Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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processus transverse d'une vertèbre l.m.

processus transversus vertebrae (TA)

transverse process of vertebra

Chacun des deux processus d’une vertèbre implantés latéralement sur l’arc de la vertèbre, l’un à droite, l’autre à gauche, à la jonction du pédicule et de la lame de l’arc de la vertèbre.
Le processus transverse dérive de l’épapophyse de la vertèbre type. Il présente d’importantes variations selon l’étage vertébral considéré. Le processus transverse cervical est complété par une racine antérieure dérivée de l’arc pleural de la vertèbre type et implantée sur la face latérale du corps de la vertèbre ; par ses deux racines, et avec le pédicule de l’arc de la vertèbre, le processus transverse circonscrit le foramen transversaire ; la face supérieure du processus est creusée d’une gouttière ; son sommet est bituberculé. Le processus transverse thoracique, dirigé obliquement en arrière et en dehors, s’articule à son extrémité libre avec le tubercule de la côte. Le processus transverse lombaire (ou processus costiforme) est long et étroit ; il représenterait l’arc pleural de la vertèbre ; seul le processus accessoire du processus transverse serait le véritable processus transverse ; cette conception est discutée (Vallois). Au niveau du sacrum les processus transverses sacrés forment la crête sacrale latérale constituée de tubercules conjugués représentant la soudure deux à deux des processus transverses sacrés. Au niveau de l’os occipital un processus paracondylien et un processus accessoire seraient les manifestations des processus transverses de la dernière vertèbre occipitale.

H-V. Vallois, anatomiste français (1889-1981)

Syn. anc. apophyse transverse d’une vertèbre

psychose (caractères cliniques généraux d'une) l.

clinical general characteristics of a psychotic disorder

Terme qui désigne actuellement les affections mentales les plus sévères, comportant pour l'essentiel une atteinte globale et profonde de la personnalité (E. von Feuchtersleben).
Formant une opposition pertinente, au sens des linguistes, avec les névroses, les aspects typiques des psychoses comportent : une symptomatologie majeure, caractéristique s'il s'agit par ex. d'idées délirantes ou d'hallucinations ; une altération du contact avec ce qu'il est convenu d'appeler la réalité ; une diminution ou une absence de conscience et de critique vis-à-vis du vécu pathologique, avec croyance à son égard ; d'importantes altérations de la personne, fréquemment accompagnées de perturbations de la relation au monde extérieur, en particulier des conduites, avec parfois isolement ; une impression générale d'étrangeté des troubles ; une évolution le plus souvent réservée.
Certes, de tels critères sont inconstants, voire controversés. Mais dans la pratique quotidienne, ce sont bien à ces caractéristiques cliniques que fait appel la majorité des psychiatres.

E. von Feuchtersleben, psychiatre autrichien (1806-1849)

psychose infantile (devenir d'une) l.f.

outcome of a psychosis in childhood

Le pronostic d'une psychose survenue dans le jeune âge dépend des modalités de prise en soins, mais aussi de facteurs mal connus.
Lorsque l'enfant est devenu adulte, on peut observer :
- une grande déficience mentale avec troubles majeurs du comportement, absence d'autonomie sociale et survie en institution ;
- les plus souvent, un état résiduel pseudo-névrotique, psychopathique ou psychotique (en particulier de type schizophrénique) ;
- rarement, une normalisation psychique satisfaisante, comportant une bonne adaptation à la réalité.
Une apparition précoce, la notion de troubles cognitifs, l'absence de langage, l'association à des éléments organiques et un défect familial sont de mauvais pronostic.
Cependant, en présence d'un adulte caractériel ou psychopathe, le diagnostic rétrospectif doit être exigeant.

rameau spinal d'une artère lombaire l.m.

ramus spinalis arteriae lumbalis (TA)

spinal branch of lumbar artery

Rameau spinal ayant la même disposition que celui d’une artère intercostale postérieure.

région constante d'une immunoglobuline l.f.

constant region

Moitié C terminale des chaînes légères (CL) ou partie C terminale des chaînes lourdes (contenant les régions CH1, CH2, CH3 et éventuellement CH4) d'une molécule d'immunoglobuline.

réparation cellulaire (après une irradiation) l.f.

cell repair

Phénomène physiologique par lequel les lésions sublétales, produites par une irradiation, se réparent en quelques heures.
Une même dose délivrée en 2 fractions séparées produit un effet plus faible qu'en une séance unique. De ce fait, la mortalité cellulaire pour une dose donnée est d'autant plus faible que l'irradiation est plus fractionnée ou que le débit de dose est plus faible.

