Jampolsky (test d'adaptation prismatique) l.m.
prism adaptation test (PAT)
Test qui permet d’évaluer le risque de diplopie postopératoire dans la chirurgie du strabisme chez l’adulte et le grand enfant. La puissance prismatique acceptée sans diplopie donne la valeur de la déviation qui peut, sans risque, être corrigée chirurgicalement.
Il est intéressant, quand cela est possible, de comparer les résultats avec ceux du test de diffraction de Gracis.
A. Jampolsky, ophtalmologiste américain (1971)
jerk nystagmus l.m.
jerk nystagmus
jerk test l. angl.
Manœuvre clinique permettant de rechercher une instabilité antérolatérale du genou par lésion du ligament croisé antérieur.
L’examen est commencé en flexion du genou, le tibia est en bonne position sous le fémur. Le genou est alors porté progressivement vers l’extension en valgus et rotation interne. Si le test est positif une subluxation du tibia se produit vers 30° de flexion et se réduit spontanément avec une sensation de ressaut (jerk) près de l’extension.
→ Lemaire (test de), Mac Intosh pivot shift test, Losee test
Julesz (test de) l.m.
Julesz’s random dot stereogram
Test pour la mesure de l'acuité visuelle stéréoscopique, fondé sur les mêmes principes que le test TNO.
B. Julesz, neuroscientifique et psychologue américain (1959)
Lachman (test de) l.m.
Lachman’s test
Manœuvre permettant de tester l’état du ligament croisé antérieur du genou.
Le test est recherché en demiflexion du genou, muscles relâchés. L’extrémité supérieure de la jambe est attirée vers l’avant sous les condyles fémoraux. Le test est positif en cas de déplacement vers l’avant du tibia, il témoigne d’une atteinte du ligament croisé antérieur: déchirure, rupture ou élongation. Il est négatif si le déplacement n’est que de quelques millimètres et doit être comparé du côté opposé.
J. W. Lachman, chirurgien orthopédiste américain (1976)
Lanthony (test de) l.m.
Lanthony’s test
Test de dépistage d’anomalies colorées.
Test comparable au Panel D15 de Farnsworth, mais où la saturation des pastilles colorées est abaissée.
P. Lanthony, ophtalmologiste français (1974)
latex (test d'agglutination au) l.m.
Réaction d'agglutination passive de particules de latex sur lesquelles sont fixées des immunoglobulines.
La réaction au latex isolée a été donnée comme test de terrain allergique, mais c'est une méthode un peu démodée depuis l'apparition d'autres outils de diagnostic, en particulier le dosage des IgE.
Pour la détection du facteur rhumatoïde. Le test utilise comme réactif une suspension de particules de latex calibrées à la surface desquelles sont adsorbées des gammaglobulines humaines (fraction II de Cohn qui est composée à 95% d’IgG).
lathostérol n.m.
Le lathostérol, encore appelé gamma-cholestérol, est un stérol structurellement semblable au cholestérol et présent dans la membrane cellulaire, les tissus et le plasma sanguin parmi les lipides de tous les animaux.
Il constitue un indicateur du niveau de biosynthèse du cholestérol dans tout l'organisme.
Étym. gr. lathôn : dissimulé, inapparent
Réf. Dorret I. Boomsma, Hans M. Princen, Rune R. Frants, Jan A. Gevers Leuven, Herman-Jan M. Kempen -Genetic Analysis of Indicators of Cholesterol Synthesis and Absorption: Lathosterol and Phytosterols in Dutch Twins and Their Parents - Twin Researc
[C1]
Édit. 2017
Logrank (test du) l.m.
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre des variables qualitatives et des variables censurées.
C’est, p. exemple, le test habituellement utilisé pour estimer si des facteurs de risque sont liés ou non à des survies.
→ variable qualitative, variable censurée
[E1]
Édit. 2020
lugol n.m.
lugol
Solution iodo-iodurée utilisée dans le test de Schiller pour identifier les anomalies de l'épithélium du col utérin et du vagin, les lésions cancéreuses ou précancéreuses notamment.
Appliquée sur le col utérin, elle colore en brun l'épithélium malpighien, normalement mature du fait de sa richesse en glycogène, et ne colore pas les zones dépourvues de glycogène. Les zones iodonégatives peuvent correspondre à un état d'atrophie vaginale ou à des zones pathologiques. Le test de Schiller est utilisé lors de l'examen du col par colposcopie pour orienter le site des biopsies.
J. Lugol, médecin français (1830)
Lundh (repas ou test de) l.m.
Lundh’s test
Test d'exploration fonctionnelle pancréatique fondé sur la stimulation indirecte (nerveuse et hormonale) du pancréas exocrine par un repas d'épreuve.
Le seul paramètre mesuré est la concentration de trypsine dans le suc digestif recueilli par une sonde placée au niveau de l'angle duodénojéjunal. Ce test standardisé à une bonne valeur diagnostique mais ses résultats dépendent de la vitesse de vidange gastrique. Il a surtout l'inconvénient de nécessiter une intubation.
