Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cancer du nasopharynx l.m.

nasopharyngeal carcinoma (NPC)

Tumeur, surtout d'origine épithéliale, développée aux dépens du cavum ou rhino-pharynx, dans l’immense majorité des cas.
La forme histologique et clinique la plus fréquente est la forme dite indifférenciée (undifferentiated carcinoma of nasopharyngeal type (UCNT). Les lymphomes nasopharyngés sont beaucoup plus rares, il s’agit généralement de lymphomes à grandes cellules de haut grade de malignité.
L'UCNT diffère des autres carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou par son histologie indifférenciée caractéristique. Il est à distinguer du lymphome. Il atteint aussi bien les deux sexes. Son épidémiologie est sans rapport avec l'alcool et le tabac en revanche, sa relation est constante avec l’infection par le virus d'Epstein-Barr (EBV). Son étiologie implique aussi des facteurs génétiques et environnementaux (nitrosamines, aliments fumés,).Son incidence est particulièrement élevée en Asie du Sud-Est (Chine du sud) et dans le bassin méditerranéen.
L’extension locale de cette tumeur se fait vers l'oropharynx et la base du crâne, le palais et la cavité buccale. Les métastases sont essentiellement ganglionnaires et viscérales, expliquant les échecs thérapeutiques d’un traitement seulement local basé sur la radiothérapie qui marquée permet d'obtenir dans un pourcentage de cas important un taux de contrôle locorégional satisfaisant. La chimiothérapie est utilisée dans les formes très évoluées et métastasées. Une chimiothérapie adjuvante à la radiothérapie peut être proposée en fonction de l’extension dans les formes localisées.

Syn. cancer du cavum

→ Epstein-Barr (virus d'), lymphome malin

[F2,P1]

cancer du rein à cellules chromophobes l.m.

chromophobes cells renal carcinoma

Tumeur rénale rare, de malignité atténuée, qui se développe à partir des cellules intercalaires de type B du tube collecteur.
Souvent unique et volumineuse, elle peut être confondue avec l'oncytome, dont elle se distingue par certaines colorations (Hale) et des caractères cytogénétiques.

C. W. Hale, histologiste britannique (1946)

Syn.   carcinome rénal à cellules chromophobes

→ cancer du rein

[F2,M2,M3]

cancer du sein in situ l.m.

carcinoma in situ of the breast

Tumeur épithéliale non infiltrante du sein, précurseur potentiel d'un carcinome infiltrant et dont il existe deux types : le carcinome canalaire in situ et le carcinome lobulaire in situ.
- Le carcinome canalaire in situ (ou carcinome intra-canalaire) : prolifération de cellules épithéliales malignes développée à l'intérieur des canaux galactophores, sans effraction visible en microscopie optique de la membrane basale et donc a priori sans risque d'atteinte ganglionnaire ou métastatique. Représentant 15 à 30% des nouveaux cas de cancer du sein, il est principalement évoqué devant un foyer de micro-calcifications découvert par la mammographie. Le diagnostic est établi par les macro-biopsies après repérage stéréotaxique. En fonction de l‘architecture, du grade nucléaire et de la présence ou non d'une nécrose centrale, on distingue les types "cribriforme", "micropapillaire" , "solide" et "comédocarcinome", forme la plus agressive définie par une nécrose associée à un haut grade nucléaire . Le traitement (tumorectomie et radiothérapie ou mastectomie) se fonde sur l'index pronostique de Van Nuys, basé sur le grade histologique (établi en fonction du grade nucléaire et de l'existence d'une nécrose) la taille de la tumeur et l'étendue des marges saines d'exérèse .Il tiendra compte du caractère souvent multicentrique et de la présence fréquente de foyers micro-invasifs spécialement dans les tumeurs de grande taille (supérieures à 25 mm).
- Le carcinome lobulaire in situ est une prolifération épithéliale maligne développée dans les lobules, sans effraction de la membrane basale et donc sans invasion du stroma. Il n'existe en règle, ni nécrose, ni calcification, et en l'absence habituelle de traduction clinique ou radiologique, le diagnostic est une découverte histologique lors d'une intervention pour une lésion préjugée bénigne. Souvent multifocal et bilatéral, il est difficile à différencier des lésions d'hyperplasie lobulaire atypique (avec lesquelles on les réunit sous le nom de "néoplasies lobulaires "). Il confère un risque accru de développement d'un carcinome infiltrant lobulaire ou canalaire.

→ cancer du sein, van Nuys (index pronostique de), maladie de Paget du mamelon

[F2,O5]

cancer médullaire du sein l.m.

