calcipotriol n.m.
calcipotriol
Analogue structural de la vitamine D3.
Son pouvoir de favoriser la différenciation et d’inhiber la prolifération des kératinocytes est utilisé dans le traitement du psoriasis où on l’emploie en applications locales sous forme de crème, pommade ou lotion à 0,005%. Son utilisation aux doses usuelles n’entraîne pas d’hypercalcémie. Il peut provoquer une légère irritation locale, d’où le conseil de ne pas l’appliquer sur le visage.
[C1]
calcitriol n.m.
calcitriol
Dérivé dihydroxylé en 1 et 25 du calciférol, principale forme hormonale active de la vitamine D3 antirachitique.
Il stimule l’absorption intestinale du calcium et des phosphates. Le calcitriol se fixe sur un récepteur cytoplasmique qui l’amène dans le noyau cellulaire sur un segment déterminé de l’ADN où il induit la transcription de l’ARNm responsable de la synthèse de protéines fixatrices du calcium et initiatrices de la synthèse de la parathormone.
Le calcitriol peut être dosé dans certains laboratoires spécialisés. Ce dosage n’est toutefois effectué que dans des situations complexes nécessitant des explorations approfondies du métabolisme phospho-calcique
calcium n.m.
calcium
Elément métallique, numéro atomique 20, masse atomique 40, symbole Ca ou plus précisément 2040Ca.
Il en existe dix isotopes non radioactifs dont le 2045Ca qui fut utilisé pour des recherches sur l’ossification. Le calcium constitue les 3,64% des minéraux de l’écorce terrestre, il en est le cinquième par ordre d’abondance. Chez les animaux, on le trouve sous forme de carbonates ou de phospho-carbonates (insolubles dans l’eau) dans les coquilles des mollusques et des œufs, dans les carapaces, et aussi chez l’Homme, dans les os et les dents. Sous forme d’ion Ca2+ ou de complexes non ionisés, iI joue un rôle essentiel en physiologie cellulaire. Il est plus abondant dans le plasma sanguin que dans les cellules. Provoquée par des effecteurs neurohormonaux dans les canaux calciques, sa pénétration dans certaines localisations cytoplasmiques, sous forme d’ion libre ou associé à des protéines comme la calmoduline, entraîne de nombreux effets tels que la contraction des protéines contractiles et l’activation d’enzymes. Les ions calciques jouent aussi un rôle indispensable dans la coagulation du sang.
H. Davy, Sir, chimiste britannique (1808)
Étym. calcium néologisme latin créé par Davy du lat. calx, calcis : caillou, chaux (du grec chalix : petite pierre)
Syn. 1,25-dihydroxy-vitamine D
Symb. Ca
→ calmoduline, coagulation du sang, transport intestinal du calcium
[C1]
carence n.f.
deficiency
Insuffisance ou absence de certains apports affectifs ou nutritionnels.
Dans ce dernier cas, elle peut résulter d’un défaut d’utilisation ou d’absorption (carence nutritive ou digestive) ; elle peut être globale ou concerner électivement une substance déterminée telle qu’un élément inorganique, une vitamine, un acide gras ou un acide aminé indispensable.
Étym. lat. carens, participe présent de careo : manquer, être privé de
→ carence en vitamine B12, carence d'affection, carence d'autorité
[N1,R2]
carnitine n.f.
carnitine
Bétaïne-triméthylique de l’acide β-hydroxy-γ-aminobutyrique.
La carnitine est présente dans toutes les cellules où elle joue un rôle dans le métabolisme des acides gras : la combinaison acylcarnitine en équilibre avec l’acylcoenzyme A permet le passage du cytoplasme à l’intérieur des mitochondries et alors son oxydation génératrice d’ATP. Sa concentration dans le muscle est donc particulièrement importante (16 mmol/mg de protéine). Elle est un facteur de croissance pour certains insectes (tels Tenebrio molitor, le ver de la farine, et les termites), d’où le nom de vitamine Bg qui lui a été donné.
Étym. lat. caro, carnis : chair (originellement morceau de chair)
[C3]
caroténase n.f.
carotenase
Enzyme catalysant la dégradation des carotènes et permettant la biosynthèse du rétinal et de la vitamine A.
Des caroténases ont été trouvées dans l'intestin et dans le foie.
[C3]
cellule bordante de l'estomac l.f.
parietal cell, oxyntic cell
Une des deux variétés de cellules caractérisant les glandes fundiques de l'estomac, de siège externe par rapport aux autres cellules de la glande (cellules principales).
Elles font saillies dans le chorion, repoussant la lame basale, plus nombreuses dans la partie supérieure, devenant plus rares vers le fond de la glande. Ces cellules ont dans leur cytoplasme un fin réseau de canaux en encorbellement autour du noyau ; ce réseau s'ouvre dans le canal glandulaire au sommet de la cellule. Elles sécrètent l'acide chlorhydrique, de l'eau et des électrolytes ainsi que le facteur intrinsèque nécessaire à l'absorption intestinale de la vitamine B12.
Syn. cellule pariétale, cellule acidosécrétrice
[A2,L1]
cellule étoilée du foie (CEF) l.f.
fat-storing cells +
Cellule localisée dans les espaces entre les hépatocytes et les cellules endothéliales des sinusoïdes veineux (espaces de Disse), servant essentiellement au stockage de la vitamine A, sous forme estérifiée, dans des gouttelettes lipidiques.
Elle contribueà réguler le flux sanguin capillaire.
Après activation par des cytokines, notamment TGF-β produit par les cellules de Kupffer adjacentes, les CEF acquièrent des propriétés myofibroblastiques et synthétisent du collagène conduisant à la fibrose hépatique.
C. von Kupffer, anatomiste allemand (1876); T. Itô, anatomopathologiste japonais (1951)
Syn. cellule stellaire hépatique, cellule de Ito, péricyte hépatique, cellule périsinusoïdale
→ Disse (espace de), von Kupffer (cellule de), myofibroblaste, fibrose hépatique
[L1,A2 ]
Édit. 2017
cellule périsinusoïdale l.f.
perisinusoidal cell, fat storing cell, Ito cell, hepatic lipocyte, parasinusoidal cell, stellate cell
Cellule située dans l'espace de Disse et impliquée dans le stockage de la vitamine A et la synthèse des protéines de la matrice extracellulaire hépatique.
Elle joue un rôle important dans la pathogénie de la fibrose hépatique.
Syn. cellule de Ito, lipocyte
céphalhématome n.m.
caput succedanum
Décollement du périoste des os de la voûte crânienne du nouveau-né par un hématome, traumatique par utilisation d’une ventouse d’extraction le plus souvent, parfois dû à une maladie hémorragique néonatale par déficit en vitamine K, se résorbant spontanément.
Étym. gr. kêphale : tête ; haïmatoma : tumeur sanguine
[O1]
cobamide n.m.
cobamide
Noyau de la vitamine B12 qui comporte 7 fonctions amide, sur lequel est attaché le diméthyl-5,6-benzimidazole.
[C1]
cobamide-coenzyme n.m.
cobamide-coenzyme ou coenzyme B12
Forme de la cobalamine combinée à un radical 5'-désoxyadénosyle, agissant comme coenzyme de plusieurs enzymes d'isomérisation, tels que la méthylmalonyl-CoA-mutase ou les diol-déshydratases ; dans ces réactions le coenzyme se comporte comme un transporteur de radical libre, permettant l'arrachement d'un atome d'hydrogène du substrat et le réarrangement de la molécule transformée en radical libre.
Cette fonction particulière de la vitamine B12 explique son rôle nécessaire dans le métabolisme de certains acides aminés (valine, isoleucine, thréonine, méthionine) et des acides gras à nombre impair de carbones.
Syn. adénosylcobalamine
[C1]
cryptoxanthine n.f.
cryptoxanthin
Hydroxy-3 β-carotène. Pigment caroténoïde végétal, isolé des fruits de Carica papaya et de Physalis. On en trouve de petites quantités dans l'huile de maïs ; il a des propriétés de vitamine A.
Syn. cryptoxanthène
[C1]
cubiline n.f.
cubilin
Protéine de masse 450 kDa présente au niveau des membranes des cellules épithéliales et jouant un rôle dans le transport épithélial de la vitamine B12 (cobalamine) liée au facteur intrinsèque, dont elle serait un récepteur dans les cellules iléales.
Sa structure comporte 8 domaines EGF du côté N-terminal et 27 domaines CUB (Complement/Urchine/Bone morphogenic protein l) de 110 acides aminés, qui constituent 80% de la protéine, d’où le nom qui lui a été donné, et qui présentent des possibilités de liaison avec de nombreuses espèces moléculaires. La cubiline peut interagir avec des protéines, des lipides et des glucides. Les anticorps anticubiline ont des effets tératogènes.
[C1,C3]
cyanocobalamine n.f.
cyanocobalamin
Dérivé cyané de la cobalamine, dans lequel l'atome de cobalt porte le reste -CN.
Substance cristalline rouge, soluble dans l'eau et l'alcool, elle est l'une des formes de la vitamine B12 antianémique, utilisée en thérapeutique de l'anémie de Biermer, administrée soit par voie parentérale, soit par voie orale avec le facteur intrinsèque.
[C1]
décalcification osseuse l.f.
bone decalcification
Appauvrissement du squelette en calcium, qui se traduit par une augmentation de la transparence radiologique des os, par un risque de fractures et qui peut être apprécié par une densitométrie osseuse.
La décalcification est un phénomène naturel au cours du vieillissement de l'organisme, plus marqué chez la femme (surtout après la ménopause) que chez l'homme.
Une ostéose décalcifiante diffuse peut être due soit à une insuffisance de l'ostéogenèse, soit à un excès de l'ostéolyse, soit à ces deux facteurs réunis. Chaque syndrome se traduit par des signes propres et son mécanisme est différent. L’ostéoporose est la conséquence d'un défaut d'élaboration de la trame protéique de l'os avec raréfaction des travées et diminution de la quantité de calcium fixé sur l'os par manque de charpente ;
- l'ostéomalacie résulte d'un défaut de fixation du calcium sur une charpente protéique normale, soit par défaut d’apport calcique soit par déficit en vitamine D. C’est cette deuxième cause qui détermine, chez l’enfant, l’apparition du rachitisme.
- la décalcification de l'hyperparathyroïdie provient d'une activité excessive des ostéoclastes ;
- l'ostéolyse est le fait d'une destruction des travées osseuses par l'envahissement de cellules malignes, qu'il s'agisse de métastases de cancers viscéraux, de plasmocytes d'un myélome multiple ou d’une lésion locale bénigne (kyste osseux, kyste anévrysmal, angiome).
→ ostéose, ostéoporose, ostéomalacie, ostéolyse, rachitisme
déficience en prothrombine n.f.
prothrombin deficiency
Etat secondaire à une insuffisance hépatocellulaire, à un syndrome de malabsorption, à un défaut en vitamine K, à un anticoagulant antivitamine K ou encore à une mutation du gène F2.
Cette déficience qui n’est jamais complète est à l’origine d’états hémorragipares par déficit de capacité de coagulation sanguine.
→ insuffisance hépatocellulaire, malabsorption (syndrome de), vitamine K, F2 gene
déficit en vitamine E l.f.
familial isolated deficiency of vitamine E
Déficience en vitamine E avec, dégénérescence spinocérébelleuse (ataxie de Friedreich-like), augmentation des triglycérides des bêtalipoprotéines, xanthélasma et xanthomes des tendons.
La stéatorrhée est inconstante, il y a atteinte du faisceau pyramidal, neuropathie périphérique et diminution de la sensibilité proprioceptive et vibratoire, dysarthrie, et hyporéflexie. Au niveau oculaire, on trouve papille pâle, rétrécissement artériel et rétinite pigmentaire (T. Yokota). L'altération rétinienne est probablement de même type que dans le syndrome d'Alagille. Mutation du gène de la protéine de transfert de l'alpha-tocophérol. L’affection est autosomique récessive (MIM 277460).
T. Yokota, neurologue japonais (1997) ; D. Alagille, pédiatre français (1975) A. E. Harding neurologue britannique (1982) ; N. Friedreich, médecin allemand (1863)
Syn. VED, ataxie de type Friedreich avec déficit en vitamine E, ataxie de type Friedreich avec rétinite pigmentaire
démence régressive l.f.
regressive dementia
Forme de démence également dite curable ou au moins "traitable", pouvant régresser sous traitement étiologique, rencontrée dans environ 10% des démences (jusqu'à 30% selon certains).
Ces formes relèvent en particulier de lésions neurochirurgicales : tumeur intracrânienne, hydrocéphalie dite à pression normale, hématome sous-dural chronique, mais aussi d'affections métaboliques, endocriniennes ou carentielles : hypothyroïdie, carence vitaminique (acide folique, vitamine B12), etc. Il s'agirait principalement de sujets âgés de moins de 65 ans.
Les progrès majeurs réalisés grâce à l'imagerie cérébrale, principalement l'IRM, rendent le plus souvent aisé le diagnostic de ces démences secondaires. L'éventuelle association d'une tumeur cérébrale et d'une démence dégénérative peut rendre illusoire un geste chirurgical.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
des-γ-carboxyprothrombine n.f.
des-γ-carboxyprothrombine
Forme de la prothrombine, qui sous l'effet d'un système enzymatique à vitamine K, est dépourvue du groupe carboxyle, ajouté normalement sur le carbone γ d'un reste glutamique.
Disse (espace de) l.m.
Disse’s space
Espace extracellulaire, le plus souvent virtuel, compris entre l'endothélium du sinusoïde hépatique et les hépatocytes.
C'est un lieu d'échanges qui à l'état physiologique, n'abrite que quelques fibres collagènes à l'exclusion de toute membrane basale Il contient un fin réseau réticulinique fait de collagène de type III. Il devient anormalement visible en cas d'œdème, au cours de l'insuffisance cardiaque responsable du foie cardiaque ou foie de stase. Sa collagénisation, fréquente au cours des maladies chroniques du foie liées à l'alcool, au diabète et à certains médicaments ou toxiques (vitamine A, chlorure de vinyle), est cause d'hypertension portale.
