Vörner (kératodermie épidermolytique de ) l.f.
epidermolytic palmoplantar keratoderma
Variété de kératodermie palmoplantaire transmise sur le mode autosomique dominant, marquée par une hyperkératose strictement localisée aux paumes et aux plantes, nettement délimitée par un liseré érythémateux, à surface jaune, avec quelques zones de desquamation superficielle et de rares poussées bulleuses.
L'examen histologique permet de la différencier de la maladie de Thost-Unna par la présence d'un trouble de l'agencement des tonofilaments dans les couches moyennes de l'épiderme sous une importante hyperkératose. L'anomalie moléculaire se situe au niveau du gène de la kératine 9 sur le chromosome 17. Une association a été notée avec un cancer familial du sein et de l'ovaire.
H. Vörner, dermatologiste allemand (1901)
Étym. gr. keras : corne; derma : peau
Syn. kératodermie acanthokératolytique
→ kératodermie, Thost-Unna (kératodermie de)
[J1, Q3]
Édit. 2019
kératose folliculaire spinulosique décalvante l.f. N.B. est en doublon dans le dictonnaire
keratosis follicularis spinulosa decalvans cum ophiasis
Épaississement de la peau du cou des extrémités (mains et pieds), perte des cils, des sourcils, de la barbe, épaississement des paupières, blépharite, ectropion, et dégénérescence cornéenne.
Les régions découvertes sont plus ou moins ou totalement glabres, la chute de la queue du sourcil constitue le signe de Hertoghe (également vu dans les hypothyroïdies). Les paupières sont épaissies avec déformation, la cornée est le siège d'une kératite ou d'un pannus vasculaire circulaire typique. Les femmes vectrices font des érosions cornéennes récidivantes. Le terme ophiasis, pour la tête totalement chauve, vient du grec "tête de serpent". Locus du gène (KFSD) en Xp22.2-p21.2. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 308800).
H. W. Siemens, dermatologiste allemand (1925), H. J. Lameris, chirugien néerlandais (1905)
Étym. gr. ophiasis : tête de serpent (pour la tête totalement chauve)
Syn. kératose folliculaire épineuse décalvante de Siemens, ichtyose folliculaire de Lameris
keratosis follicularis spinulosa decalvans de Siemens l.f.
keratosis follicularis spinulosa decalvans
Génodermatose qui associe une kératose folliculaire disséminée, une alopécie cicatricielle, une absence de cils et de sourcils ainsi qu'une dystrophie cornéenne, et qui régresse à la puberté.
La transmission de cette affection est récessive, liée à l'X et le gène incriminé est situé en Xp21.2-22.2.
H. Siemens, dermatologue allemand (1925)
χ²
Gène, situé sur le chromosome Xq13.1 encodant pour des protéines motrices basées sur les microtubules qui interviennent dans le transport cellulaire des organelles membraneuses.
Ces protéines sont directement liées à de nombreux processus cellulaires cruciaux tels que la division cellulaire. Elles sont aussi associées aux bras condensés des chromosomes et sont impliquées dans le maintien de l’intégrité chromosomique durant la mitose.
Klein-Waardenburg, type 3 (syndrome de) l.m.
Klein-Waardenburg’s syndrome
Syndrome de Waardenburg avec anomalie bilatérale du membre supérieur et surdité neurosensorielle sévère bilatérale.
Les deux membres supérieurs ont une hypoplasie musculaire, une contracture en flexion, une aplasie des deux premières côtes, une fusion des os du carpe et une syndactylie. Il existe un albinisme partiel de la peau et des cheveux, la surdité peut être accompagnée d'une mutité, la racine du nez est élargie. Au niveau ophtalmologique on trouve synophris, dystopie des canthus, blépharophimosis et iris bleus hétérochromiques. La maladie est en rapport avec une anomalie du gène PAX3 (MIM 193500) en 2q35. L’affection est autosomique dominante (MIM 148820).
D. Klein, ophtalmologiste et généticien suisse (1950) ; P. J. Waardenburg, ophtalmologiste néerlandais (1948)
Syn. syndrome de Waardenburg avec anomalie du membre supérieur, Waardenburg de type 3 (syndrome de), Klein (syndrome de)
klotho n.f.
klotho
Protéine hormonale régulatrice du vieillissement, douée d’activité enzymatique de glucuronidase ou glucosidase, dont une mutation (chez le rat) entraîne un vieillissement rapide.