Breast medullary carcinoma

Adénocarcinome mammaire de type histologique particulier, constitué de cellules indifférenciées disposées au sein d’un stroma riche en lymphocytes et formant un nodule tumoral circonscrit.
De pronostic relativement favorable, malgré l’indifférenciation cellulaire, ils représentent environ 1% des cancers du sein.

→ cancer du sein

[F2,O5]

cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.

mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium

Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.

Syn.   carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre

→ cancer de l'endomètre

[F2,O3]

cancer mucineux du sein l.m.

mucinous breast carcinoma

Forme rare de carcinome infiltrant du sein (1%) , touchant plutôt la femme âgée .
Dans sa forme colloïde pure (comportant des plages de mucus renfermant des cellules tumorales disposées en lobules), elle est créditée d'un pronostic relativement favorable.

Syn. carcinome colloïde muqueux

→ cancer du sein

[F2,O5]

cancer neuro-endocrine bronchopulmonaire l.m.

pulmonary neuroendocrine carcinoma

Tumeur maligne de caractère neuro-endocrine dont témoignent la présence de grains neurosecrétoires à l'étude ultrastructurale et celle de marqueurs neuro-endocrines retrouvés à l'étude immunohistochimique notamment la chromogranine A.
On distingue:
- les carcinomes neuro-endocrines bien différenciés ; ce sont les anciens carcinoïdes atypiques avec leurs atypies cytonucléaires, de nombreuses mitoses et des zones de nécrose. L'envahissement ganglionnaire n'est pas exceptionnel.
- les carcinomes à petites cellules réalisent des tumeurs proximales extensives classiquement de type médiastino-pulmonaire, rarement une tumeur périphérique.

Syn. carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire

→ carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules

[F2,K1,O4]

cancer neuro-endocrinien cutané l.m.

neuroendocrine carcinoma

Tumeur de Merkel mettant l'accent sur la fonction neurosécrétoire des cellules tumorales.
Syn. carcinome neuroendocrinien cutané

F. S. Merkel, anatomiste allemand (1875)

[F2,J1,O4]

cancer vésiculaire de la thyroïde l.m.

follicular carcinoma of the thyroid

Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires du corps thyroïde, dont la morphologie reproduit des structures vésiculaires plus ou moins différenciées, sans composante papillaire.
Les noyaux doivent être arrondis, sans inclusion nucléaire ni aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases osseuses.

Syn. carcinome vésiculaire de la thyroïde

→ cancer de la thyroïde

[F2,O4]

Candida albicans

Candida albicans
Micromycète levuriforme se présentant sous forme de cellules ovales ou arrondies.
Par rapport aux autres levures du genre Candida, il présente deux stades morphologiques spécifiques. Le premier correspond aux chlamydospores, spores volumineuses, à paroi épaisse, produites en culture sur milieu riz-agar-tween et à 24°C. Elles apparaissent à l’extrêmité de rameaux pseudomycéliens et constituent des formes de résistance. Le second stade est un mycélium vrai résultant d’une croissance apicale, qui peut être obtenu sur de nombreux milieux et qui débute en quelques heures par la formation d’un tube germinatif (test de filamentation en sérum). Dans certaines conditions de culture, apparaissent des formes de croissance allongées, fréquemment attachées par leur apex, qui constituent le pseudomycélium. L’identification biologique de Candida albicans est réalisée par des tests d’assimilation et de fermentation des sucres. Il existe deux sérotypes, A et B, respectivement proche de C. tropicalis et de C. stellatoidea. Saprophyte du tube digestif de l’Homme et des animaux, Candida albicans peut, dans certaines conditions particulières, proliférer en grand nombre et provoquer des manifestations pathologiques, cutanées ou muqueuses ou des septicémies entraînant des localisations viscérales diverses.

→ candidose

[D1]

canstatine n.f.

canstatin

Polypeptide de la famille des matricryptines, ayant une masse moléculaire de 24 kDa, qui constitue le domaine N-terminal de la chaîne α2 du collagène IV, capable d’inhiber la prolifération et la migration des cellules endothéliales et d’induire l’apoptose.

[C1]

capillaire sanguin l.m.

blood capillary

Élément le plus fin de l'appareil circulatoire, d'un calibre de 6 à 12 microns, représentant la portion terminale du système artériel, il est issu d'une métartériole et affluent d'une veinule.
Son architecture est une couche de cellules endothéliales assez jointives reposant sur une membrane basale. Les capillaires sanguins représentent un véritable organe, lieu principal des échanges nutritifs entre le sang et les tissus, et régulateur de nombreux processus d'homéostasie liés aux fonctions multiples de l'endothélium, comme l'hémostase.

