muscle oblique supérieur de la tête l.m.
musculus obliquus capitis superior (TA)
obliquus capitis superior
Muscle du cou situé en arrière et en dehors de l’articulation atloïdo-occipitale, entre l’apophyse transverse de l’atlas et l’occipital.
Il s’insère en bas sur le sommet et la face supérieure du processus transverse de l’atlas en dehors du foramen transversaire. Il s’attache en haut sur le tiers latéral de la ligne nuchale inférieure ainsi que sur un relief rugueux situé au-dessus et au-dessous de cette ligne, au-dessus de l’insertion du muscle grand droit postérieur de la tête. Il renverse la tête en arrière et l’incline légèrement latéralement. Il est innervé par la branche postérieure du premier nerf spinal cervical.
Syn. anc. muscle petit oblique de la tête
muscle poplité l.m.
musculus popliteus (TA)
popliteus
Muscle court, aplati et triangulaire, situé à la partie postérieure du genou.
Il s’insère sur la partie postéro-latérale du condyle latéral du fémur et se termine sur la lèvre supérieure de la ligne du muscle soléaire du tibia et sur la portion de la face postérieure de cet os située au-dessus de cette ligne. Il fléchit la jambe et la porte en rotation interne. Il est innervé par un rameau du nerf tibial.
muscle pyramidal de l'abdomen l.m.
musculus pyramidalis abdominalis (TA)
pyramidalis of abdomen
Petit muscle aplati, situé à la partie inférieure de la paroi abdominale antérieure.
Il s’insère sur la symphyse et sur le tubercule pubien. Il se porte vers le haut en se rétrécissant progressivement pour se terminer sur la ligne blanche. Il a probablement une action de mise en tension de la ligne blanche. Il est innervé par des rameaux du dernier nerf intercostal, de nerf ilio-hypogastrique et du nerf inguinal.
muscle soléaire l.m.
musculus soleus (TA)
soleus
Muscle large et épais occupant la loge postérieure de la jambe et qui participe à la constitution du muscle triceps sural.
Il se détache d’une part de la partie postéro-médiale de la tête de la fibula, de la moitié postérieure du bord latéral de la fibula et de sa face postérieure ; et d’autre part, de la ligne du muscle soléaire du tibia (ligne oblique) au-dessous du muscle poplité, et du bord médial du tibia. Entre ses deux groupes d’insertions, tibiales et fibulaires, est tendue l’arcade fibreuse du soléaire. Toutes ces fibres musculaires s’attachent à une membrane tendineuse de terminaison qui fusionne avec la membrane tendineuse des muscles gastrocnémiens pour former le tendon calcanéen (tendon d’Achille) qui se fixe sur la tubérosité du calcanéum. Il étend le pied sur la jambe. Il est innervé par des rameaux nés du nerf tibial, au-dessus et au-dessous de l’arcade tendineuse du muscle soléaire.
muscle sterno-cléido-mastoïdien l.m.
musculus sternocleidomastoideus (TA)
sternocleidomastoid
Muscle du cou, quadrilatère et épais, situé dans la region antéro-latérale.
Il s’attache en bas par trois et quelques fois quatre chefs appelés sterno-mastoïdien, sterno-occipital, cléido-mastoïdien et cléido-occipital. Les deux chefs sternaux sont le plus souvent confondus en un seul chef sternal qui se détache du manubrium du sternum en dedans de l’interligne articulaire sterno-claviculaire, se dirige en haut et en arrière et se termine sur le bord antérieur et la face latérale du processus mastoïdien ainsi que sur la partie latérale de la ligne nuchale supérieure de l’os occipital. Le chef cléido-occipital s’attache sur la face supérieure du quart médial de la clavicule, monte en arrière du précédent et se termine sur les deux tiers latéraux de la ligne nuchale supérieure de l’os occipital. Le chef cléido-mastoïdien s’insère en arrière du chef cléido-occipital sur la clavicule et se termine sur le bord antérieur et la face latérale du processus mastoïdien en se confondant avec la terminaison du chef stgerno-mastoïdien. Sa contraction unilatérale fléchit la tête, la porte en inclinaison homolatérale et en rotation contro-latérale de ses insertions ; la contraction bilatérale des deux muscles fléchit directement la tête ; en point d’appui fixe sur la tête ces muscles participent à l’inspiration. Le muscle sterno-cléido-mastoïdien est innervé par des rameaux de la branche latéral du nerf accessoire et par une branche cervicale du plexus cervical profond.
