Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

150 résultats 

hématome pelvien l.m.

pelvic hematoma

Syn. thrombus pelvien

thrombus pelvien

[O3]

hématome périgénital l.m.

perigenital hematoma

thrombus vaginal

[O3]

hématome périmembraneux l.m.

perimembranous hematoma

Hématome rétroplacentaire localisé entre les membranes de l'œuf et la paroi utérine.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

hématome rétroplacentaire

[O3]

hématome périrénal spontané l.m.[M2-2015]

spontaneous perirenal haemorrhage

Epanchement hémorragique périrénal sous-capsulaire survenant en dehors de toute cause évidente (traumatisme, affection hémorragique ou traitement anticoagulant).
Le syndrome est caractérisé par des signes soit bruyants, avec triade de Lenk (douleurs lombaires, signes de choc ou d'hémorragie interne, tuméfaction lombaire associée à un syndrome pseudoocclusif et à une hyperthermie), soit atténués (oligoanurie) ou atypiques (hématurie, anémie). L'échographie et la scanographie confirment l'hématome. Il est le plus souvent révélateur d'une affection rénale (néphrite chronique) ou de la localisation rénale d'une maladie générale (périartérite noueuse en particulier).

C. Wunderlich, médecin interniste allemand (1858)

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. apoplexie spontanée de la capsule du rein, maladie de Wunderlich

périartérite noueuse

hématome pulsatile l.m.

pulse aneurysm

Hématome en rapport avec le sang circulant et recevant constamment un apport sanguin par persistance de la lésion artérielle.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

hématome anévrismal diffus

[K4]

hématome rénal sous-capsulaire n.f.

renal subcapsular hematoma

Épanchement sanguin collecté entre la capsule rénale et le parenchyme.
L'hématome, s'il est important refoule le parenchyme et peut le comprimer, source d'atrophie ultérieure et d'HTA. Ses causes peuvent être traumatiques externes ou iatrogènes, telle une lithotritie extracorporelle. Son drainage est rarement nécessaire.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

lithotritie extracorporelle

[M2]

hématome sous-chorial l.m.

sub chorial hematoma

Collection sanguine par rupture vasculaire entre la plaque choriale du placenta et les cotylédons.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[O3]

hématome sous-cutané crânien tardif généralisé du nouveau-né . l.m.

late subcutaneous epicranial diffuse hematoma of the newborn

Epanchement sanguin diffus dans le tissu cellulaire souscutané crânien du nouveau-né, débordant les sutures, décollant le cuir chevelu.
Souvent lié à un trouble de la crase sanguine, il représente une forme de maladie hémorragique du nouveau-né.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[01,F1]

hématome sousdural l.m.

subdural haematoma

Hémorragie diffuse ou circonscrite, d'origine traumatique ou spontanée, siégeant entre la dure-mère et l'arachnoïde.
Il en existe deux types. Les hématomes sous-duraux aigus ou subaigus, sont généralement associés à des contusions cérébrales hémorragiques. Le saignement provient des artères et veines du cortex. Après un intervalle libre très court, ou bien d'emblée, se manifestent des troubles de la vigilance, des signes hémisphériques déficitaires ou épileptiques, ou un coma. Le scanner montre un aspect de galette de densité hématique moulant la convexité d'un hémisphère et, par effet de masse sur les structures médianes, un "gros hémisphère" décollé de la convexité. Le traitement est neurochirurgical.
Les hématomes sous-duraux tardifs ou chroniques, se forment après un intervalle libre de quelques jours ou semaines. Leurs manifestations cliniques peuvent être trompeuses : absence de traumatisme connu, céphalées, troubles psychiques (confusion, pseudodémence), signes d'hypertension intracrânienne, déficits neurologiques progressifs, crises comitiales. Le scanner montre surtout une collection sous-durale hypodense, plus fréquemment frontotemporale avec, là aussi, un effet de masse sur les structures médianes. Leur survenue est spontanée ou à la faveur d'un minime traumatisme, chez un sujet âgé prenant des antiagrégants plaquettaires (aspirine) ou surtout des anticoagulants. Une intervention neurochirurgicale est le plus souvent, indiquée.
Chez le sujet âgé et chez l’alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité et a fortiori des épisodes confusionnels. Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié.

