acylthiokinase n.f.
acylthiokinase
[C1,C3]
Édit. 2017
acyltransférase n.f.
acyltransferase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un radical acyl (R-CO-) d'un substrat à un autre.
[C1,C3]
Édit. 2017
adaptation n.f.
adjustment
1) Modification évolutive par laquelle une cellule, un organisme, ou une population, s'ajuste à une nouvelle contrainte, sa survie et sa reproduction en étant améliorées.
2) Ensemble des phénomènes qui permettent la mise en accord et l'interaction harmonieuse d'un organisme et, plus généralement, d'un individu avec de nouvelles conditions d'environnement, en particulier des circonstances éprouvantes.
D'un point de vue comportemental, les maladies mentales sont souvent perçues comme des troubles de l'adaptation. En neurologie, les affections des lobes frontaux perturbent l’adaptation comportementale.
3) Au sens général, ajustement du fonctionnement d'un organe ou d'un système à un changement des conditions de fonctionnement.
En vision binoculaire, mise en jeu d'éléments moteurs et sensoriels : maintien de la fixation lors des mouvements de la tête, mouvement correctif quand on place un prisme devant un œil, ajustement de la fixation après une saccade, etc.
En strabologie, ensemble des modifications sensorielles et motrices qui accompagnent la déviation et qui permettent au système oculomoteur de compenser les perturbations qu'elle entraîne.
Il y a adaptation sensorielle et motrice ; il serait plus exact de dire ici "compensation".
En contactologie, pratique médicale consistant à déterminer tous les paramètres d'une lentille de contact pour qu'elle puisse respecter les impératifs anatomiques et physiologiques de l'œil auquel elle est destinée, pendant son temps de port, tout en jouant le rôle optique, thérapeutique ou esthétique auquel elle est destinée.
4) En acoustique, modification de la perception sonore lors d'une stimulation acoustique continue.
Elle entraîne normalement une diminution progressive de la perception du stimulus sonore. En cas d'adaptation dite pathologique, cette diminution de la perception est très rapide, de l'ordre de quelques secondes. Un tel phénomène témoigne d'une atteinte du nerf auditif (neurinome de l'acoustique par ex).
Étym. lat. adaptare : ajuster
[C2, C3, E1, P1, P2]
Édit. 2020
adaptation cellulaire l.f.
cellular adaptation
Capacité que possède une cellule de modifier ses caractères morphologiques et fonctionnels sous l'effet de stimulus physiologiques ou pathologiques, et d'acquérir un nouvel état stable permettant sa survie, et traduite notamment par des phénomènes d'hypertrophie et d'atrophie.
Lorsque cette capacité est altérée par un trouble de l'adaptation cellulaire, la cellule peut entrer dans un cycle d'altérations plus ou moins réversibles pouvant conduire à la mort cellulaire et à la nécrose.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[C3]
Édit. 2017
adapteur n.m.
Protéine intracellulaire impliquée dans le transport de vésicules d’endocytose telles que les endolysosomes à clathrine entre le réseau golgien et la membrane plasmique.
Trois types d’adapteurs ont été décrits, AP-1, AP-2, AP-3 ; lles sous-unités
Étym. lat. adaptare : ajuster
[C1, C3]
Édit. 2020
adaptine n.f.
adaptin
Protéine présente dans un complexe de plusieurs protéines impliquées dans l'assemblage des molécules de clathrine et dans le transport intracellulaire des vésicules d'endocytose membranaires ou de sécrétion transgolgienne, complexe appelé « adapteur », ayant un rôle dans la reconnaissance des sites de destination des vésicules.
Les adapteurs des vésicules d'endocytose membranaires contiennent deux adaptines (dites alpha et bêta-adaptines). Ceux des vésicules transgolgiennes présentent deux autres adaptines (dites bêta' et γ-adaptines). Les adaptines peuvent se lier in vitro à la clathrine.
[C1,C3]
Édit. 2017
ADCC sigle angl. pour Antibody Dependent Cell Cytotoxicity (cytotoxicité dépendant d'anticorps)
Réaction cytotoxique dans laquelle les cellules tueuses porteuses de récepteurs de Fc reconnaissent les cellules cibles recouvertes d'anticorps spécifiques.
[C3,F3]
Édit. 2017
adducine n.f.
adducin
Protéine présente dans les membranes des érythrocytes, attachée à la calmoduline, et qui est phosphorylable par une protéine-kinase C.
[C1,C3,F1]
Édit. 2017
adénine n.f.
adenine
Base azotée, 6-amino-purine, constitutive des acides nucléiques et de certains coenzymes : ATP, NAD, NADP, FAD, CoA, cobalamine.
Sa biosynthèse s'effectue à partir des éléments de la glycine (C4, C5, N7), de radicaux formyles transférés par l'acide tétrahydrofolique (C2, C8) et de dioxyde de carbone (C6) ; les azotes 3 et 9 proviennent de l'ammoniac de la glutamine, tandis que l'azote 1 et l'azote porté par le C6 proviennent de l'acide aspartique. Sa désamination par une adénine-désaminase conduit à l'hypoxanthine, son catabolisme aboutit chez l'Homme à l'acide urique. L'adénine est un facteur de croissance pour certaines espèces. Elle est utilisée pour ses propriétés leucopoïétiques et anti-agranulocytaires. Elle a été découverte en 1885 parmi les produits d'hydrolyse des nucléoprotéines du pancréas.
Étym. gr. adên : glande
[C1, C2, C3]
Édit. 2020
adénine-désaminase n.f.
adenine deaminase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'adénine, produisant l'hypoxanthine.
Cet enzyme participe chez les microorganismes au catabolisme des bases puriques
[C1,C3]
Édit. 2017
adénine phosphoribosyl-transférase n.f.
adenine phosphoribosyl transferase
Enzyme catalysant une réaction de réactivation de l'adénine provenant du catabolisme des acides nucléiques, par le 5-PRPP (5-phosphoribosylpyrophosphate), produisant l'AMP, qui peut être réutilisé.
Sigle APRT
[C1,C3]
Édit. 2017
adénine-phosphoribosyltransférase (APRTase) (déficit en) l.m.
adenine phosphoribosyl transferase deficiency
L'APRTase catalyse la conversion de l'adénine en AMP en utilisant le PP-ribose-P (ribose-pyrophosphate).
En son absence, l'adénine s'accumule et est oxydée par la xanthine-déshydrogénase (ou xanthine-oxydase) en 8 OH-adénine et en 2,8-dihydroxy-adénine (2,8 - DHA) le déficit se transmet selon le mode autosomique récessif. La conséquence en est la formation de cristaux de 2,8-DHA peu solubles dans l'urine exposant au risque de lithiase. Les cristaux précipitent parfois dans le rein, entraînant une insuffisance rénale. Le traitement par l'allopurinol qui inhibe la xanthine-oxydase est très efficace.
[C1,C3,Q2]
Édit. 2017
adénosine n.f.
adenosine
Nucléoside constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose.
L'adénosine est un neuromédiateur et une substance physiologiquement active sur certaines cellules comme les plaquettes, elle intervient dans la douleur. Couplée à des protéines G, elle agit sur des récepteurs spécifiques A1 et A2. L'adénosine joue un rôle protecteur contre les périodes brèves d'ischémie myocardique et permet de réduire nettement l'importance d'un infarctus : le blocage des récepteurs A1 supprime l'effet protecteur et, au contraire, une injection intra-coronaire d'adénosine induit le mécanisme de protection. Le récepteur A1 ralentit le cœur et produit un effet vasoconstricteur, le récepteur A2 induit une vasodilatation coronaire et inhibe les neutrophiles.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase n.f.
adenosine deaminase
Enzyme qui catalyse une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'adénosine la transformant en inosine.
Le déficit en adénosine-désaminase peut être responsable d'un déficit immunitaire combiné sévère constitutionnel.
Certains adénosine-désaminases participent à la maturation posttranscriptionnelle des ARN.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase (déficit en) l.m.
adenosine-deaminase (deficiency)
Déficit responsable d'une déficience immunitaire combinée sévère constitutionnelle transmise sur le mode autosomique dominant, lié à un effet toxique sur les lymphocytes T et B des désoxyribonucléotides accumulés en amont.
Une augmentation de l'adénosine-désaminase érythrocytaire a été rapportée dans des pathologies de l'érythrocyte, en particulier l'érythroblastopénie congénitale. Des inhibiteurs de l'adénosine-désaminase sont utilisés dans le traitement de certaines hémopathies lymphoïdes malignes.
[C1,C3,F1,Q2]
Édit. 2017
adénosine-diphosphate n.m.
adenosine diphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose, lui-même estérifié par deux phosphates, liés entre eux par une liaison anhydride d'acide.
