Horton (céphalée vasculaire de) l.f.
Horton's syndrome
Forme classique d'algie vasculaire paroxystique à type de brûlure, localisée à une moitié du crâne accompagnée de battements intracrâniens très désagréables, de troubles vasomoteurs de l'hémiface, parfois du membre supérieur homolatéral, et d'hyperesthésie à la pression des branches de la carotide externe.
Ces salves se répètent durant 24 heures ou même plusieurs semaines. Un traitement par les triptans est souvent efficace.
B.Y. Horton les imputait à une libération d'histamine qui, en fait, n'apparaît ni constante, ni spécifique.
B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)
Syn. syndrome paramigraineux
→ algies vasculaires de la face, érythromélalgie, triptans, Horton (maladie de)
[K4,H]
Édit. 2015
hyalinose vasculaire l.f.
vascular hyalinosis
J.C. Rambaud, A. Galian, G, Touchard, médecins français (1986)
→ Rambaud-Gallian-Touchard (syndrome de)
[K4]
Édit. 2015
impuissance vasculaire l.f.
vascular impotence
Impuissance sexuelle d'origine circulatoire.
insuffisance cardiaque après remplissage vasculaire l.f.
cardiac failure secondary to fluid challenge
Choc cardiogénique révélé lors d'un remplissage vasculaire trop rapide au cours d'une réanimation et traduisant une insuffisance cardiaque latente.
Les signes sont une hépatomégalie douloureuse avec turgescence jugulaire, l'apparition d'un œdème aigu pulmonaire, d'une défaillance circulatoire ou seulement d'une modification nette des paramètres de surveillance hémodynamique (élévation des pressions veineuse centrale et capillaire bloquée, diminution du débit cardiaque).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ choc cardiogénique, insuffisance cardiaque, solution de remplissage
lacune vasculaire rétro-inguinale l.f.
lacuna vasorum retroinguinalis (TA)
retroinguinal vascular space
Espace traversé par les vaisseaux iliaques externes dans leur passage vers le trigone fémoral où ils deviennent les vaisseaux fémoraux.
Cet espace est limité en avant et en dedans par le ligament inguinal, en dehors par l’arc ilio-pectiné, en dedans par le ligament lacunaire et en arrière par le pecten de l’os pubis. Il livre passage, outre aux vaisseaux fémoraux, au rameau fémoral du nerf génito-fémoral et aux vaisseaux lymphatiques.
lame vasculaire de la choroïde l.f.
lamina vasculosa choroideae (TA)
vascular lamina of choroid
Couche de la choroïde située entre la lame supra-choroïdienne et la lame choroïdo-capillaire.
malformation vasculaire cérébrale du nourrisson l.m.
intra-cerebral vascular malformation in infant
Malformation dépistable avant la naissance par échographie ou suspectée dans les premiers jours de la vie par une défaillance cardiaque avec gros cœur, existence d'une grosse jugulaire, d'une pulsatilité excessive des vaisseaux du cou et d'un souffle crânien.
Dans d'autres cas l'augmentation rapide du périmètre crânien attire l'attention.
Toutes ces malformations menacent la vie à plus ou moins brève échéance et comportent un risque pour le système nerveux. L'échographie transfontanellaire, la scanographie ou l'IRM montrent une anomalie parfois très volumineuse. L'artériographie sélective permet de préciser la localisation, les afférences et les voies de drainage, par par exemple une malformation de la veine de Galien, malformation mal supportée ou constituant une menace pour le développement du système nerveux (elle doit être traitée par embolisation).
→ défaillance cardiaque, embolisation vasculaire, hydrocéphalie
molécule d'adhésion vasculaire l.f.
vascular cell adhesion molecule (VCAM)
Molécule présente sur l'endothélium vasculaire, à laquelle se fixent les monocytes, mais aussi certaines cellules de la lignée érythrocytaire.
Cette molécule serait plus fréquemment exprimée sur l'endothélium au niveau de lésions d'athérosclérose.
Étym. lat : diminutif de moles : masse
Syn. CD106 (classe de différentiation 106)
→ CD
[C1, C2, K4]
Édit. 2020
nævus vasculaire plan l.m.
occlusion vasculaire l.f.
vascular occlusion
Interruption du flux sanguin dans un vaisseau.
Dans une artère, l'occlusion est en général le stade ultime d'une thrombose ou le fait d'un embole ayant migré à partir d'un thrombus. L'occlusion entraîne l'ischémie du territoire correspondant.