Syn. anc. muscle satellite de la carotide ; muscle quadriceps de la tête ; muscle quadrijumean de la tête ; muscle sterno-cléido-mastoïdien-occipital
muscle trapèze l.m.
musculus trapezius (TA)
trapezius
Muscle large et triangulaire de la région supérieure et latérale du tronc et de la nuque.
Ses insertions d’origine permettent de lui distinguer trois parties : une partie descendante qui se détache du tiers médial de la ligne nuchale supérieure de l’os occipital, de la protubérance occipitale externe et du ligament nuchal ; une partie transverse qui se détache du sommet des processus épineux de la septième vertèbre cervicale et des cinq premières vertèbres thoraciques et des ligaments interépineux correspondants ; une partie ascendante qui se détache des processus épineux de la sixième à la onzième vertèbre dorsale et des ligaments interépineux correspondants. De là les fibres des trois parties convergent vers la ceinture du membre thoracique et se fixent suivant une ligne d’attache courbe, concave en dedans, sur le tiers latéral du bord postérieur et de la face supérieure de la clavicule, sur le bord médial et la face supérieure de l’acromion et sur la lèvre supérieure du bord postérieur de l’épine de la scapula. Son action est variable selon que ses faisceaux se contractent séparément : la partie ascendante élève le moignon de l’épaule ; la partie transverse rétracte l’épaule, la partie descendante élève et rétracte l’épaule. Il est innervé par des rameaux de la branche latérale du nerf accessoire et par une branche du plexus cervical profond.
Syn. anc. muscle cucullaire
muscle vaste médial l.m.
musculus vastus medialis (TA)
vastus medialis
Chef musculaire constituant la partie médiale du muscle quadriceps fémoral.
Il s’insère sur la lèvre médiale de la ligne âpre et sur la branche médiale de trifurcation supérieure de cette ligne qui prolonge sa lèvre médiale. Il participe à la constitution du tendon du muscle quadriceps fémoral. Il étend la jambe sur la cuisse. Il est innervé par un rameau du nerf du muscle quadriceps fémoral.
Syn. anc. muscle vaste interne
Nélaton (ligne de) l.f.
Nelaton's line
Ligne droite tracée entre l'épine iliaque antérieure et supérieure et la tubérosité ischiatique, qui passe par le sommet du trochanter major quand la hanche est en légère flexion.
La position du sommet du trochanter major au-dessus de la ligne de Nélaton indique une fracture du col du fémur ou une luxation de la hanche.
A. Nélaton, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1807-1873)
Syn. ligne de Nélaton-Roser
nystagmus à ressort l.m.
jerk nystagmus, jerky nystagmus
Nystagmus où il existe une phase lente et une phase rapide de sens opposé : la direction de la phase rapide sert par convention à désigner le sens du nystagmus.
Son analyse précise nécessite un enregistrement nystagmographique dont le tracé apparait comme une ligne brisée.
Cette manière de désigner le sens du nystagmus n'est pas tout à fait logique ; c'est en effet la phase lente qui, sur le plan pathogénique, est la plus significative, mais elle est souvent moins visible cliniquement que la phase rapide.
Sur l'enregistrement électro-nystagmographique, le nystagmus apparait comme une ligne brisée. La phase rapide est représentée par le segment de droite le plus court et le moins oblique, la phase lente par le segment de droite le plus long et le plus oblique. L'angle constitué par les deux segments est de grandeur variable, et est fonction de la rapidité, donc de l'obliquité de la pente de la phase lente. Cet angle est ouvert vers le bas pour les nystagmus qui battent à droite, et inversement vers le haut pour les nystagmus qui battent à gauche.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
onde F l.f.
f wave
Petite onde inégale dans sa forme, leur durée et son amplitude, présente sur les tracés électrocardiographiques de la fibrillation auriculaire, contrastant avec la disparition des ondes P et avec l’oscillation permanente de la ligne iso-électrique.
