Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

196 résultats 

test mental l.m.

mental test

Épreuve standardisée dans laquelle sont définis de façon précise la tâche à exécuter, les conditions de passation et le mode d'analyse des réponses.
Le développement des tests a été étroitement lié aux facteurs sociaux. Jusqu'à la première guerre mondiale, l'intérêt s'est porté essentiellement sur les tests d'intelligence et d'aptitude, les préoccupations étant alors centrées sur le domaine scolaire et l'insertion professionnelle En France, le premier test mental a été mis au point en 1905 par A. Binet dans le but de dépister les arriérés mentaux dans les écoles.
Les tests de personnalité ne sont apparus qu'entre les deux guerres : techniques projectives, qui permettent un portrait descriptif et qualitatif de la personnalité ; questionnaires, qui explorent les différents aspects de la personnalité normale et pathologique.
La finalité du test est le classement du sujet examiné dans un groupe d'étalonnage. Celui-ci doit répondre à trois critères diagnostiques, qui résument les qualités métrologiques de l'épreuve : la fidélité, (qui implique que le test puisse fournir des résultats identiques lorsqu'il est appliqué deux fois de suite chez le même sujet) ; la sensibilité ou finesse discriminative, (qui doit être suffisante pour que le classement ait un intérêt pratique) ; la validité ou correspondance entre ce que le test est censé mesurer et ce qu'il mesure effectivement.

A. Binet et T. Simon, psychologues français (1904)

fragile  X mental retardation protein l.f.

Sigle FMRP

Protéine du retard mental de l'X fragile

[C1, C3, H3]

Édit. 2019

cataracte, bride orale aberrante et retard de croissance l.f.

cataract, aberrant oral frenula, and growth retardation

Syndrome caractérisé par une petite taille, une cataracte, un épicanthus, un ptosis, une hypermétropie, et un frein aberrant sur le haut de la marge alvéolaire supérieure.
La cataracte est présente dès les premiers mois ou n'apparaît que secondairement dans la première année. L’affection est autosomique dominante (MIM 115645).

Diana Wellesley, généticienne et pédiatre australienne (1991)

[P2,Q2]

colobome de l'uvée-fente labiopalatine-retard menta l l.m.

coloboma uveal, with cleft lip and palate and mental retardation

Association d'un colobome uvéal, uni ou bilatéral, d'un ptosis, d'une fente labiale et palatine.
Le syndrome a une expression variable selon les membres d'une même famille. L'œil est souvent microphtalme, le colobome concerne le nerf optique et la rétine (parfois jusqu'à la macula), on peut trouver une aniridie ou un colobome de l'iris également associés. Les complications possibles seront glaucome, cataracte, et dystrophie de cornée. L’affection est autosomique dominante (MIM 120433).

L. M. T. Collum, ophtalmologue britannique (1971)

[Q2,P2]

développement (retard du) l.m.

developmental retardation of an infant

Retard dans les phénomènes évolutifs d'ordre neurophysique qui se déroulent à partir de la naissance et s'extériorisent par des acquisitions sous une forme et une chronobiologie déterminée.
C’est un motif de consultation fréquent, en raison d'une inquiétude parentale pas toujours conforme à la réalité.
La distinction est importante entre un retard global ou localisé à tel ou tel secteur du développement, p. ex. la motricité ou le langage. On repèrera dans quel contexte, somatique, psychologique et relationnel, il survient.
Un retard global s'exprime à la fois dans les grandes acquisitions motrices de la première enfance, les capacités cognitives, linguistiques et relationnelles de l'enfant.
Le recours à une échelle de développement psychomoteur, principalement celles de Brunet-Lézine, Gesell, Brazelton (comportement néonatal), permet de préciser ce retard par rapport au développement et à la maturation d'un enfant du même âge, sous la forme d'un quotient de développement (QD), dans quatre domaines : postural, coordination oculomotrice, langage et sociabilité.

L. Kreisler, pédopsychiatre français (1978) ; Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1951) ; A. L. Gesell, médecin et psychologue américain (1926) ; T. B. Brazelton, pédiatre américain (1973)

dyslexie, rééducation orthophonique, retard psychomoteur

langage (retard simple du) l.m.

language pure retardation

Décalage dans l'élaboration du langage par rapport à la chronologie habituelle des acquisitions, chez un enfant normalement constitué.
On peut faire ce diagnostic quand l'enfant ne parle quasiment pas, très peu ou très mal entre deux et six ans, c'est-à-dire pendant la période rapide de développement du langage. L'expression et la compréhension restent nettement inférieures à celles des enfants du même âge dont le développement linguistique est normal.
L'évolution peut se faire spontanément vers l'organisation d'un langage normal, notamment lors de l'entrée à l'école.

pseudo-anodontie, atrophie optique, retard de croissance et alopécie l.f.

growth retardation, alopecia, pseudoanodontia and optic atrophy

Gapo syndrome

retard de consolidation l.m.

delayed union

Après une fracture, formation du cal d'union entre les fragments, plus lente qu'habituellement.
Les contrôles radiologiques montrent l'existence d'un cal insuffisamment opaque ; la consolidation se fait normalement mais le calendrier usuel n'est pas observé.

