Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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caduque utéroplacentaire l.f.

decidua

Couche de cellules de grande taille provenant de la transformation déciduale des cellules stromales de l’endomètre épaissi ou chorion cytogène, à partir de la nidation de l’œuf fécondé.

Étym. lat. caducus : qui est tombé

caduque, cellule déciduale

[A2,O3]

caduque vraie l.f.

decidua vera

caduque, caduque pariétale

[A2,O3]

cap n.angl.

Syn. déconseillé de coiffe

carence n.f.

deficiency

Insuffisance ou absence de certains apports affectifs ou nutritionnels.
Dans ce dernier cas, elle peut résulter d’un défaut d’utilisation ou d’absorption (carence nutritive ou digestive) ; elle peut être globale ou concerner électivement une substance déterminée telle qu’un élément inorganique, une vitamine, un acide gras ou un acide aminé indispensable.

Étym. lat. carens, participe présent de careo : manquer, être privé de

carence en vitamine B12, carence d'affection, carence d'autorité

[N1,R2]

carie dentaire l.f.

dental decay

Déminéralisation progressive d’une ou de plusieurs dents.
La carie débute par l’attaque de l’émail puis de la dentine et creuse une cavité au sein de la dent, source de douleurs au froid et au chaud. La pulpe est ensuite atteinte (pulpite) précédant la nécrose du nerf et du desmodonte. Une ostéite et une cellulite peuvent alors apparaître en l’absence de traitement.
La carie est due à des facteurs endogènes et exogènes. Les premiers sont la plaque dentaire bactérienne (lactobacillus et streptocoque mutans), les maladies des gencives et des facteurs génétiques tels que l’hypo ou l’agénésie de l’émail. Les facteurs exogènes proviennent des modes alimentaires riches en sucres, de la consommation de tabac et d’alcool.

[P3]

cellule déciduale l.f.

decidual cell

Grande cellule polyédrique provenant de la transformation, dès l’implantation de l’œuf fécondé, de la cellule stromale de l’endomètre ou cellule du chorion cytogène.

caduque utéroplacentaire, chorion cytogène

[A2,O3]

cellule dendritique l.f.

dendritic cell

Ensemble de cellules du système immunitaire présentant de longs prolongements cytoplasmiques, rappelant les dendrites des neurones, un noyau indenté, spécialisées, selon leur nature,
dans la capture, le transport, l’apprêtement de l’antigène, ou encore
dans la présentation de celui-ci aux lymphocytes.
Elles  comprennent entre autres : les fibroblastes, les myofibroblastes, les dendrocytes dermiques I et II, les cellules de Langerhans.
Leur membrane exprime de nombreux antigènes de surface et HLA de classe II.
Elle sont spécialisées dans la présentation des antigènes aux lymphocytes T. Leur activation s’accompagne d’une expression en surface des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classes I et II, nécessaire à la reconnaissance des antigènes et au déclenchement d’une réponse immunitaire . 

P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)

neurone, apprêtement de l’antigène, présentation de l’antigène, fibroblaste, fibroblaste,
dendrocyte
, myofibroblaste, cellules de Langherhans, HLA

[A2, F3]

Édit. 2019

cellule dendritique cutanée l.f.

dendritic cell

Cellule caractérisée par l'existence de prolongements cytoplasmiques ramifiés.
Il en existe quatre types au sein de l'épiderme : les mélanocytes, les cellules de Langerhans, les cellules indéterminées, en position basale et suprabasale, et les cellules de Merkel. Les cellules dendritiques intradermiques ont toutes en commun l'expression de l'antigène du facteur XIII.

Étym. gr. dendros : arbre, rameau

Syn. dendrocyte cutané

mélanocytes, cellules de Merkel, Lanhherhans (cellules de )

[A2,J1]

cellule dendritique dermique l.f.

dendritic dermic cell

dendrocyte dermique, Langerhans (cellule de)

[A2,J1]

céphalotomie n.f.

decapitation

Embryotomie par section de la tête fœtale pratiquée en cas de dystocie irréductible sur fœtus mort.

[O6]

Chédiak-Higashi (syndrome de) l.m.

