hématocèle sous-péritonéale l.f.
retroperitoneal hematocele
Hématocèle développée dans le tissu souspéritonéal sousvésical, entre vessie et utérus, après césarienne segmentaire, ou dans le ligament large après fissuration d'un hématosalpinx.
[03]
hématome rétro-hyaloïdien l.m.
retrohyaloidal hemorrhage
Collection hématique située dans l'espace rétro-hyaloïdien, entre le vitré et la rétine.
Généralement cet hématome se collecte en regard de la macula et prend un aspect en nid de pigeon, avec un niveau horizontal. Il est souvent observé chez le sujet jeune à la suite d'une contusion, au cours de l'évolution d'une rétinopathie diabétique, d'un anévrisme artériel rétinien ou d'une hémopathie.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[P2]
hémorragie rétinienne l.f.
retinal hemorraghe
Hémorragie située variablement dans l'épaisseur de la rétine et dont la situation conditionne l'apparence ophtalmoscopique.
Striée, elle touche la couche des fibres nerveuses dont elle souligne la disposition arrondie ou en petits points, elle se situe dans les plexiformes ou les couches nucléaires.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
[P2]
hémorragie rétinienne du nouveau-né l.f. ]
retinal hemorrhage of the neonate
Saignement des capillaires et artérioles de la rétine du nouveau-né après une anoxie fœtale, une extraction par ventouse, mais aussi après un accouchement normal.
Elle est habituellement sans conséquence à long terme.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
[P2,O1,O3]
hémorragie rétroplacentaire l.f.
retroplacentlal hemorrhage
[O3]
histiocytose maligne de Rappaport l.f.
malignant histiocytosis
Affection rare, d'étiologie inconnue, touchant l'adulte jeune, résultant de la prolifération maligne dans le foie, la rate, les nœuds lymphatiques qui sont issus de la lignée mono-macrophagique; l'atteinte cutanée, présente dans 10 à 20% des cas, se manifeste sous la forme d'un ou de plusieurs nodules hypodermiques parfois ulcérés.
L'examen histologique montre un infiltrat dermique s'étendant vers les plans profonds, fait d'histiocytes anormaux à différents stades de maturation. L'évolution serait rapidement défavorable sans traitement, chimiothérapie et/ou radiothérapie.
H. Rappaport, pathologiste américain (1966) ; R. B. Scott, pédiatre et A. H. T. Robb-Smith, anatomopathologiste britanniques (1939)
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
Syn. réticulose histiocytaire maligne, réticulose médullaire histiocytaire de Scott et Robb-Smith, maladie de Scott et Robb-Smith.
→ réticulose médullaire histiocytaire de Scott et Robb-Smith
[F2,L1,F1,I1]
Édit. 2015
histiocytose multicentrique l.f.
multi-centric reticulohistiocytosis
Forme d'histiocytose non langerhansienne de la peau, des muqueuses ou des articulations atteignant préférentiellement la femme plutôt que l'homme, caractérisée par la survenue de lésions cutanées prenant la forme d'un nodule rougeâtre unique ou de multiples lésions papulonodulaires siégeant le plus souvent sur le dos des doigts mais également sur la face et les oreilles ; l'atteinte articulaire se traduit par une polyarthrite sévère; il s'y associe souvent de la fièvre, un amaigrissement et des polyadénopathies.
L'examen histologique montre un infiltrat fait d'histiocytes uni- ou multinucléés avec un cytoplasme abondant éosinophile, finement granuleux ; la microscopie électronique montre l'absence de granules de Birbeck.
R. W. Goltz, C. W. Laymon, dermatologistes américains (1954) ; M. R. Caro et F. E. Senear, dermatologistes américains (1952) ; H. Portugal, dermatologiste brésilien (1944) ; F. Parkes-Weber et W. Freudenthal, dermatologistes britanniques 1937 ; R. P. Warin, dermatologiste britannique (1957) ; H. M Johnson et I. L. Tilden, dermatologistes américains (1957) ; H. Montgomery et P. A. O’Leary, dermatologistes américains (1934)
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
Syn. réticulohistiocytose multicentrique (Goltz et Laymon, 1954), histiocytomatose gigantocellulaire généralisée (Portugal, 1944), réticulohistiocytose cutanée (Caro et Senear), dermatoarthrite lipoïdique (Parkes-Weber et Freudenthal, Warin, granulome réticulo
→ ganglioneurome de Montgomery et O'Leary, histiocytose, Birbeck (corps de)
[I1, J1]
Édit. 2018
hydrops externe rétromédullaire l.m.
retro-medullary external hydrops
[H2]
hypoxie rétinienne l.f.
retinal hypoxia
Réactions à l’hypoxie ont en commun une souffrance des cellules nerveuses du cortex et de la rétine.
Cet état perturbe la fonction visuelle en altitude.
Étym. gr. hupo : sous ; oxus : oxygène
iléoscopie rétrograde l.f.
retrograde ileoscopy
Méthode de cathétérisme rétrograde de l'iléon terminal à partir du cæcum au cours de la côloscopie totale.
Cette technique permet la visualisation et la biopsie de la muqueuse iléale et constitue une des modalités diagnostiques des maladies inflammatoires, infectieuses, tumorales de l'iléon ainsi que des troubles de l'absorption.
incidence rétro-olécranienne l.f.
retro olecranienne incidence
A. Laquerrière (1874-1945) et J. Pierquin (1887-1958), radiologistes français
→ Laquerrière et Pierquin (incidences de)
intertrigo rétro-auriculaire l.m.
retro auricular intertrigo
Dermatose du pli rétro-auriculaire d’origine microbienne ou mycosique.
kyste hydatique rétropéritonéal l.m.
retroperitoneal hydatic cyst
Localisation généralement secondaire des lésions d'échinococcose, par migration rétropéritonéale de scolex.
Les kystes hydatiques ainsi formés ont souvent une localisation rétrovésicale. Ils peuvent se rompre dans la vessie, provoquant une élimination urinaire de scolex.
→ échinoccose, kyste hydatique du rein
kyste rétinien l.m.
retinal cyst
Formation isolée intrarétinienne d'une cavité centrale qui n'est pas un kyste vrai.
Elle est bordée par la limitante interne en profondeur et la couche nucléaire externe en superficie. Son origine congénitale reste discutée, sa taille est variable.
lacune musculaire rétro-inguinale l.f.
lacuna musculorum retroinguinalis (TA)
retroinguinal muscular space
Espace traversé par le muscle ilio-psoas dans son cheminement de l’abdomen vers la partie haute de la cuisse.
Cet espace est limité par le ligament inguinal en avant et en dedans, l’arc ilio-pectiné en dedans et le rebord de l’os coxal compris entre l’épine iliaque antérieure et supérieure et l’éminence ilio-pubienne. Il livre passage au muscle ilio-psoas et aux nerfs cutané latéral de la cuisse et fémoral
lacune vasculaire rétro-inguinale l.f.
lacuna vasorum retroinguinalis (TA)
retroinguinal vascular space
Espace traversé par les vaisseaux iliaques externes dans leur passage vers le trigone fémoral où ils deviennent les vaisseaux fémoraux.
Cet espace est limité en avant et en dedans par le ligament inguinal, en dehors par l’arc ilio-pectiné, en dedans par le ligament lacunaire et en arrière par le pecten de l’os pubis. Il livre passage, outre aux vaisseaux fémoraux, au rameau fémoral du nerf génito-fémoral et aux vaisseaux lymphatiques.
ligne rétro-sternale l.f.
retrosternal line
liposclérose péri-urétérale l.f.
retro-peritoneal fibrosis
Compression progressive, uni- ou bilatérale des uretères par une liposclérose post-inflammatoire du tissu cellulaire périurétéral.
Syndrome d'Ormond (1948), déjà décrit par Albaran (1905), l'adénoliposclérose dysprotéinique rétro-péritonéale ou lipomatose rétro-péritonéale pseudotumorale est caractérisée par des signes généraux (altération de l'état général avec asthénie, poussées fébriles intermittentes et hypertension artérielle) des signes locaux de la région lombaire (lombalgies, coliques néphrétiques, oligo-anurie intermittente) avec des signes de compression vasculaire (artérielle ou veineuse) rectosigmoïdienne et duodéno-pancréatique. L'imagerie (échographie, urographie) montre une rétention pyélique avec hydronéphrose bilatérale et sténose des uretères par compression extrinsèque visible à l'urétropyélographie rétrograde.
Ce syndrome peut survenir au cours d'un traitement au long cours de migraines par antisérotonine (méthylsergide) ou par d'autres dérivés de l'ergot de Seigle (tartrate d'ergotamine, dihydroergotamine). Il régresse, en principe, à l'arrêt du traitement et peut réapparaître lors de sa reprise. Le même syndrome a été signalé au cours de traitements par β-bloquant, amphétamine, carboplatinium. Certaines observations évocatrices d'un processus comparable font état d'autres localisations viscérales (cœur, médiastin, poumon et plèvre, pédicule du foie, tissus rétro-orbitaire), des anévrismes aortiques avec péri-aortite ont été signalés. La pathogénie est mal connue (phénomènes vasomoteurs avec persistance de l'effet de la sérotonine sur des récepteurs non bloqués, angéite d'hypersensibilité, affection auto-immune, etc.).
Étym. gr. lipos : graisse ; skleros : dur, raide
Syn. adiposclérose (du lat. adeps : graisse), mot hybride, à éviter
lymphome pagétoïde disséminé de Ketron-Goodman l.m.
pagetoid reticulosis, Ketron-Goodman disease
Forme clinique de lymphome cutané épidermotrope caractérisée par la présence de lésions multiples disséminées, érythémato-squameuses, circinées, nummulaires, parfois en cocarde, d'évolution rapidement progressive.
Le diagnostic différentiel est très difficile avec les lymphomes agressifs épidermotropes de type Berti.
L'examen histologique montre un infiltrat épidermotrope dense constitué de grandes cellules mononucléées atypiques qui dissocient complètement le corps muqueux. Les études en immunohistochimie et en biologie moléculaire mettent en évidence une perte d'antigènes panT et la présence d'un clone T. Le qualificatif pagétoïde traduit une certaine ressemblance des lésions intra-épidermiques avec celles d'une maladie de Paget du mamelon.
L. Ketron et M. Goodman, dermatologistes américains (1931)
Syn. réticulose pagétoïde, réticulose épidermotrope, maladie de Ketron-Goodman
→ lymphome épidermotrope, lymphome pagétoïde localisé, mycosis fongoïde, syndrome de Sézary
lymphome pagétoïde localisé (Woringer-Kolopp) l.m.
pagetoid reticulosis, Woringer-Kolopp disease
Forme clinique de lymphome T cutané épidermotrope caractérisée par la présence d'une lésion le plus souvent unique, arciforme avec bordure nette érythémato-squameuse, typiquement en cocarde, sinon circinée et à contours polycycliques, d'évolution lente progressive, localisée préférentiellement à l'extrémité d'un membre.
L’examen histologique montre un infiltrat épidermotrope dense constitué de grandes cellules mononucléées atypiques qui dissocient complètement le corps muqueux. Les études en immunohistochimie et en biologie moléculaire mettent en évidence une perte d'antigènes panT et la présence d'un clone T. Le qualificatif pagétoïde traduit une certaine ressemblance des lésions intra-épidermiques avec celles de la maladie de Paget du mamelon.
F. Woringer, et P. Kolopp, dermatologistes français (1939) ; O. Braun-Falco, dermatologiste allemand (1973)
Syn. réticulose pagétoïde, réticulose épidermotrope, maladie de Woringer-Kolopp
→ lymphome épidermotrope, mycosis fongoïde, syndrome de Sézary, lymphome pagétoïde disséminé
macroanévrisme rétinien l.m.
retinal macroaneurysm
Dilatation pariétale d’une artère rétinienne temporale.
Les principales complications de ces anévrismes artériels sont les hémorragies sous-rétiniennes ou rétrohyaloïdiennes et les maculopathies exsudatives.
Étym. gr. makros : grand ; aneurysmein : dilater
maladie de Volkmann l.f.
Volkmann's contracture
R. von Volkmann, chirurgien allemand (1869)
Syn. rétraction ischémique de Volkmann
mésentérite rétractile l.f.
retractile mesenteritis
métrorragie rétrograde l.f.
retrograde metrorrhagia
Reflux du sang menstruel par les trompes (tubae uterinae) vers le péritoine.
Il affecterait de 5 à 10 p. cent des femmes jeunes et peut se traduire par des douleurs menstruelles abdominopelviennes. Il est favorisé par les obstacles à l’écoulement sanguin menstruel vers l’extérieur qu’ils soient d’origine congénitale (imperforation hyménéale, atrésie vaginale ou cervicale, malformation utérine avec rétention) ou acquise.
Selon Sampson, ce reflux serait à l’origine d’endométriose par fixation et développement d’éléments épithéliaux d’origine utérine sur des structures abdominopelviennes.
J. A. Sampson, gynécologue américain (1927)
Étym. gr. mêtra : utérus ; rhêgnymein : jaillir ; lat. retro :en arrière : gradi : marcher
microcéphalie avec choriorétinopathie dominante l.f.
microcephaly with dominant chorioretinopathy
Microcéphalie vraie avec retard mental modéré et retard de croissance, associée à une dystrophie rétinienne rod-cone.
La maladie a une expression variable et il existe des porteurs sains. On trouve aussi un strabisme avec amblyopie, un nystagmus et une cataracte. La dystrophie rétinienne est présente à la naissance sous forme de lacunes choriorétiniennes sous les vaisseaux temporaux inférieurs du pôle postérieur et la rétinopathie évolue progressivement comme une rétinite pigmentaire. La vision ne baisse en général que vers la quatrième ou cinquième décennie lorsque la macula devient atrophique. L’affection est autosomique dominante (MIM 156590). Chez les porteurs sains, en cas de pénétrance incomplète, le diagnostic n'est fait qu'en angiographie avec dépigmentation en périphérie inférieure.
Corinne Alzial, pédiatre française (1980)
Étym. gr. mikros : petit ; kephalê : tête : chorion : membrane ; lat. rétina rétine (de rete : réseau)
Syn. retard mental-microcéphalie-dysplasie choriorétinienne de type dominant (syndrome de)