eau résiduaire l.f.
residual water
→ eau usée
[C1,E1]
Édit. 2019
eau usée l.f.
used water
Terme général désignant les effluents liquides rejetés notamment par les foyers, les élevages, les industries, les établissements de soins.
Les niveaux de contamination et la diversité des polluants et contaminants microbiologiques sont liés aux types d’activités auxquels cette eau est associée. Dans le cadre de la politique « pollueur-payeur », les agences de l’eau réalisent des analyses de paramètres chimiques, microbiologiques et toxicologiques permettant de fixer des redevances servant à financer les actions de dépollution.
[C1, E1]
Édit. 2019
eaux destinées à un usage alimentaire l.f.p.
water for food use
Eau de distribution publique, eau des fontaines réfrigérantes, eaux conditionnées utilisées comme boisson et pour la préparation des aliments.
[C1, E1]
Édit. 2019
échinocandines n.f.p.
echinocandine
Nouvelle classe d'antifongiques systémiques présentant un mode d'action innovant, spécifique et original.
Elle est dénommée la pénicilline des antifongiques.
Ces molécules interfèrent avec la synthèse de la paroi fongique par inhibition non compétitive de la 1, 3 β-D-glucane synthétase, système enzymatique présent chez la plupart des champignons pathogènes, mais absent des cellules de mammifères. Leur spectre d'action est étendu, englobant les Candida spp., les Aspergillus spp. et Pneumocystis carinii mais les Fusarium spp., les Mucorales, Trichosporon spp. et Cryptococcus neoformans sont résistants aux échinocandines.
Trois molécules sont actuellement disponibles ou en cours de développement : la caspofungine, l'anidulafungine et la micafungine. Ces médicaments, uniquement administrables par voie intraveineuse, représentent une réelle avancée dans le traitement des candidoses et aspergilloses invasives.
→ candidose invasive, antifongique, Candida, aspergillose, Pneumocystis carinii, Fusarium, Mucorales, Trichosporon, Cryptococcus neoformans, caspofungine, anidulafungine, micafungine
[C1, D1, G5]
Édit. 2019
Edelman (formule d') l.f.
Edelman formula
Établie statistiquement sur 99 patients (cardiaques, hépatiques, etc.), la relation n'est en réalité pas tout à fait proportionnelle mais la corrélation est linéaire avec un faible écart au 0 et la dispersion est faible. Le volume d'eau totale mesuré avec de l'eau lourde est celui de dilution des osmoles dans l'organisme (surtout celles du Na échangeable extracellulaire et du K échangeable intracellulaire).
Cette relation montre que les variations de la natrémie dépendent de la répartition de l'eau totale, distribuée passivement en fonction de la pression osmotique, et que tout le potassium de l'organisme est osmolairement actif.
Enfin la relation est apparue indépendante du pH artériel, de la glycémie et de l'azotémie non protéique.
Les mesures se font avec des isotopes radioactifs (24Na et 42K) et celle de l'eau avec de l'eau lourde (D2O). Étant donné les difficultés de la mesure du fait de la courte vie des isotopes radioactifs utilisés (demi-vie respectivement 15,0 h et 12,4 h), cette détermination n'est plus effectuée que pour des fins de recherche.
I. S. Edelman, médecin interniste américain (1958)
[C1]
Édit. 2019
EDTA sigle pour Ethylène-Diamine-Tétra-Acétate
EDTA
→ éthylène-diamine-tétra-acétate
[C1]
Édit. 2019
EF sigle angl. pour Elongation Factor
[C1, Q1]
Édit. 2019
EFC-A sigle angl. pour Chemotactic Factor of Anaphylaxis
Facteur chimiotactique pour les éosinophiles, libéré au cours de l'anaphylaxie.
[C1, F3]
Édit. 2019
effecteur n.m.
effector
Composé modifiant l'activité d'une protéine, d'un système enzymatique ou celle d'un répresseur.
Un effecteur positif agit comme un activateur ; un effecteur négatif comme un inhibiteur. Un effecteur allostérique agit sur une protéine allostérique en modifiant sa configuration stérique.
