convertase n.f.
convertase
Activité enzymatique permettant le clivage d'une protéine du complément en sa forme active.
Les principales convertases sont les C3 et les C5 convertases de la voie classique et de la voie alterne.
[C1]
CRBP sigle angl. f. pour Cellular Retinol Binding Protein
Protéine cellulaire transportant le rétinol dans la cellule et dans le noyau, où il agit sur l'ADN.
[C3]
cryoglobuline n.f.
cryoglobulin
Protéine plasmatique de la classe des immunoglobulines (p. ex. IgG ou IgM), qui précipite ou se gélifie spontanément à 4°C et se redissout à 37°C.
On classe les protéines en trois groupes.
Type 1 : l'immunoglobuline cryoprécipitante est monoclonale, le plus souvent à type de macroglobuline (maladie de Waldenström).
Type 2 : l'immunoglobuline cryoprécipitante monoclonale exprime une activité rhumatoïde (anticorps anti-immunoglobuline) : il en résulte la formation de complexes immuns. L'hépatite C en est une cause fréquente.
Type 3 : les cryoglobulines sont polyclonales et ont une activité rhumatoïde, avec formations de complexes immuns. Elles sont observées au cours des maladies systémiques auto-immunes ou inflammatoires, des maladies virales, bactériennes ou parasitaires.
J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1906-1996) ; J-C. Brouet, immunologiste français (1974)
→ manifestations rénales des cryoglobulinémies, neuropathies cryoglobulinémiques
[F1,F3]
cryomicroscopie électronique l.f.
electronic cryomicroscopy
La cryomicroscopie utilise une technique de vitrification qui permet d’obtenir un échantillon à examiner en microscopie électronique qui ne soit ni gelé ni liquide.
Un examen normal en microscopie électronique nécessite que l’échantillon soit déshydraté, coloré ou exposé aux rayons X. Ces techniques altèrent l’échantillon et ne permettent pas de l’examiner à l’état naturel. Pour qu’une molécule conserve son état originel au moment de l’observation il faut le refroidir. On ne peut pas se contenter de la congeler car l’eau contenue dans l’échantillon deviendrait solide (cristallisation) et ce gel l’altèrerait. La vitrification permet d’obtenir un échantillon ni gelé ni liquide. Pour y arriver, il faut soit utiliser des produits, des cryoprotecteurs, pour faire chuter la température, soit provoquer une baisse extrêmement rapide de la température, de sorte que le gel n’ait pas le temps de se former. L’eau se solidifie tout en gardant sa forme liquide. Les échantillons biologiques gardent ainsi leur forme naturelle. Cette méthode, utilisée en biochimie et en biologie moléculaire, permet de «voir» l'enchaînement des atomes dans de grosses molécules biologiques dans de l'eau. L'idée a été d'adapter la microscopie électronique à des protéines, des molécules très complexes du vivant, dont certaines propriétés dépendent de leurs «forme». Pour figer ces protéines avant de les regarder sous un microscope électronique, les protéines en solution ont été «figées», avec de l'eau «vitrifiée». C'est-à-dire qu'elles sont gelées très rapidement en les plongeant dans un bain d'azote liquide (- 196°C). La rapidité de la congélation fige les biomolécules. Leur état est alors préservé malgré la pression du système de mise sous vide des microscopes électroniques. Grâce à cette technologie, il est possible d’observer des mécanismes vivants complexes à l’échelle de l’atome
J. Dubochet a mis cette technique au point dans les années 1980. De 1975 à 1986, J. Frank a élaboré une méthode de traitement des images adaptée aux protéines, leurs formes en 3 dimensions étaient recréées au moyen d'un flux d'électrons qui les éclairent sous différents angles. Enfin, en 1990, R. Henderson a permis de préciser la méthode de visualisation pour déterminer l'enchaînement des atomes. Il a, le premier, produit une image en 3D en microscopie électronique d'une protéine, la rhodopsine, une avancée qui a permis de démontrer tout le potentiel de l'approche de Dubochet.
L'image pour mieux comprendre la cryomicroscopie électronique a, depuis l'époque des pionniers, fait des progrès. Les chercheurs ont désormais accès à des processus moléculaires inconnus jusqu'ici et qui permettent non seulement de mieux comprendre les ressorts chimiques de la vie mais aussi de développer de nouveaux médicaments. Récemment lorsque le rôle du virus Zika a été mis en cause dans la survenue des anomalies cérébrales des nourrissons au Brésil, les scientifiques « ont eu recours à la cryo-EM (cryomicroscopie électronique) pour visualiser le virus », comme l’a rappelé le comité Nobel.
