Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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sonic hedgehog

sonic hedgehog

Membre de la famille des protéines hedgehog, particulièrement exprimé au cours du développement du système nerveux et de l’appareil digestif.

Abrév. Abr Shh

→ protéines hedgehog

souffrance fœtale l.f.

fœtal distress

État qui se manifeste chaque fois que le fœtus est victime d'une insuffisance importante ou prolongée du fonctionnement du placenta, entraînant une réduction des échanges respiratoires et métaboliques.
La souffrance fœtale aigüe, contemporaine de l'accouchement, peut compliquer une souffrance chronique.
La souffrance fœtale chronique s'observe le plus souvent au cours d'une toxémie gravidique lorsqu'il y a implantation basse du placenta et en cas de malformation utérine ou de misère physiologique maternelle. Elle entraîne une hypotrophie fœtale qui peut être considérable et désastreuse lorsqu'il y a un retard de développement du système nerveux. Le nouveau-né possédant alors peu de réserves énergétiques, le risque d'hypoglycémie est important.
La souffrance fœtale aigüe s'observe chaque fois que les échanges respiratoires et métaboliques ont été entravés, voire abolis, p. ex. au moment de la naissance. La cause peut être un hématome rétro-placentaire, un placenta prævia très hémorragique, un collapsus ou une hypoxie chez la mère, une procidence du cordon, des difficultés lors de l'extraction, une hypertonie utérine spontanée ou provoquée par les ocytociques : beaucoup d'enfants naissent alors en état de mort apparente. Pendant l'extraction, des signes peuvent annoncer une souffrance aigüe : ce sont, par ordre chronologique, une accélération de la fréquence cardiaque du fœtus, puis une bradycardie et enfin l'expulsion de méconium dans le liquide amniotique. L'asphyxie provoque des mouvements respiratoires prématurés du fœtus qui inhale alors ce liquide : il en résulte un effet délétère sur ses alvéoles. Si le liquide est chargé de méconium la situation est plus grave car il y a inhalation de corps étrangers particulièrement visqueux et obstructifs.
En cas de souffrance fœtale, on constate à la naissance une hypoxie profonde, une acidose métabolique majeure avec souvent une forte hyperlactacidémie. Le score d'Apgar est très bas. Une attention particulière doit alors être portée au risque d'hypoglycémie.

→ Apgar (score d'), hématome rétro-placentaire, mort apparente du nouveau-né, placenta prævia, toxémie gravidique, retard de croissance intra-utérin, hypotrophie fœtale,

sous-médicalisation n.f.

1) Etat d’une population qui dispose d’un nombre de services médicaux estimé insuffisant par rapport à ses besoins sanitaires.
2) Comportement d’une population dont on estime qu’elle n’a pas assez recours aux services médicaux par rapport à ses besoins réels.
Le premier sens caractérise, par exemple, la plupart des pays en développement. Le deuxième sens s’applique, entre autres, aux populations pauvres ne disposant pas de protection sociale ; en France certains groupes n’ont pas recours au système de soins par manque d’informations.

Ant.  : surmédicatisation

SOX11 gene sigle angl. pour SRY box 11

Gène situé sur le locus chromosomique 2p25 codant pour un facteur de transcription jouant un rôle dans le développement du système nerveux et dans la tumorigenèse.
Ce gène joue le rôle d’oncogène dans le lymphome du manteau.

A.A. Ferrando, généticien américain (2013)

Syn. MRD27

→ lymphome du manteau

spasticité n.f.

spasticity

Contraction d’un muscle ayant tous les caractères d’un spasme.
Forme la plus fréquente d'hypertonie, où la résistance à la mobilisation passive s'accroît en fonction de la vitesse de déplacement du membre testé et de son degré d'étirement. Elle caractérise fondamentalement un syndrome pyramidal au stade de chronicité. Elle revêt un caractère élastique car le membre reprend sa position initiale dès qu'il n'est plus sollicité. En revanche, si le déplacement est poursuivi, un relâchement est possible. Majorée sur les muscles antigravitaires, en station debout et par l'action, elle peut entraîner un pseudosteppage spasmodique en cas de syndrome pyramidal fruste. À la spasticité s'associent notamment : une exagération des réflexes ostéotendineux (vifs, diffusés, polycinétiques), un possible clonus, des réflexes cutanés abdominaux abolis, la survenue de réflexes de défense, un réflexe cutané plantaire habituellement en extension (signe de Babinski, pouvant manquer en phase aigüe flaccide et aréflexique, mais précédant l'apparition de l'hyperréflexie ostéotendineuse), parfois des syncinésies.
Cette hyperactivité des réflexes myotatiques peut résulter d'une hyperactivité du système gamma, qui semble différer selon le niveau de la lésion. Les données neurochimiques sont encore incomplètes.

