Freiberg (maladie de) l.f.
Freiberg's disease, Kohler's second disease
Ostéochondrose de la tête du deuxième métatarsien (68%), plus rarement du troisième (27%) voire du quatrième.
C’est une nécrose ischémique due à des microtraumatismes répétés qui survient chez l'adolescent et l’adulte jeune et peut évoluer vers une arthrose métatarsophalangienne. Elle survient le plus souvent chez la jeune fille. Elle peut rester asymptomatique ou se traduire par des douleurs de l’avant-pied sous la tête du deuxième métatarsien lors de la marche ou du sport, aggravées par la surélévation du talon.
A l’examen la tête métatarsienne est épaissie et sensible ; les mouvements articulaires sont limités.
A la radiographie, l’os sous-chondral devient hétérogène, puis la tête métatarsienne s’aplatit et s’élargit. Elle peut rester ainsi ou, dans les formes plus sévères, se fragmenter. En cours d’évolution peuvent apparaitre des signes d’arthrose avec une déformation articulaire et une ostéophytose.
La mise au repos (relative) et une semelle orthopédique supprimant l’appui excessif sous la tête métatarsienne (appui rétrocapital) peut permettre la guérison en début d’évolution. C’est avant l’apparition des signes d’arthrose que le traitement chirurgical (technique de Gauthier d'ostéotomie de soustraction dorsale par ex.) donne les meilleurs résultats.
A. H. Freiberg, chirurgien orthopédiste américain (1914) ; A. Köhler, médecin radiologiste allemand (1908) ; G. Gauthier, chirugien orthopédiste français (1974)
Syn. 2ème maladie de Köhler
[I1, I2]
Édit. 2019
Frenkel (méthode de) l.f.
Frenkel method
Technique kinésithérapique destinée aux syndromes cérébelleux.
H. S. Frenkel, médecin suisse (1860-1931)
[H1, I3]
Édit. 2019
Fried (réaction de) l.f.
Fried reaction
Test biologique de grossesse effectué sur une rate à partir des urines de femme supposée enceinte.
Technique obsolète, actuellement remplacée par les tests immunologiques.
P. H. Fried, gynécologue américain (1948 et 1949)
[O4, O3]
Édit. 2019
fructosamines n.f.
fructosamines
Dérivés de condensation entre le glucose et certaines fonctions amines (NH2) des protéines.
Le dosage des fructosamines est effectué dans le plasma par technique colorimétrique. Il permet de mesurer la glycation des protéines plasmatiques. Contrairement au dosage de l’hémoglobine A1c, qui reflète l’équilibre glycémique des six semaines précédentes, les fructosamines reflètent les variations récentes de la glycémie (environ 15 jours). Elles augmentent chez les diabétiques mal équilibrés et diminuent chez la femme enceinte.
[C1, C2]
Édit. 2019
FSH pure sigle angl. f. pour pure Follicle Stimulating Hormone
Hormone hypophysaire extraite des urines de femme ménopausée, anciennement utilisée comme inducteur de la croissance folliculaire dans le traitement des stérilités hormonales ou pour les hyperstimulations ovariennes des procréations médicalement assistées.
La préparation de FSH urinaire seule, sans LH, dosée à 75 UI, dite « FSH pure », obtenue par une technique de purification des urines des femmes ménopausées permettait d'obtenir par immunochromatographie sur anticorps monoclonaux des gonadotrophines purifiées à plus de 95% avec moins de 5% de protéines urinaires.
[C1, C2, O3, O4]
Édit. 2019
fulguration n.f.
fulguration, lightning
1/En traumatologie, accident causé par la foudre et dont les effets sont très proches de ceux d'une électrocution.
2/En cardiologie, technique de traitement de certains troubles du rythme ou de la conduction, utilisant des étincelles de haute fréquence et de haute tension, destinées à détruire électivement certaines zones responsables d’une activation ou d’une conduction anormales.
Étym. lat. fulgur : foudre
→ électrique (premiers secours dans un accident), foudroiement, électrocution, ablation endocavitaire
[G2, G5, K2]
Édit. 2019
fusion de gènes l.f.
gene fusion
1) Technique consistant à greffer dans un vecteur un gène et ses séquences de contrôle en phase avec un autre gène dont on peut facilement mesurer l'expression : p. ex. celui de la ß-galactosidase.
L'expression du gène hybride ainsi constitué aboutit à la production d'une protéine hybride dite protéine de fusion.
2) Par extension, fusion du promoteur d'un gène avec le gène d'expression.
→ cadre de lecture, fusion d'opérons
gammagraphie n.f.
gammagraphy
Technique ou dispositif, fixe ou mobile, de radiographie, utilisant une source émettrice de rayonnement γ (60Co, 192Ir) ou un accélérateur de particules, producteur de photons X.
Elle est largement employée dans l'industrie pour rechercher des défauts de structure (pipe-line, industrie mécanique, fonderie, chaudronnerie, bâtiment, etc.).
En médecine, et plus particulièrement en cancérologie, la gammagraphie de contrôle a pour but de vérifier, sur un film radiographique, l'exactitude des caractéristiques des faisceaux d'irradiation d'une tumeur (rayon axial, limites des champs, etc.) en position de traitement; la source est celle de l'appareil de traitement (60Co, accélérateur).
