cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)
small cell lung carcinoma
Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase).
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types histologiques des carcinomes broncho-pulmonaires primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique
Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase, synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines
[A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer bronchopulmonaire l.m.
broncho-pulmonary carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein de l'appareil broncho-pulmonaire.
Terme regroupant au sens large l'ensemble des cancers primitifs ou secondaires des bronches et du poumon.
Syn. carcinome broncho-pulmonaire
→ cancer bronchique, métastase pulmonaire
[F2,K1]
cancer neuro-endocrine bronchopulmonaire l.m.
pulmonary neuroendocrine carcinoma
Tumeur maligne de caractère neuro-endocrine dont témoignent la présence de grains neurosecrétoires à l'étude ultrastructurale et celle de marqueurs neuro-endocrines retrouvés à l'étude immunohistochimique notamment la chromogranine A.
On distingue:
- les carcinomes neuro-endocrines bien différenciés ; ce sont les anciens carcinoïdes atypiques avec leurs atypies cytonucléaires, de nombreuses mitoses et des zones de nécrose. L'envahissement ganglionnaire n'est pas exceptionnel.
- les carcinomes à petites cellules réalisent des tumeurs proximales extensives classiquement de type médiastino-pulmonaire, rarement une tumeur périphérique.
Syn. carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire
→ carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules
[F2,K1,O4]
capacité de diffusion pulmonaire l.f.
pulmonary diffusing capacity (DL)
Volume de gaz qui franchit la membrane alvéolocapillaire en 1 mn pour une différence de pression partielle du gaz de 1 mm Hg.
Elle s'exprime en mL/mn/mm Hg ou mieux en mMol/L/kPa. Les résultats sont exprimés en valeur absolue et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe.
Elle comporte une composante liée à la membrane (épaisseur et surface) et une partie liée aux caractéristiques du gaz (PM et solubilité) et au volume capillaire. Elle est 20 fois plus élevée pour le gaz carbonique que pour l'oxygène, augmente à l'exercice, est diminuée en cas de maladie interstitielle pulmonaire ou d'amputation importante du lit vasculaire pulmonaire.
On apprécie la capacité de diffusion pulmonaire par la mesure de la diffusion du CO. Lors de cette mesure en laboratoire on peut aussi apprécier la part qui revient à chaque composante.
[C2,K1]
capacité de transfert pulmonaire l.f.
[C2,K1]
capacité pulmonaire totale l.f.
total lung capacity (TLC)
Volume de gaz présent dans le thorax en fin d'inspiration complète, égal à la somme des volumes mobilisables et non mobilisables soit de la capacité vitale et du volume résiduel.
Les résultats s'expriment en valeur absolue, LBTPS, et en pourcentage de valeurs théoriques dépendant de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sigle CPT
[C2,K1]
capillariose pulmonaire l.f.
pulmonary capillariasis
Parasitose due au Nématode Calodium aerophilum (autrefois dénommé Capillaria aerophila).
Cette parasitose n'a été observée qu'en Russie, au Maroc et en Iran. Le tableau clinique de la maladie associe une toux avec expectorations parfois hémoptoïques, de la fièvre, une dyspnée. Une hyperéosinophilie sanguine est constante. La constatation d'œufs dans l'expectoration ou dans les selles permet le diagnostic. Une guérison spontanée est fréquente.
[D1,K1]
carcinome bronchopulmonaire l.m.
broncho-pulmonary carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein de l'appareil bronchopulmonaire.
Terme regroupant au sens large l'ensemble des carcinomes primitifs ou secondaires des bronches et du poumon.
Syn. cancer broncho-pulmonaire
→ cancer bronchique, métastase pulmonaire
carcinome bronchopulmonaire adénosquameux l.m.
adenosquamous lung carcinoma
Syn. cancer bronchopulmonaire adénosquameux.
→ cancer bronchopulmonaire adénosquamueux, cancer bronchique
carcinome bronchopulmonaire à petites cellules l.m.
small cell lung carcinoma
cancer bronchique à petites cellules
→ syndrome médiastinal, syndrome paranéoplasique,neurospécifique énolase
[F2]
Édit. 2020
carcinome broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules l.m.
giant cells indifferencied bronchial carcinoma
Syn. cancer broncho-pulmoniare à grandes cellules
→ cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique
[F2,K1]
carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire l.m.
pulmonary neuroendocrine carcinoma
Syn. cancer neuro-endocrine broncho-pulmonaire
→ cancer neuro-endocrine broncho-pulmonaire, carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules
[F2,K1]
cathéter artériel pulmonaire l.m.
Pulmonary arterial catheter
H. J. Swan et W. Ganz, médecins cardiologues américains (1970)
[B3,K4,P1]
cavité pulmonaire l.f.
lung cavity
En radiologie, hyperclarté du parenchyme pulmonaire, arrondie, variable de taille, de contours, de siège et de nombre.
Une cavité à paroi épaisse, à contours internes irréguliers traduit un foyer de nécrose de nature infectieuse (abcès après vomique), tumorale maligne (primitive ou secondaire) ou vasculaire (angéite nécrosante).
La tuberculose en fut longtemps la première cause, sa cavité ou caverne, résultat d'une fonte caséeuse, étant souvent reliée au hile par une bronche de drainage (image en rail).
Une cavité finement cerclée peut correspondre à un kyste aérien congénital, à des bulles d'emphysème, mais aussi à une caverne détergée.
Une cavité contenant un "grelot mobile" correspond le plus souvent à sa colonisation mycélienne (aspergillome).
