Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Schwann (cellule de) l.f.

Schwann’s cell

Cellule spécialisée du système nerveux périphérique, entourant les axones des cellules nerveuses ou neurones.

T. Schwann, anatomiste et physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1839)

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de) l.m.

Schwartz-Bartter’s syndrome

Syndrome le plus souvent paranéoplasique caractérisé par une sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (ADH) entraînant une hyponatrémie grave, secondaire à une élimination urinaire excessive de sodium.
La conséquence est une hyperhydratation intra-cellulaire qui provoque des manifestations progressives digestives (anorexie, état nauséeux, vomissements) ou neuropsychiques (agitation, irritabilité, convulsions, coma), mais pas d’oedèmes. Le diagnostic se fait essentiellement par les examens biologiques : abaissement de la natrémie et de l’osmolarité plasmatiques, tandis que la natriurèse et l’osmolarité urinaire sont élevées.
Les causes en sont nombreuses :
- tumeurs néoplasiques sécrétrices d'ADH : cancer bronchique à petites cellules (cause la plus fréquente), carcinomes pancréatique et duodénal, lymphome, thymome;
- maladies pulmonaires non tumorales : tuberculose, abcès du poumon, pneumopathie virale, empyème, syndrome obstructif chronique ;
- maladies du système nerveux central : fracture du crâne, hématome sous-dural, hémorragie sous-arachnoïdienne, thrombose vasculaire cérébrale, atrophie cérébrale, encéphalite aigüe, méningite tuberculeuse, méningite purulente ;
- prise de médicaments : chlorpropamide, vincristine, vinblastine, cyclophosphamide, carbamazépine, oxytocine, antidépresseurs tricycliques, parfois anesthésiques généraux ;
- hypothyroïdie, ventilation sous pression positive.
Le traitement étiologique doit être mis en œuvre dès que possible ; en attendant son effet, la restriction hydrique est impérative.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Sigle : SIADH (syndrome de Sécrétion Inappropriée d’ADH)

→ natrémie, encéphalopathies hypo- et hyperosmolaires, vasopressine

score ASA sigle pour American Society of Anesthesiologist l.m.

Système de classification en médecine pour exprimer l’état de santé pré-opératoire d'un patient.
Il permet d'évaluer le risque anesthésique et d'obtenir un paramètre prédictif de mortalité et morbidité péri-opératoire :
1 :patient normal
2 : patient avec anomalie systémique modérée
3 : patient avec anomalie systémique sévère
4 : patient avec anomalie systémique sévère représentant une menace vitale constante
5 : patient moribond dont la survie est improbable sans l'intervention
6 : patient déclaré en état de mort cérébrale dont on prélève les organes pour greffe.

sécrétase n.f.

secretase

Système de protéines enzymatiques responsable du clivage protéolytique de l'APP (protéine précurseur de la substance amyloïde).
La α-sécrétase est une protéase (aspartyl-protéase transmembranaire) dite TACE (Transmembrane APP Cleaving Enzyme) ; la β-secrétase, dite BACE, est impliquée dans la formation du peptide β-amyloïde.
La γ-sécrétase est associée à la préséniline 1.

sécrétogranine n.f.

secretogranin

Protéine faisant partie des granulations de "sécrétion" des cellules chromaffines du système APUD.

→ chromogranine

secteur n.m.

sector

En ophtalmologie, modalité de système d'occlusion placé sur les deux verres correcteurs pour obturer une partie du champ visuel ou du champ du regard.
Les secteurs qui ont pour but d'obtenir une bascule sont soit diagnostiques (secteurs de dépistage) soit thérapeutiques pour équilibrer l'usage des deux yeux. Ils sont en général binasaux pour obtenir une bascule droite/gauche, plus rarement supérieur à un œil, inférieur à l'autre pour obtenir une bascule haut/bas.

secteur privé l.m.

private hospital sector

1) Partie d’un système de soins dont l’administration et la gestion sont assurées par des personnes ou des organismes de caractère privé.
L’expression vise surtout les établissements de soins comportant ou non hospitalisation. Ils peuvent avoir un but lucratif ou non.
2) Dans un centre hospitalier, mode d’activité accordé à des médecins suivant certaines règles d’exercice libéral de la médecine.
Des établissements privés assurent, par convention, des services de caractère public : participation aux soins urgents, à la formation de certains personnels, etc. Leurs conditions de gestion ont alors des similitudes avec celles des établissements du secteur public.

→ secteur public, service public hospitalier

secteur public l.m.

public hospital sector

En médecine, partie d’un système de soins dont l’administration et la gestion sont assurées par des organismes de caractère public sous la tutelle de l’Etat.

→ secteur privé

Sécurité sociale l.f.

social security

Organisation de la protection sociale basée sur un système national de répartition et de solidarité.
Cet ensemble des régimes de base de protection sociale comporte quatre branches : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles.
En France, la Sécurité sociale n’existe pas comme entité administrative unique. D’une part, les régimes ne sont pas différenciés les uns par rapport aux autres. D’autre part, au sein du régime général (le plus important par le nombre de ses affiliés), le financement et la gestion des trois grands risques couverts se sont séparés en trois organismes : l’un affecté aux allocations familiales, un autre aux retraites de vieillesse, et un autre à l’assurance maladie, aux accidents du travail et maladies professionnelles ainsi qu’aux soins liés à la grossesse et à la maternité.
Ainsi, c’est souvent par erreur que, dans le langage courant, on dit sécurité sociale, quand il faudrait dire régime général ou assurance malade.
Les prestations de l’assurance maladie sont complétées par celles versées par les mutuelles ou complémentaires santé.

→ maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles régime général, mutuelle

sélecteur n.m.

selector

Dispositif électromécanique permettant d'alterner rapidement radioscopie et radiographie dans le but de fixer sur des clichés les images observées au cours de l'examen radioscopique.
Composé d'un bâti métallique mobile, intégré à la table de radiodiagnostic, il comprend un écran de radioscopie et un système permettant de prendre des radiographies sur clichés entiers ou en série suivant différents formats et découpes. Les dispositifs voisins, qui ne permettent pas la radioscopie, portent le nom de sériographes. Sur les tables télécommandées, le sélecteur comporte un amplificateur de luminance avec circuit de radioscopie télévisée.

sélectivité fréquentielle l.f.

frequency selectivity

Qualité du système auditif permettant d’analyser les fréquences contenues dans un son.

→ courbe d'accord.

Senior et Løken (syndrome de) l.m.

Senior-Løken’s syndrome

Affection rare qui associe une néphropathie tubulaire et une rétinite pigmentaire.
La néphropathie est progressive avec atteinte tubulaire et kystes de la medulla. Il en existe deux formes : une juvénile, sévère avec insuffisance rénale terminale vers 10 ans, et une de l'adulte, avec stade terminal vers 30 ans. La rétinopathie permet de distinguer cette affection de la néphronophtise familiale juvénile (la néphronophtise débute à l'âge de 2 ou 3 ans) :
- dans la forme infantile la rétinopathie est congénitale de type amaurose congénitale de Leber, avec cécité ou amblyopie profonde, nystagmus, ERG éteint, et rétine presque normale (quelques remaniements pigmentaires), qui donnera ultérieurement l'aspect poivre et sel et, enfin, des amas pigmentaires ;
- dans la forme de l'adulte les perturbations sont superposables à celles de la rétinite pigmentaire classique.
Autres associations possibles : ataxie, incoordination, fibrose hépatique congénitale, épiphyses en cône. L’affection est autosomique récessive (MIM 266900) avec locus du gène en 2q13. Une perturbation du système ciliaire épithélial rénal et des cils connectif des photorécepteurs oculaires est liée à une mutation du gène NPHP codant pour la néphrocystine. L’affection entre dans le cadre des ciliopathies.

B. Senior, pédiatre endocrinologue sud-africain (1961) ; A. C. Løken, neuropathologiste norvégien (1961)

Syn. dysplasie rénale et aplasie rétinienne

→ néphronophtise familiale juvénile, amaurose congénitale

sérotonine n.f.

serotonin

5-hydroxytryptamine, monoamine biosynthétisée à partir du tryptophane par hydroxylation et décarboxylation, existant en forte concentration dans les cellules chromaffines du tube digestif, dans les neurones du système nerveux central et dans les plaquettes.
La sérotonine est métabolisée par la monoamine-oxydase et par une aldéhyde-déshydrogénase. Une partie de la sérotonine est recaptée par les neurones sérotoninergiques et les plaquettes.
La sérotonine est un médiateur ubiquitaire qui intervient dans la régulation de nombreuses fonctions naturelles : alternance de la veille et du sommeil, appêtit et prise alimentaire, régulation de la fonction cardiovasculaire, perception de la douleur, température corporelle, libido, vigilance et mémoire, capacité d'apprentissage.
La sérotonine libérée par les plaquettes est un médiateur de l'agrégation plaquettaire. Elle peut être dosée dans le sang et dans l’urine par chromatographie liquide haute performance.
Il existe au moins 7 types de récepteurs différents et de très nombreux soustypes, de 5-HT1 à 5-HT7, dont la structure est précisée par la biologie moléculaire.
Les pharmacologues ont synthétisé des médicaments agonistes et antagonistes qui sont indiqués dans les situations suivantes :
- agoniste partiel du récepteur 5-HT1A : dépression, anxiété ;
- agoniste du récepteur 5-HT1D : migraine (sumatriptan) ;
- antagoniste du récepteur 5-HT3 : nausées et vomissements (ondansétron) ;
- antagoniste du récepteur 5-HT4 : troubles de la motricité gastro-intestinale (aisapride) ;
- antagoniste du récepteur 5-HT2A : vasodilatateur (kétansérine).
Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont des médicaments antidépresseurs efficaces.

Syn. entéramine, hydroxytryptamine

Abrév. 5-HT

→ carcinoïde (syndrome), syndrome sérotoninergique 

sévices physiques à enfant l.m.p.

physically abused child

Maltraitance commençant lorsque la violence prend une ampleur démesurée, pouvant mettre en jeu la vie de l'enfant, avec un caractère humiliant et/ou sadique.
Il n'est pas toujours facile de faire la part de ce qui revient aux sévices ou aux punitions physiques entrant dans le cadre éducatif normal. Ces sévices sont soupçonnés lorsqu'on constate : des ecchymoses, des excoriations cutanées, des brûlures (surtout de cigarette), des fractures des os propres du nez, des membres ou du crâne, des décollements périostés (syndrome de Silverman ou des enfants battus), des lésions du système nerveux central (hématome sousdural, hémorragies rétiniennes), des lésions viscérales par contusions thoraciques ou abdominales (ruptures de la rate, du foie, du rein).
La plupart de ces enfants souffrent d'atteintes de l'état général et de troubles du comportement.

→ enfant maltraité (aspects socioéducatifs et pénaux), enfants battus (syndrome des)

Sheldon (classification de) l.f.

Classification des types de personnalité ayant comme point de départ un système morphologique à trois dimensions qui correspondent au degré de développement des tissus dérivés des trois feuillets embryonnaires : ectoderme, mésoderme et endoderme.
La doctrine constitutionnelle de Sheldon se sépare nettement de toutes les autres en ce sens que son auteur nie l’existence des types. Chaque individu participe, mais dans des proportions inégales, aux trois tendances décelables dans l’espèce humaine : l’ectomorphie qui, à la limite, serait représentée par le longiligne extrême ou l’asthénique des autres morphologistes ; la mésomorphie dont le caractère visible est représenté par des masses musculaires puissantes ; l’endomorphie qui, dans ses manifestations excessives peut être illustrée par le bréviligne, le pycnique ou le digestif de diverses classifications. Cependant, d’après Sheldon, aucune de ces tendances ne peut se manifester exclusivement chez un individu. Il cherche donc à estimer, par une méthode de notation conventionnelle complétée par quelques mesures prises sur des photographies, chacune des trois composantes ; chaque somatotype individuel est représenté par trois notes. Par un procédé semblable il détermine chez chaque sujet androgyne le niveau de féminité et de masculinité. Finalement il estime les trois tendances mentales corrélatives de chaque composante : la cérébrotonie liée à l’ectomorphie, la somatotonie liée à la mésomorphie et la viscérotonie liée à l’endomorphie.