Chédiak-Higashi’s syndrome

Forme rare d'albinisme oculocutané tyrosinase positif à transmission autosomique récessive, associé à une atteinte de la lignée leucocytaire et à une déficience immunitaire aux germes banals (streptocoques, staphylocoques).
Elle débute cliniquement dans la première enfance, avec une peau pâle, des cheveux argentés, une photophobie, et un nystagmus. On trouve un déficit moteur périphérique, des crises épileptiques, une déficience mentale. Il existe une anémie, une neutropénie, une thrombocytopénie, une susceptibilité à l'infection, des adénopathies, une hépatosplénomégalie, ainsi qu'une propension aux leucémies et aux lymphomes responsable du décès prématuré avant sept ans. On trouve parfois des symptômes dysautonomiques avec hypolacrymie, tachycardie, anomalies sudorales et oculaires. Au niveau des yeux les autres manifestations consistent en opacités cornéennes sous-épithéliales, opacités cristalliniennes sous-capsulaires polychromes, et exceptionnellement une dystrophie rétinienne (de type amaurose de Leber) ou un œdème papillaire. Les lymphocytes ont des anomalies de structure du noyau, granulations peroxidase positive, inclusions cytoplasmiques et corps de Döhle. Les conducteurs du gène ont des inclusions spécifiques et le diagnostic en prénatal est possible. Locus du gène en 1q42. L’affection est autosomique récessive (MIM 214500).

A. M. Béguez César, pédiatre cubain (1943) et A. M. Chédiak, médecin cubain (1952), W. Steinbrinck, médecin allemand (1948), O. Higashi, pédiatre japonais (1954), C. Griscelli, pédiatre et généticien français (1978)

Syn. déficit en lymphocytes tueurs naturels, Steinbrinck (syndrome de), Béguez César (maladie de), albinisme oculocutané type VIb, Griscelli (syndrome de), Béguez César-Chédiak-Higashi (syndrome de), Chédiak-Steinbrinck-Higashi (syndrome de

[Q2]

chéilite exfoliatrice de Crocker l.f.

exfoliative cheilitis, factitious cheilitis

Chéilite débutant généralement dans l'adolescence et touchant les jeunes femmes, caractérisée par des squames croûteuses qui atteignent essentiellement la lèvre inférieure, et entretenue par un mordillement continuel des lèvres.
L'ablation des croûtes est à l'origine d'érosions et de fissures saignantes et douloureuses.

H. R. Crocker, dermatologue britannique (1888)

Syn. desquamation persistante des lèvres de Brocq, cheilitis exfoliativa

chéilophagie

[N1,P3]

chevauchement l.m.

Syn. déformation en baïonnette

baïonnette (déformation en) 

chondromucoïde n.m.

chondromucoid

Syn. désuet de l'ensemble des protéoglycanes du tissu cartilagineux.

[C1 ]

choroïdite en rayon de miel de Doyne l.f.

Désuet

R. W. Doyne, ophtalmologiste britannique (1910)

Doyne (dégénérescence en rayon de miel), drusen de la membrane de Bruch

[P2]

chute du noyau cristallinien l.f.

deep six

Passage en totalité, avec ou sans son sac, du noyau cristallinien dans le corps vitré, à la suite d'une large rupture capsulaire ou, plus fréquemment, d'une désinsertion zonulaire pré- ou peropératoire.

[P2]

clichés tardifs l.m.p.

delayed study; delayed films

En urographie intraveineuse, prise d'un ou plusieurs clichés au-delà de l'horaire habituel de l'examen.
Commandées par l'absence d'opacification des cavités de l'un ou des reins dans un délai normal, leurs prises pouvaient s'étendre sur plusieurs heures. Actuellement l'échographie résout souvent le problème ; sinon on recourt à la scanographie.

urographie intraveineuse

[B2,M3]

cofacteur à molybdène (déficit en) l.m

J.L. Johnson, médecin biologiste américain (1980)

Syn. déficit en sulfite-oxydase, déficit en molybdoptérine

encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, cofacteur à molybdène

[H1]

Édit. 2017

côlon descendant l.m.

colon descendens (TA)

descending colon

Segment du côlon qui fait suite au côlon transverse au niveau de l’angle colique gauche (angle splénique).
Il descend presque verticalement dans la gouttière comprise entre le rein gauche et la paroi abdominale jusqu’à la crête iliaque. Il se continue par le côlon iliaque, segment accolé du côlon ilio-pelvien dans la fosse iliaque jusqu’à l’origine du côlon sigmoïde. Dans son trajet abdominal il mesure en moyenne douze centimètres. Il est, en règle, appliqué sur la paroi abdominale postérieure, accolé par le péritoine.

[A1,L1]

Édit. 2015

commission départementale de l'éducation spéciale l.f.

departemental board of special education

Commission dont la compétence s'exerce sur l'orientation des enfants et des adolescents handicapés et sur l'attribution d'aides financières aux familles, notamment de l'allocation d'éducation spéciale.
Cet organisme départemental a été institué dans les dispositions de la loi du 30 juin 1975 en faveur des personnes handicapées.
Composé de douze membres nommés par le préfet sur proposition des administrations et organismes intéressés, ses décisions s'imposent aux organismes de prise en charge et aux établissements de divers types chargés de recevoir ces mineurs ; mais elles ne s'imposent pas aux familles. La commission permet à celles-ci d'exercer leur préférence parmi les établissements.

