partie lombaire du muscle longissimus du thorax l.f.
pars lumbalis musculi longissimi thoracis ; divisio medialis musculi erectoris spinae lumborum (TA)
lumbar part of longissimus thoracis ; medial division of lumbar erector spinae.
Etage lombaire du muscle longissimus du thorax
→ muscle longissimus du thorax
partie non stratifiée du muscle détrusor de la vessie l.f.
pars nonstratificata musculi detrusoris vesicae (TA)
unstratified part of detrusor
Partie du muscle détrusor qui correspond à la partie mobile de la vessie où les fibres sont entrelacées sans organisation particulière.
Elle s’oppose à la base de la vessie, région trigonale et péricervicale, où le détrusor est stratifié en trois couches : longitudinale externe, circulaire moyenne et longitudinale interne.
partie osseuse du tube auditif l.f.
pars ossea tubae auditivae (TA)
bony part of pharyngotympanic tube
Segment postérieur du tube auditif, entièrement osseux et constitué, en dedans, par une gouttière creusée sur la partie latérale de la face inférieure de la partie pétreuse de l’os temporal, en avant de la cavité tympanique et au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan ; en dehors par l’apophyse tubaire de l’os tympanal qui s’unit aux deux bords de la gouttière et la transforme en un canal de 12 à 15mm de longueur.
Uni en dehors à la partie cartilagineuse du tube auditif, ce conduit osseux s’ouvre sur la face antérieure de la cavité tympanique.
Syn. anc. paroi osseuse de la trompe d’Eustache
partie phrénico-cœliaque du muscle suspenseur du duodénum l.f.
pars phrenicocoeliaca musculi suspensorii duodeni (TA)
phrenicocoeliac part of suspensory muscle of duodenum
Partie du muscle suspenseur du duodénum qui est reliée au pilier gauche du diaphragme.
→ muscle suspenseur du duodénum
partie psoïque du fascia ilio-psoïque l.f.
pars psoatica fasciae iliopsoaticae (TA)
psoas fascia of iliopsoas fascia
Partie du fascia ilio-psoïque qui recouvre le muscle psoas.
Syn. anc. gaine du psoas
partie transverse du muscle nasal l.f.
pars transversa musculi nasalis (TA)
transverse part of nasalis
muscle peaucier petit, aplati, mince et triangulaire, situé sur le côté du nez.
Il s’insère sur le fascia dorsal du nez et se termine dans les téguments au niveau du sillon naso génien. Il dilate l’orifice des narines. Il est innervé par un rameau de la branche t emporo-faciale du nerf facial.
Syn. anc. muscle triangulaire du nez, muscle compresseur de la narine ; muscle transverse du nez
Passavant (repli de) l.m.
Passavant’s fold, Passavant’s ridge
Bourrelet musculomuqueux que forme la paroi postérieure du pharynx au cours de la phonation en cas d’une brièveté du voile du palais, que cette brièveté soit primitive ou la séquelle d’une division vélopalatine opérée.
Ce repli est formé par la contraction des fibres du muscle constricteur supérieur du pharynx ; il se rapproche ou vient au contact du voile du palais, compense sa brièveté et contribue à séparer l’oropharynx du nasopharynx au cours de la phonation
P. G. Passavant, chirurgien allemand (1815-1893)
patella n.f.
patella (TA)
patella
Os sésamoïde développé dans le tendon du muscle quadriceps et articulé par sa face postérieure avec la surface patellaire du fémur.
Syn. anc. rotule
patella alta l.f.
patella alta
Position haute de la patella.
Elle est évaluée sur une radiographie de profil par la mesure de l'index patellaire (ou rotulien). Elle est due à une distension du ligament patellaire souvent par hypertonie ou rétraction du muscle quadriceps.
Étym. lat. patella : patelle ; alta : haute
Ant. patella infera ou baja
patella (défaut d'alignement de la) l.m.
patella malalignement syndrome
Trouble de la dynamique du genou par mauvaise orientation de l'appareil extenseur du genou et mauvaise congruence de la patella avec la surface patellaire du fémur.
L'étiologie est congénitale ou acquise ; l'origine peut être osseuse par défaut d'axe, capsuloligamentaire avec laxité ou rétraction des structures capsuloligamentaires des stabilisateurs de la patella, ou musculaires avec déséquilibre dans l'action des constituants du muscle quadriceps fémoral. Il s'ensuit une mauvaise répartition des pressions de la patella contre la surface patellaire du fémur et on peut décrire un syndrome d'hyperpression de la patella sur les joues externe ou interne de la surface patellaire du fémur. Ce trouble de dynamique entraîne des douleurs lors de l'activité et une détérioration des surfaces en contact anormal. Le défaut d'alignement peut être mesuré cliniquement et radiologiquement par la construction de l'angle Q.