Étym. gr. haïma : sang ; ôma : tumeur

troubles psychiques de l'hématome sous-dural

[H2]

Édit. 2018

hématome sous-dural du nourrisson l.m.O2]

infant's subdural haematoma

Épanchement sanguin situé entre la dure-mère et l'arachnoïde, le plus souvent bilatéral chez le nourrisson.
Son développement est souvent insidieux : un refus d'alimentation, des vomissements, une perte d'entrain attirent l'attention. Dans les formes les plus graves il y a des convulsions, une apnée puis perte de conscience, voire une mort subite.
Les principaux signes sont l'augmentation du périmètre du crâne, le bombement de la fontanelle et des hémorragies rétiniennes en flaque visibles au fond d'œil. La transillumination du crâne fait apparaître un halo d'hyperclarté de plus de 3 cm de diamètre du côté de l'hématome. L'échographie transfontanellaire peut méconnaitre l'hématome. Meilleur examen, la scanographie montre une opacité périphérique intracrânienne à limite interne concave épousant largement la surface d'un ou des deux hémisphères. Une ponction aux angles externes de la fontanelle laisse écouler un liquide incoagulable, plus ou moins teinté de sang et riche en protéines. Dans la très grande majorité des cas l'origine est traumatique (enfants battus). Exceptionnellement c'est une complication d'une déshydratation hyperosmolaire ou d'une méningite purulente, à Hemophilus en général.
La ponction de l'angle externe de la fontanelle est le seul traitement.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

enfant battu, hypertension intracrânienne, mort subite du nourrisson, ponction sousdural

[H2,O2]

hématome sous-péritonéal l.m.

subperitoneal haemorrhage

Epanchement sanguin dans l'espace rétro-péritonéal à la suite d'un traumatisme (fracture du bassin, lésion rénale ou vésicale, plaie de la veine cave à la suite d'un cathétérisme) ou survenant presque spontanément dans un contexte d'affection hémorragipare ou de traitement anticoagulant.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

hématome périrénal spontané, hématome rétropéritonéal

[L2]

hématome sous-rétinien l.m.

subretinal hemorrhage

Collection hématique située entre l'épithélium pigmentaire de la rétine et la choroïde.
La néovascularisation sous-rétinienne au cours de la dégénérescence maculaire liée à l'âge est la principale cause d'hématome sousrétinien. Le drainage chirurgical au travers d'une rétinotomie améliore un pronostic spontané très défavorable sur le plan fonctionnel.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. décollement hémorragique de l'épithélium pigmentaire

dégénérescence maculaire liée à l'âge

[P2]

hématome vaginal l.m.

vaginal hematoma

Syn. thrombus vaginal

thrombus vaginal

[O3]

hématome vulvaire l.m.

vulvar hematoma

Syn. thrombus vulvaire

thrombus vulvaire

[O3]

hématome vulvo-périnéal l.m.

vulvo-perineal hematoma

Syn. thrombus vulvopérinéal

thrombus vulvopérinéal

[O3]

noyau caudé (hématome spontané du) l.m.

nucleus caudatus spontaneous hematoma

Rare hématome supratentoriel profond, qui atteint essentiellement la tête et la partie antérieure du corps du noyau caudé.
Il se traduit par un hémi-déficit moteur controlatéral, fréquemment associé à des perturbations des fonctions supérieures.

rétroplacentaire (hématome) l.m.

abruptio placentae

hématome rétroplacentaire

troubles psychiques de l'hématome sous-dura l l.m.]

subdural hematoma and mental disorders

Surtout chez le sujet âgé et l'alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité, et a fortiori des épisodes confusionnels.
Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié par le patient. Une évolution chronique est possible. L'examen clinique systématique soigneux et l'apport des investigations complémentaires sont déterminants dans cette symptomatologie psychique parfois dominante ou même pure.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

hématome sous-dural

[H2,H3]

hématome sous-dural l.m.