→ activateur, inhibiteur, allostérique
[C1, C2]
Édit. 2019
effecteur allostérique l.m.
allosteric effector
Molécule capable de se fixer sur le site de régulation d’une enzyme allostérique, provoquant une modification réversible de configuration de celle-ci, qui entraîne son inhibition ou son activation.
Étym. gr. allos : autre ; stereos : solide
[C1, C2]
Édit. 2019
effet direct d'une irradiation l.m.
direct effect of an irradiation
Conséquence pour une molécule biologique de son ionisation ou de son excitation par un rayonnement.
→ effet indirect d'une irradiation
[C1, B1 ]
Édit. 2019
Ehrlich (réactif d') l.m.
Ehrlich reagent
Réactif utilisé en chimie pour la détection des noyaux indole.
Le réactif d’Ehrlich peut être utilisé pour la détection de substances psycho-actives ou pour le dosage de l’urobilinogène.
[C1]
Édit. 2019
eicosanoïde n.m.
eicosanoid
Chacune des substances dérivées des acides gras polyéthyléniques à 20 atomes de carbone, douées d'activités hormonales ou modulatrices soit sur les cellules qui les biosynthétisent, soit sur des cellules voisines, soit aussi sur des cellules cibles plus éloignées.
Parmi les eicosanoïdes on range les prostaglandines, les thromboxanes, les leucotriènes et les lipoxines. Les eicosanoïdes ont généralement une durée de vie très courte.
Étym. gr. eikosa : vingt
Syn. icosanoïde
→ acide gras poly-éthylénique, prostaglandine, thromboxane, leucotriène, lipoxine
[C1, C2]
Édit. 2019
élafine n.f.
elafin
Petite protéine, qui a été trouvée dans la peau et les urines de patients atteints de psoriasis, absente de la peau saine, mais présente dans les maladies cutanées inflammatoires, douée de propriétés inhibitrices de protéinases leucocytaires : l'élafine est une antiélastase.
Elle fait partie des protéines de l'enveloppe des kératinocytes, susceptible d'être sécrétée sous forme d'un polypeptide soluble de masse 6 kDa. Sa forme membranaire, de masse 9,9 kDa se trouve immobilisée par un pont interchaine ε -γ-glutamyl-lysine dont la synthèse dépend d'une transglutaminase.
Syn. SKALP
Sigle SKALP acr. pour skin derived antileukoproteinase
→ psoriasis, protéinase, antiélastase , kératinocyte, transglutaminase
[A3, C1, J1]
Édit. 2019
élastase n.f.
elastase
Enzyme protéolytique catalysant l'hydrolyse de l'élastine, protéine du tissu conjonctif en particulier cutané.
On en connaît plusieurs types : une élastase pancréatique sécrétée sous forme d'une proélastase est activée par la trypsine dans l'intestin ; elle agit assez spécifiquement sur certaines liaisons de l'alanine dans la chaîne peptidique de l'élastine. Présentes dans les leucocytes, des élastases dégradent l'élastine des tissus conjonctifs, les cellules musculaires lisses. L’activité de l’élastase est spécifiquement inhibée par l’alpha 1 antitrypsine.
Étym. gr. elassein : réduire la taille
→ élastine, hydrolyse, tissu conjonctif, anti-élastase, trypsine, alanine
[C1, C3]
Édit. 2019
élastase granulocytaire l.f.
neutrophil elastase
Isoenzyme de l'élastase, mise en réserve dans les granulations primaires des polynucléaires neutrophiles.
Elle peut être libérée dans le milieu extracellulaire par dégranulation.
Étym. gr. elassein : réduire la taille
→ élastase
[C1, C3]
Édit. 2019
élastine n.f.
elastin
Protéine fibreuse, constituant des éléments élastiques de l'organisme, notamment des ligaments et des parois artérielles.
Insoluble dans l'eau, résistante à l'action des acides, des alcalis et de nombreuses protéases, elle est sensible à l'élastase pancréatique et à celles d'autres tissus. Riche en glycine et en alanine, elle est caractérisée par des acides aminés particuliers qui servent de ponts entre les chaînes polypeptidiques de tropoélastine : la desmosine et l'isodesmosine. Elle est sécrétée par les fibroblastes, les fibrocytes, les myocytes et les cellules endothéliales vasculaires.