Par extension, ce terme est maintenant devenu à tort synonyme de scintigraphie.
gammaphlébographie n.f.
γ phlebography
Étude fonctionnelle des troncs veineux après injection d'un radioisotope (technétium 99m) dans une veine en amont de la région à examiner.
Technique obsolète.
garrot n.m.
tourniquet
En médecine, lien placé autour d’un membre pour interrompre la circulation sanguine, de façon à obtenir le gonflement d’une veine superficielle qu’on veut ponctionner ou à assurer une hémostase temporaire.
Pour arrêter la circulation artérielle, un morceau de bois peut être passé dans la boucle pour permettre le serrage par torsion du lien. Pour arrêter la seule circulation veineuse une simple bande de caoutchouc suffit. En chirurgie des membres on utilise un garrot pneumatique pour faciliter l'acte chirurgical en maintenant le champ opératoire exsangue. En anesthésie locale intraveineuse on utilise aussi cette technique. De toute façon, un garrot ne doit jamais être laissé plus de 90 minutes. La pose d'un garrot artériel pour arrêter une hémorragie doit être exceptionnelle en raison des risques que la levée d'un garrot laissé trop longtemps fait courir au patient.
Accidents du garrot : des phénomènes toxiques généraux de choc peuvent survenir lors de la levée d’un garrot laissé trop longtemps en place. Ils sont liés à la libération dans la circulation générale de produits tissulaires toxiques accumulés pendant la période d’ischémie.
Étym. francique wrokkan : tordre
gastrostomie l.f.
gastrostomy, percutaneous endoscopic gastrostomy
Création par voie chirurgicale ou endoscopique, à titre provisoire ou permanent, d’une ouverture de la paroi gastrique, communiquant avec l’extérieur, méthode de référence pour une nutrition entérale prolongée de plus de quatre semaines pour des patients chez lesquels l’espérance de vie estimée est supérieure à un mois.
La gastrostomie endoscopique, alternative à la gastrostomie ou à la jéjunostomie chirurgicale est actuellement la plus utilisée. La technique permet la pose non chirurgicale, sous anesthésie loco-régionale d’un accès direct à l’estomac.
Elle est mieux tolérée que la sonde naso-gastrique.
Ses principales indications sont les affections neurologiques (accident vasculaire cérébral, coma…), carcinologiques, ORL, traumatiques (lésions cranio-faciales graves), la dénutrition majeure, les pneumopathies d’inhalation à répétition etc.
gerbe aortique (examen de la) l.f.
aortic arch examination, thoracic aortography
Exploration radiologique, par un contraste iodé hydrosoluble, de l'aorte thoracique et de ses branches, en particulier des gros troncs artériels naissant de la crosse (artères sousclavières, carotides communes et vertébrales).
L'examen est fait selon la méthode de Seldinger, le plus souvent par voie fémorale, à l'aide d'un cathéter monté jusqu'à l'aorte ascendante. La technique nécessite une série de clichés très rapide et parfois le radiocinéma pour l'étude dynamique des valves aortiques. Les incidences pratiquées dépendent des indications cardiovasculaires ou neurologiques de l'examen.
Syn. aortographie sus-sigmoïdienne, aortographie thoracique
Gil-Vernet (technique de) l.f.
Gil-Vernet's procedure
Technique d'uréthroplastie cutanée en deux temps utilisant un lambeau scrotal, destinée à la réparation des pertes de substance uréthrales proximales.
J. M. Gill-Vernet, chirurgien urologue espagnol (1984)
glucidogramme n.m.
glucidogram
Electrophorégramme révélé par un colorant des glucides mettant en évidence les taches ou les bandes correspondant à des glycoprotéines.
Pour un sérum normal, le glucidogramme peut être obtenu avec la technique de Koïw et Grönwall, utilisant la coloration de MacManus à l'acide periodique réactif de Schiff, qui met en évidence 3 bandes principales au niveau des α1-, α2- et β-globulines et 2 bandes mineures au niveau de la sérumalbumine et des γ-globulines. Une estimation de l'importance des colorations permet d’apprécier les altérations pathologiques éventuelles, à partir d'une distribution normale : α1- 20%, α2- 35%, β-25% et γ-globulines 15%.
glycémie n.f.
glycemia
Concentration du glucose dans le plasma.
La glycémie est habituellement dosée dans le plasma par technique enzymatique. Chez le sujet adulte normal à jeun, la glycémie peut varier de 3,3 à 6,1 mmol/L (0,6 à 1,1 g/L). Elle peut être plus faible chez l’enfant et le nourrisson. La concentration du glucose est un peu plus faible dans les globules que dans le plasma (80%). Les valeurs mesurées sur sang total, par exemple celles obtenues à partir d’une goutte de sang analysée dans un lecteur de glycémie par le patient lui-même, sont donc plus faibles que celle mesurées au laboratoire.
Syn. glucosémie
Goldberger (technique de ) n.m.
