crush syndrome l.m.
[M1,G2,I4]
crustacés n.m.p.
shellfishes
Classe d'arthropodes à carapace chitineuse, dont certaines espèces sont des hôtes intermédiaires de divers parasites.
C’est le cas, p. ex, du Cyclops pour la filaire de Médine (Dracunculus medinensis) et pour le bothriocéphale (Diphillobothrium latum), des crabes d’eau douce des zones intertropicales pour les douves du genre Paragonimus, des crabes et des crevettes d’eau douce pour les Angiostrongylus. Dans tous les cas, l’infestation humaine est consécutive à l’ingestion de ces hôtes intermédiaires consommés crus.
[D4]
Cruveilhier (plexus de) l.m.
Cruveilhier’s plexus
Forme d’angiome veineux constitué par un paquet de veines variqueuses.
J. Cruveilhier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1829)
[K4]
Cruveilhier-Baumgarten (syndrome de) l.m.
Cruveilhier-Baumgarten’s syndrom, caput medusae
Syndrome caractérisé par des anastomoses portocaves spontanées de gros calibre, unissant la branche gauche de la veine porte aux veines de la paroi abdominale par l'intermédiaire de veines du ligament rond et se terminant au niveau de l'ombilic par un réseau tumoral dit en "tête de méduse".
Un souffle vasculaire continu, de type veineux, peut être entendu en regard du ligament rond. La veine ombilicale reperméabilisée participe habituellement aux anastomoses. Ce syndrome traduit à la fois l'hypertension portale et la perméabilité de la veine porte et de sa branche gauche.
J. Cruveilhier, anatomopathologiste français, membre de l’Académie nationale de médecine (1829) ; P. von Baumgarten, anatomopathologiste allemand (1907) ; M. Pégot, anatomiste français (1833)
Syn. caput medusae
[K4,L1]
Cruveilhier (syndrome de) l.m
Cruveilhier's syndrome
J. Cruveilhier, anatomopathologiste français, membre de l’Académie nationale de médecine (1829) ; P. von Baumgarten, anatomopathologiste allemand (1907)
[K4,L1]
cryochirurgie n.f.
cryosurgery
Technique opératoire mettant en œuvre un procédé de congélation d'un volume donné de tissu.
Elle est utilisée p. ex. pour la chirurgie des varices, car elle évite l'incision distale.
[B42,K4]
cryode n.f.
cryoprobe
Pièce à main chirurgicale permettant de geler un tissu soit pour le détruire, soit pour le coaguler.
Une cryode peut aussi être employée, grâce à son effet d'adhésion, pour extraire le cristallin (extraction intracapsulaire).
[B4]
cryoprécipité n.m.
cryoprecipitate
Produit obtenu par cryoprécipitation du plasma, qui a été utilisé en transfusion car il est enrichi en facteur VIII, facteur Willebrand et fibrinogène.
Il est maintenant remplacé par du concentré viro-inactivé de facteur VIII pour le traitement substitutif des patients atteints d'hémophilie A ou de maladie de Willebrand.
[F4,G5]
CTLA4 sigle angl. pour Cytotoxic T-Lymphocyte-Associated protein-4
Molécule exprimée à la surface des lymphocytes T auxiliaires « helper » agissant comme un puissant inhibiteur de leur activation.
Les lymphocytes T auxiliaires interviennent dans la réponse immunitaire consécutive à la présence de cellules infectées ou de cellules tumorales. Ils sont activés lorsque leurs récepteurs (TCR ou « T cell receptor ») reconnaissent des peptides dérivés des protéines virales ou tumorales associés aux molécules HLA du complexe majeur d’histocompatibilité à la surface des cellules présentatrices d’antigènes. Cette activation est freinée par CTLA-4. Elle est stimulée lorsque CTLA-4 est inhibée. D’où l’idée d’utiliser à titre thérapeutique un anticorps monoclonal spécifique de CTLA-4 pour stimuler la réponse antivirale ou antitumorale des lymphocytes T.
Une insuffisance germinale en CTLA4 conduit à un déficit en CTLA4, dénommé CHAI disease ( CTLA4 haploinsufficiency with autoimmune infiltration) un désordre rare du système immunitaire responsable d'une dérégulation du système immunitaire qui entraîne une prolifération lymphatique, des phénomènes auto-immunitaires, de l'hypogammaglobulinémie, des infections récidivantes et des risques accrus de lymphome malin.