Le gène klotho code pour une glycoprotéine transmembranaire du rein présente aussi dans l'urine. Cette protéine inhibe la synthèse de vitamine D active et agit sur l'homéostasie du calcium.
Étym. Klôthô (grec) ou clotho (latin) la première des trois Moires ou Parques qui, dans les mythologies grecques et latines, règlent la vie humaine : Klôthô préside à la naissance et tient la quenouille où s’enroule le fil de l’existence.
Kniest (maladie de) l.f.
Kniest syndrome, Kniest dysplasia
Chondrodysplasie se caractérisant par un nanisme par brièveté des membres, une platyspondylie évoluant vers une cyphoscoliose, un facies arrondi avec aplatissement de la racine du nez, division palatine, surdité et cécité progressives.
Les épiphyses sont hypertrophiées donnant un aspect globuleux aux articulations (surtout celles des genoux) et une limitation des mouvements. La maladie est liée à une mutation du gène codant pour un collagène II, locus en 12q13.11-2.
W. Kniest, pédiatre allemand (1952)
→ chondrodysplasie,platyspondylie
[I2, O1, ]
Édit. 2019
Köbberling (syndrome de) l.m.
Lipodystrophie héréditaire caractérisée par une hypoplasie ou une atrophie du tissus graisseux sous cutané des membres inférieurs contrastant avec une adipose sous cutanée abdominale
Elle comporte deux formes : le type 1 (FPLD 1), décrite uniquement chez la femme, apparait le plus souvent à l’adolescence ; une infiltration graisseuse du tronc, des seins et de la face (facies lunaire) apparaît plus tardivement. Elle est associée à une hypertension artérielle et à un diabète insulinorésistant avec hypertriglycéridémie. Son mécanisme génétique est discuté ; il apparaît de novo. Il est décrit sous l’appellation de lipodystrophie de type Köbberling.
Le type 2 (FPLD2) comporte une lipodystrophie des membres et du tronc avec un excès de graisse du cou et des troubles métaboliques avec hyperandrogénie chez la femme. Chez l’homme les anomalies sont moins prononcées. Le gène en cause, LMNA, codant pour la lamine A/C (une des protéines de la membrane du noyau cellulaire) est en 1q21-22 ; Ce type 2 est le plus souvent identifiée avec le syndrome de Dunnigan et a été désigné sous le nom de syndrome de Dunnigan-Köbberling.
J. Köbberling, médecin endocrinologue allemand (1971 et 1975) ; M. G. Dunnigan, médecin endocrinologue britannique (1974)
Syn. lipodystrophie partielle familiale
→ Dunnigan (syndrome de), lipodystrophie, laminopathie, LMNA,
Königsmark (syndrome de) l.m.
Königsmark’s syndrome
Association rare d'une surdité congénitale et d'une atrophie optique, sans aucune autre manifestation neurologique.
La baisse de la vision est tardive. La transmission se fait selon le mode autosomique dominant. L’affection est liée à une mutation du gène OPA1.
B. W. Königsmark, otorhinolaryngologiste américain (1974)
Kufs (maladie de) l.f.
Kuf disease, neuronal disease of Kufs
Forme d'expression tardive des céroïdes-lipofuscinoses, , associant une épilepsie myoclonique, des signes extrapyramidaux et cérébelleux sans troubles visuels. et une évolution rapidement progressive.
Le début est marqué par des troubles du comportement puis de crises d’épilepsie, une ataxie ; l’évolution est de type démentiel. Le diagnostic est fait sur l’examen histologique après biopsie montrant en microscopie électronique des inclusions lysosomiales spécifiques.
Deux types sont décrits :
- type A (CLN4A) de l’adulte jeune, qui survient avant 30 ans et associe une épilepsie myoclonique, des troubles pyramidaux et extrapyramidaux. Son évolution est rapide ; le décès survient en moyenne dix ans après le début. Sa transmission est récessive;
- type B (CLN4B) de transmission dominante est plus tardif, parfois après cinquante ans, associant aux troubles du comportement des signes pyramidaux et suprabulbaires.
