artère collatérale ulnaire inférieure (artère brachiale) l.f.
arteria collateralis ulnaris inferior (arteria brachialis ) (TA)
inferior ulnar collateral artery (brachial artery)
Branche collatérale de l’artère brachiale vascularisant les muscles du bras et l’articulation du coude.
Syn. anc. artère collatérale cubitale inférieure, artère collatérale interne inférieure
artère collatérale ulnaire supérieure (artère brachiale) l.f.
arteria collateralis ulnaris superior (arteria brachialis ) (TA)
superior ulnar collateral artery (brachial artery)
Branche collatérale de l’artère brachiale vascularisant l’articulation du coude.
Syn. anc. artère collatérale ulnaire proximale, artère collatérale interne supérieure, artère collatérale cubitale supérieure
artère descendante du genou l.f.
arteria descendens genus (TA)
descending genicular artery
Branche collatérale de l’artère fémorale destinée à l’articulation du genou.
Elle fournit un rameau saphène .
Syn. anc. artère grande anastomotique
artère inféro-latérale du genou l.f.
arteria inferior lateralis genus (TA)
inferior lateral genicular artery
Artère née de la face latérale de l’artère poplitée, à hauteur de l’interligne articulaire du genou.
Elle contourne le ménisque latéral à la face profonde du ligament collatéral fibulaire et se distribue à la partie antéro-latérale du genou, à l’articulation tibio-fibulaire proximale, au muscle poplité et au muscle gastrocnémien latéral.
Syn. anc. artère articulaire inféro-externe du genou
artère interosseuse antérieure l.f.
arteria interossea anterior (TA)
anterior interoseous artery
Branche terminale antérieure de l’artère interosseuse commune qui descend sur la face antérieure de la membrane interosseuse antébrachiale.
Elle la perfore à 4cm au-dessus de l’interligne de l’articulation radiocarpienne et se termine dans le réseau carpien postérieur. Elle se distribue à tous les muscles de la loge antérieure de l’avant-bras et aux muscles de la couche profonde de la loge postérieure. Elle donne l’artère médiane de l’avant-bras et les artères nourricières de l’ulna et du radius.
Syn. anc. artère interosseuse palmaire, arteria interossea interna, arteria interossea volaris
artère malléolaire antéro-latérale l.f.
arteria malleolaris anterior lateralis (TA)
anterior lateral malleolar artery
Branche latérale de l’artère tibiale antérieure née au-dessus de l’interligne de l’articulation talo-crurale.
Elle fournit des rameaux cutanés à la malléole latérale, des rameaux articulaires pour les articulations tibio-fibulaire distale et tibio-crurale, et des rameaux osseux pour la face latérale du calcanéum. Elle s’anastomose avec le rameau perforant de l’artère péronière, l’artère tarsienne latérale et l’artère plantaire latérale.
Syn. anc. artère malléolaire externe
artère obturatrice l.f.
arteria obturatoria (TA)
obturator artery
Branche du tronc antérieur de l’artère iliaque interne.
Intrapelvienne à son origine, elle chemine parallèlement à l’ouverture supérieure du pelvis, à 2cm au-dessous d’elle jusqu’au canal obturateur au sortir duquel elle se divise en deux branches terminales antérieure et postérieure. Cette dernière fournit un rameau ascendant, le rameau acétabulaire de l’artère obturatrice. L’artère obturatrice donne des branches collatérales pour le muscle ilio-psoas, des rameaux pour les nœuds lymphatiques et des rameaux pour les muscles obturateur interne, élévateur de l’anus, ischio-coccygien, quelques rameaux pour la prostate et la vessie et un rameau rétro-pubien. Un rameau anastomotique avec l’artère épigastrique inférieure explique l’origine possible de l’artère obturatrice sur l’artère épigastrique inférieure. Les branches terminales vascularisent la région obturatrice, le groupe musculaire médial de la cuisse et la partie inférieure de l’articulation coxale.
artère récurrente tibale postérieure l.f.
arteria recurrens tibialis posterior (TA)
posterior tibial recurrent artery
Artère inconstante née de l’artère tibiale antérieure tout près de son origine.
