muscles extrinsèques du bulbe de l'œil l.m.p.
musculi externi bulbi oculi (TA)
extra-ocular muscles ; extrinsic muscles of eyeball
Ils regroupent le muscle orbital (partie orbitale du muscle orbiculaire de l’œil), le muscle droit supérieur, le muscle droit inférieur, le muscle droit médial, le muscle droit latéral, le muscle oblique supérieur, le muscle oblique inférieur et le muscle élévateur de la paupière supérieure.
muscles intrinsèques de l'œil l.m.p.
musculi ciliaris, dilatator pupillae, sphincter pupillae (TA)
intrinsic ocular muscles
Muscles qui comprennent le muscle ciliaire, le muscle dilatateur de la pupille, le muscle sphincter de la pupille.
[A1,P2]
Édit. 2016
muscles obliques de l'œil l.m.p.
musculi obliquui oculi (TA)
oblique muscles of eyeball
Muscles qui croisent obliquement l'axe antéropostérieur du globe oculaire (bulbus oculi).
Le muscle grand oblique (m. obliquus superior) nait par un court tendon, fixé en dedans et en-dessus du trou optique. Il longe l'angle supéro-interne de l'orbite et donne un tendon qui se réfléchit dans une poulie fibrocartilagineuse amarrée dans la fossette trochléaire du frontal à l'angle supéro-interne de l'orbite. Il change ainsi brusquement de direction pour redevenir musculaire, s'aplatit en un tendon qui va s'insérer sous le droit supérieur sur la partie supéroexterne de l'hémisphère postérieur du globe. Il est innervé par le IV, nerf pathétique (nervus trochlearis).
Le muscle petit oblique (m. obliquus inferior) a son origine dans la partie antérieure de l'orbite, en dehors de l'orifice orbitaire du canal lacrymonasal. Il se dirige en dehors et en arrière, il contourne la face inférieure du globe en passant sous le droit inférieur pour se terminer sous la face inféroexterne de l'hémisphère postérieur du globe. Il est innervé par le III (n. ocolomotorius).
œdème maculaire l.m.
macular oedema
Infiltration liquidienne sous la macula due à une occlusion de la veine centrale de la rétine éventuellement liée à une lésion rétinienne qui peut être causée par un diabète ou par une hypertension artérielle et qui se traduit par une importante baisse de l’acuité visuelle.
Sa variété dite « cystoïde » correspond à la juxtaposition de petites formations kystiques. Il est mis en évidence par l’angiographie.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ macula
Édit. 2017
œdème maculaire cliniquement significatif l.m.
clinically significant macular oedema
Définition par le groupe ETDRS de l'œdème maculaire diabétique sur des critères exclusivement ophtalmoscopiques, dans le but de codifier les indications de la photocoagulation d'une maculopathie diabétique.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ ETDRS
Édit. 2017
œdème maculaire cystoïde (OMC) l.m.
cystoid macular oedema
Œdème maculaire cystoïde bilatéral par fuite des capillaires périfovéolaires.
L’examen montre : EOG (électro-oculogramme) altéré, ERG (électrorétinogramme) également altéré mais plus tardivement, hypermétropie, petits corps flottants vitréens, capillaires maculaires dilatés. L'œdème maculaire disparaît et laisse place après une ou deux décennies à un remaniement maculaire assez discret. L'OMC inaugure parfois une dystrophie rétinienne atypique (ostéoblastes péricentraux). Le locus du gène CYMD est en 7p21-p15. L’affection est autosomique dominante (MIM 153880).
A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1976)
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. dystrophie maculaire cystoïde dominante
Édit. 2017
œdème maculaire diabétique l.m.
diabetic macular oedema
Épaississement œdémateux de la rétine de la région maculaire lié à l'évolution d'une rétinopathie diabétique.
Forme clinique particulièrement fréquente de la rétinopathie diabétique liée à la rupture de la barrière hématorétinienne interne. Le diagnostic en est biomicroscopique (épaississement rétinien, exsudats) et est précisé par l'angiographie. On distingue l'œdème maculaire focal et l'œdème maculaire diffus souvent associé à la présence de logettes cystoïdes. La photocoagulation au laser en est dans certains cas le traitement.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ œdème maculaire cliniquement significatif
Édit. 2017
œdème maculaire diffus l.m.
diffuse macular oedema
Œdème maculaire, infiltrant de façon diffuse la rétine postérieure, secondaire à une hyper
Le processus primaire serait une ischémie partielle du lit capillaire postérieur entraînant une dilatation compensatoire des autres capillaires afin de maintenir le débit sanguin rétinien.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Édit. 2017
œdème maculaire focal l.m.
focal macular oedema
Œdème maculaire localisé en regard de capillaires dilatés altérés ou de bouquets de micro-anévrismes.
A l'angiographie, la diffusion du colorant est localisée autour de ces anomalies vasculaires. Cet œdème s'associe fréquemment à des exsudats lipidiques qui ont tendance à se disposer en couronne autour des anomalies capillaires, formant des " couronnes circinées".
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ maculopathie diabétique, œdème maculaire diabétique
Édit. 2017
œdème maculaire tractionnel l.m.
tractional macular oedema
Œdème rétinien de la région maculaire secondaire à des tractions vitréennes.
Cette situation clinique, dont le traitement est chirurgical, se rencontre au cours de nombreux états pathologiques dont les plus fréquents sont la maculopathie diabétique et le syndrome de traction vitréo-maculaire idiopathique.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. maculopathie tractionnelle
Édit. 2017
œil de chat amaurotique l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome
Édit. 2017
œil de chat (syndrome de l') l.m.