subdural haematoma

Hémorragie diffuse ou circonscrite, d'origine traumatique ou spontanée, siégeant entre la dure-mère et l'arachnoïde.
Il en existe deux types. Les hématomes sous-duraux aigus ou subaigus, sont généralement associés à des contusions cérébrales hémorragiques. Le saignement provient des artères et veines du cortex. Après un intervalle libre très court, ou bien d'emblée, se manifestent des troubles de la vigilance, des signes hémisphériques déficitaires ou épileptiques, ou un coma. Le scanner montre un aspect de galette de densité hématique moulant la convexité d'un hémisphère et, par effet de masse sur les structures médianes, un "gros hémisphère" décollé de la convexité. Le traitement est neurochirurgical.
Les hématomes sous-duraux tardifs ou chroniques, se forment après un intervalle libre de quelques jours ou semaines. Leurs manifestations cliniques peuvent être trompeuses : absence de traumatisme connu, céphalées, troubles psychiques (confusion, pseudodémence), signes d'hypertension intracrânienne, déficits neurologiques progressifs, crises comitiales. Le scanner montre surtout une collection sous-durale hypodense, plus fréquemment frontotemporale avec, là aussi, un effet de masse sur les structures médianes. Leur survenue est spontanée ou à la faveur d'un minime traumatisme, chez un sujet âgé prenant des antiagrégants plaquettaires (aspirine) ou surtout des anticoagulants. Une intervention neurochirurgicale est le plus souvent, indiquée.
Chez le sujet âgé et chez l’alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité et a fortiori des épisodes confusionnels. Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié.

Étym. gr. haïma : sang ; ôma : tumeur

troubles psychiques de l’hématome sous-dural

adolescent (répercussions psychiques d'un handicap somatique majeur chez l') l.f.

reactions to severe somatic handicap among adolescents

Ces handicaps entravent de façon plus ou moins évidente le processus maturatif propre à cette période de la vie.
Ainsi sont exacerbés les conflits et favorisés les mouvements défensifs qui visent à les dénier, retardant l'entrée dans l'adolescence à proprement parler. La maladie peut s'intégrer dans l'histoire précoce de l'enfant, qui grandit avec elle. Elle marque alors les interactions parents-enfant dans le processus d'adolescence. Il en est de même de la gravité du handicap. Les traitements, le pronostic vital pèsent sur le développement de l'adolescent.
Toute attaque du corps à cette période où il est en voie de transformations rapides et visibles liées à la puberté, est très douloureuse.

Étym. lat. adolescere : grandir, se développer

[E1,H3,H4,O1]

Édit. 2017

blessés (manifestations psychiques chez les) l.f.p.

Il peut s'agir de :

- manifestations directement liées à des lésions, notamment cérébrales
 (épilepsie post-traumatique, déficits intellectuels), ou deuil d'une partie du corps, réactionnel à un handicap ou une mutilation (anxiété ou dépression) ;
- troubles dits post-traumatiques, d'expression somatique mais purement fonctionnels,
dont le point d'appel est la région atteinte (syndrome subjectif des traumatisés crâniens, hystérie de conversion post-traumatique), et dont l'évolution peut se faire sur un mode hypocondriaque, avec attitudes de revendication (sinistrose) ;
- troubles psychotraumatiques engendrés par le traumatisme psychique,
 indépendamment de l'atteinte physique qui représente plutôt un facteur aggravant, caractérisés par le syndrome de répétition et les autres symptômes de la classique névrose traumatique

traumatisme somatique et névrose

Édit. 2017

boxeur (troubles psychiques chez un) l.m.

psychical disorders among boxers

démence pugilistique

Édit. 2017

caractère (troubles du) chez l'adolescent l.m.

adolescent with character disorders

troubles du caractère chez l'adolescent

[H4]

cataracte totale congénitale avec opacités des sutures postérieures chez les femmes vectrices l.f.

congenital total cataract with posterior sutural opacities in heterozygotes

Cataracte nucléaire donnant une altération sévère de la vision chez les garçons.
Les femmes vectrices présentent également des opacités nucléaires mais n'ont qu'une légère baisse d'acuité visuelle. Le gène est en Xp. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 302200).

F. B. Walsh et M.E. Wegman, ophtalmologistes américains (1937)

[P2,Q2]

dégénérescence choriorétinienne avec reflet rétinien chez les femmes hétérozygotes l.f.

chorioretinal degeneration with retinal reflexation in heterozygous women

rétinite pigmentaire -3

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