Elle monte sur la face postérieure de l’articulation tibio-fibulaire, sur le muscle poplité qu’elle vascularise.
artère récurrente ulnaire l.f.
arteria recurrens ulnaris (TA)
ulnar recurrent artery
Artère très courte qui naît de la partie proximale de l’artère ulnaire.
Elle se divise en deux branches terminales : le rameau récurrent antérieur de l’artère récurrente ulnaire qui s’élève dans la gouttière médiale du pli du coude et s’anastomose avec l’artère collatérale ulnaire inférieure ; le rameau récurrent postérieur de l’artère récurrente ulnaire qui longe le nerf ulnaire dans la gouttière épicondylo-olécranienne médiale, derrière l’épicondyle médial et s’anastomose avec le rameau postérieur de l’artère collatérale ulnaire supérieure. Par ses branches terminales l’artère récurrente ulnaire se distribue à l’articulation du coude, aux muscles inserrés sur l’épicondyle médial, au muscle brachial, au muscle fléchisseur superficiel des doigts, au chef médial du muscle triceps brachial et aux téguments de la partie postérieure du coude.
Syn. anc. artère récurrente cubitale, artère des épitrochléens
artère sacrée latérale inférieure l.f.
inferior lateral sacral artery
L’une des trois branches pariétales intrapelviennes du tronc postérieur de l’artère iliaque interne.
Elle descend en avant des nerfs sacrés, en regard des trous sacrés antérieurs, et se termine au niveau de l’articulation sacrococcygienne en s’anastomosant avec une branche de l’artère sacrale médiane. Elle continue, par sa distribution, la série des artères intercostales et des artères lombales. Elle donne des branches latérales pour le muscle piriforme et le muscle coccygien, et des branches médiales, anastomosées avec les branches latérales de l’artère sacrale médiane. Ses branches dorsales s’enfoncent dans les 2ème, 3ème et 4ème trous sacrés et se divisent en rameaux dorsaux et spinaux qui ont la même disposition que ceux de l’artère sacrée latérale supérieure.
→ artère sacrée latérale supérieure
artère subclavière l.f.
arteria subclavia (TA)
subclavian artery
Artère principale du membre supérieur qui irrigue également la région inférieure du cou, les parois du tronc et la partie postérieure de l’encéphale.
A droite elle naît derrière l’articulation sterno-claviculaire par bifurcation du tronc brachio-céphalique et se porte en dehors en décrivant, à la base du cou, une courbe dont la concavité repose sur le dôme pleural et la première côte; à gauche elle naît directement de l’arc de l’aorte, d’abord ascendante verticalement puis décrit le même trajet curviligne que son homologue droite. Elle se continue par l’artère axillaire derrière le milieu de la clavicule. Elle donne des branches ascendantes : l’artère vertébrale, le tronc thyro-cervical et le tronc costo-cervical. Elle donne des branches descendantes : l’artère thoracique interne et l’artère scapulaire descendante.
Syn. anc. artère sous-clavière
artères tarsiennes médiales l.f.p.
arteriae tarsales mediales (TA)
medial tarsal arteries
Branches médiales de l’artère dorsale du pied (souvent unique et importante) qui se dirigent en avant le long du bord médial du pied où elles se ramifient.
Elles se terminent au niveau de l’articulation métatarso-phalangienne de l’hallux.
Syn. anc. artères sus-tarsiennes internes
arthralgie n.f.
arthralgia
Douleur articulaire.
Elle peut concerner une articulation (mono-arthralgie), deux ou trois articulations (oligo- arthralgie), ou au moins quatre articulations : polyarthralgies. Elle peut s’accompagner de signes articulaires objectifs comme un épanchement ou une synovite, ou être isolée, et l’arthralgie est dite alors simple.