Généralement multiples et s’enchaînant à la fréquence de 400 à 600 par minute, ces ondes peuvent être bien marquées (fibrillation auriculaire à grosses mailles) ou de très petite taille et de fréquence élevée, en fonction de la taille et de l’hypertrophie auriculaire gauche. On nomme aussi onde f l’onde auriculaire dans le flutter auriculaire : dans cette arythmie, la succession rapide d’accidents f réalise un aspect en dents de scie ou un feston, soit continu soit en toit d’usine. Cette onde comporte une négativité franche initiale suivie d’une remontée rapide de la ligne isoélectrique, une portion descendante abrupte rejoignant l’onde f suivante. L’onde F a une durée égale ou supérieure à 0,16 sec, le rythme auriculaire étant de 300 par minute. La cadence ventriculaire est plus lente à cause de la période réfractaire du nœud d’Aschoff-Tawara, la conduction auriculo-ventriculaire se faisant selon le mode 2/1, 3/1 et plus rarement 4/1 et donnant des rythmes ventriculaires à 150, 100, ou 75 par minute.
S. Tawara, anatomopathologiste japonais et L. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1906)
→ fibrillation auriculaire, flutter auriculaire
Édit. 2017
os sacrum l.m.
os sacrum (TA)
sacrum
Pièce osseuse qui résulte de la soudure des cinq vertèbres sacrées.
Le sacrum est situé à la partie postérieure de la ceinture pelvienne, au-dessous de la colonne lombaire et entre les deux os coxaux. Par sa direction oblique en bas et en arrière il forme avec la colonne lombaire un angle obtus à sommet antérieur situé au niveau de la jonction de la cinquième vertèbre lombaire et de la première pièce sacrée : le promontoire. L’os sacrum a la forme d’une pyramide quadrangulaire à base supérieure. Sa face pelvienne, plus concave en avant chez la femme que chez l’homme, est occupée à sa partie moyenne par les corps des cinq vertèbres sacrées séparées les unes des autres par quatre lignes transverses ; elle est percée latéralement par les foramens sacrés antérieurs traversés par les branches antérieures des nerfs sacrés ; elle donne insertion aux muscles piriformes. Sa face dorsale est marquée par de nombreux reliefs : sur la ligne médiane, la crête sacrée médiane formée de trois ou quatre tubercules résultant de la fusion des processus épineux sacrés ; les cornes du sacrum qui résultent de la bifurcation de la crête sacrée médiane à hauteur de la troisième ou quatrième vertèbre sacrée ; le hiatus sacralis bordé par les deux cornes sacrées et au sommet duquel se termine le canal sacré ; de chaque côté de la crête sacrée médiane la gouttière sacrée formée par la réunion des lames vertébrales et bordée latéralement par la ligne des tubercules sacrés postéro-internes ; en dehors de ceux-ci les foramens sacrés postérieurs traversés par les branches postérieures des nerfs sacrés ; en dehors d’eux la crête sacrée latérale formée par les tubercules sacrés postéro-externes qui résultent de la soudure des processus costiformes des vertèbres sacrées ; entre les tubercules de la crête sacrée latérale se situent les fosses criblées , zones rugueuses criblées de trous vasculaires ; la face postérieure de l’os sacrum donne insertion à la portion caudale du muscle érecteur du rachis, en particulier sur la crête sacrée médiane, les tubercules sacrés postéro-internes et la crête sacrée latérale ; celle-ci donne également insertion au muscle grand glutéal. Les parties latérales de l’os sacrum sont occupées : dans leur segment supérieur, sur la hauteur des deux premières vertèbres sacrées, par la surface auriculaire qui s’articule avec la surface identique de l’ilion ; dans leur segment inférieur, bord épais qui correspond aux trois dernières vertèbres sacrées, par les insertions du ligament sacro-tubéral et du ligament sacro-épineux. La base de l’os sacrum est occupée, dans sa partie médiane, par la face supérieure articulaire de la première vertèbre sacrée et, de chaque côté, en arrière par le processus articulaire supérieur de l’os sacrum (avec la cinquième vertèbre lombaire) et, latéralement par l’aile de l’os sacrum dont le bord antérieur participe à la constitution de l’ouverture supérieure du pelvis (la partie latérale de l’aile donne insertion au muscle iliaque). L’apex de l’os sacrum s’articule avec la face supérieure de l’os coccyx. Le canal sacral qui occupe l’axe longitudinal de l’os sacrum fait suite au canal vertébral et s’ouvre sur la face pelvienne et sur la face dorsale de l’os par les foramens sacrés antérieur et postérieur.
