Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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rameaux pharyngiens  du nerf laryngé récurrent l.m.p.

rami pharyngei nervi laryngei recurrentis (TA)

pharyngeal branches of recurrent laryngeal nerve

Rameaux  que fournit le nerf laryngé récurrent pour le muscle constricteur inférieur du pharynx, au cours de son trajet.

→ nerf laryngé récurrent

rameaux phrénico-abdominaux du nerf phrénique l.m.p.

rami phrenicoabdominales nervi phrenici (TA)

phrenicoabdominal branches of phrenic nerve

Branches motrices terminales du nerf phrénique destinées à l’innervation du muscle diaphragme.

rameaux temporaux du nerf facial l.m.p.

rami temporales nervi facialis (TA)

temporal branches of facial nerve

Branches terminales de la branche temporo-faciale du nerf facial destinée au muscle auriculaire antérieur et aux muscles de la face latérale de l’auricule.

→ nerf facial

raphé ptérygomandibulaire l.m.

raphe pterygomandibularis (TA)

pterygomandibular raphe

Bandelette fibreuse tendue entre l’hamulus ptérygoïdien du processus ptérygoïde et la partie toute postérieure de la ligne oblique du corps de la mandibule.
Il reçoit les insertions postérieures du muscle buccinateur.

Syn. anc. aponévrose buccinato-pharyngienne, ligament ptérygo-mmaxillaire

rapsyne  n.f.

rapsyne

Protéine du cytosquelette musculaire intervenant dans la membrane post synaptique pour  stabiliser les récepteurs de l’acétylcholine (RACh).
L’organisation des RACh synaptiques nécessite la phosphorylation de la rapsyne par l’intermédiaire de la protéine MuSK (muscle specific kinase). Le gène de la rapsyne est situé sur le chromosome 11 en 11p11.2. Il existe de très nombreuses mutations du gène ; elles peuvent provoquer une altération de la transmission neuromusculaire, par exemple dans certaines myasthénies congénitales.

→ myasthénies congénitales

récessus subpoplité l.m.

recessus subpopliteus (TA)

subpopliteal recess

Diverticule de l’étage sus-méniscal de la synoviale du genou qui accompagne le tendon d’origine du muscle poplité dans son trajet à travers le plan fibreux postérieur du genou.

Syn. anc. bourse séreuse du muscle poplité

rectum n.m.

rectum (TA)

rectum

Partie terminale du tube digestif, faisant suite au côlon sigmoïde à hauteur du corps de la troisième vertèbre sacrée et se terminant à l’anus.
D’une longueur moyenne de douze à quinze centimètres, le rectum descend en avant du sacrum et du coccyx en décrivant deux courbures antéro-postérieures : l’une supérieure, concave en avant, la courbure sacrée, l’autre inférieure, concave en arrière. On distingue deux segments : l’un supérieur, le rectum pelvien ou ampoule du rectum (rectum proprement dit), contenu dans la cavité pelvienne, l’autre inférieur, segment périnéal représenté par le canal anal et compris dans l’épaisseur du périnée. La paroi rectale est constituée de quatre tuniques : la tunique séro-fibreuse, externe ; la tunique musculaire, composée d’une couche superficielle de fibres longitudinales, plus épaisses sur les faces antérieure et postérieure, et d’une couche profonde de fibres circulaires s’épaississant au niveau du canal anal pour former le muscle sphincter interne ; la tunique sous-muqueuse qui contient les plexus veineux hémorroïdaux ; et la tunique muqueuse, présentant des replis longitudinaux temporaires et, au niveau du segment pelvien, des replis permanents semi-lunaires dirigés transversalement (valvules rectales). Au niveau du canal anal, la muqueuse présente des saillies longitudinales au nombre de six à huit, les colonnes anales, reliées à leur base par de petits replis transversaux semi-lunaires, les valvules anales.