Syn. défaut d'alignement de la rotule (obs.)
[I1,I2]
Édit. 2017
patella (instabilité de la) l.f.
patella instability
Syndrome regroupant toutes les irrégularités dans le fonctionnement dynamique de l'appareil extenseur du genou avec déplacement habituellement latéral de la patella.
Il se traduit cliniquement par une sensation d'insécurité lors des mouvements, avec déplacement latéral de l'appareil extenseur, parfois accompagné de douleurs. Il peut être d'origine ostéoarticulaire par défaut dans l'axe fémorotibial ou par anomalie de la patella ou de la surface patellaire du fémur; d'origine ligamentaire par laxité ou rétraction d'un élément de la stabilité de la patella ; d'origine musculaire par trouble de la fonction du muscle quadriceps fémoral : atrophie, rétraction, ou d'origine neuromusculaire. Chez l'adolescent l'instabilité peut être liée à une dysharmonie entre la croissance osseuse et la force musculaire, elle est souvent transitoire.
Syn. instabilité de la rotule (obs.)
[I1,I2]
Édit. 2017
patella (luxation récidivante de la) l.f.
recurrent dislocation of the patella
Succession d’épisodes de luxation de la patella.
Elle peut survenir soit après un nouveau traumatisme, soit à l'occasion d'un effort minime.
L'étiologie est variable et peuvent être en cause :
1° après un traumatisme : la rétraction capsulaire externe avec distension interne, la faiblesse ou la rétraction du muscle quadriceps fémoral,
2° sans traumatisme apparent : la laxité articulaire, la désaxation fémorotibiale, des anomalies musculaires ou encore les affections générales du tissu conjonctif : maladie de Marfan, d'Ehler-Danlos, de Larsen, de Turner, la trisomie 21, etc.
Syn. luxation récidivante de la rotule (obs.)
[I1,I2]
Édit. 2017
patella (luxation traumatique de la) l.f.
traumatic dislocation of the patella
Luxation de la patella après un traumatisme plus ou moins violent entraînant une déchirure des éléments de fixation sur le fémur ; le déplacement de la patella est habituellement en dehors et les ruptures ligamentaires internes.
Il s'agit souvent d'un accident de sport, survenant en demiflexion du genou avec contraction brutale du muscle quadriceps fémoral. La réduction spontanée est fréquente lors d'un mouvement secondaire d'extension du genou. La luxation interne est rare. L'absence de réparation des lésions capsuloligamentaires favorise les récidives.
Syn. luxation traumatique de la rotule (obs.)
[I1,I2]
Édit. 2017
paupières n.f.p.
palpebrae (TA)
eyelids
Voiles musculo-membraneux mobiles qui recouvrent et protègent la partie antérieure du bulbe de l’œil.
Elles sont au nombre de deux, la paupière supérieure et la paupière inférieure. Chaque paupière présente deux faces, antérieure et postérieure, deux extrémités, médiale et latérale, deux bords, l’un adhérent, l’autre libre.
Le bord adhérent répond au rebord orbitaire.
Le bord libre est divisé en deux portions par le tubercule lacrymal : une portion médiale, portion lacrymale, courte (environ cinq millimètres) et une portion médiale longue, portion ciliaire (environ vingt-cinq millimètres) ; les portions lacrymales, dépourvues de cils, délimitent le lac lacrymal ; les portions ciliaires, épaisses de deux millimètres, comportent une lèvre postérieure et une lèvre antérieure où s’implantent les cils ; l’interstice entre les lèvres est marqué par une rangée de vingt à trente orifices, orifices des glandes tarsales séparés de la lèvre antérieure par une surface lisse, la région linéaire intermarginale de Terson ; les bords libres délimitent l’orifice palpébral réduit à l’état de fente palpébrale lors de l’occlusion des paupières ; les extrémités des bords libres se réunissent au niveau des angles latéral et médial de l’orifice palpébral.
La face antérieure des paupières est divisée en deux portions, l’une oculaire ou tarsale, l’autre orbitaire ; elles sont séparées sur chacune des paupières par le sillon palpébral.