Syn. Sacrum
Édit. 2017
plaque neurale l.f.
neural plate
Plaque allongée en forme de semelle provenant de l’épaississement de l’ectoblaste dans la région céphalique de l’embryon au début de la 3ème semaine.
Sa formation est induite par l’apparition la notochorde et du mésoblaste prochordal sous-jacents. Après l’induction la plaque neurale se prolonge vers la ligne primitive. Vers la fin de la 3éme semaine ses bords latéraux se surélèvent formant les crêtes neurales tandis que se creuse une dépression médiane, la gouttière neurale. Les crêtes neurales se rapprochent sur la ligne médiane. Leur fusion donnera naissance au tube neural. Cette fusion commence dans la région cervicale et se poursuit en direction crâniale et caudale. Le tube neural reste temporairement ouvert dans la cavité amniotique par les neuropores antérieur et postérieur. Le neuropore antérieur se ferme vers le 25ème jour (embryon de 18 à 20 somites). Le neuropore postérieur se ferme au 27ème jour (embryon de 25 somites).
→ ectoblaste, notochorde, mésoblaste prochordal, ligne primitive, crête neurale, gouttière neurale, tube neural, neuropore antérieur, neuropore postérieur
[A4,O6]
plaquette de Mawas l.f.
Mawas plaquette
En ophtalmologie, plaque rectangulaire de 42 cm sur 10 cm avec une face noire, traversée longitudinalement par une ligne blanche et une face blanche traversée longitudinalement par une ligne noire ; sur l'un des bords étroits se trouve une encoche que le sujet place contre son nez.
Ce matériel est complété par des objets aimantés pouvant se placer sur la plaquette et par un porte-stéréogramme.
La plaquette est employée avant tout comme moyen de traitement pour lever la neutralisation et développer l'amplitude de fusion en convergence et en divergence.
J. Mawas, ophtalmologiste français (1929 et 1930)
Étym. elle est inspirée d'un procédé très ancien : la tablette de Alhazen, mathématicien arabe (965-1038 ap. J.C.).
rein en fer à cheval l.m.
horseshoe kidney
Variété la plus fréquente des symphyses rénales, unissant les deux pôles inférieurs sur la ligne médiane par une languette parenchymateuse appelée isthme.
Les deux masses rénales latérales sont bas situées et rapprochées de la ligne médiane, obliques en bas et en dedans, l'isthme en avant des gros vaisseaux centraux. Les hiles sont antérieurs, la voie excrétrice de chaque hémirein normale, la vascularisation multiple et très variable
En urographie intraveineuse, il est observé une image d'une malposition des cavités pyélocalicielles et surtout d'une inversion de leur grand axe vertical, les calices inférieurs se projetant en dedans des bassinets et convergeant l'un vers l'autre, souvent superposés au rachis.
Une telle image suggère une malrotation des reins avec fusion de leurs pôles inférieurs. Les deux reins, à la fois plus bas et plus internes que normalement, se rejoignent en un pont prérachidien parenchymateux ou fibreux. L'organe dans son ensemble forme une masse ouverte en haut. Le rein en fer à cheval inversé est encore plus rare et comporte une fusion des pôles supérieurs. L’échographie, la tomodensitométrie et l’IRM permettent d’obtenir des données plus précises.
stade carnegie 6 l.m.
gradus carnegienses (st 6) (TE)
carnegie stage 6
Formation des villosités choriales et apparition possible de la ligne primitive.
