Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Borrelia parkeri

Borrelia parkeri

Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable d'une fièvre récurrente sporadique à tiques sévissant aux Etats-Unis.Chez l'Homme, la fièvre récurrente à B. parkeri demeure relativement bénigne avec une fièvre peu élevée et 3 à 8 accès fébriles. Cette maladie est localisée à l'Ouest des Etats-Unis, où elle est transmise par la piqûre d' Ornithodoros parkeri, une tique des terriers de rongeurs.

→ borréliose, fièvre récurrente, fièvre récurrente sporadique à tiques, Borrelia, Ornithodoros, Spirochaetaceae

[D1, D4]

Édit. 2019

Borrelia hermsii

Borrelia hermsii

Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable d'une fièvre récurrente sporadique à tiques sévissant aux Etats-Unis et au Canada.
Chez l'Homme, la fièvre récurrente à B. hermsii demeure relativement bénigne avec une fièvre peu élevée et 3 à 8 accès fébriles. Cette maladie est localisée à l'Ouest des Etats-Unis et en Colombie britannique. Elle sévit surtout par petites épidémies familiales chez des campeurs ou des personnes occupant temporairement des bungalows en bois à proximité desquels vivent des rongeurs. La transmission est assurée par la piqûre d'Ornithodoros hermsii.

→ borréliose, fièvre récurrente, fièvre récurrente sporadique à tiques, Borrelia, Ornithodoros, Spirochaetaceae

[D1, D4]

Édit. 2019

Pediculus humanus humanus     l.m.

Syn. Pediculus humanus corporis

→ Pediculus humanus corporis, pou

[D1, D4]

Édit. 2019

Ornithodoros

Ornithodoros

Genre de tique de la famille des Argasidae, comportant une centaine d'espèces et répandu dans le monde entier, principalement dans les régions tropicales et subtropicales.  
Ces Acariens ont un cycle triphasique caractéristique des Argasidés, c'est-à-dire avec plusieurs stades nymphaux. Ce sont des tiques xérophiles et endophiles, s'abritant dans les fissures du sol, les abris sous roche, mais certaines espèces se sont adaptées aux environnements domestiques ou péri-domestiques (poulaillers, étables, habitations humaines en pisé, etc.). La plupart ont pour hôtes des rongeurs sauvages dans le terrier desquels ils vivent génération après génération. Ces tiques sont donc très sédentaires et ont une durée de vie très longue (10, voire 20 ans). Certaines espèces de ce genre servent de réservoirs et de vecteurs pour des Borrelia agents de fièvres récurrentes sporadiques à tiques. La transmission de ces bactéries se fait par la salive et par le liquide coxal des tiques.

→ Argasidae, Ornithodoros moubata, fièvre récurrente, Borrelia, borreliose

[D1, D4]

Édit. 2019

Leishmania

Leishmania

Genre de Protozoaires parasite, de la famille des Trypanosomatidae, vivant généralement dans les cellules endothéliales des tissus et plus rarement dans les leucocytes.
Ces protistes, caractérisé par la possession d'un kinétoplaste, se présentent sous deux formes morphologiques très différentes. La forme amastigote est un corpuscule ovoïde de 2 à 6 µm de grand axe, renfermant un noyau sphérique et un kinétoplaste (mitochondrie spécialisée) au niveau duquel on voit inconstamment l’amorce d’un embryon de flagelle. Il s’agit d’un stade immobile, apparemment aflagellé, toujours intracellulaire dans les macrophages chez l’hôte vertébré ou dans les cultures cellulaires.
La forme promastigote (ou leptomonas) est nettement plus grande (15 à 25 µm), allongée, fusiforme, présentant un kinétoplaste en position antérieure par rapport au noyau. Le flagelle qui émerge à la partie antérieure possède une portion libre importante et lui confère une grande mobilité. La forme promastigote se retrouve chez le vecteur (phlébotome) et dans les cultures in vitro. C’est la forme infestante pour l’Homme, que l'on observe également dans la phase liquide des milieux de culture. L'identification des parasites se fait par des techniques de biologie moléculaire. De nombreux zymodèmes sont maintenant connus et des corrélations entre zymodèmes et formes cliniques sont établies pour certaines espèces.
Il existe plus d'une trentaine d'espèces de Leishmania, dont une vingtaine parasite l’Homme. Ces parasites sont responsables de leishmanioses cutanées, cutanéomuqueuses, ou viscérales, zoonotiques ou anthroponotiques dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes. Suivant les espèces, les réservoirs peuvent être constitués par des animaux sauvages (carnivores, rongeurs, etc.), des animaux domestiques (Chien) ou parfois par l'Homme. La transmission de l'animal à l'Homme est assurée par des phlébotomes (Diptères Psychodides). Dans de rares cas, une transmission non vectorielle peut s'observer (transfusion, partage de seringue mal stérilisée, transplantation d'organe, …).

