vaccin variole l.m.
smallpox vaccine
Vaccin vivant administré par voie transdermique, visant à conférer une immunité active, préparé à partir du virus de la vaccine, maladie observée surtout chez les bovins.
La vaccination jennérienne était administrée à l'aide d'un vaccinostyle ou d'une aiguille bifurquée. Elle a permis l'éradication de la variole. Cette vaccination comportait le risque de très rares complications neurologiques : encéphalite survenant de deux à vingt et un jours après la vaccination, et surtout une semaine après celle-ci, ainsi que vaccine généralisée chez les immunodéprimés. En France, après une suspension provisoire en 1979, l’éradication mondiale de la variole a été déclarée en 1980 et la vaccination supprimée en 1984. Mais cette vaccination pourrait être rétablie devant un contexte de risque bioterroriste de variole.
Syn. vaccin jennérien
[D1, E1]
Édit. 2019
végétation vénérienne l.f.
venereal vegetation
Les végétations vénériennes ou condylome génital sont des lésions génitales d'origine virale, hautement transmissibles par voie sexuelle.
Ce sont des petites tumeurs molles, qui siègent sur le gland, la vulve, le vagin, le col de l'utérus, l'anus.
Ces condylomes peuvent être plans ou acuminés ("crêtes de coq").
Ils sont dus à des papillomavirus (HPV).
Ces lésions sont à l'origine des cancers du col et nécessitent un dépistage systématique chez les populations à risque et un traitement.
Un vaccin préventif qui protège contre certains papillomavirus est disponible depuis 2007 et permet de prévenir les deux tiers des cancers du col de l’utérus.
→ condylome acuminé, papillomavirus, cancer du col de l'utérus
[O3, D1, F2]
Édit. 2020
virus respiratoire syncytial l.m.
respiratory syncytial virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridæ et au genre Pneumovirus.
Le réservoir de ce virus strictement humain ; la transmission est directe par les sécrétions respiratoires ou indirecte (mains ou objets souillés par celles-ci). Les infections provoquées par ce virus touchent surtout le nourrisson et le jeune enfant. La plus fréquente est la bronchiolite du nourrisson, mais il peut aussi s’agir d’infections des voies aériennes supérieures ou de pneumopathies. A ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre ces virus.
Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les personnes âgées. Elles peuvent être communautaires ou nosocomiales. L’identification du virus repose soit sur la détection rapide des antigènes viraux par technique immunoenzymatique ou immunofluorescence, soit sur son isolement en cultures cellulaires, à partir d’une aspiration naso-pharyngée.
Sigle VRS
→ Paramyxoviridæ, bronchiolite, virus respiratoire syncytial (infection à)
encéphalite eurasiatique à tiques l.f.
euro-asiatic tick-borne encephalitis
Encéphalite aiguë zoonotique provoquée par un Flavivirus (famille des Flaviviridae) transmis par des tiques.
Le virus en cause comporte plusieurs variants géographiques, dont les trois principaux sont le virus de l'encéphalite à tiques d'Europe centrale (Europe occidentale, centrale, orientale et septentrionale), le virus de l'encéphalite de Sibérie (encéphalite verno-estivale russe ou encéphalite de la taïga : massif de l'Oural, Sibérie, Nord-Est de la Scandinavie), le dernier dans l'Extrême-Orient russe, en Chine du Nord et au Japon. D'autres types viraux ont été décrits de Grèce et Bulgarie, de Turquie et d'Espagne. Le virus du louping-ill est habituellement rattaché également au virus de l'encéphalite à tiques.
Cette méningite ou méningo-encéphalite aiguë se manifeste, chez l’homme, par un état fébrile d'apparition brusque, associé à des céphalées, une raideur de la nuque, des myalgies, une anorexie et des signes digestifs. A cette phase de début, qui dure de deux à huit jours, font suite des manifestations neurologiques (convulsions, paralysies, myélite, ataxie, troubles de la conscience, etc.). L'évolution se fait vers la guérison, parfois avec séquelles neurologiques durables, soit vers le décès (létalité de l'ordre de 2 à 3 %). La gravité clinique varie avec la souche virale en cause : relativement bénigne en Europe occidentale et centrale (létalité : 5 %), la maladie est nettement plus sévère en Sibérie (létalité : 25 %).