[F1, Q3]
Édit. 2020
cuiller de forceps l.f.
blade of a forceps
Partie distale de la branche du forceps ou de la spatule dont la courbure dite à plat s'applique sur la tête fœtale et la courbure dite de champ correspond à celle de l'axe du pelvis.
La cuiller du forceps est fenêtrée ; celle de la spatule ne l'est pas.
[O3,B4]
culdocentèse n.f.
culdocentesis
Ponction transvaginale du cul-de-sac de Douglas, utilisée pour diagnostiquer un hémopéritoine, recueillir des cellules péritonéales ou de l'ascite afin d'identifier un cancer de l'ovaire.
J. Douglas, anatomiste britannique (1675-1742)
[O3,B4]
culdoscopie n.f.
culdoscopy
Laparoscopie transvaginale postérieure, réalisée en position génupectorale, permettant d'explorer les annexes et la face postérieure de l'utérus et des ligaments larges.
[O3,B4]
culex n.m.
culex
Genre de moustique dont certaines espèces sont des vecteurs des filarioses lymphatiques et de diverses arboviroses.
Morphologiquement, les mâles ont les palpes plus longs que la trompe. Au repos, les adultes se tiennent parallèlement au support sur lequel ils sont posés. Les œufs sont agglutinés en radeaux flottant sur l’eau. Les larves possèdent un siphon respiratoire et se tiennent obliquement par rapport à la surface de l’eau.
[D4]
Culex pipiens quinquefasciatus
Culex pipiens quinquefasciatus
Moustique très répandu dans les régions chaudes du globe.
Morphologiquement proche de Culex pipiens pipiens, il n’en diffère que par des caractères morphologiques des larves et de l’appareil génital des mâles.
C’est l’un des principaux vecteurs de la filaire de Bancroft, ainsi que de certains arbovirus.
[D4]
Culex pipiens pipiens
Culex pipiens pipiens
Espèce de moustique répandue en Europe, en Afrique et en Amérique du nord.
Sa larve vit dans des collections d’eaux polluées, souvent dans les villes. Sa piqûre, très prurigineuse, peut provoquer des accidents urticariens. Dans les régions tropicales, cette espèce transmet la filaire de Bancroft, Wuchereria bancrofti.
[D4]
Culicidae
Culicidae
Famille de Diptères (moustiques) qui présentent une très grande importance épidémiologique par les maladies qu’ils transmettent (paludisme, filarioses lymphatiques, arboviroses).
Ils se distinguent des autres nématocères par leurs ailes recouvertes d’écailles. Leurs larves, aquatiques, respirent l’air atmosphérique grâce à un dispositif original porté sur l’avant dernier segment abdominal Les femelles seules sont hématophages. Cette famille renferme quelque 3200 espèces.
Syn. moustiques
[D4]
Culicoides
Culicoides
Genre de Diptères nématocères de la famille des Cératopogonidés, communément appelés "fourou" en Afrique francophone.
Ces petits moucherons de 1 à 2 mm ont une activité diurne ou nocturne selon les espèces. Seules les femelles sont hématophages et sont vectrices d'arbovirus et de certaines filaires du genre Mansonella. Les principales espèces vectrices sont Culicoides furens pour Mansonella ozzardi et Culicoides austeni ou C. grahamii pour Mansonella perstans et M. streptocerca.
[D4]
culotte d'abduction l.f.
above knee abduction cast, abduction device
Appareil pelvibicrural maintenant les deux hanches immobilisées en abduction.
Il peut s’agir d’un appareil simple en tissu, élargi dans l’entre cuisse, d’un appareil plastique mais aussi d’une culotte plâtrée. Le but est d’assurer le maintien des hanches en bonne position dans les luxations et subluxations chez le nourrisson.
[I2,B3,B4]
culpabilité l.m.
guilt
[H3,H4]
cure de désintoxication alcoolique l.f.
alcoholic disintoxication cure, treatment
Expression qui, par abus de langage et déviation de sens, entend désigner l'existence d'un traitement définitif et radical de l'alcoolisme chronique.
L'alcoologie moderne s'inscrit en faux contre cette croyance mythique, car le processus de levée de la dépendance, loin d'être rapide, est fonction de l'adhésion progressive et de la participation active d'un sujet qui conserve sa vulnérabilité à l'alcool et, par voie de conséquence, le risque de rupture de l'abstinence.
Simple épisode d'une prise en soins, une éventuelle cure en milieu hospitalier pourra s'inscrire dans un projet personnalisé et un processus d'accompagnement de plusieurs années.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcoolique (traitement de la maladie), aversion, disulfirame
[G3,G4]
Cushing (maladie de) l.f.