W. Leishman, parasitologiste britannique (1903).

→ leishmaniose, protozoaire, protiste, kinétoplaste, amastigote, promastigote, leptomonas

[D1, D3]

Édit. 2019

Leishmania amazonensis

Leishmania amazonensis

Agent d'une leishmaniose tégumentaire sud-américaine, localisée ou diffuse.
Les lésions ont l'aspect de papules disséminées évoluant vers des plaques infiltrées, des ulcérations ou des nodules multiples, épargnant les muqueuses.
Cette parasitose sévit en Amérique du Sud, surtout dans la partie Nord de l'Amazonie. Les réservoirs en sont des rongeurs du genre Proechimys ainsi que des Opossums et différents mammifères sauvages ; le vecteur majeur est Lutzomyia flaviscutellata. Les espèces Leishmania Pisano et L. garnhami en sont des synonymes.

→ leishmaniose, Leishmania, leishmaniose tégumentaire sud-américaine, leishmaniose cutanée diffuse

[D1, D3, J1]

Édit. 2019

Leishmania chagasi

 

Leishmania chagasi

Protozoaire parasite responsable de leishmaniose viscérale en Amérique tropicale.
Introduite dans le Nouveau monde par les conquistadors, cette espèce est quasiment identique à Leishmania infantum.

→ Leishmania infantum, leishmaniose viscérale, leishmaniose, Leishmania, protozoaire

[D1]

Édit. 2019

Leishmania killicki

Leishmania killicki

Protozoaire parasite, agent de leishmaniose cutanée humaine, répandu en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
Les lésions cutanées dues à ce parasite s'avèrent volontiers persistantes durant parfois plusieurs années. Ces lésions, ulcérées mais sèches, généralement uniques, sont surtout localisées à la face. Observée en zone rurale, cette leishmaniose, sporadique et focalisée, est zoonotique ; le réservoir en serait le gondi (Ctenodactylus gondii) et Phlebotomus sergenti le vecteur. Elle est répandue par foyers en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie) et au Moyen-Orient. Cette espèce est très proche de L. tropica.

→ protozoaire, leishmaniose cutanée, zoonotique, phlebotome, Leishmania tropica

[D1, D4]

Édit. 2019

Leishmania martiniquensis

Leishmania martiniquensis

Agent de leishmaniose cutanée animale et humaine répandu en Amérique tropicale (Caraïbes, Guyane), ainsi qu'en Asie du Sud-Est.
L'espèce L. martiniquensis a été décrite en 2014. Initialement rapportés à L. siamensis, des cas humains isolés de leishmaniose cutanée, observés aux Antilles (Martinique), en Guyane ainsi qu'en Thaïlande sont attribués à cette espèce.
Une leishmanie identique ou proche a en outre été observée chez les chevaux et des chiens porteurs de lésions cutanées en Europe (Allemagne, Suisse) et aux Etats-Unis (Floride).

→ Leishmania, Leishmania siamensis, leishmaniose cutanée

[D1]

Édit. 2019

Leishmania panamensis

Leishmania panamensis

Agent d'une leishmaniose cutanée ou cutanéo-muqueuse, répandue en Amérique tropicale.
Il s'agit d'ulcérations cutanées, uniques ou multiples, avec parfois atteinte muqueuse du rhinopharynx et métastases par voie lymphatique. Cette parasitose est largement répandue parmi les travailleurs forestiers en Amérique centrale et du Sud (Panama, Colombie, Pérou, Venezuela, …). Des mammifères sauvages tels que Paresseux et Opossums en sont les réservoirs. La transmission est assurée par de nombreuses espèces de phlébotomes (Lutzomyia trapidoi, L. panamensis, L. ylephiletor, …).

