endoprothèse urinaire l.f.
urinary endoprosthesis, urinary stent
Dispositif artificiel en matière biologiquement inerte et idéalement insensible à l'incrustation, placé à l'intérieur d'un segment de la voie excrétrice urinaire pour en assurer la perméabilité, la cicatrisation ou la dilatation.
Les écueils des endoprothèses urinaires sont l'incrustation calcaire, la migration et l'infection.
→ endoprothèse prostatique, endoprothèse urétérale, endoprothèse uréthrale
[B3, M2]
Édit. 2020
endoscopie urinaire l.f.
uroendoscopy
Exploration des canaux (urèthre, uretère) et des cavités (vessie, bassinet, calices) de l'arbre urinaire, à l'aide d'un endoscope.
Cette exploration peut être menée de façon rétrograde (contraire au cours de l'urine) par le méat uréthral, méthode la plus ancienne, ou de façon antérograde suivant le cours de l'urine grâce à l'abord percutané des cavités rénales.
[B3, G1, M2, M3]
Édit. 2020
entéroplastie urinaire l.f.
urinary enteroplasty
Remplacement d'un segment de l'arbre urinaire par un segment d’intestin.
Les interventions de reconstruction de la vessie, de l'uretère, parfois même de l'urèthre font appel à tous les segments du tube digestif : principalement l'iléon, le segment iléocœcal, le côlon sigmoïde ; mais aussi l'appendice, le jéjunum et même l'estomac. Le segment intestinal choisi est isolé du tube digestif dont la continuité est immédiatement rétablie et sa vascularisation soigneusement préservée.
L'interposition d'un segment intestinal sur la voie excrétrice urinaire pose des problèmes de péristaltisme, de pressions intracavitaires, de sécrétion de mucus, d'infection, et surtout de troubles électrolytiques dus aux échanges ioniques entre l'urine et la paroi intestinale.
→ entérocystoplastie, entéro-urétéroplastie
[L2, M2]
Édit. 2020
épithélium excréto-urinaire l.m.
urinary tract epithelium
[A1,A2,M3]
Édit. 2018
extravasation urinaire l.f.
urinary extravasation
Épanchement pathologique d'urine en dehors de sa voie excrétrice.
Cette irruption d'urine dans le tissu cellulaire avoisinant suppose soit une plaie de la voie excrétrice, soit une rupture ou fissuration par hyperpression, telle la rupture du fornix lors d'une colique néphrétique. Elle peut être iatrogène, telle l'injection rétrograde d'un produit de contraste radiologique à trop forte pression.
[M2, M3]
Édit. 2020
hétérosondage urinaire n.m.
urinary heterocatheterization
Sondage évacuateur vésical effectué sur un malade par un personnel soignant qui introduit une sonde à travers l'urèthre jusque dans la vessie.
→ autosondage, sondage intermittent
hétérosondage urinaire intermittent l.m.
intermittent catheterization
Sondage uréthrovésical, évacuateur, pratiqué de façon régulière par un personnel soignant en vue de la rééducation d’une vessie neurologique.
Cette méthode combat la rétention chronique et la distension vésicale, et préserve mieux l'intégrité du bas appareil que la sonde à demeure. Plusieurs sondages sont nécessaires chaque jour.Cette technique indiquée dans les rétentions chroniques complètes ou incomplètes, à titre transitoire ou définitif, évite la sonde à demeure et, en permettant l'évacuation complète de la vessie quatre à six fois par jour, vise à prévenir l'infection urinaire. Il peut également favoriser la continence et protège le haut appareil. C'est le mode mictionnel de plus de 80% des handicapés neurologiques. Il est remplacé si cela est possible par l'autosondage.
[M2]
impériosité urinaire n.f.
urgency
Besoin d'uriner soudain, non progressif, d'emblée urgent, irrépressible, ne cédant pas momentanément après un effort de retenue, pouvant aboutir à une fuite d'urine.
Étym. lat. imperiosus, de imperium : pouvoir)
→ incontinence par impériosité
incontinence urinaire l.f.
urinary incontinence
Perte involontaire d'urine par l'urèthre due à l'incapacité des mécanismes de continence à résister aux pressions transmises ou engendrées par la vessie.
Sont exclus par cette définition les écoulements d'urine résultant d'une communication anormale, congénitale ou acquise, des voies urinaires. Selon ses circonstances de survenue clinique, on distin
→ vessie neurologique, incontinence postmictionnelle, incontinence urinaire par regorgement, incontinence urinaire d'effort
incontinence urinaire d'effort l.f.
urinary stress incontinence
Fuite involontaire d'urine provoquée par un effort physique.
L'augmentation de la pression abdominale, transmise par la vessie, ne peut en ce cas être maîtrisée par le système sphinctérien. Le mécanisme physiopathologique en cause peut être rapporté aux troubles de la statique et de la dynamique pelviennes et périnéales (chez la femme) et/ou l'insuffisance sphinctérienne.
→ incontinence urinaire, insuffisance sphinctérien ne, troubles de la statique pelvienne
incontinence urinaire des suites de couches l.f.
post-partum urinary incontinence
Emission involontaire de l’urine dans le postpartum.
Elle est temporaire en cas de parésie du sphincter vésical ou persistante en cas de lésion du trigone. Elle peut révéler une incontinence urinaire d’effort jusque-là potentielle.
incontinence urinaire orthostatique l.f.
orthostatic incontinence
Écoulement involontaire d'urine par l'urèthre en position debout.