Goldberger’s technique
Technique en électrocardiographie permettant d’amplifier d’une fois et demie la hauteur des complexes pour l’enregistrement des dérivations unipolaires des membres VR, VL, VF.
La connexion à la borne centrale est supprimée, le pôle négatif du galvanomètre est relié à une borne formée par le court-circuitage des deux membres non explorés, l’électrode exploratrice étant fixée sur un membre. Les dérivations unipolaires augmentées portent le nom d’aVR, aVL, aVF.
E. Goldberger, médecin cardiologue américain (1942)
Goodwin (technique de) l.f.
Goodwin’s procedure
Variété technique d'implantation urétérocolique ouvrant la paroi antérieure du côlon pour effectuer les anastomoses, avec leur trajet sousmuqueux, sous contrôle de la vue par l'intérieur du conduit.
W. E. Goodwin, chirurgien urologue américain (1953)
Grad (opération de) l.f.
Grad’s operation
Vaginoplastie réalisée avec des lambeaux cutanés pédiculés provenant de la face interne des cuisses ou de l’abdomen.
Cette technique est aujourd’hui abandonnée au profit des greffes de peau libre ou de la couverture de la nouvelle cavité vaginale par les petites lèvres.
granulation azurophile l.f.
azurophilic granule
Granulation intracytoplasmique de couleur rouge-violacé sur les frottis colorés selon la technique de May Grünwald-Giemsa.
Ces granulations, dites primaires, apparaissent en premier au cours de la différenciation granulocytaire dans la moelle osseuse. Elles sont formées au stade de promyélocyte, alors que les granulations secondaires plus petites sont formées plus tard au stade de myélocyte. Les granulations azurophiles contiennent des peroxydases, tandis que les granulations secondaires en sont dépourvues. Avec la maturation des précurseurs myéloïdes, les granulations primaires perdent leur affinité tinctoriale après le myélocyte et deviennent gris-violet dans les polynucléaires neutrophiles tout en restant peroxydase positifs. Leur taille est d'environ 200 nm. Outre la myéloperoxydase, les granulations azurophiles contiennent de nombreux autres produits de synthèse : enzymes bactéricides, protéinases, hydrolases et divers facteurs utilisés dans la fonction de bactéricidie des polynucléaires. Des anomalies quantitatives ou qualitatives des granulations azurophiles sont observées dans diverses affections notamment dans les leucémies aigües myéloblastiques, dans les myélodysplasies. Au cours des infections, ainsi que de certaines grossesses, on peut observer des granulations azurophiles dites granulations « toxiques ».
greffe de cheveux l.f.
hair graft, hair grafting
Technique chirurgicale qui consiste à greffer, sur une zone de cuir chevelu saine mais totalement ou partiellement glabre (zone receveuse), des fragments de cuir chevelu contenant des follicules pileux normaux prélevés dans la zone donneuse.
greffe de peau l.f.
skin graft, skin grafting
Technique chirurgicale permettant de greffer de la peau humaine, animale ou reconstituée in vitro pour remplacer des pertes de substance cutanées.
Ces greffes peuvent être des autogreffes, des allogreffes, ou des xénogreffes.
greffe d'îlots de Langerhans l.f.
pancreatic islet transplantation
Technique d'implantation des seules cellules de la partie endocrine du pancréas destinée à traiter le diabète grave insulinodépendant.
Son siège peut être hépatique, épiploïque ou péritonéal. Elle s'apparente plus à une greffe de tissu qu'à une transplantation d'organes. Elle pose néanmoins les mêmes problèmes d'histocompati
greffe en pastilles l.f.
patch graft, patch grafting
Technique chirurgicale utilisée pour recouvrir de grandes pertes de substance, en particulier en cas d'ulcère de jambe, et qui consiste à prendre des petits greffons cutanés arrondis en "pastilles" sur la cuisse, puis à les poser sur la surface à traiter et à les maintenir par un pansement gras et compressif.
greffe en résille l.f.
mesh graft, mesh grafting
Technique chirurgicale permettant de couvrir de vastes pertes de substance cutanée, par exemple consécutives à une brûlure ou à des ulcères de jambe, à partir d'une petite zone donneuse.
Elle consiste à augmenter la taille utile d'un greffon cutané dermo-épidermique prélevé au dermatome grâce à un appareil réalisant de multiples incisions discontinues, et à l'étendre sous forme d'un filet dont les mailles seront le point de départ de l'épidermisation secondaire. Elle donne un résultat souvent peu esthétique.
groupage des streptocoques l.m.
Streptococcus typing
Technique de laboratoire destinée à classer les streptocoques par agglutination sur lame en présence d’anticorps spécifiques des diverses variétés de polysaccharide C de la paroi de ces bactéries.
Cette classification, dite de Lancefield, permet de distinguer des streptocoques groupables, répartis en 18 sérogroupes, désignés par les lettres A à H et K à T et des streptocoques non groupables. Les streptocoques du groupe A sont les plus virulents. Les streptocoques non groupables, bactéries commensales de la cavité buccale, sont responsables d’endocardites d’Osler à porte d’entrée dentaire.
Rebecca C. Lancefield, microbiologiste américaine (1933)