Gertrud Schachenmann, pédiatre suisse (1965)
Édit. 2017
œil de chat amaurotique (syndrome de l') l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome
Édit. 2017
œil de Murphy l.m.
Murphy’s eye
F. J. Murphy, médecin anesthésiste américain (1941)
Édit. 2017
œil de perdrix l.m.
soft clavus, soft corn
Prolifération épidermique hyperkératosique circonscrite due au frottement de deux saillies phalangiennes, siégeant sur la face interne d'un orteil, généralement le 5ème, dans l'espace interdigital, souvent dans le fond de cet espace et pouvant être douloureuse.
Son nom est lié à son aspect rouge centré par un point sombre. Une tendance à la macération, qui le ramollit, risque de le faire prendre pour une mycose interdigitale.
Syn. durillon inter-orteils
→ cor
Édit. 2017
œil de poisson (maladie en) l.f.
fish-eye disease
Opacification de la cornée par dyslipoprotéinémie proche de la maladie de Tangier mais avec légère réduction des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Aspect en œil de poisson cuit moins dense que dans la maladie de Tangier. L’opacification du stroma par dépôts de cholestérol se fait dans la 2e décennie de la vie. L’anomalie génétique est une mutation sur le même gène que la maladie de Norum, autosomique récessive, avec opacités cornéennes. Il existe une anémie normochrome et une protéinurie. Le gène (LCAT) est localisé sur le locus chromosomique 16q22.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 136120).
L. A. Carlson et B. Philipson, médecins suédois (1979)
→ Tangier (maladie de l'île de), ichtyophtalmie, dystrophie cornéenne dyslipoprotéinémique, déficit en alpha-lécithine-cholestérol acyltransférase, LCAT gene
Édit. 2017
œil de poisson de Norum (maladie en) l.f.
Norum’s fish-eye disease
Opacification de la cornée acompagnée d’anémie, de protéinurie et de dyslipoprotéinémie avec taux bas des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Le cholestérol est très augmenté et l'anémie normochrome est secondaire à l'augmentation de cholestérol dans les globules rouges ; la protéinurie signe le début d'une insuffisance rénale parfois fatale. La maladie apparaît chez l'adulte jeune, l'opacification de la cornée est visible à l'œil nu et donne un aspect en œil de poisson cuit ; on trouve un discret voile diffus cornéen, un arc cornéen atypique (tout le stroma est atteint), des vacuoles dans la membrane (ou couche) de Bowman et le stroma antérieur. L'acuité visuelle est conservée, on peut trouver au fond d’œil des ruptures de la membrane de Bruch et des hémorragies rétiniennes. La mutation est sur le même gène que la maladie en œil de poisson dominante. Il s'agit d'un déficit en lécithine-cholestérol acyltransférase (LCAT) dont le locus est situé sur le chromosome 16 en 16q22.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 245900).
K. R. Norum, biochimiste norvégien et E. Gjone, médecin interniste norvégien (1967)
→ déficit en lécithine cholestérol-acyl-transférase, déficit en LCAT
Édit. 2017
œil directeur l.m.
Édit. 2017
œil dominant l.m.
dominant eye
En vision binoculaire normale, œil prévalent aussi appelé parfois œil directeur.
Dans le strabisme, œil qui spontanément prend la fixation pour fixer une cible à une distance donnée : si le strabisme est alternant, on dira dans ce cas que l'alternance est incomplète.
Édit. 2017
œil fixateur l.m.
fixing eye
Chez le sujet strabique, œil qui fixe spontanément.
Ce terme suppose l'absence de vision bifovéolaire.
Édit. 2017
œil fragile et hyperextensibilité articulaire (syndrome) l.m.
fragilitas oculi with joint hyperextensibility
→ cornées fragiles, kératoglobe, sclère bleue, hyperextensibilité articulaire
Édit. 2017
œil kystique congénital l.m.
congenital cystic eye
Kyste remplissant l'orbite, bombant en avant, soulevant la paupière supérieure et d'aspect bleuté.
Malformation secondaire à l'absence d'invagination de la vésicule optique primitive, l’action tératogène se situant vers la 4ème semaine de la période embryonnaire. Le kyste est entouré d'une capsule fibreuse sur laquelle viennent s'insérer les muscles. Il n'y a ni iris, ni chambre antérieure, ni cristallin. Si le cristallin existe, il est malformé, situé au cœur de la cavité.
Édit. 2017
œil lourd l.m.
Cas d'une hyperphorie qui accompagne quelquefois les anisométropies.
L'œil le plus hypermétrope est le plus haut, l'œil le plus myope est le plus bas. Tout se passe comme si l'œil le plus gros, donc le plus lourd, était plus bas.
Édit. 2017
œil préférentiel l.m.
preferential eye
Édit. 2017
œil réduit l.m.
Système optique reproduisant schématiquement un modèle d'œil.
L'œil peut être assimilé à un système optique comprenant : 1) une lentille convergente, de distance focale voisine de 15 mm, d'axe principal à peu près confondu avec l'axe visuel ; 2) une surface sensible placée pour un œil normal dans le plan focal image de la lentille convergente ; 3) un diaphragme dont le diamètre se règle automatiquement pour laisser passer la lumière.
Ce système optique ainsi schématisé est appelé œil réduit.
Pour l'œil réduit de Listing, la puissance est de 60 dioptries (D), avec un dioptre de 5,6 mm de rayon ; pour l'œil réduit de Donders, la puissance est de 66,75 D avec un dioptre de 5 mm de rayon.
En fait, l'œil réduit a peu d'intérêt car il est trop différent de l'œil théorique.
J. B. Listing, physiologiste et philosophe allemand (1808 - 1882)
Édit. 2017