J. Dubochet, chimiste suisse (1980) ; J. Frank, chimiste américain (1986) ; R. Henderson, chimiste britannique (1990), ; tous trois prix Nobel de chimie en 2017
Étym. gr. kruos: froid ; micros : petit : scopein : voir
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
CSF1-R sigle m. pour Récepteur du CS
Protéine membranaire codée par l'oncogène c-fms.
[C3,F2]
CTGF sigle pour Connective Tissue Growth Factor
Le CTGF, facteur de Croissance du tissu conjonctif, également appelé CCN2, est une protéine de 38 kDa qui médie les effets du TGF β (Transforming Growth Factor β) ou agit en synergie avec lui.
Le CTGF stimule la production des protéines de la matrice extracellulaire par les fibroblastes. Il stimule également l’angiogenèse, la chondrogenèse et l’ostéogenèse. Il est impliqué dans le développement embryonnaire normal et dans le processus de cicatrisation. En pathologie, une hyperexpression de CTGF est impliquée dans les processus fibrotiques. De par ses effets pro-angiogéniques, CTGF parait également associé au développement de certains cancers
[C2]
cyclophiline n.f.
cyclophilin
Protéine capable de se lier à la cyclosporine A, possédant une activité enzymatique de peptidyl-prolyl-cis-trans-isomérase, et jouant un rôle dans l'apoptose.
On distingue plusieurs cyclophilines de masse moléculaire voisine de 20 kDa. La cyclophiline A, la plus abondante dans les cellules, est cytosolique et a une masse de 18 kDa. La cyclophiline B, de masse 21 kDa est présente dans le réticulum endoplasmique, mais peut aussi sortir des cellules ; on l’a trouvée dans le lait humain ; elle peut aussi se lier aux cellules T. La cyclophiline C de masse 22,8 kDa est présente dans les mitochondries.
[C1]
CYFRA21-1 acr. angl. m. pour CYtokeratin FRAgment
Marqueur tumoral utilisant une méthode immunoradiométrique de mesure biologique d'un fragment de la cytokératine 19.
Le terme CYFRA21-1 est la contraction de l'anglicisme CYtokeratin FRAgment BM-19-21 et KS19-1. La cytokératine 19 est une protéine distribuée essentiellement dans les cellules épithéliales. Elle est reconnue spécifiquement par deux anticorps monoclonaux BM19-21 et KS19-1. Sa présence sérique est relativement spécifique du diagnostic de carcinome bronchi
[C1,F2,K1]
CYLD sigle de cylinDromatosis
Cyld (protéine)
Protéine suppresseur de tumeur, qui participe à la chaîne de signalisation du TNF et qui agit comme une désubiquitinase de NEMO et de TRAF2.
H. A. Brooke, dermatologiste britannique (1892) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1899) ; F. Ronchese, dermatologue américain d’origine italienne (1892-1976)
[Q1,C1]
Cyr61 acr. pour Cystéine-Rich 61
Cyr-61 (ou CCN1) est une protéine de la famille CCN qui stimule les migrations cellulaires, favorise la survie des cellules et promeut l’angiogenèse.
Exprimée au cours de l’embryogenèse normale elle a aussi été impliquée dans le développement de certains cancers.
[C1]
cystatine C n.f.
cystatin C
Protéine basique non glycosylée de masse moléculaire 13 kDa produite par toutes les cellules.
La cystatine C est totalement ultrafiltrée au niveau des glomérules rénaux et est ensuite entièrement réabsorbée au niveau des tubules proximaux.
Sa concentration sérique parait refléter directement le débit de filtration glomérulaire (DFG) et n’est influencée ni par l’âge (chez l’enfant de plus de 1 an), ni par la masse musculaire, ni par des pathologies extra-rénales. Son dosage, par techniques immuno-néphélémétriques, a donc été proposé en remplacement de celui de la créatininémie pour la détection précoce de l’insuffisance rénale chronique et le calcul du DFG.
→ débit de filtration glomérulaire, créatininémie
[C1]
cytokine n.f.
cytokine
Protéine ou glycoprotéine de masse moléculaire comprise entre 8 et 50 kDa intervenant comme médiateur soluble ou membranaire dans les interactions cellulaires.
Ce terme regroupe un ensemble hétérogène de molécules dont certaines sont appelées interleukines (IL, médiateurs agissant entre les leucocytes), lymphokines (médiateurs produits par les lymphocytes), interférons, facteur stimulant les colonies (CSF), facteurs de nécrose des tumeurs (TNFα et ß), facteurs transformants de croissance (TGFα et ß) auxquels s’ajoutent les facteurs de croissance dérivés des plaquettes (PGDF), les facteurs de croissance des fibroblastes (FGF) ou des cellules épidermiques (EGF, etc.).
