Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

limbe alvéolaire rétro-dentaire l.m.

→ trigone rétro-molaire

lipasémie (dosage et intérêt clinique de la) l.m.

seric lipase (dosage and clinical interest)

Dosage de la lipase pancréatique dans le sérum particulièrement très utile dans le diagnostic de la pancréatite aigüe car il est aussi sensible et probablement plus spécifique que celui de l'amylasémie.
En dehors de la pathologie pancréatique, la seule cause d'élévation modérée de la lipasémie est l'insuffisance rénale. Il n'est pas possible de doser la lipase urinaire du fait d'une réabsorption tubulaire importante et d'une dégradation urinaire : elle explique que le dosage de la lipasémie doit être couplé avec celui de l'amylasémie et de l'amylasurie pour le diagnostic de pancréatite aigüe.

lipemia retinalis l.f.

lipemia retinalis
Pâleur vasculaire rétinienne observée dans des cas d'hypertriglycéridémie sévère.

Syn. lactescence vasculaire rétinienne

liquide sous-rétinien l.m.

subretinal fluid

Liquide occupant l’espace sous-rétinien dans un décollement de rétine.
Sa composition est proche de celle de l’humeur aqueuse dans les soulèvements récents ; elle est plus épaisse et riche en cellules dans les décollements anciens.

lithiase n.f.

Présence dans la voie excrétrice urinaire, dans les voies biliaires ou dans les canaux excréteurs pancréatique de calculs de diverses natures chimiques

→ calcul, calcul urinaire, lithiase rénale, calcul biliaire, lithiase pancréatique

Littré (glandes de) l.f.p.

Littré's glands

A. Littré, anatomiste et chirurgien français (1700)

Syn. glandes sous-muqueuses de l'urèthre

→ glandes sous-muqueuses de l'urèthre

[A1, M2]

Édit. 2018

livedo réticulaire l.m.

livedo reticularis
Disposition en maille de filet d'un livédo.
Il évoque un caractère idiopathique.

livret d'accueil l.m.

Dans certains établissements publics, livret remis à chaque malade lors de son hospitalisation.
Il contient tous renseignements destinés à lui faciliter la vie dans l’établissement : schéma des circulations, emplacement des divers services médicaux, services administratifs, lieux de culte, banque, boutique, etc. Il rappelle aussi les droits et devoirs des malades.

→ charge du malade

lobe dorsal moyen de Dévé l.m.

Dévé’s average dorsal lobe

Lobe qui correspond à l'isolement du segment supérieur du lobe inférieur par la scissure supérobasale entre le segment supérieur et la pyramide basale, en fait toujours incomplète.

F. Dévé, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1872-1951)

[Terme non retenu dans la Nomenclature internationale]

loge de Baréty l.f.

J. P. Baréty, chirurgien français (1887-1912)

→ fossette de Baréty

longueur fonctionnelle de l'urèthre l.f.

urethral length pressure profile

→ profil de pression uréthrale

lymphadénite dermatopathique l.f.

dermatopathic lymphadenitis

Prolifération intraganglionnaire bénigne de lymphocytes B et T et d'histiocytes dont le cytoplasme est chargé de dépôts d'hémosidérine, de mélanine ou d'inclusions lipidiques, observée surtout dans des aires ganglionnaires superficielles, faisant suite aux multiples effractions cutanées induites par un grattage chronique et aboutissant à une hyperplasie du cortex profond et superficiel du ganglion dont l'architecture générale est conservée.
Le lymphome à petites cellules en est le principal diagnostic différentiel : d'où parfois la nécessité d'une analyse immunophénotypique de l'infiltrat et/ou de la recherche de clonalité par biologie moléculaire.

E. Hurwitt, dermatologiste américain (1942)

Syn. lymphadénite dermopathique,  réticulose lipomélanique de Pautrier-Woringer (1933) (obs.)

→ hémosidérine, mélanine, lymphome à petites cellules

[F1]

Édit. 2018

lymphœdème microcéphalie et anomalies chorio-rétiniennes l.m.

lymphedema and microcephaly, microcephaly with or without chorioretinopathy, lymphedema, or mental retardation (MCLMR)

Lymphœdème congénital visible sur les extrémités ou les orteils associé à une microcéphalie et parfois à une dysplasie chorio-rétinienne.
L'intelligence est normale. Le lymphœdème correspond à un retard de maturation des vaisseaux lymphatiques. L’affection est autosomique dominante (MIM 152950). Des mutations du gène KIF11 sont responsables de l’affection.

A. K. Leung, pédiatre canadien (1985)

→ KIF11

lymphoréticulose bénigne d'inoculation l.f.

benign lymphoreticulosis, cat-scratch disease

Syn. maladie des griffures de chat

→ griffures de chat (maladie des)

Mackay-Shek (syndrome de) l.m.

Mackay-Shek-Carr syndrome, retinal degeneration-nanophtalmos-glaucoma

Rétinite pigmentaire avec macula microkystique et hypermétropie, évoluant vers le glaucome chronique.
La dystrophie rétinienne est de type mixte puisqu’il existe une absence de réponse des cônes à l'ERG. Affection à hérédité indéterminée.

C. J. Mackay, M. S. Shek, R. E. Carr, ophtamologistes américains (1987)

macula lutea l.f.

macula lutea (TA)

macula of retina

Zone de la rétine située du côté temporal du nerf optique, à environ deux diamètres papillaires sur une ligne horizontale tangente au bord inférieur de la papille.
C’est une surface ovalaire à grand axe horizontal, légèrement plus grande que la papille, de teinte uniforme (souvent un peu plus foncée ou légèrement plus grisâtre que le reste du fond d’œil). Elle est entourée, surtout chez les sujets jeunes, d’un reflet périmaculaire se déplaçant dans le même sens que la lumière lors de l’ophtalmoscopie directe. Le centre de la macula lutea ou fovea centralis ne contient pas de vaisseaux, est constitué uniquement de cônes et présente un reflet brillant (reflet maculaire ou fovéolaire) se déplaçant en sens inverse de la lumière lors de l’ophtalmoscopie directe. A la lumière du soleil ou éclairée par une lampe puissante à filtre anérythre, la macula lutea présente une teinte jaunâtre d’où son nom.

A. Bozzi Granville, chirurgien britannique (1783-1872)

Étym. lat. macula : tache

Syn. anc.  tache jaune, plage maculaire, foramen de Bozzi

[P2]

Édit. 2018

maison de retraite médicalisée l.f.

nursing old people home

Maison de retraite dans laquelle est installée une section de cure médicale.
La création de la section de cure médicale a pour objet d’éviter d’avoir à transférer dans un hôpital ou une clinique la personne âgée en cas de nécessité de soins médicaux courants.
Les frais d’hébergement sont payés par la personne âgée ou les descendants ou le service de l’aide sociale. Le séjour en cure médicale donnent lieu au paiement d’un forfait de soins par les organismes de sécurité sociale.

maladie de la forêt de Kyasanur l.f.

Kyasanur Forest disease, monkey fever

Maladie arbovirale sévère due à un virus du genre Flavivirus (KFDV, famille des Flaviviridae) sévissant en Inde.
La maladie sévit en Inde, dans l'état de Karnataka et les régions adjacentes, en milieu forestier. La transmission a surtout lieu en saison sèche (janvier et février). L'incidence est de l'ordre de 400 à 500 cas par an. Chez l'Homme, après une incubation de 3 à 8 jours, la maladie présente un début brutal : fièvre, céphalées, myalgies, photophobie, adénopathies, vomissements, diarrhée. Par la suite, des hémorragies, principalement digestives, sont observées, accompagnées d'hypotension et d'hypoplaquettose et de leucopénie. On a décrit des complications neurologiques (encéphalites bénignes) et respiratoires . La létalité est de l'ordre de 5 à 10 %. Le virus infecte différentes espèces de mammifères, notamment des rongeurs, par l'intermédiaire de tiques du genre Haemaphysalis, en particulier H. spinigera. La contamination peut aussi avoir lieu par contact direct avec un animal infecté ou par ingestion de lait cru de chèvre ou de vache infectée. Plusieurs espèces de mammifères hébergent le virus et certaines espèces de singes (Macaca, Presbytis), sensibles au virus, servent d'amplificateurs. Un vaccin inactivé est disponible localement.
Le virus Alkhurma serait un variant génétique du virus KFD, de même que, peut-être, le virus Nanjianyin isolé en Chine.

→ Alkhurma (virus)

maladie des champignonnistes l.f.

mushroom preters

Alvéolite pulmonaire allergique observée chez les personnes qui pratiquent la culture de champignons sur le fumier dans des caves humides pouvant déterminer l'apparition de nombreux actinomycètes thermophiles analogues à ceux qui sont responsables du poumon de fermier.

[K1,D2,N1,F3]

maladie des champignonnistes l.f.

mushroom preters

Alvéolite pulmonaire allergique observée chez les personnes qui pratiquent la culture de champignons sur le fumier dans des caves humides pouvant déterminer l'apparition de nombreux actinomycètes thermophiles analogues à ceux qui sont responsables du poumon de fermier.

[K1,D2,N1]

Takayasu (maladie de) l.f.

Takayasu arteritis, Takayasu syndrome, pulseless disease, nonspecific aortoarteritis

Vascularite inflammatoire, chronique, non nécrosante, caractérisée par un infiltrat avec des cellules géantes, touchant les vaisseaux de gros calibre
Panartérite segmentaire non spécifique, d'étiologie inconnue, responsable de sténoses des troncs artériels supra-aortiques, survenant de préférence chez la femme jeune, d'origine asiatique, antillaise ou d'Afrique du nord.
Affection rare,  qui s'intègre dans le cadre des angéites non-nécrosantes, à cellules géantes, caractérisées par une atteinte préférentielle des branches de l’aorte, souvent carotides, artères sous-clavières et vaisseaux digestifs et/ou coronaires. Dans 32% des cas, existent des lésions sur le reste de l'aorte descendante et abdominale. Les lésions des artères extracrâniennes contrastent avec le respect des artères intracrâniennes.
L'inflammation conduit à l'épaississement de la paroi artérielle, à sa fibrose et sa sténose. Le contexte comprend des poussées fébriles et une biologie inflammatoire. La disparition habituelle des pouls radiaux est à l'origine de l'appellation classique de «maladie des femmes sans pouls». Une claudication intermittente caractérise le retentissement hémodynamique des manifestations ischémiques : vertiges, syncopes survenant à l'effort ou au changement de position, plus rarement accidents ischémiques cérébraux transitoires ou constitués. L'atteinte neuro-ophtalmologique est habituelle : cécité par ischémie rétinienne, exsudats des vaisseaux rétiniens, hémorragies, anévrismes, fistules artérioveineuses ; les complications oculaires ischémiques les plus sévères conduisent à une atrophie du globe et à une énophtalmie. Des hémorragies cérébrales ont été rapportées, compliquant l'hypertension artérielle, fréquente dans cette affection.
Le diagnostic est évoqué devant un faisceau d’éléments cliniques, biologiques, radiologiques, échographiques et parfois histologiques. On ne dispose pas de marqueur biologique diagnostique spécifique. Le syndrome inflammatoire est confirmé par l’augmentation de la protéine C réactive, de la pentraxine 3, du fibrinogène, des α2-globulines et de la vitesse de sédimentation. La recherche de facteurs antinucléaires ou de facteurs rhumatoïdes est négative.
Le pronostic est lié à la diffusion et à l'évolutivité des lésions artérielles.
Le traitement fait appel aux glucocorticoïdes ; les antiplaquettaires et les anticoagulants sont discutés, la maladie étant peu thrombogène. Des biothérapies et des immunosuppresseurs sont aujourd’hui proposés en association à la corticothérapie. Les indications chirurgicales sont nécessaires pour corriger une ischémie symptomatique. Elle doit être faite préférentiellement, une fois l’inflammation jugulée.
La maladie est endémique au Japon et non familiale, mais de nombreux cas familiaux ont été publiés avec dans certains cas de vrais jumeaux, faits que l'on peut expliquer par une possible cause immunologique puisque l’on trouve une association avec le groupe HLA-B52 (MIM 207600). En fait les jumeaux vivent dans le même environnement et une cause non génétique peut aussi être discutée.

M. Takayasu, ophtalmologiste japonais (1908) ; F. Martorell Otzet et J. Fabré Tersol, chirurgien et cardiologue espagnols (1944)

Syn. maladie des femmes sans pouls , Martorell et Fabré-Tersol (syndrome de), syndrome de la crosse aortique, aortite à cellules géantes, aortite non syphilitique

[K4, N3, P2]

Édit. 2019

maladie de von Hippel-Lindau l.m.

von Hippel Lindau’s angiomatosis, disease, syndrome

E. von Hippel ophtalmologiste allemand (1895), A. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)

Syn. angiomatose rétino-cérébelleuse

→ von Hippel-Lindau (angiomatose rétino-cérébelleuse de)

Malécot (sonde de) l.f.

Malecot self retaining catheter

Sonde semblable à celle de Pezzer et d'usage voisin, avec un capuchon plus ajouré et plus souple.

E. Malécot, chirurgien urologue français (1851-1894)

→ Pezzer (sonde de)

Marinesco-Sjögren-like (syndrome de) l.m.

Marinesco-Sjögren-like syndrome

Syndrome de Marinesco-Sjögren avec hypotonie dans la première enfance, puis ataxie, retard mental, et cataracte à l'âge scolaire.
Le tableau comporte : agénésie ou hypoplasie du cervelet sans hydrocéphalie ni dilatation ventriculaire, incoordination, ataxie, aréflexie et troubles du langage, myopathie avec face figée, hypotonie. L'EMG montre une fibre musculaire histologiquement anormale. La cataracte peut être accompagnée d'un strabisme. Par rapport au syndrome de Marinesco-Sjögren le retard mental est moins sévère, l'apparition de la cataracte se fait à l'âge scolaire et non de façon congénitale (dans le syndrome de Marinesco-Sjögren les enfants ne parlent pas et ne marchent pas pendant de longues années). L’affection est autosomique récessive (MIM 248810)..

Riitta Herva,  pédiatre finlandaise (1987)

Syn. cataracte juvénile, atrophie cérébelleuse retard mental et myopathie

→ Marinesco-Sjögren (syndrome de)

Marmor et Byers (dystrophie macroréticulaire de l'épithélium pigmenté de) l.f.

patterned dystrophy of retinal pigmented epithelium, type Marmor and Byers

M. F. Marmor et  B. Byers ophtalmologistes américains (1970)

→ dystrophie macroréticulaire de l'épithélium pigmenté de Marmor et Byers

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