Cette maladie sévit dans la plus grande partie de l'Eurasie, depuis les Vosges jusqu'à l'Extrême-Orient russe. En France, elle existe en Alsace et dans le massif vosgien (quelques cas observés en Lorraine; la tendance semble être à l'expansion). L'incidence annuelle est de l'ordre de 2 000 à 3 000 cas en Europe, de 6 000 à 8 000 cas en Russie, ce qui fait de cette maladie la première arbovirose européenne. Les principaux réservoirs du virus sont constitués par des rongeurs sauvages et sa transmission est généralement assurée par différentes espèces de tiques Ixodidae vivant en milieu forestier (notamment Ixodes ricinus en Europe, Ix. persulcatus à l'Est de l'Oural). Certaines professions (travailleurs de la forêt) sont donc particulièrement exposées. La transmission du virus peut encore avoir lieu par ingestion du lait cru d'un animal infecté (chèvre principalement). Un vaccin préventif inactivé est disponible pour la protection de ces professionnels et, plus généralement, des randonneurs et campeurs.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Syn. encéphalite à tiques
Sigle TBEV
→ vaccin contre l'encéphalite eurasiatique à tiques, Louping ill, Ixodidae
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
peste porcine africaine l.f.
african swine fever
Maladie animale des Suidés sauvages (sangliers, phacochères, …) ou domestiques (porcs), sévissant en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe de l'Est.
La peste porcine africaine réalise chez le porc une septicémie avec hyperthermie, vomissements, diarrhée, hémorragies, détresse respiratoire, avortements. Dans les formes aiguës, la létalité est de 100 % ; il existe néanmoins des formes atténuées. La peste porcine africaine est une maladie redoutable pour l'élevage porcin.
Cette virose est épizootique chez les Suidés. Répandues dans le continent africain, elle touche également les pays d'Europe orientale (Russie, Pologne, pays baltes, Roumanie, Bulgarie, Ukraine, Hongrie, République Tchèque,…), dans les pays du Caucase (Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan) et est susceptible de se répandre vers l'Ouest de l'Europe (quelques foyers ont été observés par le passé et des cas ont été détectés chez des sangliers en Belgique en 2018). Elle a été introduite en Chine en 2018. Globalement, l'incidence de la maladie est en augmentation.
L'agent en cause est un virus du genre Asfivirus (famille des Asfarviridae) dont la transmission a lieu par contact avec un animal, par un aliment ou un environnement contaminé, ou encore par des tiques Argasidae du genre Ornithodoros. La maladie n'est pas transmissible à l'Homme. Il n'existe pas de vaccin.Des mesures strictes de biosécurité (restriction de circulation, dératisation et nettoyage soigneux dans les élevages, surveillance de l'alimentation, évitement des contacts avec la faune sauvage, etc.) sont nécessaires.
A ne pas confondre avec la peste porcine classique due à un Pestivirus.
Sigle PPA (français), ASF (anglais)
→ asfivirus, Ornithodoros moubata
[D1,D2,D5]
Édit. 2018
vaccin amaril l.m.
amarillic vaccine
Vaccin préparé à partir du virus atténué de la fièvre jaune de la souche 17-B, cultivé sur tissu embryonnaire, utilisé pour les personnes devant voyager dans des zones d'endémie.
La vaccination consiste en une injection souscutanée ou intramusculaire et s’effectue dans un Centre agréé qui va établir un certificat international valable pendant dix ans. Une seule injection suffit à assurer, dès le 10ème jour, la protection. Inutile en Asie où la fièvre jaune est inconnue, elle est obligatoire ou recommandée avant un voyage ou un séjour en Afrique intertropicale, en Guyane française et dans le bassin de l’Amazone. Les contre-indications sont celles des vaccins vivants.
