processus condylien de la mandibule l.m.
processus condylaris mandibulae (TA)
condylar process of mandible
Saillie osseuse implantée à la partie postérieure du bord supérieur de la branche de la mandibule.
Elle comprend le condyle de la mandibule, le col du condyle qui relie le condyle à la branche de la mandibule, et la fossette d’insertion du muscle ptérygoïdien latéral.
processus coracoïde l.m.
processus coracoideus (TA)
coracoid process
Volumineux processus coudé, implanté sur la face supérieure du col de la scapula, en dedans du tubercule supra-glénoïdien et en dehors de l’incisure scapulaire du bord supérieur de l’os.
Il donne insertion au ligament conoïde et au ligament trapèzoïde ainsi qu’au ligament coraco-huméral et aux muscles petit pectoral, coraco-brachial et au chef court du muscle biceps brachial.
Syn. anc. apophyse coracoïde
processus coronoïde de la mandibule l.m.
processus coronoideus rami mandibulae (TA)
coronoid process of ramus of mandible
Saillie antérieure du bord supérieur de la branche de la mandibule.
Triangulaire à sommet supérieur, il limite en avant l’incisure mandibulaire et donne insertion, en particulier sur la crête temporale de sa face médiale, au tendon inférieur du muscle temporal.
Syn. anc. apophyse coronoïde de la mandibule, apophyse coronoïde du maxillaire inférieur
processus coronoïde de l'ulna l.m.
processus coronoideus ulnae (TA)
coronoid process of ulna
Processus pyramidal quadrangulaire, horizontal et antérieur qui, avec l’olécrâne, constitue l’extrémité supérieure de l’ulna.
Sa face supérieure, articulaire, participe à la constitution de l’incisure trochléaire ; sa face latérale porte l’incisure radiale articulaire avec le pourtour de la tête du radius ; sa face inférieure donne attache au muscle brachial ; sa face médiale est soulevée par la tubérosité de l’ulna ; son sommet, antérieur, est appelé bec.
Syn. anc. apophyse coronoïde du cubitus
processus falciforme du ligament sacro-tubéral l.m.
processus falciformis ligamenti sacrotuberalis (TA)
falciform process of sacrotuberous ligament
Prolongement antérieur par lequel le ligament sacro-tubéral s’attache à la lèvre interne du corps de l’ischium.
Son bord supérieur se continue avec l’aponévrose du muscle obturateur interne.
Syn. anc. prolongement falciforme du grand ligament sacro-sciatique ; repli falciforme du grand ligament sacro-sciatique
processus latéral de la tubérosité calcanéenne l.m.
processus lateralis tuberis calcanei (TA)
lateral process of calcaneal tuberosity
Tubérosité postérieure et latérale de la face inférieure du calcanéum.
Elle donne insertion au muscle abducteur du petit orteil.
Syn. anc. tubérosité externe du calcanéum
processus mastoïde l.m.
processus mastoideus (TA)
mastoid process
Volumineuse saillie conique à sommet inférieur, un peu aplatie transversalement, qui prolonge vers le bas la base exocrânienne de la partie pétreuse de l’os occipital située en arrière de la partie tympanique.
Elle est située en arrière et au-dessous du méat acoustique externe. Sa face latérale donne insertion aux muscles sterno-cléïdo-mastoïdien, splénius de la tête et longissimus de la tête. Sa face médiale donne insertion, dans l’incisure mastoïdienne, au muscle digastrique qui est séparé du sillon de l’artère occipitale située en dedans par l’éminence juxtamastoïdienne. Le processus mastoïde est creusé de cellules mastoïdiennes. Le degré de pneumatisation est variable : processus pneumatique (37%), processus pneumato-diploïque très spongieux (43%) ou processus scléreux formé de tissu compact (20%).