Étym. gr. arthron : articulation, algos : douleur
arthrectomie n.f.
arthrectomy
Résection chirurgicale complète d’une articulation par excision des surfaces articulaires.
Le terme de résection articulaire est plus courant.
Étym. gr. arthros : articulation ; tomie : ablation
arthrite à parvovirus l.f.
parvovirus arthritis
Polyarthrite aigüe pouvant compliquer chez l’adulte une infection par le parvovirus humain (HPV).
Responsable chez l’enfant de la cinquième maladie ou érythème infectieux, le parvovirus B19 peut chez l’adulte être responsable d’une polyarthrite aigüe ou subaigüe, plus fréquente chez la femme que chez l’homme, touchant les mains et les genoux mais aussi les poignets, les pieds, les coudes et les épaules, accompagnée parfois d’un discret qyndrome pseudo-grippal et d’un rash érythémateux. Rapidement résolutives le plus souvent, ces arthrites peuvent parfois persister des semaines ou des mois, ce qui peut poser un problème diagnostique délicat avec une polyarthrite rhumatoïde débutante. Dans certains cas, le virus a pu être isolé directement à partir du sang ou d’une articulation atteinte ; la présence d’anticorps IgM spécifiques, au décours de la phase aigüe ou pendant la convalescence, est très en faveur du diagnostic.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite à Salmonella l.f.
Salmonella arthritis
Arthrite englobant deux ordres de faits différents : d’une part, les arthrites suppurées à Salmonella avec présence du germe dans l’articulation qui sont en fait le plus souvent des ostéo-arthrites et surviennent avec prédilection chez les sujets atteints de drépanocytoses, d’autre part les arthrites réactionnelles à Salmonella typhymurium qui, comme les autres formes d’arthrites réactionnelles, sont surtout le fait de sujets porteurs de l’antigène HLA- B27.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
→ arthrite réactionnelle, Salmonella
arthrite de l'agammaglobulinémie l.f.
Rhumatisme inflammatoire ressemblant à la polyarthrite rhumatoïde d’observation fréquente au cours des agammaglobulinémies congénitales liées au sexe (maladie de Bruton) et des agammaglobulinémies acquises (hypogammaglobulinémie à expression variable ou H
Le début des arthrites est plus précoce dans les formes congénitales d’agammaglobulinémie que dans les formes acquises. Ces arthrites sont polymorphes ; il peut s’agir de mono- arthrites touchant une grosse articulation (genou, hanche, coude, etc.), parfois d’une oligo- arthrite inflammatoire, ou encore d’une véritable polyarthrite généralement non érosive ressemblant à la polyarthrite rhumatoïde. Ces arthrites sont bien entendu séronégatives, c’est à dire latex et Waaler-Rose négatives. Dans certains cas elles répondent favorablement au traitement par les gammaglobulines.
[I1,F3,Q2]
arthrite de l'amylose primitive l.f.
primitive amyloidosis (arthritis)
Complication rare de l’amylose primitive et de l’amylose associée à un myélome spécialement de type IgD, elle réalise un tableau qui ressemble à celui de la polyarthrite rhumatoïde.
Le « rhumatisme amyloïde » se caractérise par une atteinte peu inflammatoire touchant essentiellement les genoux, les poignets, les mains et les épaules où les dépôts para-articulaires réalisent un aspect particulier en épaulette avec hypertrophie visible de l’articulation. On peut aussi y observer des rétractions tendineuses avec déformation des doigts en demiflexion, des nodules sous-cutanés olécrâniens et un syndrome du canal carpien. L’histologie démontre l’existence de dépôts amyloïdes synoviaux et cartilagineux.
Étym. gr. amulon : amidon
→ amylose primitive systémique
[I1,N3]
Édit. 2017
arthrite infectieuse l.f.
infectious arthritis
Arthrite due à une infection microbienne.