→ inflexions latérales du rectum

réflexe n.m.

reflex

Réponse involontaire motrice ou sécrétoire à une stimulation du système nerveux sensitif ou sensoriel.
Il met en jeu :
1° le récepteur stimulé : cutané, musculaire, tendineux, osseux (les plus souvent stimulés en orthopédie) ;
2° un neurone afférent vers le système nerveux central ;
3° une ou plusieurs synapses neuronales ;
4° un neurone afférent vers l'organe récepteur ;
5° l'effecteur : le muscle dans le cas du réflexe tendineux, cutané ou osseux.
La perturbation d'un réflexe normal est liée à l'atteinte d'un ou de plusieurs de ces composants.
Cet "arc réflexe" implique une voie ascendante, efférente sensitive, un centre nerveux, et une voie afférente motrice. La disparition d'un réflexe normal implique une rupture de cet arc nerveux, c'est pourquoi la sémiologie utilise un grand nombre de réflexes : p. ex. la percussion du tendon rotulien provoque normalement l'élévation de la jambe sinon une lésion nerveuse doit être recherchée.
Les réflexes tendineux sont les plus couramment recherchés. Ils correspondent au réflexe myotatique monosynaptique. La percussion d'un tendon étire les fuseaux neuromusculaires innervés par les neurones gamma ; la conséquence est une contraction musculaire due à l'excitabilité des neurones alpha de la corne antérieure de la moelle épinière.
Les réflexes de défense passent par voie polysynaptique et entraînent une contracture musculaire souvent antalgique.

→ réflectivité en neurologie

réflexe achilléen l.m.

Achille's tendon reflex

Réflexe mettant en jeu le muscle triceps sural dont la contraction amène l'extension du pied.
Il est obtenu par percussion du tendon calcanéen sur le membre inférieur en  demiflexion du genou, le pied étant maintenu en légère flexion. Il est aboli en cas de paralysie sciatique (tronc et sciatique poplité interne) et de syndrome radiculaire S1.

réflexe crémastérien l.m.

cremasteric reflex

Contraction du muscle crémastérien avec rétraction de la bourse homolatérale obtenue, à l'état normal, par l'excitation cutanée de la face interne de la cuisse au niveau de son tiers supérieur.
Ce réflexe explore la moelle sacrée. C’est surtout un signe fidèle de lésions de la voie pyramidale.

[H1,N1]

réflexe de clignement l.m.

blink reflex

Réponses réflexes du muscle orbiculaire de l’œil (voie efférente faciale) à un choc électrique sur le nerf supra-orbitaire (voie afférente trigéminale).
Elles sont au nombre de deux :
- R1, homolatérale, plus stable, avec une latence d'environ 10,45 ms, suggérant une voie réflexe oligosynaptique ;
- R2, bilatérale, avec une latence d'environ 30,5 ms. suggérant une voie polysynaptique.
L'une et l'autre explorent les voies réflexes trigéminofaciales constituées par les arcs afférents et efférents, le pont et le bulbe, connexions centrales de ces deux réponses.
R1 est altérée lors d'atteintes du trijumeau, du facial et du pont, R2 dans les troubles de la conscience, les lésions bulbaires latérales ou hémisphériques controlatérales, la maladie de Parkinson et certaines prises médicamenteuses (diazépam). Ces investigations intéressent p. ex. le syndrome de Guillain-Barré.

réflexe H l.m.

H reflex (Hoffman's reflex)

Réflexe spinal monosynaptique entre les fibres afférentes proprioceptives de grand diamètre (1A) et les fibres motrices efférentes (α).
Lorsque l'électrode de stimulation employée est bipolaire, le seuil d'obtention est plus bas que celui de la réponse motrice directe pour un choc de largeur 1 ms. La cathode doit être proximale (sens orthodromique pour les fibres 1A). Lorsque l'intensité de stimulation augmente, l'amplitude de H croit jusqu'à un maximum (H maximum), puis diminue pour disparaître lorsque la réponse M (motrice directe), de latence plus courte que la réponse H, est maximale. Cette disparition de la réponse H lorsque M est maximal, provient d'un blocage antidromique par les influx ascendants qui activent l'ensemble des fibres et bloquent les influx descendants d'origine réflexe entre les fibres 1A et α au niveau médullaire.
Le réflexe H peut être étudié au niveau des nerfs mixtes contenant des fibres sensitives 1A. En pratique, il l'est surtout au niveau du muscle soléaire, par stimulation du nerf sciatique poplité interne au creux poplité.
Pour mémoire, les paramètres utiles en électrophysiologie clinique sont : latence M, latence H (H-M), amplitude Hmax sur Mmax et accessoirement latence T du réflexe ostéotendineux, soit celle du réflexe achilléen dans le cas du réflexe H du soléaire, pour mesurer la différence de latence T-H et le rapport d'amplitude H sur T.
L'étude du réflexe H est indiquée dans certaines neuropathies sensitives, les atteintes radiculaires et accessoirement la pathologie neurologique centrale.