L’affection est causée par une mutation du gène CLN6 situé sur le chromosome 15q21-q23.
F. H. Kufs, neuropathologiste allemand (1925)
Syn. céroïde lipofuscinose neuronale de type adulte, céroïde lipofuscinose de type 4, idiotie amaurotique familiale de type adulte
→ céroïdes lipofuscinoses neuronales, myoclonies, ataxie, CLN6 gene
[H1, H3, Q3, R1]
Édit. 2019
Kugelberg-Welander (syndrome de) l.m.
Kugelberg-Welander's disease, spinal muscular atrophy
Forme pseudomyopahique d'amyotrophie spinale de la seconde enfance.
Le déficit neuromusculaire est proximal débutant par une atrophie et une impotence musculaire, des troubles de la marche, avec aréflexie et fasciculations ; les membres supérieurs sont atteints secondairement. L’évolution est relativement lente. Une scoliose est constante. La transmission est récessive autosomique liée au chromosome 5 par anomalie du gène SMN (survival motor neuron) en 5q12.2-13.3. Elle correspond à la maladie de Werdnig-Hoffman de type III, forme juvénile de l’amyotrophie spinale antérieure dégénérative, également liée au chromosome 5.
E. Kugelberg et Lisa Welander neurologues suédois (1956), G. Werdnig, neurologue autrichien (1891), J. Hoffmann, neurologue allemand (1893)
Syn. amyotrophie spinale antérieure dégénérative de type III, amyotrophie spinale juvénile pseudomyopathique
→ amyotrophies spinales progressives, amyotrophie spinale juvénile pseudomyopathique, Werdnig-Hoffmann (amyotrophie spinale de)
Kuskokwim (maladie de) l.f.
Affection marquée par des déformations et des contactures des articulations entraînant une limitation de la mobilité articulaire.
Elle affecte une population originaire de l’Alaska située dans le delta du fleuve Kuskokwim. Ces contractures présentes dès la naissance, s’aggravent durant le jeune âge, s’atténuent durant l’adolescence mais persistent la vie entière. Certains patients sont porteurs d’anomalies osseuses affectant les pieds, le bassin, la colonne responsable de scoliose et de lordose. La taille de ces individus est petite ; certains de ceux-ci ont eu une macrocéphalie.
Cette affection se transmet sous forme autosomique récessive et trouve son origine dans des mutations du gène FKBP10.
→ FKBP10
kyste du canal de Nück l.m.
cyst of Nück's canal
Dilatation kystique du péritoine qui accompagne le ligament rond au niveau de son insertion dans la grande lèvre ; c'est l’équivalent chez la femme de l'hydrocèle chez l'homme.
Petit, il est volontiers muet et découvert par hasard ; plus volumineux, il est source de gêne, de tiraillements, accentués par la pression ou le port de vêtements ajustés. L'examen retrouve une tuméfaction siégeant dans l'aine, dans le mont de Vénus ou au sein de la moitié supérieure et antérieure de la grande lèvre. Son volume varie de celui d'une noix à celui d'un point et sa consistance, ferme et élastique sans jamais être réductible ni impulsive à la toux.
A. Nück, anatomiste néerlandais (1691)
Syn. hydrocèle du canal de Nück
kyste du vagin l.m.
vaginal cyst
Tumeur à contenu liquidien du tissu vaginal, la plus fréquente des affections tumorales du vagin.
Les plus souvent rencontrés sont les kystes par inclusion développés aux dépens de l'épithélium vaginal, inclus à l'occasion de traumatismes obstétricaux ou chirurgicaux. De petit volume, ils siègent volontiers sur la paroi postérieure des deux tiers inférieurs du vagin. Ils n'entraînent pas en général de gêne fonctionnelle et leur exérèse, aisée, n'est pas toujours nécessaire.
Les kystes d'origine embryonnaire sont plus rares, ce sont les kystes gartnériens développés aux dépens du canal de Gartner, vestige du canal de Wolff. Ils siègent le plus souvent au niveau de la paroi antérolatérale du dôme vaginal. Leur volume est généralement modeste mais peut être plus important et poser un problème de diagnostic différentiel avec une cystocèle ou une tumeur pelvienne. Leur découverte doit amener à rechercher une malformation congénitale associée.