Étym. lat. capillarus : cheveu

[A1,K4]

Édit. 2015

capsule du cristallin l.f.

capsula lentis (TA)

capsule of lens

Très fine membrane élastique qui enveloppe la masse épithéliale du cristallin.
La portion antérieure de la capsule, dite cristalloïde antérieure, est doublée à sa face profonde d’une couche épithéliale formée d’un seul rang de cellules, le cortex du cristallin. La portion postérieure de la capsule est dite cristalloïde postérieure. Les deux parties antérieure et postérieure de la capsule du cristallin s’unissent au niveau de l’équateur du cristallin.
Syn. anc. cristalloïde 2

[A1,P2]

Édit. 2015

CAR sigle anglais. pour constitutive androstan receptor

Facteur de transcription exprimé principalement dans les cellules hépatiques et intestinales.
Le CAR active un large spectre de gènes impliqués dans le métabolisme et l’excrétion des xénobiotiques. Il stimule également la synthèse des protéines impliquées dans la glucuronoconjugaison et l’excrétion de la bilirubine. Il est activé par une élévation de la concentration de bilirubine.

→ xénobiotiques, bilirubine

carboplatine n.m.

carboplatin

Agent cytotoxique, complexe organique du platine, homologue du cisplatine. Inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS, il est utilisé, en mono- ou polychimiothérapie. Dans le traitement de divers carcinomes (ovariens d’origine épithéliale, bronchiques à petites cellules et épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures). C’est le seul médicament cytotoxique dont la posologie est adaptable en fonction de la filtration glomérulaire du patient. Il est contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale sévère et de grossesse potentielle ou avérée. Sa néphrotoxicité est bien moindre que celle du cisplatine. On observe également des toxicités gastro-intestinales, une ototoxicité et, parfois, des réactions allergiques.

carcinoma dyskeratoticum segregans l.m.

carcinoma dyskeratoticum segregans
Carcinome spinocellulaire dont les cellules se détachent les unes des autres par suite d'un phénomène de dyskératose, formant ainsi des lacunes intratumorales pseudoglandulaires.

→ carcinome spinocellulaire adénoïde

[F2,J1]

carcinome adénoïde kystique l.m.

adenocystic carcinoma

1) En dermatologie, variété exceptionnelle du carcinome sudoripare eccrine sur le cuir chevelu.
L'image histologique associe des îlots uniquement composés de cellules épithéliales à des amas cellulaires ressemblant à un carcinome basocellulaire adénoïde et contenant parfois des plages kystiques remplies de mucine. La tumeur présente surtout une malignité locale et ne forme que rarement des métastases. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.
2) En pneumologie, tumeur primitive des glandes bronchiques, la plus fréquente de ces tumeurs autrefois regroupées dans le cadre des épistomes.
Anciennement dénommé cylindrome, cette tumeur est maintenant classée dans les carcinomes du fait de son potentiel malin dont témoignent les récidives locorégionales, les métastases plus rares mais possibles. Elle siège avant tout sur la trachée et les grosses bronches. Son traitement est, si possible, chirurgical et on lui adjoint une radiothérapie en cas d'atteinte ganglionnaire médiastinale ou d'invasion au niveau d'une ou des coupes chirurgicales. Cette tumeur est peu ou pas chimiosensible.
Anc. dénom. cylindrome, épithélioma à stroma remanié

R. Boggio, dermatopathologiste américain (1975)

→ cylindrome, carcinome mucineux eccrine

[F2,J1,K1]

carcinome annexiel microkystique l.m.

microcystic adnexal carcinoma

Variété de carcinome eccrine, survenant principalement chez la femme d'âge moyen, siégeant le plus souvent sur la lèvre supérieure, ayant une tendance à l'infiltration profonde et caractérisée histologiquement par la présence dans un stroma fibreux de zones contenant des îlots de cellules basaloïdes avec différenciation pilaire et d'autres dans lesquels prédominent des aspects glandulaires.
Malgré le caractère infiltrant de la tumeur, des métastases n'ont jusqu'à présent pas été rapportées. Après exérèse chirurgicale, les récidives locales sont fréquentes.

Syn. carcinome sudoral sclérosant

[F2,J1]

carcinome basocellulaire adamantinoïde l.m.

