Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

partie profonde du muscle sphincter externe de l'anus l.f.

pars profunda musculi sphincteris ani externi (TA)

deep part of external anal sphincter

→ muscle sphincter externe de l'anus

partie sous-cutanée du muscle sphincter externe de l'anus l.f.

pars subcutanea musculi sphincteris ani externi (TA)

subcutaneous part of external anal sphincter

→ muscle sphincter externe de l'anus

partie superficielle du muscle sphincter externe de l'anus l.f.

pars superficialis musculi sphincteris ani externi (TA)

superficial part of external anal sphincter

→ muscle sphincter externe de l'anus

partie supérieure du duodénum l.f.

pars superior duodeni (TA)

superior part of duodenum

→ duodenum

PAS (coloration par le) l.f. sigle angl. pour Periodic Acid Shiff

PAS stain

R. D. Hotchkiss, microbiologiste américain (1948); J. F. A. McManus, anatomopathologiste canadien (1946)

Syn. coloration de Hotchkiss-McManus

→ Hotchkiss-McManus (coloration de), acide périodique

peau losangique de la nuque l.f.

→ peau rhomboïdale de la nuque

peau rhomboïdale de la nuque l.f.

cutis rhomboidalis nuchae

Aspect de la peau de la nuque qui est épaissie, jaunâtre, rugueuse et parcourue de profonds sillons qui s'entrecroisent, correspondant à un type de vieillissement cutané assez banal chez les sujets longtemps exposés au soleil.

J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1925)

Syn. peau losangique de la nuque

pédicule vasculonerveux intercostal l.m.

intercostal vasculonervous pedicle

Ensemble formé par la veine intercostale, l'artère intercostale et le nerf intercostal, courant dans un même espace au bord inférieur de la côte sus-jacente qui forme une gouttière.
De haut en bas, à partir de l'angle postérieur de la côte, on trouve la veine, l'artère et le nerf qui est le plus bas situé.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

pédiculose n.f.

Infestation par des parasites externes qui sont des insectes psocoptères appelés poux et pouvant appartenir à trois espèces : Pediculus humanus capitis ou pou de tête, Pediculus humanus vestimentorum seu corporis ou pou du corps, Phtirius

Les poux sont des arthropodes, de d'ordre des anoploures et de la famille des pédiculés. L'éclosion des œufs ou lentes demande 10 jours, ce qui impose un traitement répété à 10 jours d'intervalle.

Étym. lat. pediculus : pou

Syn. phtiriase, maladie pédiculaire

Pediculus humanus capitis

Pediculus humanus capitis

Pou de tête, ectoparasite spécifique de l'Homme, agent de la pédiculose du cuir chevelu.

→ pou

[D1, D4]

Édit. 2019

Pediculus humanus corporis l.m.

Pediculus humanus corporis

Pou de corps, ectoparasite spécifique de l'Homme, agent de la pédiculose du corps et vecteurs de plusieurs maladies bactériennes

Syn. Pediculus humanus humanus

→ pou

[D1, D4]

Édit. 2019

pelade ophiasique de Celse l.f.

ophiasis, ophiasic alopecia areata

Variété de pelade débutant par une plaque chauve postérieure du haut de la nuque s'étendant horizontalement en couronne derrière, puis au-dessus des oreilles à la façon d'un serpent.
La pelade ophiasique évolue souvent vers une pelade décalvante totale.
A. Celsius, médecin romain du Ier siècle

Étym. gr. : ophis : serpent

Syn. pelade ophiasique, ophiase (inusité), ophiasis (inusité)

Hailey-Hailey (pemphigus chronique bénin familial de) l.m.

familial benign chronic pemphigus, Hailey-Hailey’s disease, pemphigus familiaris chronicus benignus

Dermatose bulleuse acantholytique primitive héréditaire à transmission autosomique dominante à pénétrance variable, caractérisée par la formation de bulles par acantholyse intra-épidermique supra-basale et par l'absence de dépôts d'anticorps dans les espaces interkératinocytaires, ce qui la distingue des pemphigus auto-immuns.
Elle débute à l'adolescence ou l'âge adulte dans les zones de friction, telles que le cou, les plis axillaires et inguinaux, et, plus rarement, atteint d'autres régions comme le cuir chevelu et, exceptionnellement, les muqueuses. La lésion élémentaire est une vésiculobulle flasque, facilement rompue, laissant une érosion rapidement recouverte d'une croûte jaunâtre. Par confluence les lésions constituent de larges nappes suintantes, croûteuses, macérées, malodorantes, souvent parcourues de fissures ou "rhagades". L'examen histologique montre, au sein d'un épiderme papillomateux, une acantholyse intra-épidermique supra-basale avec formation de fentes ou de bulles, sans kératinocytes monstrueux, associée de façon variable à une dyskératose kératinocytaire. Aucun dépôt intra-épidermique d'anticorps n'est observé en immunofluorescence directe. L'évolution spontanée est chronique se faisant par poussées favorisées par la transpiration, la macération et la surinfection, avec une tendance à la diminution au cours des années. Le traitement est avant tout préventif : éviction des frottements et désinfection locale.