Étym. lat. occludere : fermer
→ thrombus
Édit. 2017
organe vasculaire de la lame terminale l.m.
organum vasculosum laminae terminalis (TA)
vascular organ of lamina terminalis
Organe épendymaire du troisième ventricule situé sous la lame terminale.
Il répond en profondeur au noyau paraventriculaire.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe paraventriculaire
Édit. 2017
perméabilité vasculaire l.f.
vascular permeability
Capacité de l'endothélium de laisser passer à travers ou entre ses cellules, des liquides, des molécules, des cellules.
perméabilité vasculaire (coefficient de) l.m.
vascular permeability coefficient
Constante physique déterminée en fonction de la vitesse de passage d'une molécule et de l'épaisseur de la paroi vasculaire.
Il est inversement proportionnel à la taille de la molécule et dépend de l'état du vaisseau.
phacomatose pigmento-vasculaire l.f.
phakomatosis pigmento-vascularis
Association d'angiomes plans étendus à diverses anomalies pigmentaires ou harmatomateuses : nævus pigmentaire et verruqueux, tache mongolique diffuse, nævus de Ota ou de Ito, tache café au lait, hamartome anémique.
De ce syndrome congénital rare, surtout observé au Japon, il existe une classification en 4 types, en fonction des anomalies pigmentaires. On doit rechercher un syndrome de Klippel-Trénaunay ou de Sturge-Weber-Krabbe associé. Il s'agit d'une dysembryoplasie précoce de la crête neurale.
M. Ōta, dermatologiste japonais (1947)
Étym. gr. phakos : lentille ; ôma : tumeur; ose : affection diffuse
Syn. phakomatosis pigmentokeratotica
→ Klippel-Trénaunay (syndrome de) ,angiomatose encéphalotrigéminée de Sturge-Weber-Krabbe
plexus nerveux vasculaire l.m.
plexus nervosus vascularis (TA)
vascular plexus
Eléments d’un plexus viscéral destinés à l’innervation des parois vasculaires.
plexus vasculaire l.m.
plexus vasculosus (TA)
vascular plexus
Lacis formés par de nombreux vaisseaux anastomosés entre eux.
pli caecal vasculaire l.m.
plica caecalis vascularis (TA)
vascular fold of caecum
Repli péritonéal soulevé par l’artère caecale antérieure.
prothèse vasculaire l.f.
vascular prosthesis
Substitut utilisé chirurgicalement pour suppléer à un segment vasculaire traumatisé ou pathologique, peu utilisé en chirurgie veineuse, mais s’appliquant surtout aux grosses et moyennes artères, soit pour remplacer, soit pour ponter un segment pathologique.
Les premières utilisées étaient des bioprothèses (homogreffes). Elles ne sont plus utilisées que dans de rares indications (lésions infectées) et ont laissé la place aux prothèses artificielles en fibres synthétiques tissées ou tricotées.
purpura vasculaire l.m.
Extravasation de sang souscutanée non associée à une thrombopénie anhémopathique.
redistribution vasculaire l.f.
vascular redistribution
En radiologie pulmonaire, augmentation du flux sanguin dans un territoire donné aux dépens d'un autre.
A l'état normal, la distribution vasculaire est liée à l'effet de la pesanteur, ce qui explique en partie l'hypervascularisation des bases.
En pathologie, d'autres facteurs interviennent dans la redistribution vasculaire : destruction localisée du lit vasculaire (emphysème), obstruction artérielle (embolie), augmentation des résistances artériolo-capillaires (insuffisance cardiaque).
remplissage vasculaire rapide l.f.
volume loading, intravascular volume replacement
Perfusion d'un débit important, au moins 50 mL par minute, de solutions cristalloïdes, colloïdes ou de produits sanguins (albumine, plasma, concentrés érythrocytaires) pour le traitement d'une hypovolémie consécutive habituellement à une hémorragie aigüe importante (plaie par arme blanche ou à feu, plaie opératoire d'un gros vaisseau, etc.).
Le remplissage vasculaire rapide demande l'emploi de plusieurs voies veineuses ou l'accès à un gros tronc veineux. On utilise un accélérateur de perfusion et si possible un système de réchauffement.
réseau vasculaire articulaire l.m.
rete vasculosum articulare (TA)
articular vascular plexus
Réseau anatomotique artériel développé autour d’une articulation.
résistance vasculaire l.f.
vascular resistance
Force qui s’oppose à l’écoulement du flux sanguin dans les vaisseaux, qui est fonction du débit cardiaque ou vasculaire, et de la pression régnant dans le cœur ou le vaisseau considéré : elle s’exprime en unités Wiggers.