G. Lundh, chirurgien suédois (1962)
Mazzotti (test de) l.m.
Mazzotti’s test
Aujourd'hui abandonné, ce test consistait en la prise de 25 à 100 mg de diéthylcarbamazine qui, chez un filarien, provoque une réaction de type allergique avec majoration de l’hyperéosinophilie sanguine et du taux d’IgE totales.
Le test de Mazzotti était surtout utilisé pour le diagnostic d’onchocercose. En cas de loase associée, la lyse brutale des microfilaires sanguicoles peut provoquer d’importants accidents.
L. Mazzotti, médecin parasitologue mexicain (1948)
multitest de près l.m.
Test duochrome pour la mesure de l'acuité stéréoscopique de près.
Ce test permet aussi une évaluation de l'acuité visuelle et de l'accommodation. L'acuité stéréoscopique mesurée va de 1 500 à 100 secondes d'arc.
Nelson (test de) l.m.
Treponema pallidum immobilization (TPI) test
Test d'immobilisation des tréponèmes vivants, autrefois utilisé dans le diagnostic sérologique des tréponématoses.
R. A. Nelson Jr et M. M. Mayer, médecins bactériologues américains (1948)
Syn. test d'immobilisation des tréponèmes
nitro-bleu (test au) l.m.
nitroblue tetrazolium test
Test permettant d'étudier les fonctions bactéricides des polynucléaires neutrophiles : le NBT est un colorant jaune, soluble, qui est réduit dans les polynucléaires neutrophiles sous forme de cristaux bleu foncé intracellulaires.
Dans le test au NBT, la stimulation des polynucléaires est déclenchée par la phagocytose de particules de latex.
panel D15 de Farnsworth l.m.
Farnsworth’s 15 Hue
Test d'assortiment de 15 pions colorés servant à étudier de façon rapide le sens chromatique.
L'utilisation de couleurs désaturées permet une étude fiable des dyschromatopsies acquises (test de Lanthony)
Étym. P. Lanthony, ophtalmologiste français (1974)
papillon (test du) l.m.
butterfly stereotest
Test duochrome pour la mesure de l'acuité stéréoscopique périphérique.
Ce test donne en fait une réponse globale différente. L'acuité stéréoscopique mesurée est de 4 000 à 2 800 secondes d'arc pour les ailes et 2 000 à 1 400 secondes d'arc pour le corps ; il ne peut être utilisé en cas de déséquilibre oculomoteur.
paralysie périodique l.f.
periodic paralysis
Affections habituellement associées à des anomalies de la kaliémie et caractérisées par des accès d'hypotonie et de faiblesse musculaire, de durée, d'étendue et d'intensité variables.
Elles peuvent être primitives et héréditaires ou secondaires à des anomalies potassiques d'origine variée (hypo ou hyperkaliémie de cause rénale, digestive, endocrinienne ou toxique).
Les conceptions sur ce groupe ont évolué vers le cadre des canalopathies ou affections caractérisées par un dysfonctionnement des canaux ioniques membranaires. On y retrouve en particulier les canalopathies sodium (paramyotonie congénitale de von Eulenburg, adynamie épisodique héréditaire de Garmstorp) et les canalopathies calcium (paralysie périodique hypokaliémique familiale de Westphal).
Le diagnostic repose sur la mesure de la kaliémie pendant la crise, mais des tests de provocation ont pu être réalisés : test de charge avec glucose per os et insuline sous-cutanée dans les formes hypokaliémiques, absorption de potassium per os dans les formes hyperkaliémiques. Il fait surtout appel actuellement à la génétique et aux explorations neurophysiologiques (test de McManis).
P. G. McManis, neurologue américain (1986)
périmétrie cinétique l.f.
kinetic perimetry
Technique d’exploration du champ visuel permettant d’apprécier la sensibilité de la totalité du champ visuel et de bien explorer la périphérie (test V/1 ou V/4 déplacé dans le sens centripète sur chaque méridien) et la tache de Mariotte (test II/1).
persulfate (allergie au) l.f.
persulfate allergy
Allergie aux persulfates utilisés en association avec l'eau oxygénée pour la décoloration des cheveux dans les salons de coiffure et qui peuvent provoquer des crises d'asthme violentes associées à des rhinites et des conjonctivites avec possibilité d'urticaire, d'œdème de Quincke et d'eczéma de contact, notamment aux persulfates d’ammonium et de potassium.
Les tests cutanés sont réalisés avec une grande prudence : solution aqueuse à partir de 0,20% en prick test, avec possibilité de choc après le test. L'allergie figure au tableau n° 66 des maladies professionnelles.
phorie mono-fixationnelle l.f.
monofixational phoria
Déviation tenue partiellement latente par la fusion périphérique, mais où existe une petite déviation tropique résiduelle.