Syn. vaccin contre la fièvre jaune
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anticholérique l.m.
cholera vaccine
Vaccin inactivé contenant des sérotypes de Vibrio cholerae inactivés par le formol, la chaleur ou le phénol, d'efficacité douteuse.
→ choléra
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin antigrippal l.m.
grippal vaccine
Vaccin inactivé contenant des virus de type A et B, préparé par culture sur œuf embryonné de poule et inactivé par le formol ou la bêta-propiolactone.
L'immunité conférée est de courte durée (neuf mois).
→ grippe
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin antirubéolique l.m.
rubella vaccine
Vaccin atténué contenant un virus cultivé sur des cellules embryonnaires humaines, ou sur des cellules de rein de Lapin.
Il est utilisé spécialement pour vacciner les filles âgées de 10 à 13 ans. Il est contrindiqué au cours de la grossesse en raison des risques de malformations fœtales.
→ rubéole
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin brucellique l.m.
brucellosis vaccine
Vaccin antimicrobien inactivé injectable, préparé à partir de fractions antigéniques extraites de Brucella abortus.
Ses indications sont limitées à la prévention de la brucellose chez des sujets exposés à ce risque (vétérinaires, éleveurs, personnels des laboratoires vétérinaires et des abattoirs, etc.).
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre l’encéphalite à tiques d’Europe Centrale l.m.
Vaccin inactivé préparé à partir du Flavivirus responsable de l’encéphalite à tiques et destiné aux voyageurs devant séjourner en plein air (campeurs, randonneurs, etc.), d’Avril à Octobre, en zone d’endémie (Est de la France, Europe Centrale et de l’Est, Scandinavie).
Cette vaccination, efficace et bien tolérée, comporte deux injections à J0 et à J15, suivies d’un rappel à 1 an puis tous les 3 ans.
→ encéphalite européenne à tiques
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre l’encéphalite japonaise l.m.
Vaccin inactivé préparé à partir du virus responsable de l’encéphalite japonaise et destiné aux sujets voyageant en zones rurales d’endémie (Sud-Est Asiatique, souscontinent indien) pendant la période de mousson.
Cette vaccination, efficace et bien tolérée, nécessite trois injections à J0, J7 et J30, avec un rappel à 1 an puis tous les 3 ans.
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin rabique l.m.
rabies vaccine
Vaccin antiviral inactivé, préparé à partir de virus rabiques cultivés sur cellules.
Il nécessite trois injections et n’a aucune contrindication.
Ses indications sont doubles :
- préventives, chez des sujets exposés par leur profession ou leurs déplacements (séjours en zone d’enzootie) au risque de rage,
- curatives après exposition avérée ou suspectée (morsure animale) ; l’indication de la vaccination, qui doit être débutée le plus tôt possible, est alors posée par un centre antirabique.
→ rage
[D1; E1]
Édit. 2019
vaccin rubéolique l.m.
rubella vaccine
Vaccin vivant atténué (souche Plotkin RA 27/3), administré en une seule injection par voie souscutanée ou intramusculaire, seul ou couplé aux vaccins contre la rougeole et contre les oreillons.
Il peut aussi être associé à la plupart des vaccins usuels. Il confére une immunité postvaccinale prolongée et solide.
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin variolique l.m.
small pox vaccine
Vaccin vivant préparé à partir du virus de la vaccine et inoculé par voie transdermique.
Cette vaccination a permis l’éradication mondiale de la variole et n’est plus pratiquée.
Syn. vaccin jennerien
[D1, E1]
Édit. 2019
réactogénicité n.f.
reactogenicity
Propriété d’un vaccin de produire des réactions adverses sous forme d’une réponse immunologique excessive se manifestant par de la fièvre, de la douleur à l’endroit d’injection accompagnée d’un gonflement, une induration et une rougeur.
[F3]
Édit. 2019