Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

116 résultats 

publicité pour les médicaments l.f.

Ensemble de moyens employés pour faire connaître et faire acheter un médicament par le plus grand nombre possible de personnes.
1) Pour qu’un médicament soit mis en vente en France, les documents publicitaires qui s’y rapportent doivent avoir été approuvés par la Commission de contrôle de la publicité pour les médicaments.
2) Les médicaments faisant l’objet de publicité auprès du grand public ne sont pas pris en charge par les organismes d’assurance maladie.

rameau pour le ganglion ciliaire (du nerf oculo-moteur) l.m.

ramus ad ganglion ciliare (nervi oculomotorii) ; radix parasympathica ganglii ciliaris ; radix oculomotoria ganglii ciliaris (TA)

branch too ciliary ganglion (of oculomotor nerve) ; parasympathétic root of ciliary ganglion ; oculomotor root of ciliary ganglion

→ nerf oculo-moteur

rameaux communicants pour le nerf facial (du nerf auriculo-temporal) l.m.p.

rami communicantes cum nervo faciale (nervi auriculotemporalis)
Branches anastomotiques du nerf auriculo-temporal

communicating branches with facial nerve (of auriculotemporal nerve)

→ nerf auriculo-temporal

rameaux ganglionnaires pour le ganglion otique l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion oticum ; radix sensoria ganglii otici (TA)

branches to otic ganglion ; sensory root of otic ganglion

Syn. racine sensitive du ganglion otique

→ nerf mandibulaire

rameaux ganglionnaires pour le  ganglion ptérygo-palatin l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion pterygopalatinum ; radix sensoria ganglii pterygopalatini (TA)

ganglionic branches to pterygopalatine ganglion; sensory root of ptérygopalatine ganglion

Rameaux sensitifs que le nerf maxillaire fournit au ganglion ptérygo-palatin à sa sortie du foramen rond, parfois par l’intermédiaire du nerf ptérygo-palatin.

Syn. racine sensitive du ganglion ptérygo-palatin

→ nerf maxillaire ,nerf sphéno-palatin

rameaux ganglionnaires pour le ganglion sublingual (du nerf lingual) l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion sublinguale ; radix sensoria ganglii sublingualis  (TA)

ganglionnic branches to sublingual ganglion ; sensory root of sublingual ganglion

→ nerf lingual

rameaux ganglionnaires pour le ganglion submandibulaire (du nerf lingual) l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion submandibulare ; radix sensoria ganglii submandibularis  (TA)

ganglionnic branches to submandibular ganglion ; sensory root of submandibular ganglion

→ nerf lingual

sismothérapie (anesthésie pour) n.f.

electroconvulsive therapy (anaesthesia for)

Mode de traitement par choc électrique.
Indiquée dans plusieurs syndromes psychiatriques (p. ex. dépression, accès maniaques, schizophrénie), la sismothérapie doit être réalisée sous anesthésie générale et avec curarisation pour limiter les effets secondaires aux contractures.
Une fiche explicative doit être remise au patient, et il faut satisfaire aux exigences essentielles de sécurité en anesthésie (visite préanesthésique, programmation de l'anesthésie, avoir à disposition tout le matériel nécessaire, surveillance postopératoire). L'anesthésie brève (par ex. propofol) doit être associée à un myorelaxant : elle permet d'éviter l'angoisse du patient devant la paralysie des muscles ventilatoires par le curare, qui est indispensable pour éviter les convulsions motrices causes d'arrachements tendineux et des fractures osseuses.
La sismothérapie entraîne une élévation de la pression intracrânienne : l'hypertension intracrânienne est une contrindication absolue à ce traitement. Les contrindications relatives relèvent de l'appréciation du bénéfice attendu par rapport aux risques courus :
- risques cardiovasculaires, respiratoires et allergiques de l'anesthésie et de la curarisation,
- risque hémorragique lié à la présence d'un anévrisme ou d'une malformation vasculaire,
- existence d'un décollement de la rétine,
- existence d'un phéochromocytome,
- antécédent d'une sismothérapie inefficace ayant eu des effets secondaires graves,
- prise de certains traitements (ex. anticoagulants).
La mortalité après sismothérapie est presque deux fois plus élevée que celle relevée avec les anesthésies pour chirurgie générale : elle est estimée actuellement à 1 accident pour 13.000 à 14.000 séances.

Étym. gr. seismos : ébranlement, commotion

Syn. déconseillé : électrochoc

→ électrochoc, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

traumatisme graves du crâne (score de Glasgow pour l'évolution des) l.m.p.

Glasgow outcome scale

Échelle pronostique établie par B. Jennett et G. Teasdale, destinée à l'étude statistique des résultats à long terme des patients traités.
1) mort imputable à la lésion initiale.
2) état végétatif définitif : patient reste incapable de répondre et de parler pendant des semaines ou des mois jusqu'à la mort.
3) invalidité importante (conscient mais invalide) : patient dépendant de l'aide journalière d'une tierce personne en raison d'une invalidité mentale ou physique, pas des deux à la fois en général.
4) invalidité modérée (invalide mais indépendant) : patient pouvant prendre les transports publics et travailler dans un entourage protégé, il est donc indépendant en ce qui concerne sa vie de tous les jours.
5) bonne récupération, patient jouissant d'un mode de vie normal en dépit de déficits nerveux ou fonctionnels mineurs.