Étym. gr. spasmos : contraction, spasme

Syn. spasmodicité

→ réflexe myotatique

spectromètre n.m.

spectrometer

Appareil de mesure permettant de classer des émissions de rayonnement en fonction de leur énergie.
En imagerie médicale, les spectromètres utilisent des compteurs à scintillations, des compteurs proportionnels à gaz ou des détecteurs à semi-conducteurs.
Leur principe de fonctionnement repose sur l'emploi d'une chaîne de détection ne comportant que des étapes à rendement constant, de façon que le signal finalement enregistré soit proportionnel à l'énergie des ions apparus lors de l'absorption de chaque particule. Un système de discriminateur électronique permet, en bout de chaîne, de classer les signaux (ou impulsions) en fonction de leur hauteur.

→ compteur de particules, spectrométrie, spectre d'un rayonnement

sphincter uréthral l.m.

urinary sphincter, urethral sphincter

Structure anatomique musculaire circulaire ou annulaire de l'urèthre capable de se fermer pour assurer la continence et de s'ouvrir pour permettre une exonération.
Le sphincter uréthral, disposé autour du col et de l'urèthre, comprend des fibres musculaires lisses et des fibres striées.
Le sphincter lisse est fait de fibres obliques ou circulaires disposées autour du col et de l'urèthre initial. Il assure la continence passive en participant pour 50% à la pression uréthrale par une activité tonique de type α-adrénergique, maintenue par le système sympathique. Le point de départ du réflexe sympathique est une stimulation des récepteurs de tension du détrusor ; les afférents gagnent la moelle dorsolombaire par les nerfs pelviens tandis que les efférents rejoignent, par les nerfs hypogastriques, les fibres musculaires lisses de la vessie et de l'urèthre (récepteurs α). Ce réflexe est placé sous contrôle inhibiteur supra-médullaire.
Le sphincter strié double extérieurement le sphincter lisse. Chez l'homme il entoure complètement l'urèthre membraneux d'un manchon épais en avant, qui s'amincit vers le veru montanum ; le développement de la prostate refoule ses fibres qui s'étalent sur les faces antérieure et latérales de la glande. Chez la femme, il s'étend sur toute la longueur de l'urèthre, mais ne l'entoure complètement que dans son tiers moyen. Il est fait de deux composantes : l'une para-uréthrale au contact de l'urèthre, faite de fibres à contractions lentes (type 1) qui maintiennent une activité tonique permanente ; l'autre péri-uréthrale, appartenant aux muscles du plancher périnéal, faite de fibres à contractions rapides (type 2) qui assurent la continence volontaire. Il reçoit une innervation somatique par le nerf pudendal. Le tonus du sphincter strié, et plus précisément de sa portion péri-uréthrale, dépend d'un réflexe médullaire sous contrôle supra-médullaire. Il est organisé dans le centre somatique et emprunte les nerfs honteux internes pour afférence et efférence. Le point de départ est une stimulation des récepteurs de tension des muscles périnéaux.

Syn. sphincter urinaire

→ détrusor, veru montanum

sphingomyéline n.f.

sphingomyelin

Sphingolipide constitué par un acide gras lié à la sphingosine par une liaison amide et un acide phosphorique unissant, par une liaison diester, l'alcool primaire de la sphingosine à celui de la choline.
Les sphingomyélines sont présentes dans tous les tissus animaux : elles représentent notamment une partie des phospholipides du foie, de la rate et du cerveau. Le sérum sanguin en contient de 0,30 à 0,35 g/L. Lors d’un déficit en sphingomyélinase, enzyme dégradant la sphingomyéline, elles s’accumulent dans le système des phagocytes mononucléés : il en est ainsi dans les 2 formes de la maladie de Niemann-Pick.
Ce phospholipide du liquide amniotique sert de référence pour évaluer la sécrétion croissante de surfactant dans le dernier trimestre de la grossesse.