→ leishmaniose, Leishmania, leishmaniose tégumentaire sud-américaine, leishmaniose cutanée, phlébotome

[D1, D4, J1, P1]

Édit. 2019

Leishmania peruviana

Leishmania peruviana

Agent de leishmaniose cutanée répandue dans les Andes péruviennes.
Cette leishmaniose, souvent connue sous le nom de "uta", se présente comme une ou plusieurs lésions cutanées, spontanément résolutives ; une éventuelle extension aux muqueuses par contiguïté (pas de métastases) est possible. Les foyers de cette parasitose anthroponotique sont concentrés au Pérou et en Equateur, dans les vallées arides de l'Ouest des Andes, entre 800 et 3000 m. d'altitude. Elle a pour réservoir le Chien et peut-être le Rat ; ses vecteurs sont des phlébotomes du genre Lutzomyia (L. verrucarum, L. peruensis).

→ leishmaniose, Leishmania, leishmaniose tégumentaire sud-américaine, leishmaniose cutanée, phlébotome, anthroponotique

[D1, D4, J1, P1]

Édit. 2019

anthroponotique adj.

Caractérise les infections dans lesquelle l'Homme est l'unique réservoir du parasite.
La leishmaniose cutanée due à Leishmania peruviana en est un exemple.

→ Leishmania peruviana

[D1]

Édit. 2019

Leishmania siamensis

Leishmania siamensis

Agent de leishmaniose humaine cutanée disséminée ou viscérale en Asie du Sud-Est.
Cette espèce leishmanienne a été décrite en 2008 en Thaïlande où le réservoir serait le Rat. Cette leishmaniose, peu fréquente, s'observe principalement, en tant qu'infection opportuniste, chez des personnes infectées par le VIH en Thaïlande et en Birmanie. A noter que la plupart des cas de Thaïlande initialement attribués à L. siamensis sont aujourd'hui considérés comme dûs à L. martiniquensis (les deux espèces sont très proches phylogénétiquement).

→ Leishmania, Leishmania martiniquensis, leishmaniose, virus de l'immunodéficience humaine

[D1, J1]

Édit. 2019

Leishmania venezuelensis

Leishmania venezuelensis

Protozoaire Flagellé responsable d'une leishmaniose cutanée localisée ou diffuse observée au Venezuela.
La maladie se présente comme de petits ulcères proéminents. Les réservoirs et les vecteurs sont encore inconnus.

→ leishmaniose cutanée diffuse, leishmaniose, Leishmania, leishmaniose tégumentaire sud-américaine

[D1, J1]

Édit. 2019

erythema chronicum migrans l.m.

erythema chronicum migrans

Lésion cutanée annulaire d'évolution centrifuge caractéristique du stade précoce de la maladie de Lyme.
Cet érythème, peu ou pas prurigineux, en règle unique, d'extension centrifuge, est très fréquent, survenant trois à trente jours après une morsure de tique, dont la trace peut persister au centre ou en périphérie. Les signes généraux sont inconstants. La guérison est spontanée en quelques semaines. L'image histologique, peu spécifique, comporte un infiltrat lymphoplasmocytaire périvasculaire, mais avec présence de spirochètes à la coloration de Warthin-Starry ou décelés par PCR.

A. Afzelius, dermatologue suédois (1910 et 1921) et B. Lipschütz, dermatologue autrichien (1931) ; A.S. Warthin et A.C. Starry, anatomopathologistes américains (1920)

Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau

Syn. érythème chronique migrateur d'Afzelius-Lipschütz

→ Lyme (maladie de)

[D1, J1]

Édit. 2019

lymphocytome cutané bénin l.m.

lymphocytoma cutis, Spiegler-Fendt sarcoid

Variété de pseudolymphome cutané non épidermotrope, caractérisé par la survenue d'un ou de plusieurs nodules, fermes rouges ou bruns, habituellement indolores, situés préférentiellement sur le visage mais pouvant aussi atteindre le lobe de l'oreille ou l'aréole mammaire.
L'image histologique montre un aspect de « nœud dans la peau », c'est-à-dire un dense infiltrat dermique de cellules lymphoïdes B et T, groupées en amas avec centre germinatif, qui pourrait faire craindre un lymphome, véritable diagnostic différentiel; mais l'étude immunohistochimique montre que les cellules B sont habituellement polyclonales et qu'il n'y a pas perte de marqueurs T; enfin, la biologie moléculaire ne retrouve pas de réarrangement du récepteur T ni du gène des immunoglobulines. Le lymphocytome peut faire suite à un traumatisme, à une vaccination, à un tatouage ou à une piqûre de tique dans le cadre de la maladie de Lyme. L'évolution se fait habituellement vers la disparition spontanée des nodules, qui peuvent cependant récidiver. Le traitement repose sur la surveillance avec parfois une antibiothérapie ou une corticothérapie locale.