Étym. elassein : réduire de taille
→ protéase, protéase, élastase, tropoélastine, desmosine, isodesmosine
[C1, C2]
Édit. 2019
fibres d'élastine l.f.p.
elastic fiber
Fibres ou lames continues constituant un réseau tridimensionnel dans la matrice extracellulaire, en particulier du derme, des poumons, des artères, des veines... et assurant à ces tissus des propriétés d'étirement et d'élasticité.
Elle est biosynthétisée par les fibroblastes, les cellules musculaires lisses, les cellules endothéliales vasculaires, sous forme d'un précurseur, la tropoélastine, qui se polymérise au sein de la substance fondamentale, et de microfibrilles formées de glycoprotéines de structure en particulier de fibrilline.
Étym. elassein : réduire de taille
→ fibre élastique, fibre élaunique, fibre oxytalane, élastine, fibroblaste, tropoélastine, fibrilline
[A2, C1]
Édit. 2019
électrolyse n.f.
electrolysis
Dissociation des molécules ionisables sous l'influence d'un courant électrique.
Les réactions chimiques qui se produisent au contact des électrodes sont des conséquences de la mobilisation des électrons.
[B1, B1, C1]
Édit. 2019
électrolyte n.m.
electrolyte
Substance susceptible de se dissocier en anion et cation sous l'influence d'une différence de potentiel électrique.
Une solution d'électrolytes est conductrice du courant électrique.
→ anion, cation, électrolyse
[B1, C1]
Édit. 2019
électronégatif adj.
electronegative
1) Qualifie un atome, un ion, un radical chargé d'électricité négative.
2) Se dit aussi d'un élément qui fournit un anion dans l'eau.
→ anion
[B1, C1]
Édit. 2019
électron-transférase n.f.
electron transferase
Enzyme qui catalyse une réaction d'oxydo-réduction dans laquelle le transfert intéresse un électron du composé donneur ou de l'accepteur.
C'est le cas des enzymes cytochromiques tels que la cytochrome-oxydase ou les hydroxylases à cyto
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
→ cytochrome-oxydase, hydroxylases
[C1]
Édit. 2018
électrophile adj.
electrophilic
Qui a une affinité attractive pour un doublet électronique.
Se dit plus particulièrement d'un radical chimique à la surface duquel la disposition d'un noyau d'atome et de ses électrons confère un excès de charge positive permettant d'attirer un doublet électronique accessible sur une molécule voisine.
[B1, C1]
Édit. 2019
électrophorèse n.f.
electrophoresis
Déplacement orienté de molécules ou de particules chargées électriquement, placées en solution en présence d’un champ électrique.
Les anions chargés négativement se déplacent vers l'anode, les cations chargés positivement vers la cathode. L'électrophorèse est utilisée comme méthode de séparation des molécules en biochimie. Selon leurs charges dépendantes de leur pH isoélectrique et leurs poids moléculaires, les macromolécules migrent à des vitesses différentes. Les techniques les plus utilisées en pratique pour la séparation des protéines, sont des électrophorèses sur supports solides où l'échantillon est déposé sur un gel imprégné par le tampon, dont les extrémités sont reliées aux électrodes. Après migration, les protéines ou les particules qui se sont déplacées dans le gel peuvent être colorées, ce qui permet de les identifier et d'en estimer la concentration.
A. W. Tiselius, biochimiste suédois, prix Nobel de chimie de 1948 (1930)
→ tampon
[B1,B3, C1]
Édit. 2019
électrophorèse en gel de polyacrylamide l.f.
polyacrylamide gel electrophoresis
Technique électrophorétique à forte résolution, réalisée dans un gel de polymère synthétique transparent qui se comporte comme un filtre de molécules.
On l'additionne de dodécyl sulfate de sodium, agent dissociant des protéines. La mobilité électrophorétique des molécules protéiques est alors fonction de leur masse moléculaire.
Sigle angl. PAGE
[B3,C1]
Édit. 2019