Ce stade est subdivisé en 2 périodes : 6a –villosités choriales; 6b - ligne primitive. Correspond aux horizons VI à VIII de Streeter avec les stades 7 à 8 de la Carnegie.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons VI – VIII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
Stähli (ligne de) l.f.
Stähli's line
Ligne brune siégeant horizontalement au niveau de la ligne de fermeture des paupières et approximativement à la jonction du tiers moyen et du tiers inférieur de la cornée.
Observée chez le sujet âgé, elle n'atteint pas le limbe ; le pigment siège dans les cellules basales de l'épithélium.
A. C. Hudson, ophtalmologue britannique (1911) ; J. Stähli, ophtalmologue suisse (1918)
Syn. ligne de Hudson-Stähli
Støren (ligne de) l.f.
Støren’s line
Ligne qui, chez l'enfant, sur une radiographie de profil de l'avant-bras prenant le coude, prolonge en haut l'axe du radius et passe normalement par le centre du noyau condylien interne, quel que soit le degré de flexion du coude.
Cette ligne est utile pour dépister une luxation antérieure du coude.
G. Støren, chirurgien orthopédiste norvégien (1959)
système CV l.m.
Méthode d’analyse ligne par ligne en mode A des images mémorisées et présentées en mode B ou D.
→ mode A ultrasonographie, mode B ultrasonographie, mode C ultrasonographie
technique multicoupes l.f.
multisection technique, interleaved multislice imaging
En IRM, technique permettant de raccourcir considérablement le temps d'acquisition d'une coupe, en utilisant les temps de repos de chaque séquence pour exciter les lignes d'autres coupes.
Au cours d'une séquence, le temps de repos Tr est très long par rapport au temps utile Tu. Ce temps mort peut être mis à profit pour exciter les lignes d'autres coupes, le nombre maximum de celles-ci étant égal à Tr/Tu. Par exemple, si l'on fait une séquence d'écho de spin pondérée en T1, où TE = 30 ms et TR = 300 ms, Tu = TE (un seul écho) et Tr = 300 - 30 = 270 ms ; on peut utiliser ce temps pour exciter au maximum 270/30 = 9 coupes. Si l'on fait une séquence pondérée en T2 avec 2 échos, un TE de 60 ms et un TR de 2 s, Tu = 60 X 2 = 120 ms; Tr = 2000 - 120 = 1880 ms; on pourra exciter 1880/120 = 15 coupes.
Si l'on reprend la séquence en T1 ci-dessus, où le Tr permet d'exciter simultanément 9 coupes, chaque temps de répétition TR permettant d'acquérir une ligne de la matrice, le premier TR permettra d'acquérir simultanément la première ligne de 9 coupes successives et ainsi de suite. En technique multicoupes, le temps d'acquisition d'une coupe devient donc celui de n coupes simultanées (où n = Tr/Tu) L'appareil ne fournit plus les coupes une par une, mais par ensembles de n coupes.
Syn. système multicoupes
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de répétition (TR) l.m.
repetition time (TR)
En IRM, durée totale d'un cycle d'acquisition (correspondant à une séquence) ou temps après lequel la séquence est répétée, d'où le nom de « répétition ».
En écho de spin, c'est le temps entre deux impulsions d'excitation de π/2 (90°) successives.
Le temps de répétition (TR) détermine le niveau de la repousse de l'aimantation longitudinale et par conséquent l'importance du signal "disponible", à partir duquel la précession libre (FID) va décroitre au cours du cycle suivant. Il comprend "le temps utile" nécessaire pour recueillir les différents échos d'une séquence, et le temps de repos pendant lequel l'aimantation longitudinale repousse.
Le TR est dit long quand il permet aux tissus de récupérer complètement leur aimantation longitudinale ; il est dit court dans le cas contraire (le TR est alors égal ou inférieur au T1 des tissus concernés).
En écho de spin, les TR courts (300 à 500 ms) associés à des TE également courts (20 à 30 ms), qui ne permettent qu'un très faible contraste en T2, font apparaitre les différences de T1 des tissus (séquences dites pondérées en T1).