Dans nombre d’arthrites infectieuses, l'agent pathogène est présent dans l’articulation où il est directement responsable des lésions ; c’est ce qui se passe dans les arthrites à bactéries pyogènes, les arthrites tuberculeuses, brucelliennes, les rares arthrites syphilitiques, les arthrites mycosiques et parasitaires et certaines arthrites virales (rubéole, parvovirus B-19, certains arbovirus). Ailleurs, l’agent pathogène n’est pas trouvé dans les lésions articulaires ; il agirait par des mécanismes indirects, immunitaires par ex. : c’est ce qui se passerait dans les affections telles que le rhumatisme articulaire aigu, certaines arthrites virales comme celles de l’hépatite B, les arthrites réactionnelles, etc. ; ces arthrites peuvent être groupées sous l’appellation de rhumatismes infectieux.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite pneumococcique l.f.
pneumococcic arthritis
Monoarthrite septique due à l’infection de l’articulation par le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae).
Elle est rare ; compliquant le plus souvent une pneumonie aigüe, elle peut dans certains cas survenir sans infection pulmonaire préalable. Sa symptomatologie est comparable à celle de l’arthrite staphylococcique ; elle guérit par la pénicilline.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite septique l.f.
septic arthritis
Arthrite provoquée par un germe pathogène présent dans une articulation.
Les arthrites septiques peuvent être provoquées par des bactéries, des champignons (arthrites mycosiques), des virus ou des parasites.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite staphylococcique l.f.
staphylococcal arthritis
Arthrite septique aigüe résultant de la contamination d’une articulation par un staphylocoque .
Les arthrites staphylococciques sont dues généralement à Staphylococcus aureus, plus rarement à Staphylococcus epidermitis qui a surtout été isolé en cas d’arthrite septique sur prothèse articulaire de remplacement.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite streptococcique l.f.
streptococcal arthritis
Arthrite résultant de la contamination d'une articulation par un streptocoque.
Il convient de distinguer les arthrites streptococciques suppurées qui sont à ranger dans le cadre des arthrites septiques à pyogènes, les rhumatismes streptococciques (rhumatisme articulaire aigu, rhumatisme scarlatin et arthralgies ou arthrites susceptibles d’accompagner les érythèmes noueux streptococciques) et les arthromyalgies survenant au cours de l’endocardite d’Osler à Streptococcus viridans.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite tuberculeuse l.f.
tuberculous arthritis
Arthrite due à la contamination d’une articulation par le bacille tuberculeux.
Mono-articulaire, l’arthrite tuberculeuse touche les grosses articulations telles que le genou (la classique tumeur blanche du genou) ou la hanche (coxalgie). La certitude diagnostique est apportée par la mise en évidence rarement directe, le plus souvent par culture, du bacille de Koch dans le liquide synovial ou la pièce de biopsie synoviale, et la présence sur cette dernière de lésions histologiques (follicules tuberculeux). Une guérison complète est obtenue par un traitement antibiotique spécifique précoce.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite virale l.f.
viral arthritis
Arthrite causée par une infection virale.
Au cours d’une infection virale, la survenue d’arthrite, généralement une polyarthrite non érosive et spontanément régressive, peut relever soit de la présence du virus dans l’articulation (ce serait le cas dans le rhumatisme rubéoleux), soit d’un mécanisme indirect de type immunitaire (pathologie par complexes immuns comme c’est le cas pour la polyarthrite pré-ictérique de l’hépatite virale). Parmi les autres virus susceptibles de causer une arthrite, on trouve le virus des oreillons, certains entérovirus, le parvovirus B-19, les virus d’Epstein-Barr, de l’herpès, de la varicelle et de la cinquième maladie, certains adénovirus et, en pathologie tropicale, certains arbovirus (Chikungunya, O’nyong-nyong, etc.), les virus Ross river, Mayaro, Sindbis, etc.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation