Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cholécystorraphie n.f.

cholecystorraphy

Suture d’une plaie de la vésicule biliaire.
Peu utilisée. On pratique plutôt une cholecystectomie ou une anastomose cholécysto-duodénale.

Étym. gr. kholê : bile, kustis : vessie, raphê : couture

cholécystotomie n.f.

cholecystotomy

Ouverture chirurgicale de la vésicule biliaire pour retirer les calculs vésiculaires chez les malades ayant une lithiase.

Étym. gr. kholê : bile ; kustis : vessie ; tomê : section

cholédochographie n.f.

choledochography

Étym. gr. kholêdokhos : cholédoque ; graphein : écrire

→ cholangiographie

[B2,L1]

cholédocofibroscopie n.f.

choledocofibroscopy

Exploration endoscopique des voies biliaires extrahépatiques et intrahépatiques par un fibroscope, réalisée soit après cholédocotomie par laparotomie ou par laparoscopie, soit par le canal cystique au cours d'une cholécystectomie par laparoscopie, soit par le sphincter d'Oddi au cours d'une fibroscopie duodénale, soit encore par ponction percutanée des voies biliaires intrahépatiques.
La miniaturisation des fibroscopes permet d'effectuer une cholédocofibroscopie même lorsque la voie biliaire est étroite.

[B2,L1]

cholédocojéjunostomie n.f.

choledocojejunostomy

Anastomose chirurgicale entre le cholédoque et le jéjunum, effectuée le plus souvent sur la première ou la deuxième anse jéjunale exclue du circuit digestif selon la technique de l'anse en Y.
L'anastomose peut être terminale, après section du cholédoque et fermeture de son extrémité distale, ou latérale, après ouverture latérale du cholédoque.

[L2]

cholédoque n.m.

→ conduit biliaire

[A1]

Édit. 2015

choléglobine n.f. 

choleglobin

Pigment vert provenant de la dégradation de l'hémoglobine au cours de sa transformation en pigments biliaires.
L'oxydation de l'hème est catalysée par une α-méthényl-oxygénase qui coupe le noyau tétrapyrrolique entre les cycles I et II et élimine le méthényle angulaire sous forme de CO, laissant ouverte la chaine tétrapyrrolique, qui a la formule de la biliverdine, mais encore attachée au fer ferreux et à la globine. Cette choléglobine est encore capable de fixer une molécule d'oxygène ou celle du monoxyde de carbone. Lorsqu'elle perd son fer, après oxydation en fer ferrique, elle reste liée à la globine en donnant la verdoglobine. Celle-ci, attaquée par des protéinases, libère la biliverdine, précurseur de la bilirubine.

[C1]

cholélithiase n.f.

cholelithiasis

Existence de calcul dans la vésicule ou dans les voies biliaires.

Étym. gr. cholê : bile, lithos : pierre

→ lithiase biliaire, calcul biliaire

cholémie n.f.

cholemia

Présence des constituants de la bile dans le sang.

Étym. gr. kholê : bile ; haima : sang

[C3]

cholémie familiale l.f.

familial cholemia, cholaemia, Gilbert's cholaemia

A. Gilbert, membre de l'Académie de médecine, M. J. Castaigne, P. Lereboullet, membre de l'Académie de médecine, gastro-entérologues français, (1900)

Syn. maladie de Gilbert

→ Gilbert (maladie de)

[Q2,R1]

cholépéritoine n.m.

biliary peritonitis

Epanchement de bile dans la cavité péritonéale.

Étym. gr. kholê : bile ; peri : autour ; teinein : tendre

Syn. péritonite biliaire

[L1]

cholépoïèse n.f.

→ cholérèse

[C1,L1]

choléra n.m.

cholera

Infection intestinale grave causée par Vibrio cholerae, caractérisée par des diarrhées profuses (selles à grains riziformes), des vomissements, des symptômes généraux de déshydratation et de collapsus (période algide) en l'absence de fièvre.
La période d’incubation est de quelques heures à cinq jours. La transmission se fait par l’eau, les aliments crus contaminés, le contact avec des personnes infectées ou des porteurs
L’entérotoxine sécrétée par le vibrion cholérique est responsable de la plupart des symptômes de la maladie.
Endémique dans certains pays (Inde, Pakistan), cette infection peut provoquer aussi des épidémies quelquefois très graves. La transmission peut se faire par l’eau et par des aliments crus contaminés, par des personnes infectées et des porteurs de germes ou encore par des mouches.

→ toxine cholérique, Vibrio cholerae, Vibrio, vaccin anticholérique

[D1]

cholérèse n.f.

choleresis

Excrétion de la bile du foie dans les voies biliaires et dans l'intestin.

