xénogreffe n.f.
xenograft
Greffe provenant d’un sujet d’une espèce différente.
Étym. gr. xenos : étranger
Syn. hétérogreffe
[F3]
xénohormone n.f.
xenohormone
Hormone provenant d’un organisme étranger.
Étym. gr. xenos : étranger
[O4]
xénon n.m.
xenon
Corps simple (Z = 54), symbole Xe, gaz rare ayant des propriétés anesthésiques faibles mais supérieures à celle de l'oxyde nitreux.
Sa MAC = 71 %, de sorte qu'un mélange Xe/O2 à 20 % d'O2 a déjà un net pouvoir anesthésique. Sa solubilité dans le sang (= 0,14/L) est 3,4 fois moindre que celle du N2O de sorte que son élimination est plus rapide. C'est un gaz assez lourd (M = 131,30 g) de densité par rapport à l'air d = 4,525, sa viscosité (h = 226 mPo à 20°C) est plus forte que celle de l'air et beaucoup plus que celle du N2O. Point d'ébullition - 107,1°C.
Étym. gr. xenos : étranger ; suffixe conventionnel pour les gaz rares de l’air
xénon radioactif (133Xe) l.m.
radioactive xenon
Isotope radioactif du gaz inerte xénon, qui est le seul couramment utilisé en médecine.
Isotope 133 du xenon, émetteur β et γ (80 KeV), il est employé avant tout pour la scintigraphie pulmonaire de ventilation (sous forme gazeuse par inhalation) couplée à une scintigraphie de perfusion pulmonaire, dans la recherche d'embolies et aussi pour l'étude fonctionnelle de certaines insuffisances respiratoires. En IRM, il peut être utilisé comme opacifiant des voies respiratoires.
Mis en solution liquidienne et injecté localement par voie artérielle, il permet, grâce à sa diffusibilité, de mesurer des débits sanguins régionaux (cerveau, myocarde, muscles, etc.). Ce gaz, de période physique relativement longue (5,3 jours), pose quelques problèmes particuliers de radioprotection du personnel et de l'environnement qui limitent son emploi.
Le xénon a une vingtaine d'isotopes radioactifs, Knipping et coll. (1951) utilisèrent le 133Xe pour le dépistage des cancers du poumon par des compteurs Geiger à l'époque.
W. de Almeida, médecin brésilien, H. W. Knipping, médecin interniste allemand (1951)
[B1 ]
xénoestrogène n.m.
Substance chimique naturelle ou de synthèse, de structure variable mais non stéroïdienne, susceptible de provoquer des effets estrogéniques.
Parmi les substances naturelles, on connaît des isoflavones telles que la déidzéine et la génistéine, présentes chez des Fabaceae (ex. Soja) et également des coumestanes. Parmi les substances de synthèse, la plus connue est le diethylstilbestrol, préconisé comme médicament estroprogestatif (Distilbène®), qui provoqua des inductions cancéreuses chez les filles de mères ayant reçu ce médicament.
Syn. perturbateur endocrinien
[O4]
xénoestrogène adj.
Qualifie une substance chimique naturelle ou de synthèse de structure variable, mais non stéroïdienne, susceptible de provoquer des effets estrogéniques.
[O4]
xénopathique (pensée) l.f.
obtrusion of an unexplained strange thought
Croyance en une intrusion mystérieuse et hostile, dans la pensée, de divers phénomènes attribués par le patient à une influence extérieure (P. Guiraud, 1950).
Très proche du syndrome d'action extérieure (H. Claude et coll., 1930), la pensée xénopathique entre en particulier dans l'automatisme mental, avec surtout ses hallucinations psychiques. Celles-ci, dont la sensorialité est faible ou nulle, jouent en effet un rôle fondamental dans l'automatisme mental et principalement le syndrome d'influence.
P. Giraud, aliéniste français (1950) ; H. Claude, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1930)
[H3]
Xenopsylla cheopis
Xenopsylla cheopis
Puce cosmopolite, parasite de divers rongeurs ou insectivores sauvages, constituant le principal agent de transmission de la peste, du Rat à l’Homme.
C’est par ailleurs l’un des hôtes intermédiaires de ténias de petite taille, Hymenolepis nana et surtout H. diminuta dont elle héberge les formes larvaires, les cysticercoïdes.
xénotransplantation n.f.
xenotransplant, heterotransplant
Insertion d’un organe complet sur un receveur d’espèce différente de celle du donneur.
Les hétérotransplantations d’un organe animal sur l’homme se heurtent encore à des obstacles immunologiques et infectieux non résolus.
Syn. hétérotransplantation
[F3]
xérocytose héréditaire l.f.
hereditary xerocytosis
Forme rare d'anémie hémolytique familiale à transmission dominante, à hémolyse modérée et splénomégalie habituelle.
Les caractéristiques sont : la présence d'hématies anormalement denses, déshydratées, ayant une résistance osmotique augmentée, diminution de l'eau cellulaire, somme des cations monovalents inférieure à la normale, échanges transmembranaires des cations perturbés avec une perte de potassium supérieure à l'entrée du sodium. La cause de la maladie est inconnue.
[F1]
xeroderma pigmentosum l.m.
xeroderma pigmentosum
Génodermatose rare, transmise de façon autosomique récessive, dont l'incidence est favorisée par les mariages consanguins, associant des altérations cutanées sévères prédominant sur les régions exposées au soleil, avec pigmentation hétérogène, atrophie cutanée et télangiectasies, le tout réalisant un état poïkilodermique, atteinte oculaire avec photophobie et kératite, parfois troubles neurologiques.
La principale caractéristique de cette affection est le taux élevé de carcinomes spino- et basocellulaires et plus rarement de mélanomes malins, qui entraînent la mort des deux tiers des patients avant l'âge de 20 ans.
Le diagnostic est clinique. Il existe dans ce syndrome une microcéphalie, un nanisme, un hypogonadisme, une ataxie spastique avec aréflexie et une hypoplasie glandulaire. Au niveau cutané, on trouve atrophie et télangiectasies du derme ainsi que des tumeurs qui se développent à la lumière, tout comme dans le xeroderma pigmentosum de Hebra-Kaposi. Les signes ophtalmologiques comportent photophobie, larmoiement, télangiectasies et pigmentation bulbaires, ulcérations cornéennes.
Le diagnostic anténatal est possible par mise en évidence du défaut de réparation de l'ADN sur culture de cellules du trophoblaste ou sur liquide amniotique.
L'atteinte fondamentale relève d'une sensibilité pathologique aux ultraviolets, liée à un déficit génétique des systèmes enzymatiques de réparation de l'ADN nucléaire des cellules épidermiques; il existe plusieurs groupes de complémentation génétique, chacun étant totalement ou partiellement déficient dans la réparation par excision.
Le traitement, malheureusement peu efficace, repose sur la photoprotection, la prévention des transformations malignes par les rétinoïdes, l'exérèse des cancers et le conseil génétique. L’affection est autosomique récessive (MIM 278800).
La fréquence est de 1/250 000. Le diagnostic prénatal est possible. Plus de huit gènes déjà identifiés pour les formes classiques (XP). Locus du gène (XPA) en 9q34.1, (XPB) en 2q21, (XPC) en 3p25, (XPF) sur le chromosome 15, (ERCC5) en 13q33, (ERCC2) en 19q13.2-q13.3. De nombreuses mutations sont connues. L’affection est autosomique récessive (MIM 278700).
M. Kaposi, dermatologue austro-hongrois, membre de l’Académie de médecine (1870-1874)
Syn. atrophoderma pigmentosum (Crocker, 1884, obs.), mélanose lenticulaire progressive (Pick, 1884, obs.), maladie pigmentaire épithéliomateuse ou lentigo épithéliomateux (Quinquaud, 1889, obs.), épithéliomatose pigmentaire (Besnier, 1891, obs.)
→ xérodermoïde, de Sanctis-Cacchione (syndrome de)
[J1,Q1]
xeroderma pigmentosum et déficience mentale l.m.
Syn. de Sanctis-Cacchione (syndrome)
→ de Sanctis-Cacchione (syndrome)
[H3, I2, J1, P2, Q3]
Édit. 2019
xérodermie n.f.
xeroderma, xerosis
Etat d'une peau qui est sèche et qui desquame parfois de façon poudreuse presque imperceptible, souvent dans le contexte d'une dermite atopique ou d'une ichtyose.
Étym. gr. xeros : sec ; derma : peau
xérodermite pigmentaire l.f.
xeroderma pigmentosum
Dermatose autosomique récessive, due à une sensibilisation à la lumière, évoluant vers un épithélioma cutané, avec parfois des anomalies neurologiques, due à un déficit des enzymes de reconstruction de l'ADN.
Le diagnostic anténatal se fait par culture d'amniocytes.
[J1,C1]
xérodermoïde n.m.
pigmented xerodermoid, xeroderma pigmentosum variant
Forme clinique du xeroderma pigmentosum caractérisée par la survenue plus tardive des signes cliniques et, en particulier des tumeurs malignes, soit entre 15 et 40 ans, chez des sujets à phototype clair ayant subi de longues expositions au soleil.
L'activité de réparation de l'ADN dans les cellules épidermiques par excision-resynthèse est normale; le défaut biochimique se situe au niveau de la synthèse post-réplication lors d'expositions aux ultraviolets.
[J1,C1]
xérographie n.f.
xerography
En imagerie médicale, terme employé à tort pour xéroradiographie.
[B2]
xérographie mammaire l.f.]
breast xerography
Mammographie utilisant une plaque d'aluminium couverte de cristaux de sélénium sur laquelle s'impriment les rayons X.
[B2,O5]
xérophile adj.
xerophilous
Caractère d’un organisme qui aime la sécheresse.
Ce terme qualifie des espèces animales ou végétales adaptées à la sécheresse et vivant dans des environnements secs voire arides.
Étym. gr. xeros : sec ; philein : aimer
Ant. hydrophile
xérophilie n.f.
xerophily
Terme utilisé pour désigner un environnement sec.
Étym. gr. xeros : sec ; philein : aimer
Ant. hydrophilie
xérophtalmie n.f.
xerophtalmy
État de sécheresse extrême de l'œil.
Étym. gr. xeros : sec, dur
[P2]
xéroradiographie n.f.
xeroradiography
Procédé de radiographie utilisant comme récepteur la variation de charge électrique des différents points d'une plaque au sélénium.
La plaque métallique, recouverte de sélénium et préalablement chargée positivement, conserve après exposition aux rayons X, une image électrostatique latente révélée par saupoudrage de particules de charges négatives, puis transcrite sur papier photographique. On obtient ainsi une image riche en détails avec majoration des effets de bord. Cette technique a été très utilisée en mammographie, puis progressivement abandonnée parce qu'elle nécessitait des doses de rayons X supérieures à la radiologie conventionnelle ou numérisée.
Étym. gr. xeros : sec
[B2]
xérose n.f.
xerosis
État de sécheresse de la peau ou des muqueuses buccale ou oculaire.
Étym. gr. xeros : sec
[J1]
xérosis conjonctival l.m.
acquired conjunctival xerosis
Atteinte majeure de la surface oculaire avec déficit de la production en mucus conduisant à une épidermisation massive de la surface conjonctivocornéenne.
Un des signes précoces est la survenue de taches de Bitot, plaque kératinisée à la surface conjonctivale.
[P2]
Édit. 2018
Xerostomia n.f.
Diminution ou absence de salive relevant de causes multiples.
Étym. gr. xeros : sec ; stoma : bouche
[ L1,N1,N3]
xérostomi e n. f.
xerostomia, aptyalism
Sécheresse de la bouche due à une diminution, une modification ou un arrêt de la sécrétion salivaire.
Ce symptôme peut être le résultat d’une déshydratation, d’une maladie générale, de l’application de certaines thérapeutiques (radiothérapie, médicaments neuroleptiques). Outre le traitement de la cause, sa correction repose sur l’emploi des stimulateurs de la sécrétion salivaire, tels que le jus de citron et les alcaloïdes du Jaborandi à effets stimulants des fibres parasympathiques ou sur l’utilisation d’une salive artificielle.
Étym. gr. xeros : sec, stoma : bouche
Syn. asialie, aptyalisme
→ Gougerot-Sjögren (syndrome de)
[N1,N3]