Le kyste hydatique est caractéristique lorsqu'il est surmonté d'un croissant clair (image en ménisque) ou lorsque sa membrane, une fois rompue, flotte sur le niveau liquide (signe du nénuphar ou du soleil couchant).
Le pneumatocèle, dont les variations rapides de taille suggèrent un mécanisme de clapet, s'observe dans la staphylococcie et les dilacérations traumatiques du poumon.
[A1,K1]
Édit. 2015
charbon pulmonaire l.f.
pulmonary anthrax
Pneumonie causée par l'inhalation de spores du bacille du charbon (Bacillus anthracis).
L'incubation est d'un jour à une semaine. Non traitée, la pneumonie a une mortalité de 90%.
Actuellement très rare dans nos pays, la maladie se voit chez les dockers ayant manipulé de la poudre d'os, de la laine ou des poils de chèvre issus d'animaux morts du charbon. La maladie peut réapparaître sur une grande échelle par l'action de terroristes : un petit avion équipé pour la pulvérisation agricole, est capable de disperser 100 kg de spores de charbon, mais la préparation de telles spores susceptibles d'être pulvérisées en aérosol est trop délicate pour être faite par des amateurs. Il pourrait répandre ainsi l'équivalent de 3 millions de doses létales.
Outre la forme pulmonaire il existe des formes digestives (ingestion de viande charbonneuse) et méningée. Les formes cutanées (pustule charbonneuse) sont moins graves (mortalité 10 à 20%) mais les pustules malignes se compliquent de septicémie.
Il n'y a pas de contagion interhumaine. Le bacille est très sensible à la pénicilline et aux antibiotiques. La vaccination est très efficace (obligatoire en France pour les animaux), mais en Asie notamment, le charbon est encore très répandu dans les troupeaux de chèvres. Mais des laboratoires militaires spécialisés ont étudié la production de souches de charbon pour lesquels il faudrait un vaccin spécifique.
Étym. lat. carbo : charbon (nom donné à la maladie à cause de la couleur de la pustule charbonneuse)
[D1,K1]
cholostase avec sténose pulmonaire périphérique l.f.
cholestasis with peripheral pulmonary stenosis
D. Alagille, pédiatre français (1975)
[L1,Q2]
cœur pulmonaire l.m.
pulmonary heart
Ensemble des manifestations cardiaques droites secondaires à une maladie ou une lésion pulmonaire.
On distingue le cœur pulmonaire aigu du cœur pulmonaire chronique qui groupe toutes les conséquences pathologiques, physiologiques et chimiques d’une maladie pulmonaire de long cours.
[K2,K1]
cœur pulmonaire aigu l.m.
acute pulmonary heart
Défaillance aigüe du cœur droit, par augmentation soudaine et importante de la post-charge ventriculaire droite, dont la cause la plus fréquente et la plus typique est l'embolie pulmonaire massive.
D’autres mécanismes peuvent aussi provoquer l’insuffisance aigüe du ventricule droit : les syndromes de détresse respiratoire aigüe de l’adulte, l’état de mal asthmatique, la décompensation aigüe des bronchopneumopathies chroniques obstructives, etc.
[K2,K1]
cœur pulmonaire chronique l.m.
chronic pulmonary heart
Hypertrophie et/ou dilatation du ventricule droit, secondaire à une hypertension artérielle pulmonaire chronique dont la cause est une affection pulmonaire parenchymateuse ou vasculaire.
Il peut être associé à une insuffisance ventriculaire droite. Les principales causes sont les insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives, l’hypertension artérielle pulmonaire post-embolique, l’hypertension artérielle pulmonaire primitive et les vascularites pulmonaires.
[K2,K1]
cofacteur n.m.
hypertension artérielle pulmonaire
collapsus pulmonaire l.m.
pulmonary collapse
Diminution de volume d'un territoire pulmonaire (segment, lobe, plus rarement poumon entier), le plus souvent secondaire à une obstruction bronchique.
Tantôt le territoire demeure aéré et la réduction de son volume se marque par un déplacement des scissures ; ce stade est le plus souvent transitoire. Tantôt on observe d'emblée l'affaissement des alvéoles, accompagné d'une augmentation de la densité du parenchyme collabé (atélectasie).
[K1]
commissures des valvules semi-lunaires du tronc pulmonaire l.f.
commissurae valvularum semilunarium trunci pulmonalis (TA)
commissures of semilunar cusps of pulmonari trunk
Commissures situées entre deux valvules semi-lunaires, à la base de leur bord libre au niveau du bord adhérent.
[A1]
Édit. 2015
compliance pulmonaire l.f.
lung compliance
Variation du volume pulmonaire générée par une variation de la pression transpulmonaire qui apprécie la distensibilité du parenchyme pulmonaire.
Elle diminue en cas de fibrose et augmente en cas d'emphysème.
Sa valeur est d'environ 0,200 L/cm eau.
Sigle Cl
[C2,K1]
compliance thoracopulmonaire l.f.
thoracic compliance
Variation de volume de l'ensemble thoracopulmonaire engendrée par une variation de la différence de pression entre l'atmosphère et l'alvéole pulmonaire.
Elle reflète la distensibilité de l'ensemble thoracopulmonaire.
Sigle CT
[C2,K1]
cône artériel du ventricule droit l.m.
conus arteriosus ventriculi dextri (TA)
conus arteriosus of right ventricle , infundibulum of right ventricle
Partie la plus élevée de la chambre artérielle du ventricule droit située au-dessus de la crête supraventriculaire.
En forme d’entonnoir évasée à sa partie inférieure, à parois très minces, elle débouche en haut sur l’ostium du tronc pulmonaire.
Syn. anc. infundibulum de l’artère pulmonaire
[A1,K2]
Édit. 2015