Au contraire, les TR longs (de l'ordre de 2 s), associés à des TE également longs (80 à 100 ms), font apparaitre les différences de T2 (séquences dites pondérées en T2).
Si le TR est long (2 s), minimisant le contraste en T1 et le TE court (30 à 40 ms), minimisant le contraste en T2, il n'y aura de contraste que s'il y a entre les tissus une différence de densité protonique (séquence dite pondérée en densité de protons, ou en rhô).
Enfin, puisqu'une séquence permet d'obtenir une ligne du plan de Fourier, le temps de répétition correspond au passage d'une ligne à la suivante de ce plan.
Syn. temps de cycle
→ écho de spin, technique multicoupe
[B2,B3]
Édit. 2018
Tomeno (angle de) l.m.
Tomeno's angle
Sur une radiographie du pied de profil en charge, angle formé par l’axe du corps de l’os talus et l’axe longitudinal de la diaphyse du premier métatarsien.
Normalement cet angle est nul, les deux axes sont alignés, formant une ligne continue (ligne de Méary). En cas de pied plat, l’axe de l’os talus s’abaisse et celui du premier métatarsien se redresse ; ces deux lignes forment un angle ouvert vers le haut. En cas de pied creux elles forment un angle ouvert vers le bas par abaissement de l’axe du premier métatarsien ; la cassure se produit dans la région talo-naviculaire ou plus rarement péricunéenne.
R. Méary et B. Tomeno chirurgiens orthopédistes français (1976)
tomographie en cohérence optique l.f.
optical coherent tomography (OCT)
Technique permettant, grâce à l'interférométrie laser, d'obtenir des coupes in vivo de la rétine et de mesurer l'épaisseur du tissu rétinien avec ses différentes couches.
L'OCT représente une méthode non agressive et de haute résolution pouvant fournir p. ex. une vue bidimensionnelle en coupe des structures rétiniennes. Son fonctionnement actuel est basé sur l'émission d'un faisceau laser infra-rouge dit de "basse cohérence" combiné à un interféromètre dans lequel une lame séparatrice permet d'obtenir deux faisceaux, l'un dirigé vers un miroir de référence, l'autre vers les structures oculaires à examiner. La réflexion du second faisceau par les éléments rétiniens est combinée au retour du faisceau de référence pour créer des interférences. Le décodage de ces interférences permet de déterminer la nature des obstacles rencontrés. En déplaçant le faisceau selon une ligne droite, on procède à une reconstruction point par point le long de la ligne explorée. L'image finale correspond à la juxtaposition de toutes les mesures ponctuelles effectuées et fournit sur écran l'équivalent d'une coupe histologique de la rétine, à la définition près qui est pour l'instant de l'ordre de 15 mm. Cependant, des améliorations sont encore théoriquement possibles et peuvent amener à des performances supérieures dans l'avenir, permettant d'envisager la possibilité de visualiser individuellement les composantes de certaines couches cellulaires.
→ ophtalmoscope laser à balayage
tractus pyramidal l.m.
tractus pyramidalis (TA)
pyramidal tract
Tractus de la motricité volontaire.
Né des grandes cellules pyramidales du gyrus précentral, il traverse la capsule interne, le pied du pédoncule cérébral et le pont. Il se divise dans la moelle allongée en deux parties : les fibres cortico-spinales directes ou antérieures et les fibres cortico-spinales croisées ou latérales. Les fibres cortico-spinales latérales, plus abondantes, traversent la ligne médiane pour se placer dans le cordon latéral de la moelle spinale en dehors de la tête de la corne postérieure. Elles se terminent dans les noyaux de la corne antérieure de la moelle spinale, faisant synapse avec le neurone terminal. Les fibres cortico-spinales directes croiseraient la ligne médiane à leur terminaison médullaire pour s’articuler avec le neurone terminal. Le tractus pyramidal véhicule également des fibres cortico-nucléaires bulbaires et des fibres cortico-réticulaires.
Syn. anc. faisceau cortico-spinal, faisceau pyramidal
veine brachiocéphalique l.f.
vena brachiocephalica (TA)
brachiocephalic vein
Chacun des deux troncs veineux volumineux, droit et gauche, qui forme, par leur confluence en arrière du premier cartilage costal droit, le tronc de la veine cave supérieure.