Étym. gr. kholê : bile ; rheô : je coule

Syn. cholépoèse, cholépoïèse

[C1,L1]

cholérétique n.m.

choleretic agent

Substance qui augmente la sécrétion de bile par le foie.
On distingue les cholérétiques selon leur origine :
-végétale (curcuma, artichaut, boldo),
-animale (acide biliaire conjugué, sels biliaires),
-de synthèse (cyclovalone, anétholtrithione).
Les indications thérapeutiques des cholérétiques sont réduites.

[G3,G5,L1]

cholériforme adj.

choleriform

Qui ressemble au choléra.
Par ex diarrhée cholériforme.

[D2]

cholérique adj.

choleric

Qui se rapporte au choléra.

[D1]

cholestane n.m.

cholestane

Hydrocarbure tétracyclique saturé à 27 atomes de carbone, rattaché au groupe des terpènes et fournissant le squelette fondamental de nombreuxstéroïdes naturels, dont le choletérol.
Il comporte une structure à quatre cycles (cycloperhydrophénanthrène saturé), portant deux restes méthyle sur les carbones C10 et C13 ainsi qu’unechaîne diméthyl-1,5-hexyle sur le carbone C17.

[C1]

cholestanol n.m.

cholestanol

Dérivé hydrogéné du cholestérol qui s'accumule dans les tissus au cours de la xanthomatose cérébrotendineuse.

Syn. 5α-dihydrocholestérol

[C1]

cholestase n.f.

cholestasis

La cholestase témoigne d’une diminution de l’excrétion biliaire : rétention de bilirubine dans le foie, soit dans le cytoplasme des hépatocytes ou des cellules de Kupffer, soit dans les canaux biliaires : thrombi biliaires.
Le terme de cholestase est un terme biologique.
Selon le siège originel de l’anomalie, on distingue la cholestase intra et extra-hépatique.
Elle est liée à un défaut de sécrétion ou d'excrétion de la bilirubine. Elle peut avoir pour conséquences un ictère, un prurit, et une élévation de la teneur des phosphatases alcalines dans le sang.
L’obstruction est le plus souvent le fait d’un calcul ; mais il peut s’agir de parasites, de caillots sanguins, de fragments tumoraux ou de compression de voisinage.

Étym. gr. kholê : bile ; stasis : action de s’arrêter

Syn. rétention biliaire, cholostase

→ hépatite cholestatique 

[C1,L1]

cholestase extrahépatique l.f.

Syndrome ictérigène résultant d’une altération de la sécrétion de bile à l’extérieur du foie, c’est-à-dire par obstruction anatomique de la voie biliaire principale, du canal hépatique commun, de la vésicule et du cystique, du canal cholédoque.
L’obstruction est le plus souvent le fait d’un calcul ; mais il peut s’agir de parasites, de caillots sanguins, de fragments tumoraux ou de compression de voisinage.

→ hépatite cholestatique 

[L1]

cholestase familiale récurrente cirrhogène l.f.

R. Clayton, médecin américain (1969)

Étym. : Jacob Byler, fondateur de la communauté Amish dans laquelle les premiers cas ont été décrits

Syn. maladie de Byler

→ cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1

cholestase gravidique l.f.

icterus gravidarum

Rétention intrahépatique des sels et pigments biliaires pendant la grossesse, due à une sensibilité génétiquement déterminée de l'action freinante des œstrogènes sur l'élimination de bile par la vésicule biliaire et le foie.
Elle peut s'accompagner d'une cytolyse hépatique et provoquer la mort du fœtus in utero. Elle est précédée souvent des mêmes symptômes de rétention biliaire lors de la prise d'œstroprogestatifs contraceptifs.

Syn. ictère gravidique

→ hépatite cholestatique 

[L1,O3]

cholestase gravidique récidivante l.f.

recurrent cholestasis of pregnancy

Rétention de sels et pigments biliaires à chaque grossesse, comme souvent à chaque prise médicamenteuse d'œstrogènes, la contraception hormonale par exemple.

Syn. cholestase gravidique récidivante

→ ictère récidivant de la grossesse, hépatite cholestatique 

[L1,O3]

cholestase intrahépatique l.f.

Syndrome ictérigène résultant d’une altération de la sécrétion de bile à l’intérieur du foie.
Les principales causes en sont : les hépatites (virales, auto-immunes, alcooliques), certains médicaments (stéroïdes, sédatifs, hypoglycémiants, anti-infectieux, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antidépresseurs, anticonvulsivants, etc.), les maladies des voies biliaires intrahépatiques (cirrhose biliaire primitive, cholangite sclérosante, GVHD chronique etc.), les infiltrations et les surcharges hépatiques (lymphome malin, amylose, etc.), la grossesse.

→ hépatite cholestatique 

[L1]

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