L’adénosine-diphosphate est l’accepteur d’acide phosphorique riche en énergie provenant des oxydations phosphorylantes productrices d’ATP. Il est formé dans les cellules par l’hydrolyse de l’ATP, et aussi par l’action de la myokinase.
Au cours de l'hémostase primaire, cette molécule est libérée, après lésion vasculaire, par les cellules endothéliales ou les cellules sanguines, dont les globules rouges, et induit une agrégation plaquettaire dose-dépendante en provoquant à la surface des plaquettes une modification du complexe glycoprotéinique IIbIIIa qui expose le récepteur du fibrinogène.
Sigle ADP
[C1,C3,F1,F4]
Édit. 2017
adénosine-kinase n.f.
adenosine kinase
Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de la fonction alcool primaire du ribose de l'adénosine, par un acide phosphorique de l'ATP.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate n.m.
adenosine monophosphate
Sigle AMP
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.
[C1,C3,O4 ]
Édit. 2017
adénosine-triphosphatase n.f.
adenosine triphosphatase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la liaison anhydride unissant les phosphates bêta et gamma de l'ATP.
Cette hydrolyse s'accompagne d'une grande libération d'énergie.
Sigle ATPase
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-triphosphate n.m.
adenosine triphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par trois phosphates, liés entre eux par deux liaisons anhydride d'acide (abrégé ATP).
Ces liaisons sont très riches en énergie qui sera libérée par hydrolyse de la molécule.
Cet ATP constitue le principal agent de phosphorylation pour toutes les fonctions cellulaires, en particulier dans le muscle qui en contient près de 4 g/kg. Il est biosynthétisé à partir d'adénosine-diphosphate, essentiellement par les réactions d'oxydoréduction phosphorylante.
Sigle ATP
→ adénosine-diphosphate, contraction musculaire, transport aqueux transmembranaire, transport lipidique transmembranaire
[C1,C2,C3,I4]
Édit. 2017
adénosyl-cobalamine n.f.
adenosyl-cobalamine
Coenzyme cobamide formé du noyau corrine avec un atome de cobalt attaché par des liaisons de coordinence, d'une part avec une des chaînes latérales du noyau corrine formée d'aminopropanol, d'un phosphate, d'un alpha-D-ribosyl-diméthylbenzimidazole, et d'autre part avec un radical 5'-désoxyadénosyle, dérivé de l'adénosine.
La fixation transitoire d'un atome d'hydrogène sur le 5'-désoxyadénosyle sert à une réaction de transfert d'hydrogène, par ex. pour la méthylmalonyl-CoA mutase.
Syn. cobamide
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosyl-méthionine n.f.
adenosyl methionine
S-(5'-désoxyadénosine-5'-yl)-méthionine. Forme métaboliquement active de la méthionine, liée par son atome de soufre à l'adénosine par une fonction sulfonium.
Ce composé est un donneur de radical méthyle dans les réactions enzymatiques de méthylation, où il se transforme en adénosylhomocystéine, qui peut ensuite être reméthylée à partir de N-méthyltétrahydrofolate.
[C1,C3 ]
Édit. 2017
adénosyltriphosphatase n.f.
→ H+ / K+ adénosyltriphosphatase (H+ / K+ ATPase, pompe à proton)
[C1,C3]
Édit. 2017
adénylate-cyclase n.f.
adenylate cyclase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des phosphates b et g de l'ATP, et produisant un AMP dont le phosphate estérifie les deux fonctions alcool des carbones 3' et 5' de l'adénosine (AMP cyclique).
L'adénylate-cyclase participe à la transmission des signaux hormonaux vers l'intérieur des cellules. Les protéines G membranaires, activatrices ou inhibitrices, sont impliquées dans sa régulation.
En pathologie, la diarrhée du choléra est due à l'action de la toxine de Vibrio cholerae qui entraînant une modification de structure de la protéine G, provoque une activation prolongée de l'adénylate-cyclase et déclenche ainsi une ouverture permanente des canaux chlorés situés sur la membrane apicale de l'entérocyte, entraînant une sécrétion excessive d'eau et d'électrolytes dans la lumière digestive.
→ AMP cyclique, protéine G, diarrhée sécrétoire, choléra, Vibrio cholerae
[C1, C3, D1, L1]
Édit. 2020