W. H. Sheldon, médecin et psychologue américain (1942)

→ ectoderme, mésoderme, endoderme

[H4,Q1]

sidérose superficielle du système nerveux central l.f.

central nervous system superficial siderosis

Affection due à des saignements répétés, plus ou moins occultes ou distillants, dans l'espace sous-arachnoïdien, voire intraventriculaire, provenant d'une tumeur, d'une malformation vasculaire ou d'une lésion post-traumatique, dont le siège peut être intracrânien ou intrarachidien.
En clinique, on observe le développement progressif d'une ataxie cérébelleuse, d'une surdité de perception, d'une myélopathie et d'un affaiblissement intellectuel. L'IRM montre une hypodensité en T2, à la partie superficielle du système nerveux central, et elle peut orienter vers l'étiologie.
Cette sidérose marginale touche le cervelet, le tronc cérébral, la moelle et les paires crâniennes, notamment la VIIIe paire.

Syn. hémosidérose marginale du névraxe

Sievert (symb. Sv) n.m.

sievert

Unité de mesure de la dose équivalente biologique absorbée, dérivée du système SI et surtout utilisée en radioprotection.
Initialement défini pour une irradiation par les rayons X d’énergie comprise entre 200 et 250 kV γ et β, le sievert a, par convention, été considéré comme l'équivalent de dose absorbée, soit 1 Sv = 1 Gy.
Pour rendre compte de l'efficacité biologique suivant les rayonnements et les tissus concernés, on a introduit un facteur de pondération pour le rayonnement (wr) et un autre pour les tissus (wt), ce qui conduit à la relation suivante : Dose eff (Sv) = Dose absorbée (Gy) . wr . wt
Pour l'évaluation des risques collectifs on a perfectionné et créé la notion de dose équivalente engagée avec une nouvelle unité, l'homme-sievert, obtenue en additionnant les doses reçues par chaque tissu ; soit :
Dose engagée (Sv) = Σ Dose absorbée (Gy) . wr . wt
Contrairement au gray, unité physiquement bien définie, le sievert, unité radiobiologique, ne se mesure pas mais se calcule. Il est largement employé en radioprotection pour exprimer les risques des radiations ionisantes ; mais il faut manier avec prudence les résultats exprimés dans cette unité car les différents correcteurs sont approximatifs et choisis arbitrairement.
Le sievert étant une dose importante, on utilise ses sous-multiples : millisievert (mSv) = 10-3 Sv, microsievert (μSv) = 10-6 Sv.
Un sievert = 100 rem (ancienne unité).

R. M. Sievert, physicien suédois (1896-1966), unité adoptée en 1979

→ système international d'unités (S.I.), gray, dose efficace, dose engagée, facteur de pondération pour le rayonnement

Simonin (épreuve de) l.f.

ABO blood group typing

Méthode de détermination du groupe sanguin dans le système ABO qui consiste à provoquer l'agglutination d'hématies de groupes connus par le sérum inconnu.

C. Simonin, médecin français (1929)

simulateur n.m.

simulator

Appareil de radiodiagnostic spécialement destiné à la préparation des plans de traitement, produisant avec un faisceau géométriquement analogue aux faisceau de radiothérapie, une image des régions anatomiques traversées par ce dernier.
Le tube à rayons X peut tourner dans un plan vertical autour de la table d'examen (montage isocentrique) ; sa distance à l'axe de rotation, réglable, est ajustée à la distance correspondante pour l'appareil de radiothérapie simulé. Un appareil de télévision, solidaire du tube, fournit l'image radiologique, qui peut aussi être conservée sur un film. La section du faisceau simulé y apparaît sous forme de 4 lignes, ombres de 4 fils portés par le diaphragme réglable. Un système de scanner simplifié, suffisant pour cette utilisation, peut être réalisé avec l'appareil de télévision.

sodium n.m.

sodium

1) Elément de numéro atomique 11 et de masse atomique 23, du groupe des métaux alcalins.
Métal blanc argenté, il est généralement conservé à l'abri de l'air, car il brûle spontanément et en milieu anhydre, avec une flamme jaune. Il réagit violemment avec l'eau pour donner de la soude et de l'hydrogène. Les sels de sodium sont tous solubles dans l'eau où ils sont totalement ionisés. Le sodium intervient dans de très nombreux constituants pour neutraliser les restes acides.
2) En médecine, l’ion Na+ est le constituant essentiel du milieu extracellulaire dont il détermine la pression osmotique et sa teneur plasmatique est voisine de 140 mMol/L.
Le sodium est présent dans tous les tissus animaux et végétaux (surtout ceux proches de la mer).Les cellules en sont très pauvres. Il en est éliminé par des canaux intra-membranaires sous l’action des « pompes à sodium », grâce à l'énergie fournie par l'hydrolyse de l'ATP. L'élimination rénale est sous la dépendance du système rénine-angiotensine-aldostérone mis en jeu par les variations hémodynamiques. Elle est accrue par les médicaments diurétiques. Une perte de sodium d'origine digestive (vomissements, diarrhée, fistule digestive), cutanée (sudation importante) ou rénale (défaut de reprise tubulaire), entraîne une déshydratation extracellulaire. La rétention de sodium (secondaire aux insuffisances cardiaque et hépatique ou à un syndrome néphrotique…) est à l’origine d’une hyperhydratation intra-cellulaire traduite par des œdèmes.

Étym. lat. médiéval soda : soude (de l'arabe suwwald : soude, une plante halophyte, telle que la Salicorne, des cendres desquelles on tirait la soude caustique)

Symb. 11Na23

→ membranaire (transport), natrémie, chlorure de sodium, diurétique (traitement)

solution hypertonique l.f.

hypertonic (solution)

En biologie, solution dont la concentration moléculaire est supérieure à celle du milieu cellulaire avec lequel cette solution est en contact ; il y aura donc passage d'eau du milieu cellulaire vers l'extérieur avec diminution du volume des cellules entraînant un retrait de la membrane plasmatique.
Les produits de contraste triiodés hydrosolubles à haute osmolalité sont fortement hypertoniques. Leur osmolalité est d'environ 1500 mosm/kg H2O pour les solutions à 28% d'iode/mL et d'environ 2000 mosm/kg H2O pour les concentrations à 33%, alors que celle du plasma est de 300 mosm/kg H2O. Ceci explique leur toxicité pour le système nerveux et certaines des réactions secondaires que peut provoquer leur injection.

→ osmolalité, osmolarité

[B1]

solvant volatil l.m.

volatile solvant, inhalant

Groupe hétérogène de substances psychotropes qui passent facilement à l'état de vapeur et sont inhalées pour produire une ébriété et parfois l'inconscience.
Il s'agit de produits le plus souvent courants et bon marché : colles et adhésifs contenant toluène et acétone ; dissolvants ; détachants, démaquillants, diluants de peinture ; essence de mobylette et de voiture ; gaz propulseurs d'aérosols ; anesthésiques volatils (éther, protoxyde d'azote) ; alcools (méthanol, isopropanol) ; oxyde de carbone.
Ces substances sont toxiques pour les muqueuses labiales, nasales, pharyngées et pour l'appareil respiratoire : toux, hypoventilation, voire asphyxie, et rarement œdème aigu du poumon. Elles sont toxiques pour le système nerveux central : ivresse avec logorrhée et incoordination motrice ou avec excitation et agressivité à petites doses ; association d'hallucinations à des doses plus importantes. Parfois survient un coma suivi de la mort par dépression respiratoire ou arythmie.
Dans cette consommation, qui touche environ dix garçons pour une fille, on distingue deux modalités : l'expérience en groupe, chez des élèves de 10 à 14 ans, dans de brèves "épidémies" éphémères ; la pratique solitaire, à des fins proprement toxicomaniaques chez des sujets plus âgés.