M. M. Elkind, radiobiologiste américain (1959)

Syn. réparation Elkind (biologiste qui a apporté une contribution fondamentale à son étude)

mort cellulaire

sensibilité d'une épreuve l.f.

sensitivity of a test

1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété de l’instrument de mesure dont la plus petite variation entraîne une modification du résultat.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés positifs parmi ceux qui sont effectivement malades.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus sensible qu’elle donne moins de faux négatifs.

sensibilité (indice de), spécificité (d'une épreuve)

spécificité d'une épreuve l.f.

1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété d’un instrument de mesure qui ne varie qu’avec tel phénomène observé ou recherché et est donc doué d’un certain pouvoir discriminant.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés négatifs parmi ceux qui sont effectivement atteints de la maladie.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus spécifique qu’elle donne moins de faux positifs.

sensibilité d'une épreuve

structure d'une population l.f.

Composition d’une population selon diverses caractéristiques démographiques (sexe, âge, état matrimonial, etc.) ou sociologiques (degré d’instruction, activité économique, etc.).
Les structures s’expriment généralement en ramenant le total de la population d’un territoire à un nombre rond de façon à faire apparaître les taux des catégories particulières ; par exemple, la population française compte en 1990 14% de personnes de plus de soixante- cinq ans.

Syn. structure démographique

structure d'une population par âge l.f.

Répartition des sujets d’une population par classes d’âge.
Elle est généralement indiquée séparément pour les sujets de sexe masculin et féminin.

syndrome des cassures de l'ADN mitochondrial secondaires à une mutation nucléaire l.m.

mitochondrial DNA breakage syndrome, secondary to nuclear mutation

Myopathie mitochondriale d'apparition tardive avec ophtalmoplégie progressive externe, faiblesse progressive des muscles proximaux, cataracte bilatérale et décès prématuré.
Myopathie mitochondriale transmise de façon dominante sous la dépendance d'un gène autosome (MIM 157640). La maladie est observée sur plusieurs générations, les patients présentent de multiples délétions mitochondriales avec un même point d'amorce, secondaire à une protéine d'origine nucléaire (codée par les chromosomes du noyau). Autres signes : présence de fibres rouges déchiquetées "ragged-red fibers". La maladie évolue vers une ataxie, et un coma acidocétosique. Affection mitochondriale (MIM 550000).

M. Zeviani, neurologue et généticien italien (1989)

Syn. myopathie mitochondriale avec délétion de l'ADN mitochondrial, délétions mitochondriales dues à une mutation nucléaire ; ophtalmoplégie progressive externe autosomique dominante avec différentes délétions mitochondriales

[Q2,I4,P2]

syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile l.m.

FXTAS syndrome

Maladie rare (prévalence 1-9/100 00), héréditaire dominante liée à l’X, neurodégénérative caractérisée par un tremblement intentionnel et une ataxie de la marche débutant à l'âge adulte.
La maladie affecte principalement les hommes, et il existe un risque cumulé pour les hommes dans la population générale d'environ 1/8 000. L'âge d'apparition du tremblement et/ou de l'ataxie chez les hommes est de 60 ans.
Les signes cliniques sont hétérogènes avec des manifestations dominantes variables: tremblement intentionnel, ataxie cérébelleuse progressive de la marche, dysfonction frontale exécutive, déclin cognitif, neuropathie périphérique et dysautonomie. Peuvent s’ajouter un parkinsonisme modéré et des manifestations psychiatriques (dépression, anxiété, agitation) avec évolution possible vers une démence. Les femmes vectrices présentent généralement des manifestations moins sévères que les hommes mais ont aussi un risque accru d'insuffisance ovarienne primaire, de douleur musculaire chronique et d'hypothyroïdisme.

G. Zanni, pédiatre italienne (2013)

Syn. syndrome FXTAS

Réf. : Orphanet, G. Zanni (2013)

triplet (CGG) n, FMR1 gene

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

taille d'une matrice l.f.

matrice

tête d'une phalange l.f.

caput phalangis (TA)

head of phalanx

Extrémité distale, renflée de chaque phalange.
Sur les phalanges proximales et moyennes, elle est en forme de trochlée qui s’articule avec la base de la phalange sous-jacente. Sur les phalanges distales, la tête, qui est libre, est convexe vers le bas et porte sur sa face palmaire (ou plantaire) une surface saillante en fer à cheval qui répond à la pulpe de la phalange.

tolérance (à une substance) l.f.