H. S. Hoffman, psychologue américain (1980)

Syn. réflexe d'Hoffmann

réflexe massétérin l.m.

maw reflex

Abaissement de la mandibule et contraction du muscle masséter provoqués par une percussion sur les arcades dentaires avec un objet rigide, le sujet ayant la bouche entrouverte.
Ce réflexe dépend uniquement du trijumeau pour ses afférences et ses efférences.
Sa diminution est difficilement appréciable car il peut manquer chez un sujet normal. Son exagération signifie l'existence d'une lésion supranucléaire.

réflexe patellaire l.m.

knee-jerk, patellar reflex

La percussion du ligament rotulien par un marteau à réflexe entraîne l'extension de la jambe sur la cuisse par contraction involontaire du muscle quadriceps.
Il est aboli en cas de paralysie fémorale et de syndrome radiculaire L3-L4.

Syn. réflexe rotulien

réflexe styloradial l.m.

styloradial reflex

La percussion du tendon terminal du muscle long supinateur (m. brachioradialis) sur la styloïde radiale entraiîe la flexion de l'avant-bras sur le bras et une légère supination.
Il est aboli en cas de paralysie radiale et de syndrome radiculaire supérieur C5-C6 de Duchenne-Erb.

réflexe tricipital l.m.

elbow, triceps reflex

La percussion du tendon terminal du muscle triceps (m. triceps brachii) au dessus de l’olécrane entraine l'extension de l'avant-bras sur le bras.
Il est aboli en cas de paralysie radiale et lors du syndrome radiculaire moyen C7.

région deltoïdienne l.f.

regio deltoidea (TA)

deltoid region

Marquée par le relief du muscle deltoïde, elle est dite encore moignon de l’épaule.

rein n.m.

ren ; nephros (TA)

kidney

Chacun des deux organes sécrétant l’urine, appliqué sur la paroi abdominale postérieure, en arrière du péritoine, de chaque côté de la colonne vertébrale, depuis la douzième vertèbre thoracique jusqu’à la troisième vertèbre lombaire ; le rein droit est sensiblement plus bas que le gauche.
Le rein mesure en moyenne douze centimètres de longueur, six centimètres de largeur et trois centimètres d’épaisseur et pèse environ cent cinquante grammes. Il a une forme allongée, aplatie dans le sens antéro-postérieur, comparable à celle d’un haricot, avec un bord latéral convexe et un bord médial échancré à sa partie moyenne par le hile. Son grand axe, oblique en bas et en dehors, est parallèle au bord externe du muscle ilio-psoas. On lui distingue deux faces, antérieure et postérieure, et deux pôles, supérieur, situé à hauteur de la onzième vertèbre thoracique à gauche et du disque intervertébral T11-T12 à droite, et inférieur, situé à hauteur de la troisième vertèbre lombaire à droite et du disque intervertébral L2-L3 à gauche. Il est entouré d’un fascia rénal, d’une capsule adipeuse et d’une capsule fibreuse.
Il est constitué de deux zones distinctes : une partie périphérique, le cortex rénal et une partie centrale, la médullaire rénale. Le cortex rénal se compose des radiations médullaires (pyramides de Ferrein) et du labyrinthe cortical formé de tubules disposés irrégulièrement et entourant un grand nombre de glomérules du rein. La médullaire rénale se compose de huit à dix pyramides rénales (pyramides de Malpighi) dont le sommet constitue une papille rénale ; à ce niveau se situe l’aire criblée où s’ouvrent les foramina papillaires qui débouchent dans un petit calice du rein ; les pyramides rénales, formées par des tubes urinifères droits, sont séparées par des prolongements du cortex rénal, les colonnes rénales.  
L’unité fonctionnelle du rein est le néphron (glomérule, tube proximal tube contourné, anse du néphron, anse de Henle et tube distal tube droit). La sécrétion d’urine est le résultat de trois processus physiologique successifs : filtration glomérulaire puis phénomènes tubulaires de réabsorption, de sécrétion et de concentration-dilution des urines.
Le tube rénal élabore des substances vasopressives telle la rénine. Celle-ci est élaborée par l’appareil juxta-glomérulaire : espace compris entre les artérioles afférente et efférente, le glomérule et la partie du tube distal qui vient à son contact. La riche vascularisation du glomérule est assurée par les artérioles glomérulaires afférentes et efférentes du rein.
Le rein a par ailleurs d’autres fonctions endocrines : sécrétion d’érythropoïétine et formation de la 1, 25-hydroxycholécalciférol, forme active de la vitamine D.