Sigle CDES

[E]

commission départementale des hospitalisations psychiatriques l.f.

departmental committee for the psychiatric hospitalizations

Organisme chargé, en France, dans chacun des départements, du contrôle de l’hospitalisation psychiatrique.
Il a été institué par la loi du 27 juin 1990 et un décret du 25 septembre 1991. La loi du 4 mars 2002 a renforcé sa composition, sa compétence et ses moyens d’action. Son organisation a été précisée par les circulaires du 14 février et 1er août 2006.
Cette commission doit :
- être informée de toute hospitalisation sans le consentement du malade, de tout renouvellement et de toute levée d’hospitalisation,
- établir chaque année un bilan de l’utilisation des procédures d’urgence,
- examiner, en tant que de besoin, la situation des personnes hospitalisées et, obligatoirement, celle de toutes les personnes dont l’hospitalisation sur demande d’un tiers se prolonge au-delà de trois mois,
- saisir, en tant que de besoin, le préfet ou le procureur de la République de la situation des personnes hospitalisées,
- visiter les établissements publics ou privés assurant le service hospitalier, recevoir les réclamations des personnes hospitalisées ou de leur conseil,
- adresser, chaque année, le rapport de son activité au préfet dans le département et au procureur de la République.
Elle peut proposer au président du tribunal de grande instance du lieu de la situation de l’établissement d’ordonner la sortie immédiate de toute personne hospitalisée sans son consentement.
La commission comprend :
- deux psychiatres, l’un désigné par le procureur général près la cour d’appel, l’autre par le préfet,
- un magistrat désigné par le premier président de la cour d’appel,
- deux représentants d’associations agréées, désignés par le préfet,
- un médecin généraliste désigné par le préfet.

[E]

compteur de particules l.m.

counter of particles

Appareil permettant de dénombrer les particules qui traversent un volume de détection et y produisent individuellement un effet physique ; cet effet est traduit en signal électrique qui est enregistré par une électronique de comptage.
Dans le compteur de Geiger-Müller, le volume de détection est un tube rempli d'un gaz approprié. Les ions produits par une particule traversant le gaz sont accélérés par une différence de potentiel élevée (environ 1 500 V) et déclenchent une cascade d'ionisations (avalanche électronique) qui représente une quantité d'électricité, indépendante du nombre initial des ions produits, mais détectable par l'électronique de comptage.
Dans le compteur proportionnel, la différence de potentiel accélératrice est plus faible ; elle provoque une multiplication des ions sans avalanche électronique; la charge électrique collectée est proportionnelle au nombre des ions produits par la particule c'est-à-dire à l'énergie qu'elle a déposée.
Dans le compteur à scintillations, le volume de détection est un cristal (p. ex. iodure de sodium) où la traversée d'une particule (généralement électron secondaire produit par un photon gamma) provoque l'émission de photons lumineux. (cristal scintillant). La quantité de lumière est mesurée par l'intermédiaire d'un photomultiplicateur. Elle est proportionnelle à l'énergie absorbée par le cristal (énergie de l'électron secondaire ou énergie du photon gamma s'il est totalement absorbé) ce qui permet la mesure de celle-ci.
Dans le compteur à scintillations-liquide, le milieu scintillant est un liquide dans lequel l'échantillon radioactif est dissous ou finement dispersé.
Dans le compteur à semi-conducteur, les rayonnements ionisants font apparaître des électrons dans un volume solide de faibles dimensions, soumis à une très forte différence de potentiel, ce qui les mobilise comme dans une chambre d'ionisation et permet de les recueillir. Ces compteurs ont une efficacité de détection moindre, mais une résolution spectrométrique bien supérieure.

H. Geiger et W. Müller, physiciens allemands (1928)

Syn. détecteur de particules, compteur de Geiger-Müller

spectrométrie

[B1,B3]

conviction délirante l.f.

delusional belief, conviction

Adhésion d'un patient à son délire, qu'il vit parfois intensément.
À côté d'une croyance absolue, non accessible à des essais (très discutables) de rectification par autrui ni à l'évidence, une ébauche de critique et une part d'"indice de réalité" peuvent subsister en dehors de toute prise en soins.

[H3]

couche de Nitabush l.f.

Dépôts fibrinoïdes du placenta

N. W. Nitabuch, médecin britannique (1759-1822)

Nitabush (couche de)

[A2,O3]

couches n.f.p.

delivery

Accouchement.
Ce terme ne persiste dans le vocabulaire médical que dans les expressions : suites de couches, faire ses couches et retour de couches.

[O3]

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