pseudarthrose, cal

retard de croissance intra-utérin dysharmonieux l.m.

dysharmonious intra-uterine growth retardation (IUGR)

Défaut de croissance du fœtus in utero touchant dans un premier temps l'abdomen et respectant le cerveau, le plus souvent dû à une maladie vasculaire ou un tabagisme maternel.

retard de croissance intra-utérin global l.m.

global intra-uterine growth retardation (IUGR)

Défaut de croissance du fœtus in utero touchant d'emblée l'abdomen et le cerveau.
Décelé souvent dès le deuxième trimestre de la grossesse, il témoigne alors d'une embryopathie virale (la rubéole p. ex.), parasitaire (la toxoplasmose p. ex.) chromosomique, (une trisomie 18 ou 21 p. ex.), ou d'une toxicomanie par les morphiniques. Son pronostic est réservé.

retard de croissance intra-utérin harmonieux l.m.

harmonious intra-uterine growth retardation (IUGR)

retard de croissance intra-utérin global

retard de croissance intra-utérin segmentaire l.m.

dysharmonious intra-uterine growth retardation

retard de croissance intra-utérin dysharmo nieux

retard de résorption du liquide alvéolaire l.m.

delayed resorption of alveolar fluid

Détresse respiratoire néonatale mineure par défaut de maturité pulmonaire gênant l'épuration du liquide pulmonaire des alvéoles.

retard psychomoteur l.m.

psychomotor retardation

État lié à un retard du développement de certains apprentissages par rapport à une population d'âge comparable.
Il peut s'agir en particulier  de la marche, de la parole, du contrôle des sphincters et des praxies.

retard pubertaire l.m.

delayed puberty

Retard de l'apparition des modifications contemporaines de la puberté au-delà de l'âge de 18 ans.

puberté

retard simple du langage l.m.

simple delay of language acquisition

Trouble spécifique du développement du langage consistant en un décalage des acquisitions, habituellement sans conséquences majeures sur les apprentissages scolaires.
Il se distingue des dysphasies par le profil linguistique qui est décalé de façon homogène vers les valeurs inférieures et par les erreurs qui sont semblables à celles commises lors du développement normal. Le plus souvent le trouble disparaît entre six et sept ans.

dysphasie

alpha-actinine l.f.

actinine

Syn. actinine

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

alpha-amylase n.f.

alpha -amylase

Enzyme de type endo-amylase catalysant l'hydrolyse de l'amidon en oligosides et en dextrines.
Il existe une alpha -amylase salivaire (appelée ptyaline) et une alpha -amylase pancréatique. L' alpha -amylase peut passer dans le sang (amylasémie) et les urines (amylasurie) lors des pancréatites ou des parotidites.

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

alpha 1-antichymotrypsine n.f.

alpha1-antichymotrypsin

Glycoprotéine du plasma humain de masse moléculaire 68 kDa, qui migre en électrophorèse dans la zone des alpha1-globulines, inhibitrice des protéases du sérum : chymotrypsine, cathepsine G.
Elle est bioSyn.thétisée par le foie sous l'influence d'un gène situé sur le chromosome 14, voisin de celui de l' alpha 1-antitrypsine.
Sa concentration plasmatique, normalement de 0,3 à 0,6 g/L, augmente jusqu'à 1-1,5 g/L dès le début de la phase aigüe du Syndrome inflammatoire, dont elle est un marqueur très sensible.

Sigle alpha 1AChy

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

alpha 1-antichymotrypsine (déficit en) l.m.

alpha 1-antichymotrypsin deficiency

Affection congénitale caractérisée par un manque d’ alpha1-antichymotrypsine.
La concentration plasmatique normale de l’ alpha1-antichymotrypsine est environ le dixième de celle de l' alpha1- antitrypsine. Les rares adultes porteurs du déficit, qui se transmet sur le mode dominant autosomique, présentent des degrés variables d'atteinte pulmonaire et hépatique comparables à ce qui est observé dans les déficits en alpha1-antitrypsine.

[C1,C2,C3,Q2]

Édit. 2017

alpha-2-antiplasmine n.f.

alpha-2-antiplasmin

Glycoprotéine plasmatique de 70 kDa, contenant environ 13 % de glucides, migrant dans la zone des alpha-2-globulines à l’électrophorèse des protéines sériques.
L’alpha-2-antiplasmine est un  puissant inhibiteur de la plasmine, protéase dégradant la fibrine et de nombreuses autres protéines.

plasmine

[C1,C2,C3,F4]

Édit. 2017

alpha 1-antitrypsine n.f.

alpha1-antitrypsin, alpha1-protease inhibitor

Glycoprotéine du plasma humain de masse moléculaire 54 kDa, qui migre en électrophorèse dans la zone des alpha1-globulines et dont le passage dans la lumière digestive est fortement augmenté au cours des entéropathies exsudatives.
L alpha1-antitrypsine est le plus important des inhibiteurs des protéases mais elle n'agit pas sur la trypsine. Elle protège les tissus de l'action protéolytique de certains enzymes, en particulier l'élastase ; on l'appelle plutôt alpha1-protéinase-inhibiteur. Sa concentration plasmatique est mesurée par immuno-néphélémètrie ou immuno-turbidimètrie. Normalement voisine de 2 g/L, elle augmente au cours de la phase aigüe du syndrome inflammatoire, atteignant 4 à 6 g/L.
Cette glycoprotéine est biosynthétisée dans le foie sous l'influence d'un gène situé sur le chromosome 14. On connaît plus de 60 variants génétiques dans le système Pi (protease inhibitor). Les sujets normaux possèdent l'allèle M qui se transmet en codominance (PiMM) et ont une concentration plasmatique en alpha1-antitrypsine normale.

Syn. alpha1-protéinase-inhibiteur

Sigle alpha 1PI

serpine

[C1,C2,C3,L1]

Édit. 2017

déficit én alpha 1-antitrypsine l.m.

alpha1-antitrypsin deficiency

Affection congénitale de transmission autosomique codominante, caractérisée par le déficit en alpha1-antitrypsine, responsable d'une atteinte respiratoire, hépatique, rénale et plus exceptionnellement pancréatique.
L'atteinte respiratoire s'observe chez l'adulte jeune homozygote PiZZ avec une fréquence de près de 50 %. Elle est caractérisée par un emphysème pulmonaire bilatéral de type panlobulaire qui entraîne des signes fonctionnels à partir de 30-40 ans et aboutit en quelques années à une insuffisance respiratoire grave. La fréquence et la gravité de l'emphysème sont accrues par le tabagisme et l'exposition aux poussières. Des perfusions répétées d' alpha1-antitrypsine pourraient atténuer les conséquences de l'emphysème.
L'atteinte hépatique s'observe chez 10 à 20 % des sujets PiZZ ; il s'agit d'une cholestase néonatale prolongée qui peut disparaître spontanément avant l'âge de 6 mois mais qui peut parfois évoluer vers une cirrhose, alors seulement curable grâce à une transplantation hépatique ; celle-ci est alors suivie d'une synthèse d' alpha1-antitrypsine normale. Quelques rares atteintes rénales (glomérulopathie membranoproliférative), et pancréatiques ont été décrites. Les sujets atteints d'une maladie du collagène pourraient éventuellement être porteurs d'un variant de l’alpha1-antitrypsine.
Le dépistage de ce déficit se fait simplement sur la constatation d'une disparition du pic d'alpha1-globuline sur le tracé électrophorétique simple des protides sanguins ; il est confirmé par le dosage immunologique de l' alpha1-antitrypsine et par sa caractérisation phénotypique dans le système Pi. Un déficit plasmatique complet en alpha1-antitrypsine s'observe chez d'exceptionnels sujets dont le phénotype est Pi nul.
Le diagnostic anténatal est réalisé par dosage de l’enzyme dans le sang du cordon ou par analyse de l'ADN sur les villosités choriales.

P. Strnad,  médecin interniste allemand (2020)

alpha 1-antitrypsine

[C2, C3, L1, M1, Q2]

Édit. 2020

alpha-bloquant n.m.adj.

alpha-adrenoceptor antagonist, alpha-blocker

Substance chimique bloquant les récepteurs adrénergiques alpha.
Ces récepteurs adrénergiques sont répartis en deux groupes : alpha1 essentiellement périphériques, postSyn.aptique et alpha2 synaptiques. La biologie moléculaire a permis d'identifier plusieurs sous-groupes d' alpha1 récepteurs, les alpha1A, alpha1B, et alpha1D ; le sous-groupe alpha1L très probable n'est pas encore complètement caractérisé. L'existence de plusieurs sous-groupes d' alpha1 récepteurs et leur répartition inégale selon les organes amènent à rechercher des molécules bloquant "sélectivement" l'un ou l'autre d'entre eux. Cependant l'ubiquité de leur action non seulement en périphérie (organes, vaisseaux), mais aussi sur le système nerveux central (moelle et cerveau) rend compte de la difficulté de mettre au point une substance capable d'agir tout à fait électivement sur un organe ou une fonction.
Au niveau des artères les récepteurs alpha1 sont postsynaptiques (leur stimulation induit une vasoconstriction) et les récepteurs alpha2 sont en partie présynaptiques, ils régissent notamment la libération de la noradrénaline au niveau des synapses du système sympathique. Certains alpha-bloquants (phentolamine, tolazoline, phénoxybenzamine) sont non sélectifs, d'autres ont un effet plus sélectif : ils sont, soit antagonistes alpha1 (prazosine), soit antagonistes alpha2 (yohimbine).
En thérapeutique urologique les alpha-bloquants, relâchant les fibres musculaires lisses du col vésical et de l'urèthre postérieur, sont des médicaments facilitant la miction, et donc utilisés principalement dans les troubles mictionnels de type dysurique, agissant sur la part fonctionnelle de ces troubles.

système nerveux autonome

[G3,G5]

Édit. 2017

alpha-bloqueur n.m

alpha-blocker

alpha-bloquant

[G3,G5]

Édit. 2017

| page précédente | /8 | page suivante