B. Jennett et G. Teasdale, neurochirurgiens britanniques (1976)

→ Glasgow (score de)

unité pour malades difficiles (UMD) l.f.

difficult patients unit

Service psychiatrique qui "assure l'hospitalisation à temps complet des patients présentant pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté nécessaires ne puissent être mis en œuvre que dans une unité spécifique" (décret 86.602 du 14 mars 1986, art. 12).
Au nombre de quatre en France, ces UMD à vocation interrégionale appliquent "des protocoles thérapeutiques intensifs" à des patients perturbateurs des services de psychiatrie générale, refusant un traitement en milieu spécialisé carcéral, ou jugés non responsables pénalement.
Il s'agit surtout de schizophrènes, sinon de personnalités psychopathiques, mais la proportion de débiles pourtant peu accessibles à ce type de structure atteindrait aujourd'hui plus d'un quart.
Alors que les lits des UMD ont diminué, les demandes accrues d'admission semblent liées principalement à l'ouverture des portes en psychiatrie, à la diminution et à la féminisation du personnel des secteurs et des hôpitaux généraux. La création de structures intermédiaires a été proposée.

uréthroplastie pour hypospadias l.f.

hypospadias repair urethroplasty

Intervention chirurgicale visant à normaliser l'urèthre incomplet d'un hypospadias, dans la plupart des cas par uréthroplastie cutanée.
Les techniques d'uréthroplastie de réparation d'un urèthre hypospade sont multiples, et leur variété même rend compte des difficultés de cette chirurgie restauratrice et de ses résultats toujours un peu aléatoires.
Nous citons les principales techniques en fonction du siège du méat hypospade (elles ont toutes de nombreuses variantes) :
• uréthroplasties distales, technique d'Ombredanne : variété très particulière d'uréthroplastie distale utilisant le prépuce, abandonnée car de résultat trop inesthétique ;
• hypospadias antérieurs (péniens), techniques de :
- Mathieu : lambeau cutané pénien de retournement (très utilisée),
- Duckett : lambeau préputial pédiculisé,
- Barcat : tranchée balanique (peu utilisée),
- Chocholka-Marion : greffon cutané libre ou pédiculisé glissé dans un tunnel balanique ;
• hypospadias pénoscrotaux ou périnéaux :
- Duplay "d'avancement" reportant le méat dans la région pénienne,
- Leveuf : uréthroplastie cutanée en deux temps avec enfouissement de la verge dans le scrotum (le deuxième temps est le désenfouissement).

L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1911) ; P. Mathieu, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1932) ; J. W. Duckett, chirurgien urologue américain (1981) ; J. Barcat, chirurgien pédiatrique français (1969) ; E. F. Chocholka, chirurgien tchèque (1923) ; G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1921) S. Duplay, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1874), J. Leveuf, chirurgien pédiatrique français (1946)

→ hypospadias, Mathieu (opération de), Leveuf (opération de), Duplay (opération de)

établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes l.m.p

establishments of hosting for dependent elderlies

Établissements médico-sociaux dont le rôle, en France, est d’accueillir, dans le cadre de maisons de retraite, des personnes dépendantes, parfois atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies dégénératives.
Ces établissements doivent justifier d’équipements adaptés et de personnels spécialisés.
Ils doivent respecter les règles de fonctionnement régies par les lois :
- du 24 janvier 1997 tendant…à mieux répondre aux besoins des personnes âgées par l’institution d’une prestation spécifique dépendance,
- du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale (convention tripartite entre l’établissement, le Conseil Général et l’Assurance Maladie),
- du 20 décembre 2002 de financement de la sécurité sociale pour 2003,
- du 21 juillet2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires,
ainsi que par les décrets :
- du 26 avril 1999 (2) relatifs à la gestion budgétaire et comptable et aux modalités de tarification et de financement des EHPAD,
 -  et du 4 mai 2001 modifiant les précédents.
Sigle : EHPAD
Edit. 2018

[E1]

facteur de pondération d'irradiation pour les tissus

Sigle angl.wt

→ dose d'irradiation efficace

[B2]

Édit. 2018

endoscopie trachéobronchique (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for tracheo-bronchial fiberscopy

L'endoscopie s’effectue sous anesthésie locale.
Eventuellement une anesthésie générale peut s’avérer nécessaire, en particulier en prévision d’actes thérapeutiques (p. ex. exérèse de tumeurs trachéobronchiques).
La ventilation artificielle peut être effectuée par jet-ventilation.

→ jet-ventilation, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

[B3, G1, P1]

Édit. 2020

poudre lyophilisée stérile pour injection  l.f

poudre orale l.f.
poudre pour application cutanée l.f

→ poudre

[G3,G5]

Édit. 2017

préparation pour inhalation l.f.

Préparation galénique (infusion, extrait ou alcoolature) utilisée pour une inhalation.

→ infusion , extrait, alcoolature, inhalation

[G3]

Édit. 2017

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