La face postérieure est tapissée par la conjonctive palpébrale.
Les extrémités des paupières se réunissent au niveau des commissures latérale et médiale.
La structure des paupières est constituée de sept plans superposés qui sont, d’avant en arrière, : la peau, une couche de tissu cellulaire lâche, le muscle orbiculaire de l’œil, une deuxième couche de tissu cellulaire lâche, un plan fibro-élastique, une couche de fibres musculaires lisses, et la couche muqueuse de la conjonctive. La couche fibro-élastique constitue le squelette des paupières composé de deux parties, l’une centrale, le tarse des paupières, l’autre périphérique, le septum orbitaire.
perfusion myocardique l.f.
myocardial perfusion
Circulation sanguine intra-myocardique dans les petites artères coronaires, les artérioles et les capillaires régulée par la pression sanguine, les forces de compression extravasculaires, le métabolisme cardiaque et le contrôle nerveux.
Tout accroissement du métabolisme et de la consommation en oxygène du muscle cardiaque implique une augmentation de la perfusion myocardique. L’adéquation des besoins aux apports en oxygène est assurée par les variations de la perfusion myocardique.
→ coronaires (artères), débit coronaire, régulation de la circulation coronaire
péricystite n.f.
pericystitis
Inflammation du tissu cellulo-adipeux pelvien périvésical.
Complication des infections endovésicales (sur tumeurs, diverticules, lithiase). Elle peut être aigüe et suppurative, circonscrite ou diffuse (tel le phlegmon de l'espace de Retzius), ou chronique scléro-inflammatoire, englobant le muscle vésical dans une gangue rigide, facteur de perte de capacité fonctionnelle.
périmysium n.m.
perimysium (TA)
perimysium
Nappe de tissu conjonctif s’étalant à la surface d’un muscle et de laquelle partent les cloisons conjonctives de l’endomysium.
périnée postérieur l.m.
posterior perineum
Partie postérieure du périnée féminin, séparée du périnée antérieur par un plan musculofibreux bi-ischiatique.
Elle est recouverte par une peau épaisse, près des régions fessières, plus fine et plus mobile près de l'anus sous laquelle se trouve un tissu cellulo-adipeux se continuant avec celui des fosses ischiorectales et dans lequel cheminent l'artère et la veine périnéales, des lymphatiques, des rameaux nerveux superficiels venant du nerf périnéal. Elle comprend le canal anal avec le muscle sphincter externe de l’anus.
Le périnée peut être déchiré lors de l'accouchement (déchirure simple, complète lorsqu'elle touche le sphincter, complète et compliquée quand le sphincter et le canal anal sont intéressés).
Syn. périnée anal
phosphocréatine n.f.
phosphocreatine
Amide phosphorique de la créatine, jouant le rôle de phosphagène, c'est-à-dire de réserve d'acide phosphorique riche en énergie dans le muscle et les autres cellules des vertébrés.
Syn. créatine-phosphate
phosphoglycéraldéhyde-déshydrogénase n.f.
phosphoglyceraldehyde-dehydrogenase
Enzyme catalysant la déshydrogénation du phosphoglycéraldéhyde en diphospho-1,3-glycérate, en présence d'acide phosphorique et de NAD+ qui se trouve réduit en NADH,H+.
Cette réaction est la plus importante de la glycolyse puisque c'est elle qui transforme l'énergie d'oxydation en une énergie de liaison anhydride phosphorique (oxydoréduction phosphorylante).
La phosphoglycéraldéhyde-déshydrogénase est présente dans toutes les cellules vivantes, et représente 10 % des protéines de la levure. Elle contient du zinc et a dans son site actif une fonction thiol, qui intervient dans la réaction en se liant à la fonction aldéhyde, liaison que le transfert d'hydrogène transforme en liaison anhydride acyl-thiol. Elle est inhibée par les réactifs des fonctions thiol (p-chloromer
Syn. glycéraldéhyde-3-phosphate-déshydrogénase
phosphoglycérate-kinase (déficit en) l.m.
phosphoglycerate-kinase deficiency (PGK)
Déficit génétique récessif d'un enzyme catalysant le tranfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur la fonction carboxylique de l'acide phosphoglycérique, jouant un rôle dans la glycolyse.