Souvent associée chez la femme à l'incontinence d'effort, il s'agit habituellement de fuites par hypermobilité uréthrale. Chez l'homme c'est plus volontiers le signe d'une insuffisance sphinctérienne.
incontinence urinaire par impériosité l.f.
urinary urge incontinence
Fuite d'urine liée à une contraction on maîtrisable du muscle vésical qui se traduit par un besoin urgent et ne peut être arrêtée par la contraction sphinctérienne volontaire.
Le mécanisme de la fuite peut correspondre à une contraction vésicale anormale (hyperactivité) ou une relaxation uréthrale (instabilité) ou des perturbations de l'inhibition cérébrale.
→ impériosité, incontinence urinaire réflexe, urination
incontinence urinaire par regorgement l.f.
overflow incontinence
Écoulement d'urine involontaire survenant chez un rétentionniste chronique.
Il représente le "trop plein" vésical qui ne peut plus être maîtrisé par l'appareil sphinctérien. Il est le signe d'un obstacle et non d'une insuffisance sphinctérienne.
incontinence urinaire réflexe l.f.
reflex urge incontinence
Variété d'incontinence par impériosité qui a la particularité de n'être précédée d'aucune sensation de besoin.
→ incontinence par impériosité
indican urinaire l.m.
Ester sulfurique de l'indoxyle, forme sous laquelle, provenant des putréfactions intestinale, celui-ci est éliminé dans les urines.
Étym. d’indole.
infection urinaire l.f.
urinary infection
Présence dans les urines du milieu de jet de germes en quantité égale ou supérieure à 105/mm3.
Elle est généralement associée à une leucocyturie ou à une pyurie. Le germe le plus fréquemment en cause est le colibacille. Elle revêt des tableaux cliniques très différents allant de la latence complète et dans ce cas révélée par un examen urinaire systématique, au tableau d'une pyélonéphrite aigüe sévère qui est limitée au bas appareil urinaire. Elle s'observe surtout chez la femme jeune. Elle se traduit par une cystite aigüe justiciable d'un traitement anti infectieux de courte durée par voie orale mis en route le plus rapidement possible. L'infection urinaire est favorisée par une diurèse faible, des mictions très espacées, des anomalies de la voie excrétrice urinaire, des infections gynécologiques.
Les formes récidivantes justifient un bilan urologique et gynécologique complet à la recherche d'une cause favorisante qui n'est pas toujours trouvée. Chez la femme enceinte la recherche d'une infection urinaire doit être systématique car elle est souvent latente. Sa découverte justifie un traitement pour éviter le risque de pyélonéphrite.
L'infection urinaire chronique revêt des aspects cliniques très variés. Elle peut être asymptomatique. Elle expose au développement d'une pyélonéphrite chronique. La présence de germes uréasiques favorise la survenue de calculs phosphato-ammoniacomagnésiens. Certaines bactériuries chroniques isolées sont sans gravité et, notamment chez le sujet âgé, ne justifient qu'une simple surveillance.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ cystite, examen bactériologique des urines, pyélonéphrite
jet urinaire l.m.
urinary flow
Jaillissement de l'urine à travers le méat uréthral.
Il peut se quantifier par la débitmétrie.
lithiase urinaire l.f.
urinary lithiasis
Présence de calculs dans la voie excrétrice urinaire.
Selon la localisation des calculs on parle de lithiase rénale, calicielle, pyélique, urétérale, vésicale, uréthrale, prostatique.
La nature chimique est diverse : calcique (phosphatique ou oxalique), urique, cystinique, xanthique, médicamenteuse. Les lithiases dites "mixtes" sont fréquentes.
méat urinaire l.m.
→ orifice externe de l'urèthre
papillomatose excréto-urinaire l.f.
urothelial papillomatosis
Efflorescence diffuse sur la muqueuse excréto-urinaire de tumeurs urothéliales papillaires dont le potentiel malin peut être variable à la fois dans le temps et dans l’espace.
paridensité urinaire l.f.
isosthenuria
Fixité de la densité urinaire au cours du nycthémère en dépit du rythme intermittent des apports hydriques et osmolaires.
Témoigne de la perte de pouvoir de concentration et de dilution du rein, généralement associée à une insuffisance rénale avancée.
Syn. isosthénurie
périnée génito-urinaire l.m.
genito-urinary perineum
perte urinaire insensible l.f.
non-stress urinary incontinence
Ecoulement résultant d'une incontinence urinaire non liée à l'effort, qui peut être en rapport avec une vessie neurologique ou une incompétence sphinctérienne et apparaître après cure chirurgicale d'un prolapsus.
sédiment urinaire l.m.
urinary sediment
Ensemble des éléments figurés présents dans l'urine identifiés par l'examen microscopique du culot de centrifugation.
Les principaux constituants sont les hématies, les leucocytes et les cellules épithéliales, les diverses variétés de cylindres, (hyalins, granuleux, leucocytaires, hématiques, graisseux), les cristaux.
L'étude du sédiment urinaire, essentielle dans l'exploration d'une affection rénale et de la voie excrétrice urinaire, peut être faite de façon qualitative et quantitative. Le mode d'expression quantitatif fait appel soit à l'unité de temps, soit à l'unité par volume d'urine. Les valeurs normales sont un débit minute inférieur à 2.500 hématies et à 6.000 leucocytes, et un nombres d'éléments par mm3 inférieur à 5 pour les hématies et à 10 pour les leucocytes.
Cet examen est souvent complété par une uroculture et, éventuellemente, un antibiogramme.
→ Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique d')
[M1]
Édit. 2018