→ néphron, artériole glomérulaire afférente du rein, artériole glomérulaire efférente du rein

[A1, M2]

Édit. 2018

remodelage bronchique l. m.

- une néo-angiogénèse et une hyperperméabilité de la sous-muqueuse, source d’œdème et d’hypersécrétion dans la lumière bronchique,

- une hypertrophie du muscle lisse, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules caliciformes et des glandes à mucus.
Il évolue d'une phase sèche de toux quinteuse à une phase humide catarrhale, attestée par les sifflements perçus à l'auscultation ainsi que par le malade ou son entourage. Les crises, peuvent se succéder durant plusieurs jours si on ne les traite pas. Elles sont espacées de périodes de rémission pendant lesquelles la fonction respiratoire peut être normale, mais les crises graves peuvent être mortelles
L’obstruction bronchique réversible après inhalation de bêta2-mimétiques, tend à évoluer, à défaut de traitement anti-inflammatoire, vers une obstruction permanente et irréversible. Le spasme de la musculature lisse bronchique est dû, au moins en partie, à une inflammation muqueuse, facteur étiologique essentiel à traiter.
 L'allergie joue le rôle principal par hypersensibilisation immédiate, semi tardive ou retardée. Des causes très diverses peuvent déclencher la crise : infection bronchique, inhalation de substance irritante, émotion violente. L'évolution capricieuse de l'asthme doit être surveillée tous les jours par le débit de pointe que le patient peut mesurer lui-même. Toute suspicion d'asthme impose une spirographie à la recherche d'une altération des débits bronchiques.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

→ débit de pointe, débit expiratoire maximal

réponse tardive l.f.

late response

Potentiel d'action global du muscle (PAM) évoqué par stimulation du nerf efférent et dont la latence est plus longue que la réponse motrice directe.
Les réponses tardives incluent le réflexe H, les ondes F, mais aussi des réponses le plus souvent anormales dues à des processus de dénervation-réinnervation parfois difficiles à distinguer des réponses F, mais dont la latence est plus constante. Elles sont parfois dénommées "réflexe d'axone", bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'un réflexe.

→ réflexe H , onde F, réponse F

résection musculaire l.f.

muscle resection

En chirurgie ophtalmologique, amputation d'un segment de l'extrémité antérieure d’un muscle oculomoteur suivie de la réinsertion de la partie restante à l'insertion primitive.

→ myectomie

rétrocontrôle mictionnel l.m.

biofeedback

Technique couramment utilisée en rééducation vésicosphinctérienne.
Cette rétroaction sensorielle consiste à acquérir la maîtrise du fonctionnement d'un organe ou d'un muscle par la prise de conscience objective de son fonctionnement.
Les contractions vésicales et/ou l'activité musculaire sont concrétisées par un signal visuel ou sonore.