H. Hailey et W. Hailey, dermatologistes américains (1939) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1933)

Syn. maladie de Hailey-Hailey, maladie de Gougerot-Hailey-Hailey

→ acantholyse, pemphigus,rhagade, dyskératose

[J1]

Édit. 2018

pendulaire (épreuve) l.f.

pendular test, sinusoidal test

Méthode de stimulation vestibulaire rotatoire soumettant un sujet, assis dans un fauteuil, à des rotations sinusoïdales, alternativement horaires et antihoraires, suivant un axe vertical, d’amplitude ou de fréquence variables.
La réponse nystagmique oculaire provoquée, recueillie par électro-vidéonystagmographie, est comparée à l’enregistrement du mouvement du fauteuil.

Syn. épreuve rotatoire pendulaire

→ nystagmus, électro-nystagmographie

pénombre (d'un faisceau) n.f.

penumbra

Région en bordure du faisceau où l'intensité du rayonnement présente une rapide variation.
Dans un faisceau de radiodiagnostic, délimité par un diaphragme mince, elle est due au fait que la source des rayons X n'est pas ponctuelle.
Dans un faisceau de photons de haute énergie, délimité par un collimateur épais, un 2ème facteur est la transmission de rayonnement traversant obliquement le bord distal du collimateur. Dans un milieu interviennent également les photons diffusés et les électrons secondaires projetés en bord de faisceau.
Dans un faisceau d'électrons de haute énergie elle est due aux électrons diffusés par la face interne du collimateur et dans le milieu.
On définit conventionnellement la largeur de la pénombre, sur un profil du faisceau, par la distance entre les points correspondant aux doses 80% et 20%.

→ flou, foyer

pénombre ischémique l.f.

ischemic penumbra

Région située à la périphérie d'une zone centrale d'ischémie sévère engagée dans la nécrose, et dont la réponse positive à la thérapeutique peut expliquer une récupération parfois majeure de certains déficits initialement importants.
Cependant les phénomènes en cause dans un accident ischémique cérébral sont complexes. On peut ainsi mettre en évidence une "perfusion de luxe" en relation probable avec l'acidose locale, qui se caractérise par un découplage du débit sanguin régional, lui-même excessif par rapport à l'activité métabolique de la zone lésée.
L'IRM en séquences de diffusion-perfusion comparées aux séquences T2, peut permettre d'apprécier cette zone de pénombre.

pepsinurie n.f.

pepsinuria

Présence de pepsine dans les urines.
L'activité protéolytique de l'urine en milieu acide est le fait d'une uropepsine qu'on pense être un produit de dégradation partielle de la pepsine gastrique.
Il n'existe pas de parallélisme absolu entre la pepsinurie et la sécrétion gastrique.

permutation de nombres aléatoires (table de) l.f.

permutation random number table

Tables utilisées pour répartir de manière aléatoire des sujets inclus dans un essai randomisé afin de produire un tirage au sort équitable.

[E1]

Édit. 2020

petite lèvre n.f.

labium minus pudendi (TA)

labium minus

Repli cutané vulvaire pair et symétrique, allongé sagittalement entre le capuchon clitoridien en avant et la fourchette vulvaire en arrière.
Sa face interne délimite les contours du vestibule, sa face externe est séparée de la grande lèvre par le sillon interlabial.

Syn. nymphe

→ coalescence des petites lèvres, hypertrophie des petites lèvres, nymphectomie, nympho plastie

petites veines de Galien l.f.p.

Galien (Galen, Galenos ou Galenus), médecin grec (130-200)

→ veines cérébrales internes

pétrosite granulomateuse l.f.

cholesterol granuloma of the petrous apex

Granulome à cholestérine de l’apex pétreux.
Il use l’os à son contact, entraînant céphalées profondes, hypoacousie de perception, troubles de l’équilibre, acouphènes, atteinte progressive, par compression, du V, VI, VII et des nerfs mixtes dans le trou déchiré postérieur. L’absence d’atteinte de l’oreille moyenne permet d’éliminer un syndrome de Gradenigo. Le bilan cochléo-vestibulaire, la tomodensitométrie, la résonance magnétique, avec injection de gadolinium, en permettent le diagnostic.