Chacun d’eux nait, en arrière de l’extrémité médiale de la clavicule correspondante, de la réunion de la veine jugulaire interne et de la veine subclavière.
La veine brachiocéphalique droite est courte (deux à trois centimètres), verticale et située entièrement à droite de la ligne médiane.
La veine brachiocéphalique gauche est plus longue (six centimètres), presque horizontale (oblique en bas et à droite) et traverse la ligne médiane. Elle croise par en avant les gros troncs artériels nés de l'arc de l’aorte et chemine dans le fascia thyropéricardique, en arrière de la partie haute du manubrium sternal.
Chacune des veines brachiocéphaliques reçoit les veines vertébrale, jugulaire postérieure, thoraciques internes et diaphragmatiques supérieures homolatérales.
Syn. anc. tronc brachiocéphalique veineux, tronc veineux innominé, veine innominée
[A1, K4]
Édit. 2020
ventricules cérébraux l.m.p.
ventriculi cerebri (T.A.)
cerebral ventricles
Ensemble des cavités développées au sein du parenchyme cérébral, contenant le liquide cérébrospinal sécrété par les plexus choroïdes situés dans les ventricules et résorbé au niveau des cellules de Pacchioni.
Ces cavités sont les suivantes :
- le IIIème ventricule, diencéphalique, unique, médian, entre les deux thalamus, communiquant avec les ventricules latéraux par les trous de Monro. De forme pyramidale, quadrangulaire, aplati sur les côtés, il comporte : une paroi supérieure ou toit, constituée en avant par la membrana tectoria du IIIème ventricule et en arrière par l'épiphyse ; une paroi postérieure et inférieure (ou plancher), qui se continue en arrière avec l'abouchement de l'aqueduc de Sylvius, située en avant de la commissure blanche antérieure, et qui correspond à l'espace perforé postérieur des tubercules mamillaires, ainsi qu'au tuber cinereum du triangle optopédonculaire ; deux parois latérales formées par les thalamus et les régions sous-thalamiques ; une paroi antérieure comprenant de bas en haut le récessus optique et le chiasma optique, la lame terminale, la commissure blanche antérieure et les deux piliers antérieurs du trigone, qui délimitent la fosse triangulaire ; un sommet antéro-inférieur, l'infundibulum. Les grandes régions périventriculaires du IIIéme ventricule sont les sites des centres supérieurs végétatifs ;
- le IVème ventricule, cavité du rhombencéphale qui correspond à une dilatation de la vésicule cérébrale postérieure pendant l'embryogénèse. De forme rhomboédrique, il relie en haut l'aqueduc de Sylvius (aqueduc du mésencéphale), en bas le canal médullaire et communique avec la citerne arachnoïdienne ;
- les ventricules latéraux, cavités épaisses, symétriques, à revêtement épendymaire.
Chacun s'enroule autour des noyaux gris centraux en "U couché", décrivant une courbe à concavité antérieure. Des expansions sont développées dans chaque lobe, appelées respectivement cornes frontale, antérieure, temporale, inférieure, et occipitale, postérieure. Ces trois cornes finissent en arrière de la couche optique et du noyau caudé pour former le carrefour ventriculaire. Chaque ventricule communique avec le troisième ventricule par le trou de Monro. Un plancher, ou base losangique à grand axe vertical, qui correspond à la face postérieure du bulbe en bas et du pont (protubérance) en haut, est divisé en deux triangles par un axe transversal, incliné selon un plan oblique en haut et en avant. Cette base est formée de reliefs : sur la ligne médiane, un sillon médian ou tige du calamus, d'où partent à la partie moyenne les stries acoustiques qui se dirigent latéralement pour former les tubercules acoustiques de l'aile blanche. Sur le triangle bulbaire, de part et d'autre de la ligne médiane, se trouvent successivement le trigone de l'hypoglosse, le trigone du nerf vague, le colliculus du nerf facial et de l'aile blanche médiale, et l'aile blanche externe en rapport avec les noyaux vestibulaires.
[A1]
Édit. 2019