Les kystes endométriosiques sont une rareté ; ils se présentent comme un nodule enchâssé dans la paroi, souvent douloureux. Quant aux kystes sousurétraux, ce sont presque toujours des diverticules de l'urètre qu'il faut opérer avec prudence.
kyste muqueux l.m.
mucous retention cyst
Formation cavitaire remplie de mucus correspondant à la dilatation d'une ou plusieurs glandes muqueuses.
Leur histogénèse est discutée : il peut ne pas s'agir d'un simple phénomène rétentionnel. Dans la région vulvaire, surtout le vestibule, de tels kystes apparaissent de la puberté à la ménopause, sous l'influence des œstrogènes : leur exérèse peut être indiquée par la gêne fonctionnelle qu'ils entraînent. On peut aussi en observer sur les lèvres et la langue.
Étym. gr. kustis : vessie
kyste thymique l.m.
thymic cyst
Dystrophie thymique rare, liquidienne, développée à partir du thymus.
Il est communément asymptomatique, sauf kyste très volumineux révélé par une gêne respiratoire. C'est donc le plus souvent une découverte radiologique. La tomodensitométrie permet de découvrir une image à contenu liquide entre 0 et 18 unités Hounsfield, dans le médiastin antérieur.
La présence de tissu thymique dans la paroi du kyste permet d'affirmer son origine.
laforine n.f.
Enzyme à activité de glucane phosphatase impliquée principalement dans la régulation du métabolisme du glycogène
La laforine associée en particulier à la maline, participe à la régulation de l’activité d’enzymes de la synthèse du glycogène. Les complexes laforine-maline possèdent également d’autres propriétés régulatrices, notamment sur la réponse au stress cellulaire et sur l’activité transcriptionnelle.
La laforine est codée par le gène EPM2A, situé sur le locus chromosomique 6q24.
Étym. du nom de G. R. Lafora, neuropathologiste espagnol, premier descripteur de la maladie (1911)
→ Lafora (maladie de), maline, ubiquitine ligase, EPM2A gene
lamine n.f.
lamin
Aminoprotéine filamenteuse constituant de la partie interne de la membrane du noyau cellulaire, la lamina, dans toutes les cellules nucléées des eucaryotes.
Les lamines sont des filaments intermédiaires (FI de type V) du cytosquelette nucléaire. Les fibres sont assemblées sous forme de dimères et allongées par polarisation et liées par la protéine émérine. Elles forment un ensemble réticulé fibrillaire ancré dans la membrane nucléaire.
Il en existe deux types : le type A comprend les lamines A et C : Le type B (B1, B2, B3) a un rôle différent lors de la mitose.
Les lamines ont diverses fonctions : elles contribuent en association avec l’émérine et d’autres protéines (LAPs : Lamin Associated Protéins) à la formation et à la résistance de la membrane nucléaire, Elles contribuent à former les pores nucléaires entre les mailles de la lamina, intervenant dans les voies de signalisation et la transduction des signaux cellulaires.
Elles fixent la chromatine à la périphérie des noyaux et contribuent à son organisation et à la régulation des gènes,
Lors de la mitose, à la prophase, les lamines A/C se dépolymérisent par phosphorylation (avec intervention du complexe cycline B activé (cycline B/Cdk1)) et deviennent solubles ; la membrane nucléaire et la lamina se désagrègent. Les lamines B, non phosphorylées, restent ancrées aux fragments issus de la membrane. A la télophase, par déphosphorylation et processus inverse, les lamines se repolymérisent et reforment la lamina en même temps que se reforme la membrane nucléaire.
Les lamines A et C sont codées par le gène LMNA situé en 1q22 comprenant douze exons. Elles ont la même partie initiale de la molécule (les 566 premiers acides aminés). La lamine A (70 kDa) est formée à partir d’un précurseur, la prélamine A de 664 acides aminés dont la maturation en lamine A est due à une farnésylation C-terminale suivie d’une double protéolyse où intervient la métalloprotéase à zinc ZMPSTE24 (ou face 1) conduisant à la forme mature de 646 ac. aminés. La lamine C (572 ac. aminés, 60 kDa) est plus courte par suite de la réduction de la région C-terminale par coupure dans l’intron 10. Les lamines B sont codées par des gènes différents.