On distingue : la résistance vasculaire périphérique (normalement 1000 à 1500 unités Wiggers), et la résistance artérielle pulmonaire (normalement 350 unités Wiggers) dont l’élévation joue un rôle considérable dans le pronostic et les possibilités thérapeutiques de certaines cardiopathies avec hypertension pulmonaire.
On rapporte souvent le débit cardiaque à la surface corporelle : on parle alors d'index cardiaque (exprimé en litres par minute et par mètre carré) : valeur normale de l'ordre de 3 L/min/m2.
On mesure le débit cardiaque par différentes méthodes .La méthode de référence est basée sur le principe de Fick, mais elle nécessite la pose d'un cathéter au niveau du cœur pour prélever un échantillon de sang veineux mêlé. La technique utilisée en clinique, méthode de Stewart-Hamilton, dérivée de celle de Fick, est fondée sur l'injection intravasculaire d'un bol d'indicateur (colorant, isotope radioactif ou solution froide) ; elle est utilisée avec un cathétérisme cardiaque si l'on veut enregistrer le débit en continu.
Un bas débit se voit au cours de certains chocs hypovolémiques et lors de l'insuffisance cardiaque aigüe ou chronique.
L’unité Wood peut être utilisée pour la mesure de la résistance vasculaire, elle correspond à 80 unités Wiggers.
C. J. Wiggers, physiologiste américain (1915)
→ défaillance cardiaque, Fick (principe et équation de), index cardiaque, insuffisance cardiaque, pression, viscosité du sang, Stewart-Hamilton (méthode de), unité Wiggers, unité Wood
résistance vasculaire périphérique l.f.
peripheral resistance
Résistance à l'écoulement du sang le long des vaisseaux, exprimée par le rapport de la différence de pression (mmHg) entre l'origine et le point considéré du système vasculaire, et le débit cardiaque (mL/s).
Elle concrétise l’opposition à l’écoulement du sang dans les vaisseaux sanguins.
Le débit dans un vaisseau est déterminé par trois facteurs : la différence de pression du sang entre ses deux extrémités, la force de propulsion du sang, et l'opposition à son écoulement.
Elle peut être calculée à partir d'une formule dérivée de la loi d'Ohm :
R = (Pi – Pf)/ Q ou Pi est la pression moyenne initiale du vaisseau, Q le débit, Pf la pression moyenne finale dans le vaisseau.
Dans la circulation systémique, la résistance à l’écoulement du sang est pour ses deux tiers environ le fait des artérioles dont le diamètre peut varier dans un rapport de 1 à 4 selon la loi de Poiseuille :
R = 8 η l / π r4 (η est la viscosité du sang, l la longueur et r le rayon du vaisseau).
Ce phénomène de variation du diamètre des vaisseaux appelé vasomotricité est un facteur majeur de régulation de la pression artérielle systémique et localement des débits régionaux. De plus, les résistances systémiques favorisent la transformation du débit pulsatile artériel en débit continu capillaire et veineux nécessaire aux échanges entre les cellules et le compartiment vasculaire.
→ Poiseuille (loi), Ohm (loi d')
résistance vasculaire pulmonaire (RVP) l.f.
pulmonary resistance
Résistance opposée par le lit de l'artère pulmonaire à la progression du sang expulsé du cœur droit.
Elle résulte de la combinaison du débit sanguin et des pressions qui règnent dans l'artère pulmonaire et éventuellement dans l'oreillette gauche.
On distingue théoriquement :
- la résistance pulmonaire totale qui ne tient pas compte de la pression auriculaire gauche ; cette résistance est de 200 à 350 unités CGS (dynes/sec/cm3). En fait, cette résistance est sans fondement physiologique.
- la résistance artériolaire pulmonaire tient compte du gradient de pression entre l'artère pulmonaire et l'oreillette gauche. Normalement, la résistance artériolaire pulmonaire est de 50 à 100 unités CGS. Cependant ce terme est ambigu puisque la résistance artériolaire pulmonaire n'est qu'une partie de la résistance vasculaire pulmonaire.
Quoique critiquable, la notion de RVP s'avère utile en pratique quotidienne. Elle augmente quand le nombre des vaisseaux perfusés diminue ou lorsque le diamètre de chaque branche diminue.