Capacité d’un organisme à supporter une substance étrangère sans en subir d’effets nocifs.
Lors d’introductions répétées de la substance, la tolérance peut s’atténuer par un phénomène de sensibilisation. Inversement la tolérance peut s’accentuer, si bien que pour entrainer le même effet, les doses doivent augmenter.

indépendance à un toxique,

trajectoire (d'une particule) n.f.

path (of a particle)

Ligne parcourue par une particule dans un milieu jusqu' à son arrêt.
Pour les particules lourdes chargées elle est pratiquement rectiligne. Pour les électrons des collisions avec grande perte d’énergie provoquent de brusques changements de direction.

transmission d'une maladie infectieuse l.f.

infectious disease transmission

Passage d’une maladie infectieuse d’un individu à un autre.

transthyrétine (neuropathies liées à une anomalie de la) l.f.p.

transthyretin anomaly induced neuropathies

amyloïdes (neuropathies), amyloïde familiale portugaise

trochlée d'une phalange de la main l.f.

trochlea phalangis manus (TA)

trochlea of phalanx of hand

Surface articulaire en forme de trochlée de la tête d’une phalange.
Elle s’articule avec la base de la phalange distale.

trochlée d'une phalange du pied l.f.

trochlea phalangis pedis (TA)

trochlea of phalanx of foot

Surface articulaire en forme de trochlée de la tête d’une phalange.
Elle s’articule avec la base de la phalange distale.

troncature (d'une lentille) l.f.

truncation

Ablation d'une partie périphérique d'une lentille de contact qui a pour but de la stabiliser dans un axe donné.

tubercule antérieur du corps d'une vertèbre cervicale l.m.

tuberculum anterius corporis vertebrae cervicalis (TA)

anterior tubercle of body of cervical vertebra

Saillie vertical médiane de la face antérieure de la vertèbre.

tubulopathie rénale, diabète sucré, ataxie cérébelleuse secondaire à une duplication de l'ADN mitochondrial l.f.

renal tubulopathy, diabetes mellitus, and cerebellar ataxia due to duplication of mitochondrial DNA

Tubulopathie proximale sévère, photopigmentations cutanées, érythrocyanose des doigts et orteils au froid, paralysie des muscles oculaires, pigmentations rétiniennes microponctuées et ERG éteint.
Autres signes : ostéoporose, hépatomégalie, gros rein, diabète insulinodépendant, ataxie cérébelleuse, surdité, cécité. Affection mitochondriale (MIM 560000).

Agnès Rötig, généticienne française (1992)

tunique fibro-musculo-cartilagineuse d'une bronche l.f.

tunica fibromusculocartilaginea bronchi (TA)

fibromusculocartilaginous layer of bronchus

Couche moyenne de la paroi d’une bronche.
Elle contient le ligament annulaire, le muscle trachéal et le cartilage bronchique.

récepteur couplé à une protéine G l.m.

G protein-coupled receptor

Famille de récepteurs hétérotrimériques à 7 domaines transmembranaires (extrémité N extracellulaire et extrémité C intracellulaire) qui après activation par la fixation de leur ligand activent une protéine G  assurant l’échange GDP/GTP (guanosine di-  et triphosphate) sur la sous unité a de ces protéines  qui modulent ensuite des effecteurs (enzymes comme l’adénylate cyclase ou des canaux ioniques)
Ces récepteurs sont très nombreux (plusieurs centaines). Ils reconnaissent des ligands  très différents : les récepteurs muscariniques de l’acétylcholine, ceux de la noradrénaline, l’adrénaline, la dopamine, la morphine, les prostaglandines, l'angiotensine II, ou les leucotriènes. Les effecteurs des protéines G peuvent être des canaux ioniques directement activés par les protéines G, sans l’intermédiaire de seconds messagers, ou des enzymes qui vont permettre la synthèse de seconds messagers. Parmi ces derniers, il faut citer l’AMPc résultant de l'activation de l’adénylate cyclase par la protéine Gs (la protéine Gi inhibant l'adénylate cyclase) ainsi que l’IP3 (inositol triphosphate) et le DAG (diacylglycérol) résultant de l'activation de la phophoslipase C par une protéine Gq.

protéine G, canalionique, ligand

[C1]

Édit. 2019

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