→ renifleur

somatostatine n.f.

somatostatin

Peptide médiateur, du groupe des inhibines, sécrété par les cellules neuroendocrines du système nerveux central, l’intestin et le pancréas, qui inhibe la sécrétion de l’hormone de croissance et également d’autres hormones comme le glucagon, l’insuline, la gastrine, le pancréozyme ou le VIP (vasoactive intestinal peptide).
Sa demi-vie étant très courte, de l’ordre de 2 ou 3 minutes, plusieurs analogues, de durée d’action plus longue, sont actuellement synthétisés. La somatostatine hypothalamique est un peptide de 28 acides aminés (somatostatine 28). Dans toutes les autres cellules sécrétrices, la stomatostatine n'a que 14 acides aminés (somatostatine 14). Ces peptides sont synthétisés sous forme d'un propeptide, la prosomatostatine, comportant 92 acides aminés, qu'une protéase clive (après une arginine) en libérant d'abord la somatostatine 28, puis à partir de celle-ci la somatostatine 14, du côté C-terminal. La somatostatine n'est pas à proprement parler une hormone, car elle agit non pas en stimulant un organe, mais au contraire en inhibant un organe cible : d'où le terme de cybernine qui a été proposé pour un tel composé. Elle peut être synthétisée dans de nombreux tissus : dans la muqueuse gastrique, dans les cellules δ du pancréas, dans le cerveau, etc. ; elle peut être sécrétée selon le mode endocrine, mais sa durée de vie dans le sang n'est que de 2 minutes ; elle peut aussi être paracrine, agissant sur une cellule voisine ; elle peut être autocrine, agissant sur des récepteurs de la cellule qui lui donne naissance, comme dans le pancréas ; elle peut encore être une lumone, circulant dans un organe creux comme l'intestin.
Elle est utilisée, sous forme de perfusion veineuse continue, en traitement d’hémorragies digestives actives ou récentes dues à l'hypertension portale, de certaines diarrhées, de fistules intestinales et pancréatiques, du dumping syndrome. Ses dérivés d'action prolongée sont utilisés dans les mêmes indications. Un dérivé de 8 acides aminés, l'octréotide, est employé comme traceur pour identifier les tumeurs endocrines riches en récepteur de la somatostatine.
En ophtalmologie deux analogues sont utilisés dans les rétinopathies diabétiques proliférantes : l’octréotide et le lanréotide.

Sigle SRIH

→ somatomédine, somatostatinome, hypophysiolyse pharmacologique, cybernine, lumone, VIP

sommeil (théories du) l.f.

sleep theories

Théories du sommeil qui sont divisées en deux grands groupes.
Les théories passives admettent que les mécanismes qui sous-tendent l'éveil deviendraient peu à peu inefficaces ce qui permettrait finalement le sommeil.
La théorie active implique que les mécanismes de l'éveil seraient activement inhibés.
La stimulation d'un certain nombre de structures cérébrales (noyaux du raphé, tractus solitaire) est capable d'induire un sommeil à ondes lentes. Les neurones de ces noyaux synthétisent la sérotonine qui serait un médiateur essentiel du déclenchement du sommeil. Le locus cœruleus, noyau du tronc cérébral produisant la noradrénaline joue un rôle dans le sommeil paradoxal. L'intervention respective des noyaux du raphé et du locus cœruleus sont à la base de la théorie monoaminergique du sommeil (sérotonine et noradrénaline). Le rôle de l'acétylcholine, neuromédiateur ubiquitaire du système nerveux central est moins bien précisé. Une autre théorie fait intervenir la sécrétion de substances hypnogènes. La nature exacte de ces substances n'est pas précisée (peptides, interleukine 1).

son fondamental laryngé l.m.

fundamental laryngeal sound

Fréquence la plus basse fournie par le système vibrant laryngé.

Syn. son laryngé

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