Les très nombreuses mutations décelées, la complexité du mécanisme de maturation et de leur action, l’importance du rôle des lamines et leur ubiquité expliquent la variété des laminopathies.
Étym. lat. membrana : lame, membrane
→ lamina nucléaire, laminopathie, farnésylation, cycline B/Cdk1
Langer-Saldino (syndrome de) l.m.
Langer-Saldino syndrome, achondrogenesis type II
Sous-variété très rare d’achondrogénèse marquée par une dysplasie squelettique fatale.
La majorité des cas sont des mort-nés ou des décès quelques heures après la naissance. Ils sont de très petite taille, et porteurs de nombreuses anomalies squelettiques du crâne, large calvarium, micrognathie, grandes fontanelles, anomalies nasales. La langue est hypertrophiée, le cou est court, le thorax est petit La majorité des cas sont sporadiques. Une hérédité autosomique dominante a été rapportée. L’affection est liée à une mutation du gène COL2A1 situé sur le chromosome 12.
L. O. Langer Jr, médecin radiologue américain (1969) ; R. M. Saldino, médecin radiologue américain (1971)
→ achondrogénèses , COL2A1, micrognathie
[A4, I2, P1, P3, Q3]
Édit. 2019
Langer ( syndrome de) l.m.
Nanisme par raccourcissement et déformation importante des segments moyens jambier et antibrachial des membres (nanisme mésomélique)
La fibula est hypoplasique ou aplasique, les deux os de l’avant-bras sont courts, déformés et incurvés, la mandibule est malformée, hypoplasique, de façon inconstante. Les extrémités sont épargnées. Cette malformation serait la forme homozygote à hérédité récessive de la dyschondrostéose de Léri-Weill liée également à une mutation du gène SHOX sur la partie pseudoautosomique du chromosome X, en Xp22.32.
L. O. Langer, Jr, médecin radiologue américain (1967)
Syn. nanisme mésomélique type Langer
→ dyschondrostéose, dysplasie mésomélique
langue plicaturée l.f.
scrotal (fissured) tongue
Etat particulier de la langue qui est le siège de sillons et fissures lui donnant un aspect plicaturé, scrotal, lobulé, foliacé ou cérébriforme, pouvant occasionner une légère gêne.
Apparaissant dans l'enfance, transmis sur le mode autosomique dominant à pénétrance variable, il est souvent associé à une langue géographique.
Syn. langue scrotale, langue fissurée
→ glossite exfoliatrice marginée
laparoschisis n.m.
laparoschisis
Défaut congénital de développement de la paroi abdominale entraînant chez le fœtus une déhiscence plus ou moins étendue en hauteur, entre les muscles droits de l'abdomen, avec éviscération : extériorisation, à des degrés variables, des viscères abdominaux, intestin grêle et foie notamment.
Il ne justifie pas une césarienne systématique. L'enfant doit être opéré dès la naissance. Avant l'accouchement les anses n'ont pas été protégées par une enveloppe et elles ont donc été longuement irritées et endommagées par le liquide amniotique (épaississement, fausses membranes, altération du péristaltisme). A la naissance les anses intestinales extériorisées doivent être enfermées dans un sac en plastique stérile. Qu'elle soit immédiate ou différée, la réintégration chirurgicale des anses dans l'abdomen entraîne une grande gêne ventilatoire, si bien que l'enfant doit être soumis à une ventilation mécanique prolongée. Le rétablissement du péristaltisme demande plusieurs semaines, ce qui impose une nutrition parentérale prolongée et une antibiothérapie.
Étym. du grec lapara : creux du ventre, flanc ; schisis : fente
Syn. para-omphalocèle
→ aplasie de la paroi abdominale, nutrition parentérale prolongée, omphalocèle, ventilation mécanique du nouveau-né.
Larsen (syndrome de) l.m.
Larsen’s syndrome
Affection osseuse malformative congénitale avec nanisme, visage aplati, fente palatine, ongles absents, et laxité articulaire.