Syn. anc. apophyse mastoïde
processus postérieur du talus l.m.
processus posterior tali (TA)
posterior process of talus
Relief complexe de la face postérieure du corps du talus constitué d’un tubercule latéral et d’un tubercule médial séparés par le sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux.
→ sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l'hallux, tubercule latéral du processus postérieur du talus, tubercule médial du processus postérieur du talus
processus styloïde du radius l.m.
processus styloideus radii (TA)
radial styloid process
Eminence pyramidale qui prolonge en bas la face externe de l’extrémité inférieure du radius.
Sa base donne insertion au muscle brachio-radial, et son sommet au ligament collatéral radial du carpe.
Syn. anc. apophyse styloïde du radius
processus styloïde du troisième os métacarpien l.m.
processus styloideux ossis metacarpi tertii [III] (TA)
Saillie qui prolonge en haut la partie postéro-latérale de la base du troisième os métacarpien.
A sa base se fixe le muscle co-extenseur radial du carpe.
Syn. anc. apophyse styloïde du troisième métacarpien
[styloid process of third metacarpal III]
processus supracondylaire de l'humérus l.m.
processus supracondylaris humeri (TA)
supracondylar process of humerus
Saillie osseuse très inconstante (2% à 3% des cas) du bord médial de l’humérus, située 4 à 6 cm. au-dessus de l’épicondyle médial.
De forme et de dimensions variables (de 1mm à 2cm.), ce processus donne insertion à une bandelette fibreuse qui se termine en bas sur l’épicondyle médial et l’aponévrose d’insertion du muscle rond pronateur. Ces deux éléments circonscrivent un canal ostéofibreux susépicondylien médial.
Syn. anc. apophyse sus-épitrochléenne
profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.
depth of anaesthesia classification
Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.
F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), index bispectral
[G1]
Édit. 2018
prostaglandine n.f.
prostaglandine
Chacune des substances pharmacologiquement actives dérivées de l'acide prostanoïque.
Les prostaglandines sont biosynthétisées par la plupart des cellules de l’organisme : elles ont une demi-vie courte dans les milieux biologiques et agissent localement par effet autocrine ou paracrine.
Schématiquement, les prostaglandines de la série 1 sont dérivées de l'acide eicosatriénoïque, celles de la série 2 de l'acide eicosatétraénoïque (acide arachidonique), et celles de la série 3 de l'acide eicosapentaénoïque. Seules les prostaglandines de la série 2 semblent avoir une importance biologique. Les enzymes responsables de synthèse à partir de l'acide arachidonique sont les cyclooxygénases (COX), dont il existe une forme constitutive (COX1) et une forme inductible (COX2). L'inhibition pharmacologique des COX par les antiinflammatoires non stéroïdiens rend compte de l'effet antiinflammatoire de ces substances.
Pour plus de précision il faut ajouter que
- leur structure d'acides gras cycliques à 20 atomes de carbone leur a valu le nom d'eicosanoïdes qu'elles partagent avec d'autres dérivés métaboliques des acides gras polyéthyléniques à 20 carbones (thromboxanes, leucotriènes).
- les principales prostaglandines proviennent de la peroxydation de l'acide arachidonique, et ont 2 doubles liaisons : elles forment la classe des PG2 ; celle des PG3 qui ont 3 doubles liaisons dérivent de l'acide eicosapentaénoïque et se trouvent chez les esquimaux qui se nourrissent de graisse de phoque. La prostaglandine I2, isomère époxy 6-9 de la PGE2 est appelée prostacycline. Les prostaglandines D sont des isomères des PGE dans lesquels les fonctions cétone et hydroxyle ont une position inverse dans le cycle. Les prostaglandines A, B et C ont une double liaison dans le cycle pentanique. Les deux autres classes de prostaglandines dérivent d'acides gras à 20 carbones ayant une double liaison en moins en 5-6 (PGE1, PGF1) ou en plus en 17-18-cis (PGE3, PGF3). La première prostaglandine biosynthétisée dans les cellules par action de 2 molécules de dioxygène sur une molécule d'acide arachidonique, est nommée PGG2 (endoperoxy-9-11-hydroperoxy-15-prostadiènoïque). Celle-ci est réduite par la glutathion-peroxydase en prostaglandine H2 qui est biosynthétisée, stockée et sécrétée par les plaquettes sanguines et utilisée par les cellules des parois artérielles qui les transforment en prostacycline. Dans les plaquettes sanguines elle est également transformée en thromboxanes sous l'action d'une thromboxane-synthase.