A. Niemann, pédiatre allemand (1914) ; L. Pick, anatomopathologiste allemand (1926) 

→ sphingolipide, sphingomyélinose, Niemann-Pick (maladie de)

sphingomyélinose n.f.

sphingomyelinosis

Affection caractérisée par l'accumulation de sphingomyéline dans les tissus, et plus précisément dans le système des phagocytes mononucléés, du fait d'un déficit en sphingomyélinase.

A. Niemann, pédiatre allemand (1914) ; L. Pick, anatomopathologiste allemand (1926) 

→ Niemann-Pick (maladie de)

sphingosidolipide n.m.

sphingosidolipid

Sphingolipide contenant un groupement osidique, p. ex. cérébrosides, globosides, gangliosides, etc.
Les sphingosidolipides sont essentiellement présents dans les tissus animaux, plus spécialement, dans le système nerveux. Il en existe de petites quantités dans la plupart des membranes cellulaires.

Syn. sphingoglycolipide

spina bifida l.m.

 spina bifida
Malformation, souvent familiale, de la colonne vertébrale, généralement localisée à la région lombosacrée, plus rarement dorsale et exceptionnellement cervicale, caractérisée par l’absence de soudure de l’arc postérieur.
Tous les degrés de gravité sont possibles, de la forme occulta à la forme aperta, c’est à dire depuis l’anomalie occulte sans traduction clinique, simple découverte radiologique, jusqu’à la malformation du système nerveux avec hernie de l’enveloppe méningée, soit seule (méningocèle) soit avec la moelle épinière (myéloméningocèle), responsable d’une paraplégie ou d’un syndrome de la queue de cheval. Malformation congénitale la plus fréquente (1/1 000 nouveau-nés vivants), elle est particulièrement présente dans les pays celtes (Bretagne, Angleterre, Irlande), où elle peut atteindre 6/1 000. L’ingestion préconceptionnelle d’acide folique semble en réduire l’incidence. L’intervention neurochirurgicale de fermeture du tube neural à la naissance ne permet pas toujours la correction des troubles moteurs ou sphinctériens. Il est légitime de proposer une interruption médicale de grossesse pour les formes les plus sévères, sans mobilité des membres inférieurs, dépistées par l’échographie prénatale ou par dosage de l’α-fœtoprotéine dans le liquide amniotique.

Étym. lat. spina : épine

→ anencéphalie, dysraphie, méningocèle, méningomyélocèle, rachischisis, neurovessie, neurovessie

spirogramme n.m.

spirogram

Enregistrement du volume de la ventilation pulmonaire en fonction du temps.
Le tracé de repos montre les mouvements ventilatoires, expiration en bas, inspiration en haut. En circuit fermé, le volume d'air sous la cloche du spirographe diminue progressivement du fait de la consommation d'O2 et de l'absorption par la chaux sodée du CO2 rejeté, ce que traduit l'ascension progressive du tracé. Cette ascension correspond à la consommation d'O2 qu'on peut aisément mesurer sur une minute. On peut aussi mesurer le volume courant, ainsi que la fréquence ventilatoire, f, dont le produit V x f, représente la ventilation, c'est-à-dire le volume d'air expiré par unité de temps (en général la minute).
 
Le spirogramme peut comporter l'enregistrement d'épreuves fonctionnelles telles que celle de Tiffeneau, du débit de pointe ou de la ventilation maximale. Enfin il permet l'enregistrement des épreuves pharmacodynamiques de bronchoconstriction ou de bronchodilatation.
Les anémomètres en système ouvert permettent aussi l'enregistrement du spirogramme mais ils ne peuvent mesurer la consommation d'O2 (il faut leur adjoindre des analyseurs de gaz et la précision est moins bonne).
 