À la différence des hormones dont le taux de sécrétion est continu bien que modifié par des signaux physiologiques, les cytokines sont synthétisées principalement en réponse à un signal activateur. Chaque cytokine peut être produite par de nombreux types de cellules. Les cytokines agissent sur des cellules cibles en se fixant sur des récepteurs spécifiques de haute affinité, les concentrations actives étant de l’ordre de la nanomole ou de la picomole. Ces récepteurs sont, en général, exprimés en très faible densité sur différents types cellulaires, ce qui explique les effets pléiotropiques des cytokines. Selon la localisation de la cellule-cible par rapport à la cellule sécrétrice, les cytokines peuvent avoir une action autocrine (sur la cellule sécrétrice elle-même), paracrine (sur la cellule voisine) ou endocrine (sur des cellules situées à distance de la cellule productrice). L’action juxtacrine est exercée par les cytokines membranaires sur les cellules voisines.
La liaison d’une cytokine à son récepteur induit un ensemble de signaux d’activation, de prolifération, de différenciation ou de mort cellulaire.
La plupart des cytokines entrainent des réactions en cascade en induisant la production d’une autre cytokine par leurs cellules-cibles. Leurs effets sont très souvent redondants : l’induction d’une même réponse cellulaire peut être obtenue avec différentes cytokines se fixant chacune sur son récepteur spécifique.
Étym. gr. kutos : cellule ; kinein : stimuler
[C1,C2]
cytopathie mitochondriale l.f.
mitochondrial cytopathy
Affection liée à l’anomalie héréditaire d’une protéine ou des protéines de la mitochondrie, atteignant le cerveau et les muscles.
Cependant, tous les organes peuvent être atteints, ce qui explique la symptomatologie très variée, en particulier en fonction de l’âge de découverte de la maladie : on connaît notamment les cytopathies portant sur les protéines de la chaîne respiratoire et des oxydations phosphorylantes, conduisant à des myopathies, des cardiomyopathies, des neuropathies optiques (maladie de Leber), ou à des anémies (maladie de Pearson)
T. K. von Leber, ophtalmologiste allemand (1868) ; C. M. Pearson, médecin rhumatologue américain (1961)
→ Leber (maladie de), Pearson (maladie de)
[R1]
cytotactine n.f.
cytotactin
Protéine composée de six chaînes polypeptidiques de masse moléculaire de 190 à 250 kDa attachées entre elles à leur extrémité NH2-terminale par des ponts disulfure (d'où le nom d'hexabrachion qui lui a été donné), et qui joue un rôle dans la morphorégulation des tissus au cours de l'embryogénèse.
Dans le système nerveux, elle est synthétisée par la glie et dirige la migration des neurones.
Étym. gr. kutos : cellule ; lat. tactus : toucher
Syn. ténascine
[C1]
daclastavir n.m
Inhibiteur de la protéine NSSA du virus de l’hépatite C, utilisé dans le traitement des formes chroniques et graves en association avec antiviraux.
dalton n.m.
dalton
Unité de masse pour les molécules chimiques correspondant à la masse d'un atome d'hydrogène ou plus exactement au douzième de la masse du noyau du carbone 12C.
Symbole Da ou D : 1 dalton = 1,67 x 10-24 gramme.
Ex. alanine, 89 Da ; glucose, 180 Da ; hémoglobine 65 000 Da ; glutamate déshydrogénase (très grande protéine globulaire) 1 000 000 Da.
→ mole
décorine n.f.
decorin
Protéine membre de la famille des petits protéoglycanes riches en leucine, qui agit comme organisateur de la matrice extracellulaire.
Elle active le récepteur de l'épidermal growth factor (EGF). Elle s'associe à diverses formes de TGF-b. Elle participe à la différenciation des muscles squelettiques et est impliquée dans certaines dystrophies musculaires.
découplage n.m.
uncoupling
Dissociation de deux réactions habituellement solidaires.
Ce terme est employé pour désigner la possibilité pour des cellules d'effectuer l'oxydation d'un substrat sans transférer l'énergie correspondante dans une liaison anhydride phosphorique d'ATP.
Le découplage a pour effet d'augmenter les oxydations cellulaires et la production de chaleur. Elle est mise en jeu dans la thermogénèse des animaux hibernants, dans le tissu adipeux brun, dont les mitochondries contiennent une protéine découplante. Elle peut aussi résulter de l'effet de certains agents toxiques sur les membranes mitochondriales, p. ex. le dinitrophénol, type de l'agent découplant. L'arséniate est également un poison découplant par son effet d'analogue structural du phosphate dans les réactions d'oxydoréductions phosphorylantes.
déficit des cellules T l.m.