Variété histologique de carcinome basocellulaire dont les boyaux sont le siège d'une évolution adamantinoïde ou atrophie stellaire.
Ce phénomène s'observe dans la masse tumorale et se caractérise par un élargissement des espaces intercellulaires qui restent souvent vides mais contiennent parfois une substance mucoïde ou même hyaline. La rétraction des cellules tumorales, qui restent toutefois rattachées entre elles par des filaments anastomotiques, donne à celles-ci un aspect étoilé. Les éléments marginaux restent inchangés et gardent leur délimitation palissadique. L'évolution adamantinoïde peut être le point de départ de formations kystiques intratumorales. Sa présence ne modifie aucunement le pronostic de la tumeur. (L'organe adamantin donne naissance à l'émail, tissu dur, minéralisé, d'origine ectodermique, recouvrant la couronne dentaire).

Étym. gr. adamantinos : dur comme l’acier ou le diamant

Syn. atrophie stellaire, cancer basocellulaire adamantinoïde, épithélioma basocellulaire adamantoïde

[F2]

carcinome basocellulaire cylindromateux l.m.

basal cell carcinoma with cylindromatous degeneration

Variété de carcinome basocellulaire dont le stroma, englobé dans des incisures des lobules tumoraux, dégénère et évolue vers la formation de cavités kystiques contenant souvent une substance mucoïde ou même hyaline.
Ce terme s'utilise également lorsque les travées néoplasiques sont entourées d'un épais manchon hyalin, semblable à ce qu'on observe dans le cylindrome ou tumeur de Spiegler ou de Poncet-Spiegler, et comparable à la vitrée entourant le follicule pileux catagène. Contrairement à la substance mucoïde, ce manchon résulte probablement d'une régression des cellules tumorales et non pas d'une dégénérescence du stroma.

A. Poncet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1890) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1899)

Syn. cancer basocellulaire cylindromateux, dégénérescence cylindromateuse, épithélioma basocellulaire cylindromateux, remaniement cylindromateux

[F2]

carcinome bowénoïde l.m.

bowenoid carcinoma

Variété histologique du carcinome basocellulaire, dont l'aspect des bourgeons rappelle celui de la maladie de Bowen et se compose d'une mosaïque de cellules épithéliales de taille variable, dont les noyaux sont fréquemment monstrueux, hyperchromatiques ou polylobés.
Il n'est pas rare qu'une cellule contienne deux ou plusieurs noyaux. Cette image serait favorisée par l'arsenicisme.

J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)

[F2,J1]

carcinome bronchio-alvéolaire lépidique l.m.

Forme anatomo-clinique d’adénocarcinome bronchiolo-alvéolaire d'architecture lépidique pure, caractérisée par le recouvrement de parois alvéolaires normales ou discrètement épaissies par des cellules tumorales en couches unicellulaires.
Cette structure lépidique respecte l'architecture vasculaire et élastique normale propre à la paroi alvéolaire. Elle correspond à une tumeur non invasive, extrêmement rare (moins de 3 % des adénocarcinomes).

Étym. gr. lepidos : écaille

→ lépidique, cancer du poumon

[F2,K1]

carcinome bronchopulmonaire à petites cellules l.m.

small cell lung carcinoma

cancer bronchique à petites cellules

→ syndrome médiastinal, syndrome paranéoplasique,neurospécifique énolase

[F2]

Édit. 2020

carcinome cholangiolaire l.m.

intrahepatic cholangiocarcinoma, cholangiocellular carcinoma, peripheral bile duct carcinoma

Tumeur maligne intrahépatique constituée de cellules ressemblant à celles des canaux biliaires.
L'aspect histologique le plus fréquent est une prolifération épithéliale tubulée bien différenciée s'accompagnant d'un stroma fibreux abondant.
Il s'agit d'une tumeur beaucoup plus rare que le carcinome hépatocellulaire. Il peut survenir sur des lésions préexistantes, parasitose biliaire en Asie, cholangite sclérosante dans les pays occidentaux.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. cholangiocarcinome intrahépatique

→ cholangite sclérosante, carcinome hépatocellulaire

[F2, L1]

Édit. 2020

carcinome de Bellini l.m.

Bellini's carcinoma

Tumeur maligne rare du rein, développée aux dépens des cellules principales du tube collecteur au niveau de la médullaire.
D'évolution sévère, elle infiltre la médullaire et les pyramides sans déformer le rein.

L. Bellini, anatomiste italien (1643-1704)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. carcinome des tubes collecteurs extrapyramidaux, tumeur des tubes de Bellini

→ cancer du rein

[F2,M1,M2]

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