→ anémomètre, débit de pointe, fréquence, VEMS, ventilation, ventilation maximale, volume courant

spirographe n.f.

spirograph

Appareil permettant d'enregistrer les volumes créés par les mouvements ventilatoires.
Ils fonctionnent, soit en circuit fermé (ex. appareil de Benedict ou de Cara), soit en système ouvert : dans ce cas l'anémomètre est muni d'un intégrateur pour obtenir le spirogramme.
Comme ces derniers dispositifs sont plus maniables et moins encombrants que les appareils en circuit fermé, ils sont très utilisés en clinique mais sont moins précis.

→ spirogramme, système anesthésique

splénoportographie n.f.

splenoportography

Radiographie du système veineux splénoportal après injection intrasplénique par voie transpariétale d'un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Très utilisée à partir de 1951 pour le diagnostic de l'hypertension portale, elle fut ensuite progressivement abandonnée au profit d'autres techniques, comme l'artériographie sélective du tronc cœliaque avec étude du retour veineux (splénoportographie de retour). Plus récemment, l'injection d'un radionucléide dans la veine ombilicale, a permis de suivre le flux circulatoire (splénoportographie isotopique).

→ splénographie

stéganographie n.f.

steganography

Procédé en expérimentation qui consiste à introduire, à l'intérieur d'une image, un message crypté que seules les personnes possédant la clé du système pourront déchiffrer.
Par exemple, la télétransmission d'un examen d'imagerie médicale préserve l'anonymat du patient si son nom crypté n'est lisible que par le médecin expéditeur et le médecin récepteur.

Étym. gr. steganos : couvert, caché

stéréogramme de points aléatoires l.m.

random dot stereogram

Image constituée de points correspondants et disparates apparemment distribués au hasard.
La vision indépendante des points par chaque œil, réalisée à l'aide d'un système optique de type prismes ou filtres colorés, permet au sujet doué de vision binoculaire de percevoir l'image en relief. Les neurones sensibles à la disparité répondent à la disparité rétinienne des ensembles de points.

Syn. randot

→ randot

stimulant adj. et n.m.

Substance agissant sur le système nerveux central pour en accroître l’activité.
La pharmacologie les subdivise ainsi :
1) Stimulants à prédominance cérébrale portant en particulier sur le cortex (exemple la caféine), le thalamus et l’hypothalamus. Dans cette catégorie, on classe aussi les psycholeptiques (non-analeptiques, thymo-analeptiques, thyméréthiques).
2) Stimulants à prédominance bulbaire (exemple camphre, nicéthamide).
3) Stimulants à prédominance médullaire qui augmentent le pouvoir réflexogène de la moelle, par exemple la strychnine.

stimulus n.m.

stimulus

Agent susceptible de provoquer une réaction d'un système excitable, dont la nature, en électrophysiologie, est variée : électrique, visuelle, sonore ou magnétique.
Le plus usuel est le stimulus électrique appliqué à un nerf pour mesurer la vitesse de conduction. Il est défini par sa durée (ms), sa forme (rectangulaire, exponentielle, etc.), sa force ou intensité, mesurées en voltage (V) ou ampérage (A).
Le stimulus seuil est celui qui est juste suffisant pour produire une réponse détectable (stimulus liminaire). Le stimulus maximum est celui au-delà duquel toute augmentation d'intensité n'entraîne pas d'augmentation de l'amplitude de la réponse évoquée. Pour toute intensité supérieure au stimulus maximum, le stimulus est appelé supramaximum. Par convention, celui-ci est de 20% supérieur au maximum. Les termes de stimulation liminaire, sous-liminaire (au-dessous du seuil), maximale ou supra-maximale sont également utilisés en pratique courante.

stress et psychiatrie l.m.