Les prostaglandines sont impliquées dans les processus inflammatoires (douleur, œdème). Elles agissent sur les muscles lisses (vasodilatatrices, bronchodilatatrices), sur le muscle utérin (déclenchement de l'accouchement, avortement), sur l'intestin (stimule la contraction), sur le système nerveux central, sur les plaquettes sanguines, sur les adipocytes (lipomobilisation), etc. Elles sont spécialement utilisées :
- en obstétrique où leurs effets sont multiples : elles sont lutéolytiques ; elles sont ocytociques et présentes en fortes concentrations dans les membranes de l’œuf et dans le liquide amniotique au début de la parturition ; sous forme de gel ou d’ovule, elles sont utilisées pour déclencher artificiellement le travail de l’accouchement ou des avortements et pour induire une maturation du col préalable au déclenchement ; elles sont vasoactives et responsables, notamment PGE2, de la forte baisse des résistances vasculaires pendant la grossesse et du maintien de la perméabilité du canal artériel pendant la vie fœtale;
- dans le tube digestif, où l'effet le mieux connu des prostaglandines est sur la sécrétion gastrique, elles stimulent la sécrétion de mucus et de bicarbonates, et à doses pharmacologiques peuvent inhiber la sécrétion acide pariétale. De ce fait, des analogues de synthèse comme le misoprostol sont utilisés en prophylaxie des lésions gastriques induites par les antiinflammatoires non stéroïdiens;
- dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire.
Elles ont été découvertes en 1935 dans les vésicules séminales du mouton par von Euler (qui a cru par erreur qu'elles étaient sécrétées par la glande prostatique)
U. von Euler, physiologiste suédois, prix Nobel de médecine en 1970 (1935)
Étym. prostate
Sigle : PG
→ PGA, PGB, PGC, PGD, PGE, PGF, PGI, PGH, poumon (fonctions métaboliques du), prostanoïque (acide)
prothèse mammaire l.f.
mammary prosthesis
Poche malléable remplie de sérum salé ou de silicone, glissée derrière le muscle grand pectoral pour reconstituer artificiellement l’aspect et le volume d’un sein.
pseudodiverticule vésical l.m.
Anomalie acquise de structure du muscle vésical, réalisant une logette creusée dans la musculeuse, survenant dans le cadre d'une vessie de lutte.
Dû à la dissociation des fibres du détrusor par hyperpression endocavitaire au-dessus d'un obstacle chronique, il est l'amorce d'un véritable diverticule de pulsion.
→ cellule vésicale, vessie de lutte
pseudoptosis n.m.
pseudoptosis
Position anormalement basse de la paupière supérieure, sans atteinte, en tous cas au début de l'affection, du muscle releveur.
Les pseudoptosis sont en règle générale secondaires à une insuffisance de support de la paupière supérieure (du fait d'une microphtalmie, ou d'une énophtalmie sousjacente), à une hypotrophie, ou encore à la présence d'une masse dans la paupière supérieure venant lester cette dernière.
ptosis n.m.
ptosis
Déroulement plus ou moins important de la paupière supérieure et impotence totale ou partielle du muscle releveur, qui provoque un abaissement plus ou moins marqué du bord inférieur de la paupière.
Le diagnostic différentiel se fait avec le pseudoptosis et le ptosis dit mécanique par tumeur (angiome par ex.) ou œdème.