T-cell deficiency
À la différence des DICS (déficit immunitaire combiné sévère), les déficits atteignant sélectivement les cellules T sont caractérisés par la présence de lymphocytes T périphériques en nombre normal ou diminué avec des anomalies fonctionnelles très hétérogènes.
Ces malades ne meurent pas d’infection dans les premiers mois de la vie mais présentent des diarrhées par entéropathies, des allergies, des tumeurs, et surtout des maladies auto-immunes (anémie hémolytique, thrombopénie, neutropénie, hépatite, vascularites cérébrale et rénale).
Cinq anomalies génétiques ont été identifiées parmi ces déficits des lymphocytes T : le déficit en phosphorylase des nucléosides puriniques, le défaut d’expression des chaînes g ou e de CD3, le déficit en CD25 (chaîne a du récepteur de l’IL-2) et le déficit en ZAP-70 (protéine tyrosine-kinase associée aux chaînes e de CD3, nécessaire à la transduction du signal par le TCR).
déficit en facteurs du complément l.m.
complement deficiency.
On a décrit des déficits de la plupart des protéines membranaires ou solubles du système du complément.
Les déficits en C1q, C2 et C4 s’accompagnent souvent de maladies auto-immunes, en particulier de lupus érythémateux disséminé (déficit en C2, C4A et/ou C4B) ou de syndrome de Gougerot-Sjögren, diabète insulinodépendant, hépatite auto-immune (déficits en C4). Ces déficits sont fréquents, le déficit en C2 concerne 0,6% de la population caucasienne (36 homozygotes pour 100 000). Les déficits en C4A et C4B affectent 10 à 25% de la population. Environ 8% des sujets caucasiens n’expriment que 2 gènes C4 sur 4.
Les déficits en protéine de liaison du mannose (MBP, 0,6% de la population) entraînent des infections graves et récidivantes chez les nourrissons, parfois chez l’adulte.
Les déficits en C3, B, D et properdine entraînent des infections bactériennes récidivantes.
Les déficits en C5, C6, C7 ou C8 s’accompagnent d’infections par Neisseria spp.
Les déficits en facteur H ou I s’accompagnent d’infections récidivantes, parfois d’urticaire, d’anémie hémolytique et de glomérulonéphrite. Les taux de C3 sont effondrés.
Les déficits en « decay accelerating factor » (DAF) et autres inhibiteurs du complexe d’attaque membranaire fixés à la membrane lipidique par liaison glycophospholipidique, sont à l’origine de l’hémoglobinurie paroxystique nocturne avec augmentation de la susceptibilité des hématies à la lyse par le complément.
dégénérescence corticobasale (DCB) l.f.
corticobasal degeneration
Affection neurodégénérative sporadique d'évolution progressive et d'étiologie inconnue, affectant conjointement le cortex (atrophie asymétrique à prédominance frontopariétale et rolandique) et les sructures sous-corticales.
Dans cette entité rare parmi les syndromes parkinsoniens atypiques et apparaissant le plus souvent après 60 ans, l'asymétrie est un élément clinique majeur. Les formes les plus complètes associent sur un mode complexe : des signes parkinsoniens avec akinésie et importante rigidité, ne répondant généralement pas à la L-dopa ; une apraxie, plus fréquente au membre supérieur, sans prédominance de latéralité ; un phénomène de "membre étranger", très évocateur mais inconstant ; des myoclonies spontanées ou réflexes ; des fonctions intellectuelles longtemps préservées, au moins partiellement.
Ces critères cliniques peuvent permettre notamment une distinction avec les atrophies multisystématisées et surtout les ophtalmoplégiesou paralysies supranucléaires progressives (PSP), où le déficit de la motricité oculaire (vitesse, amplitude, latence des saccades horizontales) et l'instabilité posturale sont bien plus sévères. L'oculomotricité l'est très rarement dans la DCB et reste quasi normale dans les atrophies multisystématisées et la maladie de Parkinson.
L'IRM montre précocement un aspect d'atrophie frontopariétale à prédominance controlatérale à la symptomatologie clinique. À ce niveau, existe aussi un hypométabolisme mesuré en tomographie par émission de positons (PET scan).