stress and psychiatry

Modèle complexe de réponse non spécifique à des circonstances vécues par la personne comme tellement critiques, voire urgentes (agression physique, émotion, déprivations diverses, etc.) qu'elle n'a pas pu les contrôler dans ses limites d'adaptation.
À des degrés divers, sont retenus classiquement deux versants :
- physiologique (H. Selye, 1936), avec le "syndrome général d'adaptation", la "réaction d'alarme" à un agent stressant, visant à un retour à l'homéostasie. Intervient toute une chaîne de réponses neuro-endocriniennes, allant du système limbique à l'hypothalamus en passant par l'axe hypophyso-cortico-surrénalien, pouvant aboutir à des lésions en cas de dépassement prolongé des capacités de l'organisme. Ainsi se sont développés certains concepts psychosomatiques, dans une perspective causaliste seulement linéaire ;
- psychologique, à la fois mobilisant la conscience sur la situation et affaiblissant le contrôle volontaire de l'action. Cependant, si elle privilégie la massivité du traumatisme psychique et son impact immédiat, cette notion est prise en défaut pour rendre compte notamment de la dimension subjective singulière de l'événement et de l'installation des troubles psychotraumatiques au long cours. Elle demeure essentiellement d'ordre physiologique et non psychologique.
Actuellement, sous l'influence de la psycho-neuro-endocrinologie et, plus récemment, de la psychoneuro-immunologie, la perspective psychobiologique met l'accent sur les interactions entre phénomènes somatiques et psychiques.
De toute façon, le "couteau" (la source du stress) ne doit pas être confondu avec la "plaie" (le stress).

J. H. Selye, physiologiste canadien (1936)

strie terminale l.f.

stria terminalis (TA)

stria terminalis

Fibres d’association du système rhinencéphalique, qui parcourent le sillon opto-strié.
Elles s’étendent de l’écorce de l’uncus et du noyau amygdalien jusqu’aux noyaux du septum et à la substance perforée antérieure.

Syn. anc. bandelette semi-circulaire, taenia semicircularis

subconscient n.m.

subconscious, subconsciousness

Terme appartenant au vocabulaire de la psychologie, désignant ce qui est peu ou pas accessible à la conscience, repris par P. Janet dans un sens assez proche de l'inconscient freudien.
Dans la langue vulgaire, subconscient est plutôt un adjectif servant à qualifier des idées ou des sentiments que S. Freud aurait logés dans son système préconscient.

P. Janet, médecin, psychologue et philosophe français (1909)

substance blanche l.f.

substantia alba (TA)

white substance

Partie de la substance du système nerveux central qui correspond aux voies nerveuses.
La présence de myéline dans la constitution de la gaine des fibres de ces voies explique l’aspect blanchâtre de cette substance. Au niveau de la moelle spinale et du tronc encéphalique elle occupe la périphérie de l’organe ; au niveau du cervelet et des hémisphères cérébraux, organes terminaux, elle occupe le centre de la formation.

substance grise l.f.

substantia grisea (TA)

grey matter, grey substance

Partie du système nerveux central qui correspond aux centres nerveux.
La présence des corps cellulaires lui confère son aspect grisâtre. Au niveau de la moelle et du tronc de l’encéphale elle occupe la partie centrale de l’organe ; au niveau du cervelet et des hémisphères cérébraux elle occupe à la fois la partie centrale (noyaux gris centraux du cervelet et du cerveau) et la partie périphérique (cortex cérébelleux et cortex cérébral).

substance innominée l.f.

substantia innominata (TA)

innominate substance

Nappe discontinue de substance grise située dans la partie basale du télencéphale, de la substance perforée antérieure au noyau amygdalien et, transversalement, de la capsule externe à la substance grise du tuber cinereum.
Elle est comprise entre l’anse lenticulaire et la commissure antérieure de l’encéphale en haut, et le pédoncule inférieur du thalamus en bas. Elle semble appartenir au système végétatif diencéphalique.

substance P l.f.

P substance

Peptide de la famille des tachykinines ayant un rôle de neurotransmetteur notamment dans la substance noire (locus niger) et les voies dopaminergiques nigrostriales du système nerveux central, ainsi que dans les neurones périphériques des fibres sensorielles conduisant les messages nociceptifs.
La substance P est aussi biosynthétisée dans les cellules APUD (amine precursor uptake and decarboxylation) de l'intestin et dans le pancréas. Les récepteurs de la substance P sont constitués par les sites NK1 des cellules cibles. C'est un undécapeptide.
Par son action sur des récepteurs spécifiques NK1, l 'activation de ces récepteurs a un effet pro-inflammatoire et hyperalgésiant.
La substance P a un rôle régulateur sur de nombreux systèmes aminergiques : augmentation du péristaltisme du tube digestif, vasodilatateur puissant, bronchoconstricteur. Elle intervient aussi dans l’inflammation et dans les mécanismes du sommeil. Les médicamengts morphiniques sont des inhibiteurs de la substance P.

Sigle SP

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