Q10 (loi du) l.f.
Q10 law
La vitesse d'une réaction biochimique est généralement deux ou trois fois plus grande quand la température augmente de 10°C.
Bien que la notion de Q10 soit approximative, cette loi empirique simple explique notamment que la fixation de l’oxygène sur le muscle augmente au cours du travail parce qu'il s'échauffe. Au contraire, l'hypothermie amène le déplacement de la courbe de dissociation de l'hémoglobine vers la gauche (effet Bohr), d'où une diminution de l'oxygénation des tissus, donc une hypoxie tissulaire, qui favorise l'apparition d'un syndrome de choc : la froid aggrave l'état des victimes d'accidents et celui des opérés sur la table d'opération.
C. Bohr, physiologiste danois (1904) ; J. H. van’t Hoff, physicien et chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911) S. V. Arrhenius, physicien et chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1859-1927)
→ Bohr (effet), hyperthermie, hypothermie, hypoxie, van't Hoff-Arrhenius (loi de)
radiomanométrie biliaire l.f.
biliary radiomanometry
Méthode de radiologie per ou postopératoire des voies biliaires associant la radioscopie et/ou la prise de clichés, à la mesure simultanée des pressions de passage de la bile dans le cholédoque et par le muscle sphincter de l’ampoule hépatopancréatique.
L'opacification se faisait par un drain introduit dans les voies biliaires et le suivi de la pression par un manomètre simple ou enregistreur. Actuellement, cet examen se pratique parfois encore en peropératoire avec l'aide d'un amplificateur de luminance permettant un contrôle immédiat de la perméabilité du cholédoque sur écran de télévision. Il est réalisable en cœliochirurgie.
rameau descendant de l'artère occipitale l.m.
ramus descendens arteriae occipitalis (TA)
descending branch of occipital artery
Branche collatérale descendante de l’artère occipitale destinée aux muscles splénius et au muscle semi-épineux de la tête.
Syn. anc. artère cervicale postérieure, artère descendante de la nuque, artère splénienne de Salmon
rameau descendant de l'artère occipitale l.m.
ramus descendens arteriae occipitalis (TA)
descending branch of occipital artery
Branche collatérale descendante de l’artère occipitale destinée aux muscles splénius et au muscle semi-épineux de la tête.
Syn. anc. artère cervicale postérieure, artère descendante de la nuque, artère splénienne de Salmon
rameau musculaire d'un nerf mixte l.m.
ramus muscularis nervi mixti (TA)
muscular branch of mixed nerve
Branche d’un nerf mixte véhiculant des fibres efférentes centrifuges, motrices, destinées à l’innervation motrice d’un muscle.
rameau thyro-hyoïdien de l'anse cervicale l.m.
ramus thyrohyoideus ansae cervicalis (TA)
thyrohyoid branch of ansa cervicalis
Nerf issu de la branche antérieure de la 1ère racine cervicale, qui suit le nerf hypoglosse pour rejoindre le muscle thyrohyoidien.
[A1, H5]
Édit. 2020
rameaux musculaires du nerf fibulaire superficiel l.m.p.
rami musculares nervi fibularis superficialis ; rami musculares nervi peronei superficialis (TA)
muscular branches of superficial fibular nerve ; muscular branches superficial peroneal nerve
Rameaux collatéraux du nerf fibulaire superficiel nés à la partie haute de son trajet dans les muscles fibulaires et destinés aux muscles long et court fibulaires.
L’un de ces rameaux né à la partie basse innerve inconstamment le muscle troisième fibulaire.
rameaux pharyngés du nerf glosso-pharyngien l.m.p.
rami pharyngei nervi glossopharyngei (TA)
pharyngeal branches of glossopharyngeal nerve
Branches collatérales du nerf glosso-pharyngien destinées au muscle constricteur moyen du pharynx et à la muqueuse pharyngienne.