Il s'agit le plus souvent d'une ésophorie mono-fixationnelle. La part phorique se mesure au moyen du cover test alterné, la part tropique au moyen du cover-uncover test.
photopatch test l.angl.
Test épicutané (patch test) effectué en associant une irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photo-allergènes.
→ tests cutanés en allergologie, patch test, photo-allergie
piétinement aveugle (test du) l.m.
stepping test
Epreuve clinique de recherche d’une ataxie labyrinthique réalisée en demandant au sujet testé de piétiner cinquante fois sur place, en levant bien les genoux, les yeux fermés et les bras tendus.
Un sujet normal ne dévie pas. En cas de déficit vestibulaire unilatéral, le patient pivote sur place, tournant vers sa lésion.
Deux quantifications de ce test sont utilisés en clinique : le test de Fukuda qui mesure l’angle de déviation et le déplacement linéaire du corps et la crâniocorpographie qui photographie l’évolution de repères lumineux disposés sur la tête et les épaules du sujet.
T. Fukuda, otorhinolaryngologiste japonais (1959) ; S. Unterberger, otorhinolaryngologiste autrichien (1938)
Syn. Unterberger (test d’)
[H1, P1]
Édit. 2019
points aléatoires (test à) l.m.
Test formé de points disposés apparemment au hasard, ne faisant apparaître aucune forme définie, mais la fusion des deux parties du test donne lieu à la perception d'une forme structurée.
→ random dots, Julesz (test de), test NO, test RDE, Frisby (test de), Lang (test de) Reinder test de)
polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques) l.f.
Maladie inflammatoire chronique affectant les articulations munies d'une cavité synoviale et s'accompagnant de localisations extra articulaires, telles une vascularite et des nodosités.
Le diagnostic d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) débutante avec des radiographies normales et en l’absence de diagnostic d’une autre maladie est selon les critères ACR/EULAR de 2009 :
1) le type d’atteinte articulaire :
- une articulation moyenne ou grosse : 0,
-deux à dix articulations moyennes ou grosses : 1,
-une à trois petites articulations : 2,
-quatre à dix petites articulations : 3
-plus de dix articulations (au moins une petite articulation) : 5 ;
2) sérologie :
-ni facteur rhumatoïde ni anticorps antiprotéine citrullinée (ACPA) : 0,
-au moins un test faiblement positif. 2,
-au moins un test fortement positif : 3;
3) durée de la synovite :
- moins de 6 semaines : 0,
- plus de 6 semaines : 1 ;
3) marqueurs de l’inflammation :
- ni protéine C-réactive (CRP), ni VS élevée : 0,
- CRP ou VS élevée : 1.
Ainsi le diagnostic de polyarthrite est posé si le score est supérieur ou égal à 6.
De plus en plus, le diagnostic de polyarthrite débutante repose sur l’échographie qui tend à remplacer définitivement les données radiographiques qui seront toujours trop en retard.
Un mécanisme auto-immun est probablement en cause avec la présence simultanée des allèles HLA DR1 et DR4 (chez 93% des individus). Des mutations génétiques sont impliquées dans le déterminisme de la PR. Une mutation du gène PTPN22 (qui code une tyrosine phosphatase) double le risque de développer la maladie qui est aussi alors parfois plus grave.
Une mutation du gène TRAF1–C5 du chromosome 9 est aussi corrélée avec une forme aggravée de PR (avec présence d'anticorps anti-CCP : cyclic citrullinated peptide).
Les données nouvelles de la polyarthrite rhumatoïde, les succès des biothérapies ont fait reculer les indications chirurgicales (préservation de la fonction articulaire, ou si les déformations articulaires sont trop importantes).
Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence
Sigle PR
→ polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), pannus, protéine C-réactive, sérologie rhumatoïde, séropositif, polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), HLA, auto-anticorps anti-citrullinés, facteur rhumatoïde, synovite, PTPN22
[I1]
Édit. 2017
Prausnitz-Küstner (réaction de) l.f.
Prausnitz-Küstner's reaction
Réaction cutanée utilisée autrefois pour la détection, voire le dosage des IgE humaines.
Le sérum à tester était injecté par voie intradermique chez un volontaire. Les IgE du sérum se fixaient sur les mastocytes de la peau. L'antigène spécifique était injecté au même site d'inoculation 48 heures plus tard. Une papule urticarienne apparaissait immédiatement. Actuellement, ce test ne peut plus être utilisé chez les humains à cause du danger de transmission de l'hépatite C et du sida mais un test d'anaphylaxie cutanée passive est utilisé chez l'animal de laboratoire.
O. Prausnitz, médecin hygiéniste allemand et H. Küstner, gynécologue obstétricien allemand (1921)
valeurs prédictives l.f.p.
predictive values
Probabilités selon le résultat d’un test que le sujet ait ou n’ait pas la maladie étudiée par ce test.
Ce sont des applications des probabilités bayésiennes.
T. Bayes, mathématicien et pasteur britannique (1702-1761)
[E1]
Édit. 2020