Trois formes sont décrites : une dominante, une récessive et une létale, rare, par association avec une hypoplasie pulmonaire (Larsen-like). Le visage est aplati, l'ensellure nasale enfoncée par hypoplasie de l’étage moyen de la face, le front est proéminent avec bosses. Les malformations squelettiques sont nombreuses, pied bot, hyperlaxité articulaire responsable des luxations du tibia, des coudes, des hanches. Les ongles sont absents ou hypoplasiques. Il existe un pseudo-hypertélorisme par ensellure nasale aplatie ou un hypertélorisme vrai. La taille définitive est de 120 à 140cm. Le développement mental est normal mais le langage est perturbé par la fente palatine. Ce syndrome est particulièrement fréquent à l'île de la Réunion : 1/1500 naissances (syndrome de Larsen « Bourbon »). L’affection est autosomique dominante (MIM 150250) ou autosomique récessive (MIM 245600, MIM 245650 létal). Elle est liée à des mutations du gène FLNB, en 3p21.1-14.1, codant pour la filamine B.
L. J. Larsen, chirurgien orthopédiste américain (1950)
Syn. dysplasie osseuse avec nanisme, Puisan-Maroteaux-Castrovieso (syndrome de), Larsen létal
lathostérolose n.f.
Syndrome héréditaire autosomique récessif lié à une erreur innée du métabolisme du cholestérol due à un déficit en 3-bêta-hydroxysteroide-delta-5-désaturase (SC5D) et caractérisé par un retard mental et un dysfonctionnement hépatique associé à diverses malformations.
La prévalence est de 1/1 000 000.
Seuls deux cas ont été décrits :
- le premier, (une petite fille) avait un phénotype complexe avec des anomalies congénitales multiples dont une dysmorphie faciale, une microcéphalie sévère, une hexadactylie post axiale du pied gauche, une syndactylie entre le 2e et le 4e orteil et entre le 5e orteil et celui surnuméraire, un retard psychomoteur important, une hypotonie axiale et des problèmes hépatiques ;
- le second a été caractérisé rétrospectivement par analyse biochimique d'une culture de fibroblastes provenant d'un patient décédé ; ce patient avait une opacité cornéenne, une hypertrophie gingivale, une polydactylie post axiale bilatérale, une syndactylie sur le 2e entre 3e orteil, une hépatosplénomégalie et des anomalies génitales avec des signes neurologiques dont une myoclonie, une démyélinisation de la substance blanche et des calcifications cérébrales.
Le diagnostic de la lathostérolose consiste à démontrer un taux élevé de lathostérol dans le plasma et les cellules par chromatographie gazeuse-spectrométrie de masse. L'étude de la biosynthèse du cholestérol sur des fibroblastes en culture permet de montrer le déficit en activité enzymatique de la SC5D, c'est-à-dire le blocage métabolique dans la conversion du lathostérol en 7-déhydrocholestérol ; il permet également l'analyse des mutations du gène SC5D. Le diagnostic prénatal est possible.
Étym. gr. lathôn : dissimulé, inapparent
Syn. déficit en stérol C5-désaturase
Réf. G. Parenti, Orphanet février 2005
[A4,O6,Q2]
Leber type I (amaurose congénitale de) l.f.
Dystrophie rétinienne congénitale sévère de type mixte entraînant une cécité infantile avec nystagmus et photophobie.
Le comportement de cécité chez le nourrisson contraste souvent avec un fond d'œil parfois normal ou avec une légère pâleur papillaire. On peut également trouver quelques pigments rétiniens et un aspect poivre et sel, ultérieurement la dystrophie sévère se confirme avec la rétinite pigmentaire, parfois une atrophie aréolaire centrale et exceptionnellement avec un aspect de taches marbrées en périphérie. Le nystagmus est présent à la naissance mais n'est pas toujours décelé. Il faut écarter du diagnostic toute autre association. L'ERG est toujours très altéré de type éteint. La vision, semble nulle au départ et s'améliore un peu dans la première décennie mais elle s’aggrave à nouveau ultérieurement. Le réflexe oculodigital, signe de Franceschetti, (se frapper l'œil avec la main pour donner des phosphènes) est parfois responsable de complications traumatiques et d’un kératocône. La fréquence est de 2 à 3/100 000 en Suède. Le gène GUCY2D (retinal guanylate cyclase, MIM 600179) est localisé en 17p13. L’affection est autosomique récessive (MIM 204000).
T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1869)
Syn. amaurose congénitale, cécité rétinienne congénitale
→ GUCY2D