G. Gradenigo, comte,  otorhinolaryngologiste italien (1904)

→ Gradenigo (syndrome de)

phagocyte mononucléé l.m.

mononuclear phagocyte

Cellule d'origine médullaire passant par différents stades : monocyte, histiocyte, macrophage, leucocyte dendritique, chargée d'une fonction d'épuration (phagocytose) et d'une fonction de déclenchement et de modulation des réponses immunitaires par la sécrétion de diverses monokines.

phagocytes mononucléés (système des) l.m.

mononuclear phagocyte system

Réseau de cellules disséminées dans l’organisme, caractérisées par leur activité phagocytaire, leur mobilité, leur rôle dans le déclenchement et l’entretien des réactions immunitaires.
Ces cellules, d’origine médullaire, passent dans le sang (monocytes), et parviennent dans les tissus conjonctifs lâches où elles prennent le nom d’histiocytes-macrophages. Dans les alvéoles pulmonaires, ce sont les cellules à poussières ou macrophages alvéolaires, dans le foie, les cellules de Kupffer, dans le cerveau, les cellules de la microglie, dans la peau, les cellules de Langerhans, dans l'os, les ostéoclastes.

Syn. système mononucléé phagocytaire, système réticuloendothélial (terme obsolète), ou réticulohistiocytaire (terme obsolète)

phénylcétonurie n.f.

phenylketonuria (PKU)

Génopathie humaine à transmission autosomique récessive, due à un blocage de la transformation de la phénylalanine en tyrosine par déficit de la de l’enzyme phénylalanine hydroxylase.
Biologiquement il existe une accumulation plasmatique et urinaire de phénylalanine et de ses métabolites, avec élimination dans les urines d’acide phénylpyruvique (odeur de souris ou de moisissure).
Les enfants, le plus souvent hypopigmentés et à cheveux blonds, à la peau d’odeur de « moisi », sont atteints d’une déficience mentale progressive aboutissant à l’oligophrénie phénylpyruvique. Il peut exister une microcéphalie, des calcifications intracrâniennes, une hyperréflexie, des crises d’épilepsie, une agitation, une catatonie. Outre la cataracte présente une fois sur dix, on rencontre des sclères bleues, une photophobie intense, des opacités de la cornée, un albinisme oculaire partiel et une macula atrophique.
La fréquence en France est de 1 sur 17000 naissances (0,5% seulement restent asymptomatiques). Le diagnostic prénatal est possible. Le dépistage néonatal, légalement obligatoire, se fait avec le dépistage de l’hypothyroïdie entre le 3ème et le 6ème jour de la vie par appréciation systématique de la phénylalaninémie (test de Guthrie effectué sur une goutte de sang du nouveau-né) qui permet une prévention précoce. En effet, cette affection perturbe le développement myélinique dès le début de la vie et surtout pendant la période de myélinisation active.
La prévention de l’évolution repose exclusivement sur un régime institué précocement, réduisant l’apport alimentaire de phénylalanine. Si la forme de la maladie y est sensible, cette diététique assure un développement psycho-intellectuel normal sous réserve d’un régime bien suivi.
Trois formes avec déficit enzymatique différent ont été identifiées. Pour la plus fréquente, la phénylcétonurie de type 1 (PKU 1), c’est un déficit en phénylalanine-hydroxylase (PAH). Le gène de la PAH est en 12q23.2. Pour la phénylcétonurie de type 2 (PKU2),- c’est un déficit en quinoïde-dihydroptéridine-réductase (QPDR). Le gène de cette enzyme (QDPR) est en 4q15.32. Pour la phénylcétonurie de type 3 (PKU3), c’est un déficit en 6 pyruvoyl–tétrahydroptéridine–synthase (PTS). Le gène PTS est en 11q23.1 Le régime pauvre en phénylalanine est approprié pour la forme 1. Les formes 2 et 3 ne répondent pas au régime.

I. A. Følling, biochimiste norvégien (1934).

Syn. Følling (syndrome de), oligophrénie phénylpyruvique

→ → hémocystinurie, Hartnup (syndrome de), maladie du sirop d’érable, PAH, QDPR, PTS,déficit en tétrahydrobioptérine, acide phénylpyruvique, phénylalanine-hydroxylase, test de Guthrie 

phlébographie des sinus caverneux l.f.

cavernous sinus venography or phlebography

Étude radiographique des sinus caverneux et des veines de la base du crâne après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen se fait par la méthode de Seldinger, en plaçant le cathéter dans la partie postérieure du sinus pétreux inférieur, soit par ponction directe de la veine jugulaire interne, soit par voie veineuse fémorale. Dans ce dernier cas, l'examen se pratique sous contrôle électro-cardiographique, en raison du trajet intracardiaque de la sonde.

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