Cushing’s disease
Hypercorticisme glucocorticostéroïde ACTH-dépendant lié à un adénome corticotrope du lobe antérieur de l’hypophyse.
La maladie atteint le plus souvent la femme jeune (5 femmes pour un homme). Le début est progressif et le tableau clinique se complète en plusieurs années ; il est caractérisé par l’aspect du faciès bouffi avec des télangiectasies et une pilosité excessive (hirsutisme), une obésité de la partie supérieure du corps, des vergetures pourpres de l’abdomen et des cuisses, une insuffisance musculaire avec amyotrophie, une ostéoporose responsable de fractures vertébrales multiples par tassement, de fractures de côtes et de la tête fémorale. Il s’y associe souvent une hypertension artérielle, des troubles de la glycorégulation avec hyperplasie bilatérale des glandes surrénales, des troubles génitaux et psychiques. Les examens biologiques sanguins et urinaires (excès de l’ACTH plasmatique, cortisolémie et cortisolurie excessives) permettent d’affirmer l’hypercorticisme et aussi son origine hypophysaire. L’IRM recherche la tumeur hypophysaire et en apprécie son volume, parfois très petit de moins de 3 mm de diamètre (les micro-adénomes ne sont pas toujours décelables) et son extension locale, ce qui oriente les indications thérapeutiques médicales ou chirurgicales et sa voie d’abord.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
→ ACTH, hypercorticisme, adénome hypophysaire
[O4]
Cushing (myopathie de la maladie de) l.f.
myopathy of Cushing's disease
Myopathie acquise rencontrée au cours de cette affection et aussi lors de l'administration prolongée de corticostéroïdes.
Il s'agit d'un tableau de déficit moteur des ceintures, d'installation progressive. La biopsie musculaire montre une atrophie prédominant sur les fibres de type Iib.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
[O4,I4]
Cushing (syndrome de) l.m.
Cushing’s syndrome
Ensemble de manifestations provoquées par un excès d’hormones glucocorticostéroïdes.
Cet hypercorticisme peut être dû à une hyperplasie bilatérale des glandes surrénales ACTH-indépendante ou à des sécrétions de corticostimulines non hypophysaires, entrant dans le cadre d’une affection paranéoplasique au cours d’un cancer hormono-sécrétant bronchique, thyroïdien, pancréatique, thymique, etc. Il se voit aussi au cours d’un traitement prolongé par des corticostéroïdes. Le tableau clinique est comparable à celui de la maladie de Cushing par adénome hypophysaire ; il est souvent incomplet. Les examens biologiques montrent le caractère ACTH dépendant ou non du syndrome et l’IRM l’absence de tumeur hypophysaire.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
→ Cushing (maladie de), hypercorticisme, paranéoplasiques (affections musculaires)
[O4]
Cushing (troubles psychiques du syndrome de) l.m.p.
Cushing's syndrome (psychical disorders)
Manifestations mentales le plus souvent tardives de cette endocrinopathie.
Elles sont très polymorphes, souvent graves, non spécifiques, voire inaugurales : surtout anxio-dépressives, majeures, offrant une relative résistance aux antidépresseurs ; plus rarement maniaques ; délirantes et/ou confusionnelles (ces dernières notamment chez les sujets âgés, plus ou moins oniriques) ; à type prévalent d'irritabilité sous forme d'épisodes d'un à trois jours, sans rythme net ; cognitives, principalement mnésiques ; enfin atteignant le sommeil. Il existerait une relation entre la gravité de l'affection et l'importance des troubles psychiques.
Les mécanismes d'action restent discutés. Une hyperactivité des récepteurs stéroïdiens est actuellement la plus vraisemblable.
Le traitement de l'affection causale (adénome hypophysaire, tumeur surrénalienne, carcinoïde responsable d'un Cushing paranéoplasique, etc.) est utile, en association avec le traitement symptomatique, en particulier le RU 648. Des soins psychiatriques prolongés peuvent être nécessaires.
En échange, l'hypercorticisme relevé lors de syndromes dépressifs surtout sévères pourrait contribuer à l'aggravation de la symptomatologie, à l'origine d'un cercle vicieux.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
[O4,H4]
cushingoïde adj.
cushingoïd
Caractérise un symptôme ou un état qui évoque une maladie ou un syndrome de Cushing : u n facies, une obésité, des vergetures par exemples.
H. W.Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
→ Cushing (maladie de), Cushing (syndrome de), hypercorticisme
[O4]