→ rétroaction

rhabdomyosarcome n.m.

rhabdomyosarcoma

Tumeur maligne rare dérivée des muscles striés, dont on distingue trois groupes anatomocliniques.
Le type embryonnaire est le plus fréquent, s'observe surtout chez l'enfant avant l'âge de10 ans, siège le plus
 souvent à la tête et au cou, a une nette tendance envahissante et comporte des cellules plus ou moins analogues,
 par leur striation croisée, à celles du muscle strié de l'embryon; les métastases sont fréquentes; la tumeur est
 radiosensible; son excision chirurgicale est souvent suivie de récidives. Le type alvéolaire (Riopelle et Theriault)
 se développe chez l'adolescent et l'adulte jeune, siège sur les membres, la tête et le cou, et est caractérisé
histologiquement par sa disposition en amas pseudo-alvéolaires constitués de cellules monstrueuses, appelées
"cellules araignées", qui contiennent des myofibrilles intracytoplasmiques; les métastases viscérales sont fréquentes
 et le pronostic sombre. Le type pléiomorphe se voit habituellement chez des sujets d'âge moyen, siège électivement
 aux membres inférieurs et est histologiquement constitué de cellules de taille variable à cytoplasme éosinophile
 abondant et à noyau foncé parfois multiple; le pronostic est moins sévère que dans les formes précédentes.

→ sarcome botryoïde

rigidité n.f.

rigidity, stiffness

Forme d'hypertonie musculaire se manifestant par une résistance aux mouvements passifs.
Signe classique des syndromes parkinsoniens, particulièrement de la maladie de Parkinson, elle touche les muscles proximaux, distaux et axiaux. De type plastique, "en tuyau de plomb", elle n'est pas modifiée par la vitesse donnée au déplacement du segment de membre, ni par la position d'une articulation. Elle s'oppose ainsi à la spasticité ou raideur "élastique" du syndrome pyramidal.
Bien mise en évidence dans les mouvements de flexion-extension du poignet, elle s'accompagne du phénomène de la roue dentée, qui marque la variation d'intensité de la résistance, avec des à-coups réguliers.
La rigidité parkinsonienne s'associe à une exagération des réflexes de posture, qui est la contraction réflexe d'un muscle après son raccourcissement.
Sa recherche peut être sensibilisée par la manœuvre de Froment, le malade effectuant un mouvement volontaire du côté opposé.

rupture de plaque d'athérome l.f.

plaque rupture

Solution spontanée de continuité dans une plaque d'athérome, d'étendue variable, allant de la simple érosion de la chape fibreuse à son ulcération profonde.
En mettant en contact le sang circulant avec les structures profondes sous-endothéliales de la plaque, la rupture provoque habituellement la formation d'un thrombus mural par enclenchement des mécanismes de l'hémostase au contact de la brèche et parfois celle d'une hémorragie (hématome) à l'intérieur de la plaque par pénétration du sang sous forte pression dans la brèche. Le thrombus peut se développer jusqu'à occlure l'artère (occlusion thrombotique aigüe, p. ex. d'une artère coronaire, à l'origine d'un infarctus du myocarde), ou se détacher pour former un embole qui va occlure une artère d'aval (occlusion embolique aigüe, p. ex. d'une artère cérébrale en aval d'une plaque rompue à l'origine de l'artère carotide interne). Ces embolies peuvent contenir des fragments d'athérome. Quand la thrombose n'a pas provoqué l'occlusion définitive de l'artère, le thrombus et l'hématome (qu'ils aient ou non provoqué une ischémie) s'incorporent à la plaque par incrustation ; cette métamorphose de la matière hématique en matière athéroscléreuse a pour bon côté de permettre la cicatrisation de la rupture, mais pour mauvais côté de contribuer à la croissance de la plaque.
L'instabilité de la plaque qui aboutit à la rupture paraît liée à divers phénomènes encore discutés :
- spasme du muscle artériel qui pourrait briser la plaque en la pliant, dysfonctionnement des vaisseaux de la plaque par rupture aboutissant à la formation d'un hématome qui fait bomber la plaque ;
- obstruction responsable d'une ischémie et d'un ramollissement du centre de la plaque liée aux contraintes hémodynamiques et aux mouvements de l'artère particulièrement marqués dans le réseau coronaire arrimé au ventricule gauche ;
-  sécrétion par les cellules activées de protéases digérant la matrice extracellulaire et amincissant la chape fibreuse.
La maitrise thérapeutique de la rupture de plaque est un objectif majeur de recherche, car elle atténuerait grandement les capacités de l'athérosclérose à provoquer l'ischémie.

→ athérosclérose (classification des lésions), embolie de cholestérol

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