrète.

H. Girschilk, pédiatre allemand (2010)

Syn. maladie de Currarino, ostéoarthropathie idiopathique de Currarino, syndrome de Reginato-Schiapachasse

Réf. H. Girschick, Orphanet décembre 2010

[A4,O6,Q2]

crête neurale l.f.

neural crest

Surélévation des bords latéraux de la plaque neurale apparue vers la fin de la 3ème semaine du développement embryonnaire.
Les crêtes neurales bordent la gouttière neurale dont les cellules subissent des inductions complexes et migrent en différents endroits du massif craniofacial mésenchymateux puis se différencient.

→ plaque neurale, gouttière neurale, neurocristopathie

[A4,H5,O6]

Édit. 2015

crétinisme n.m.

cretinism

1) Au XIXe siècle, arriération mentale de l'enfant avec hypothyroïdie et goitre volumineux, endémique dans certaines vallées montagnardes où les eaux sont carencées en iode.
2) Hypothyroïdie congénitale ou à révélation précoce, avec retard mental.
3) Au sens usuel, synonyme de retard mental, quelle qu'en soit l'étiologie.

→ arriération mentale profonde, hypothyroïdie et psychisme

[H4,O4]

Édit. 2015

Crile (thyroïdite subaigüe de) l.f.

Crile subacute thyroiditis

G. W. Crile Jr, chirurgien américain (1950) ; F. de Quervain, chirurgien suisse (1902)

→ Quervain (thyroïdite de)

[O4]

criminel de guerre l.m.

war criminal

Personnalité dont l'approche s'appuie principalement sur des documents historiques et des témoignages autobiographiques.
Les quelques études cliniques connues mentionnent rarement une affection psychiatrique évolutive, parfois une personnalité pathologique et souvent l'absence d'anomalie majeure.
Diverses prédispositions individuelles, les effets de l'endoctrinement, voire d'une "inoculation" à la violence dans un contexte de groupe particulier, sont surtout envisagées et constatées, p. ex. chez les médecins tortionnaires. Ainsi se réaliserait une sorte de clivage de la personnalité ("second moi", Otto Rank), permettant à l'individu de commettre de tels actes avec une apparente indifférence.
Cet univers bouleversant nous interpelle sur la constance, en chacun de nous, de la ligne de partage entre le bien et le mal.

[H4]

crise myoclonique l.f.

myoclonic fit, seizure

→ myoclonique (crise)

[H1,I4]

crise myoclonique astatique l.f.

myoclonus-astatic fit, seizure

→ myoclonique astatique (crise)

[H1,I4]

crise surrénalienne l. f.

adrenal crisis

La survenue chez un malade présentant une insuffisance corticosurrénalienne d’une infection, d’une gastro-entérite, d’un traumatisme, de toute agression l’expose à l’intensification des symptômes : nausées, vomissements, douleurs abdominales, parfois fièvre, conduisant à un collapsus cardio-vasculaire hypovolémique.
La prévention consiste en une adaptation de la thérapeutique hormonale palliative aux événements pathologiques intercurrents.

→ insuffisance corticosurrénalienne lente

[O4]

crochet n.m.

hook

Instrument avec une extrémité recourbée.
En chirurgie osseuse, pour attirer vers soi une diaphyse p. ex.

[I3,B4]

crochet à strabisme l.m.

Graefe muscle hook

Crochet utilisé dans la chirurgie du strabisme, destiné à être engagé sous le tendon du muscle oculomoteur pour le dégager des structures environnantes et l'exposer dans le champ opératoire.
Il existe de très nombreuses variétés de crochets à strabisme qui dérivent toutes du crochet décrit par von Graefe.

F. von Graefe, ophtalmologiste allemand (1828-1870)

[P2,B4]

Crome (syndrome de) l.m.

Crome’s syndrome

Association d'une petite taille d'une cataracte congénitale, de crises d'épilepsie, d'un retard mental.
Il existe également une agénésie du cervelet, un retard mental, nystagmus. Le décès est rapide à l’âge de quelques mois par nécrose rénale tubulaire et encéphalopathie.
La symptomatologie ressemble un peu au syndrome de Marinesco et au syndrome de Lowe. L’affection est autosomique récessive (MIM 218900).

L. Crome, neuropathologiste pédiatrique britannique (1963) ; C. U. Lowe, pédiatre américain (1952) ; G. Marinescu, neurologiste roumain (1931)

Syn. cataracte-néphropathie-encéphalopathie, Lowe (syndrome), Marinesco (syndrome de)

[Q2,P2,I1,H1,H4]

crosse aortique cervicale l.f.

cervical aortic arch

Malformation congénitale rare de la crosse de l’aorte tenant à la persistance anormale du 2e ou 3e arc aortique embryonnaire : la crosse aortique se trouve en position haute, palpable dans la région cervicale.
Cette anomalie morphologique est sans conséquence physiopathologique.

[Q2,K4]

crosse de la veine azygos l.f.

→ arc de la veine azygos

[A1, K4]

Édit. 2020

cruor n.m.

cruor

Partie solide du sang (globules) à l’état physiologique.
On désigne parfois sous ce nom le caillot lui-même.

[F1,F4]

cruorique adj.

cruoric

Qui se rapporte au caillot sanguin ou à la partie solide du sang.

[F1,F4]

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