B. E. Bäfverstedt, dermatologiste suédois (1943) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1894) ; H. Fendt, dermatologiste autrichien (1900) ; W. A. Caro et E. B. Helwig, dermatologistes américains (1969)

Syn. lymphadenosis benigna cutis (Bäfverstedt), sarcoïde de Spiegler-Fendt, hyperplasie lymphoïde cutanée (Caro et Helwig)

→ infiltration lymphocytaire cutanée bénigne, Lyme (maladie de)

[D1, J1]

Édit. 2019

 lymphadenosis benigna cutis              
l.m.

B. E. Bäfverstedt, dermatologiste suédois (1943) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1894) ; H. Fendt, dermatologiste autrichien (1900) ; W. A. Caro et E. B. Helwig, dermatologistes américains (1969)

Syn. lymphocytome cutané bénin, sarcoïde de Spiegler-Fendt, hyperplasie lymphoïde cutanée

Ant. ? sarcoïde de Spiegler-Fendt, hyperplasie lymphoïde cutanée (Caro et Helwig)

→ lymphocytome cutané bénin

[D1, J1]

Édit. 2019

sarcoïde de Spiegler-Fendt (sarcoïde de ) l.m.

Spiegler-Fendt sarcoid

B. E. Bäfverstedt, dermatologiste suédois (1943) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1894) ; H. Fendt, dermatologiste autrichien (1900) ; W. A. Caro et E. B. Helwig, dermatologistes américains (1969)

Syn. lymphocytome cutané bénin, lymphadenosis benigna cutis , hyperplasie lymphoïde cutanée

→ lymphocytome cutané bénin

[D1, J1]

Édit. 2019

Lucilie bouchère américaine

Syn. Cochliomyia hominivorax,  screw worm

→ Cochliomyia hominivorax

[D1]

Édit. 2019

screw worm

Syn. Cochliomyia hominivorax, Lucilie bouchère américaine

→ Cochliomyia hominivorax

[D1,D2]

Édit. 2019

WAIS    
sigle pour Wechsler adult intelligence scale

→ Wechsler adult intelligence scale

[H4]

Édit. 2019

de Sanctis-Cacchione (syndrome de)

de Sanctis-Cacchione syndrome

Syndrome associant un xeroderma pigmentosum, une microcéphalie, un retard mental progressif et une immaturité du développement sexuel avec un nanisme bien proportionné.
Il existe dans ce syndrome, une ataxie spastique avec aréflexie, une atrophie et des télangiectasies du derme ainsi que des tumeurs qui se développent à la lumière, tout comme dans le xéroderma pigmentosum de Hebra-Kaposi. Les signes ophtalmologiques comportent photophobie, larmoiement, télangiectasies et pigmentation bulbaires, ulcérations cornéennes.
L’affection est autosomique récessive (MIM 278800, due à un déficit enzymatique en rapport avec une mutation génétique différente de celle du xeroderma pigmentosum classique.

C. de Sanctis et A. Cacchione, psychiatres italiens (1932)

Syn. idiotie xérodermique (obs.), xeroderma pigmentosum et déficience mentale

→ xeroderma pigmentosum, microcéphalie, télangiectasie

[H3, I2, J1, P2, Q3]

Édit. 2019

Afzelius-Lipschütz (érythème chronique migrateur d') l.m.

Syn. erythema chronicum migrans

→ erythema chronicum migrans, Lyme (maladie de)

[D1, J1]

Édit. 2019

fukutin-related protein l.f.

Protéine présente dans de nombreux tissus et particulièrement abondante dans le muscle squelettique, le cœur et le cerveau.
La fukutin-related protein est impliquée dans la glycosylation de l’alpha-dystroglycane. Des mutations de cette protéine sont responsables de dystrophies musculaires congénitales.

Sigle FKRP

→ dystroglycane, glycosylation, fukutine, Fukuhara (maladie de)

[C1, I4]

Édit. 2019

fukutin-related protein l.f.

Protéine présente dans de nombreux tissus et particulièrement abondante dans le muscle squelettique, le cœur et le cerveau.
La fukutin-related protein est impliquée dans la glycosylation de l’alpha-dystroglycane. Des mutations de cette protéine sont responsables de dystrophies musculaires congénitales.

Sigle FKRP

→ dystroglycane, glycosylation, fukutine, dystrophie musculaire de Fukuyama, FKRP gene

[C1, I4]

Édit. 2019

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