J. Disse, anatomiste allemand (1852-1912)
dU suppression (test de) l.m. sigle pour déoxyUridine froide
deoxyuridine suppression test
Test utilisé pour l'exploration in vitro des cellules médullaires au cours des carences en cobalamines ou en acide folique.
La vitamine B12 et l'acide folique permettent in vitro, dans des cellules normales, l'incorporation dans l'ADN de dU. Cette incorporation va inhiber, secondairement, par compétition celle de la thymidine tritiée. En cas de carence en cobalamines ou en folates, l'incorporation de la dU ne se fait pas et l'inhibition n'a pas lieu. L'adjonction au milieu des facteurs vitaminiques ou des métabolites dont l'apport ou la synthèse sont présumés insuffisants, peut permettre la normalisation du test et préciser ainsi la pathogénie du trouble.
→ anémie mégaloblastique, Biermer (anémie de), folique (acide)
dysplasie n.f.
dysplasia
Terme générique désignant toutes lésions liées à une anomalie du développement d’un tissu, d’un organe ou d’une partie d’organe.
On distingue :
1° les dysplasies survenant au cours du développement embryonnaire, mieux appelées les dysembryoplasies, aboutissant à des ensembles malformatifs et déformatifs fixes et définitifs (dysplasie. fibreuse des os, dysplasie rénale, dysplasie ectodermique etc.) ;
2° les dysplasies frappant les tissus ayant conservé au-delà naissance leur capacité de reconstruction et de différenciation. Ces dernières sont acquises réversibles et touchent préférentiellement les tissus à renouvellement rapide, en particulier les surfaces épithéliales, la moelle osseuse. Ces dysplasies sont essentiellement d’origine trophique ou infectieuse (les dysplasies du col utérin, la métaplasie malpighienne des carences en vitamine A).
Les liens unissant la trophicité et la reconstruction et la différenciation d’un tissu sont si intimes que les termes de dysplasie et de dystrophie sont, à tort, usés l’un pour l’autre. Les dysplasies ne sont pas des cancers mais la chronicité d’une lésion dysplasique peut conduire peu à peu à la transformation maligne. Dans les épithéliums, p. ex. cutanéomuqueux ou digestifs, le terme dysplasie est souvent considéré comme synonyme de lésion précancéreuse : il s’agit alors d’une prolifération néoplasique intraépithéliale ou carcinome in situ. Cette interprétation pourrait être considérée comme abusive.
Étym. gr : dus : difficile ; plassein : faire, façonner
Entonox® n.f.
Entonox®
Mélange équimoléculaire (50% en volume) d'oxyde nitreux et d'oxygène utilisé en inhalation comme analgésique, surtout lors de l'accouchement et pour des traitements douloureux, chez l'enfant (soins dentaires, pansements, ponctions).
Ce mélange ne produit pas d'hypoxie et sa limitation à 50% de N2O évite une somnolence excessive, mais son administration doit être limitée à 24 h pour éviter le risque d'anémie mégaloblastique induite par blocage de l'action de la vitamine B12 que produit le N2O.
Les bouteilles d'Entonox® comprimé ne doivent pas être conservées à une température inférieure à -7°C, au-dessous de laquelle il y a séparation des deux gaz et donc risque d'accident hypoxique par inhalation de N2O à forte concentration.
[C1, G1]
Édit. 2020
épithélium pigmentaire rétinien l.m.
retinal pigmented epithelium
Couche cellulaire la plus externe de la rétine.
Elle s’étend de la papille à l’ora serrata, où elle se prolonge par l’épithélium pigmenté du corps ciliaire. Elle forme une couche cellulaire unistratifiée, pigmentée : les cellules sont unies entre elles par un système de jonctions intercellulaires imperméables (zonula occludens), constituant une barrière physique (barrière hémato-rétinienne externe) qui régule les échanges choriorétiniens, ces cellules jouent un rôle dans l’adhésion entre la rétine neurosensorielle et l’épithélium pigmentaire par un mécanisme actif de déshydratation de l’espace sous sensoriel, dans le métabolisme des photorécepteurs, dans le métabolisme de la vitamine A et un rôle d’écran et de défense contre la toxicité liée à la lumière.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
ergocalciférol n.m.
ergocalciferol
Dérivé isomère de l'ergostérol, qui se forme par ouverture du cycle B, conséquence d'une irradiation ultraviolette qui transfère un atome d'hydrogène du méthyle angulaire (C19) sur le carbone C9.
Ce composé est biosynthétisé dans les végétaux qui contiennent de l'ergostérol, surtout après irradiation. Ses propriétés antirachitiques lui ont valu le nom de vitamine D2.
Étym. ergot de Seigle
Syn. Vitamine D3
[C1]
Édit. 2018