Liée à l'X (Xq13), survenant chez l'enfant et l'adolescent, cette affection classée parmi les glycogénoses rares associe habituellement une anémie hémolytique à un retard mental, à des convulsions et à des troubles musculaires, les uns et les autres souvent sévères. Des douleurs et une faiblesse des membres inférieurs à l'exercice, avec myoglobinurie et insuffisance rénale, sont relevées. Le taux de créatine-kinase est considérablement augmenté. La lactacidémie ne s'accroît pas à l'effort. La surcharge en glycogène, évaluée dans le muscle, reste très modérée, ainsi qu'un déficit en phosphoglycérate-kinase.
phosphorylase n.f.
phosphorylase
1) Enzyme qui catalyse la phosphorolyse d'un composé par l'acide orthophosphorique.2) Plus spécifiquement, enzyme catalysant la phosphorolyse des liaisons glucosidiques 1→4 des chaînes d'amylose (amylose-phosphorylase). Les phosphorylases existent dans la plupart des tissus animaux et végétaux. Elles catalysent le transfert du radical glucosyle sur l'acide orthophosphorique, formant un glucose-1-phosphate et laissant un polyglucoside amputé d'un glucose. L'action de l'enzyme se poursuit tant que la chaîne polyglucosidique 1→ 4 ne comporte pas de ramification (liaison 1→ 6).L'amidon et le glycogène ne sont donc pas complètement attaqués et il reste une dextrine-P à la fin de la réaction : la proximité d'un groupe glucose uni par une liaison 1→ 6 inhibe l'action de la phosphorylase, qui laisse une petite chaîne de 4 groupes glucose unis en 1→ 4 sur chaque point de ramification. Les phosphorylases catalysent aussi la réaction inverse, permettant d'attacher des glucoses en 1→ 4 sur un polyglucoside à partir de glucose-1-phosphate. Selon les tissus, les phosphorylases ont des structures un peu différentes : l'enzyme du muscle existe sous deux formes : phosphorylase a et b. La phosphorylase b n'est pas directement active, mais elle est activée par l'acide adénylique (qui est produit dans la rupture de l'ATP au cours de la contraction musculaire). Elle peut être transformée en phosphorylase a directement active, sous l'influence d'une phosphorylase-kinase et d'ATP, qui fixe 4 radicaux acide phosphorique, permettant la dimérisation de la phosphorylase phosphorylée : 2 phosphorylases b + 4 ATP→ 4 ADP + 1 phosphorylase a. La phosphorylase a est transformable en phosphorylase b par une phosphorylase-phosphatase qui hydrolyse les liaisons ester phosphorique de l'enzyme. Dans le foie, la phosphorylase existe aussi sous deux formes : phosphorylée, directement active, et non phosphorylée, inactive (déphospho-phosphorylase) ; celle-ci est phosphorylée par une déphosphophosphorylase-kinase dont l'action est déclenchée par l'adrénaline ou le glucagon (ou plutôt par l'acide adénylique cyclique qui se forme sous son influence). La phosphorylase est l'enzyme qui permet aux cellules animales d'utiliser les réserves de glycogène en les transformant en glucose-phosphate métabolisable.
Syn. glycogène-phosphorylase
phosphorylase-kinase n.f.
phosphorylase kinase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur une phosphorylase b ou sur une déphospho-phosphorylase pour la transformer en phosphorylase a active.
La phosphorylase-kinase du muscle est normalement inactive. Son activité est déclenchée par l'influx nerveux ou par les ions Ca2+ et une protéine activatrice. La phosphorylase-kinase du foie (ou déphosphophosphorylase-kinase) n'est également activée que par un facteur déclenchant, l'AMP cyclique, dont la formation à partir d'ATP est le résultat de l'action d'une adénylate-cyclase activée par l'adrénaline ou le glucagon.
phrénotomie n.f.
phrenotomy
Ouverture du diaphragme par incision chirurgicale, habituellement à partir de la cavité thoracique.
Cette incision peut être radiée ou circulaire périphérique, dans ce cas elle ménage mieux l'innervation du muscle.
pied talus l.m.
pes talus, talipes calcaneus
Déformation du pied où l'arrière-pied se verticalise par abaissement de la tubérosité postérieure du calcanéum.
D'après l'étiologie on distingue:
le pied talus ou talus valgus congénital : chez le nourrisson, le dos du pied peut être porté contre la face antérieure de la jambe, en talus direct ou en talus valgus. Cette déformation est réversible. Le pied talus paralytique est lié à une paralysie du muscle triceps sural. Le pied talus traumatique succède à une lésion du tendon d'Achille.
Étym. lat. pes : pied ; talus : talon