De même que dans le cas des PSP, elles aussi sporadiques, les protéines Tau anormales accumulées dans les cellules nerveuses ont un profil électrophorétique différent de celui des autres affections neurodégénératives, celles-ci héréditaires, liées également à une pathologie de la protéine Tau : profil caractérisé, dans les filaments non appariés, par deux bandes principales (Tau 64 et 69) et une bande mineure de 74-Da (17, 26). De plus, les isoformes Tau qui comportent la séquence correspondant à l'exon 10 sont les seules représentées dans les agrégats cellulaires pathologiques de ces deux affections.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégranulation n.f.
degranulation
Processus induit par une stimulation cellulaire conduisant à la disparition des granulations cytoplasmiques.
Dans le cas des mastocytes et des basophiles, il aboutit à la libération de médiateurs préformés tels que le TNFa et l’histamine responsable du choc anaphylactique. Dans le cas des éosinophiles, la dégranulation conduit à la libération extracellulaire de protéines cytotoxiques vis-à-vis de l’endothélium, de l’épiderme, des cellules pulmonaires, trachéales, cardiaques ou nerveuses par des protéines des granules telles que la peroxydase, la protéine cationique de l’éosinophile et la neurotoxine dérivée de l’éosinophile ; ce phénomène est impliqué dans certaines réactions inflammatoires. Dans le cas des polynucléaires neutrophiles la dégranulation conduit à la libération d’enzymes des granules azurophiles (élastase, neuraminidase, cathepsine G) ou des granules spécifiques (collagénase). C'est ce processus qui, à l'intérieur d'un phagosome, provoque la mort et la dégradation de bactéries englobées.
Darier-Ferrand (dermatofibrosarcome de) l.m.
dermatofibrosarcoma protuberans
S’étendant le long des travées conjonctives du tissu adipeux sous-cutané, il est omposé de cellules fusiformes et uniformes, formant des faisceaux courts à disposition tourbillonnante ou storiforme, mal limité.
Tumeur superficielle de faible grade (tumeur « intermédiaire » dans la classification OMS de référence), à potentiel agressif local, elle survient le plus souvent chez l’adulte d’âge moyen, au niveau du dos et de la racine des membres, sous la forme d’une plaque ou d’une masse uni- ou pluri-nodulaire.
Le dermatofibrosarcome est associé (90% des cas) à une translocation équilibrée t(17 ;22)(q22 ;q13) (fusion des gènes COL1A1 et PDGFB1), en majorité sous la forme de chromosomes surnuméraires en anneaux ou de dérivés linéaires, plus rarement à des translocations t (2 ;17) ou t (9 ;22). L’activation autocrine résultant de la transformation de la protéine de fusion est responsable du développement tumoral.
L’agressivité se manifeste par des récidives locales qui peuvent être itératives d’où la nécessité d’une exérèse large (latéralement et en profondeur). Les métastases sont très rares, survenant après des récidives multiples ou d’une transformation fibrosarcomateuse.
Les formes localement évoluées non résecables ou métastatiques peuvent bénéficier d’un traitement ciblé par inhibiteurs des thyrosine-kinases.
J. Darier, membre de l'Académie de médecine et M. Ferrand, dermatologistes français (1924)
Syn. dermatofibrome progressif et récidivant, tumeur de Darier et Ferrand, dermatofibrosarcoma protuberans, fibrome envahissant, fibrosarcome cutané
Sigle angl. DTSP
→ fibrosarcome, inhibiteur de la thyrosine-kinase, COL1A1 gene
[F2]
Édit. 2019
desmine n.f.
desmin
Protéine constitutive du cytosquelette des cellules musculaires, dont le diamètre est intermédiaire entre celui des filaments d'actine et celui de la myosine, soit environ 12 nm.
Étym. gr. desmos : lien
desminopathie n.f.
desminopathy
Affection neuromusculaire appartenant à trois groupes distincts, autosomique, caractérisée par une accumulation anormale de desmine (protéine constitutive du cytosquelette de cellules musculaires, de diamètre intermédiaire entre celui des filaments d'actine et celui de la myosine) à l'intérieur des fibres musculaires.
Une forme dominante avec accumulation de matériel granulo-filamentaire débute chez l'adulte jeune par un déficit et une amyotrophie distale, des troubles de la marche et une atteinte cardiaque. D'évolution lente, elle se distingue par la possibilité de mort subite.
Une forme également dominante, avec corps d'inclusion cytoplasmique, se définit par un déficit distal ou proximal selon les familles, une atteinte respiratoire et parfois une participation cardiaque
Les formes récessives avec corps d'inclusion de type Mallory, débutent dans la petite enfance par un déficit proximal ou généralisé qui s'accompagne d'une atteinte respiratoire, mais sans insuffisance cardiaque.
Dans toutes ces affections, l'activité créatine-kinase est normale ou légèrement élevée. L'examen neuro-électromyographique retrouve le plus souvent des patterns myogènes.