syndrome sérotoninergique l.m.
serotonin syndrome
Ensemble rare d'effets secondaires récemment individualisés de certains antidépresseurs, décrits comme liés à une hypersérotoninergie mais nécessitant confirmation et précisions.
En l'absence d'autre étiologie et lors de l'institution ou de l'augmentation posologique de substances connues pour agir sur le système sérotoninergique, apparition simultanée ou séquentielle d'au moins trois des symptômes suivants selon la description princeps de H. Sternbach (1991), plus ou moins discutée : confusion et hypomanie, agitation, myoclonies surtout non rythmiques, hyperréflexie, sueurs abondantes, frissons, tremblements, diarrhée, incoordination motrice, fièvre. L'évolution peut être sévère et même mortelle. La distinction avec le syndrome malin des neuroleptiques est difficile.
Habituellement en association, sinon en surdosage, ont été surtout incriminés les inhiiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) non sélectifs ou sélectifs A (toloxatone, moclobémide) et les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (ISRS), mais aussi certains antidépresseurs tricycliques, le lithium, l'Ecstasy (MDMA), voire des molécules non psychotropes comme le dextromorphane, présent dans de nombreux antitussifs. La mesure thérapeutique essentielle est l'arrêt du ou des produits incriminés avec, dans les formes moyennes, disparition des symptômes en 24 à 48 heures, sauf de la confusion, qui peut persister quelques jours.
syndrome vestibulaire central l.m.
central vestibular syndrome
Ensemble de symptômes et de signes d’examen liés à l’atteinte vasculaire, dégénérative, tumorale ou autre des noyaux vestibulaires et des structures vestibulaires supérieures.
Le déséquilibre l’emporte sur les vertiges. Le nystagmus est multidirectionnel ou, à l’inverse, pur, vertical dans les lésions pédonculaires, horizontal dans les lésions protubérantielles et rotatoire dans les lésions médullaires hautes. Surtout la présence de signes neurologiques et l’absence de signes auditifs innocentent le système labyrinthique et imposent une imagerie. Une dysharmonie domine dans ce syndrome, avec notamment une variabilité et une direction volontiers dissociée des signes vestibulaires spontanés.
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).
→ déséquilibre, vertige, nystagmus, pédonculaire (syndrome), protubérantiels (syndromes)
système cardionecteur l.m.
cardionector system
Système nerveux spécifique du cœur produisant et conduisant l’excitation qui déclenche la contraction myocardique.
Il comporte un appareil atrionecteur représenté par le nœud sinusal de Keith et Flack, et un appareil ventriculonecteur comprenant le nœud d’Aschoff-Tawara, le faisceau de HIS avec ses branches et le réseau terminal de Purkinje.
→ Keith et Flack (nœud de), Aschoff-Tawara (nœud d'), His (faisceau de), Purkinje (réseau de)
système C.G.S. l.m
C.G.S. system
Système d’unités de mesure dans lequel le centimètre (C), le gramme (G) et la seconde(S) sont les unités fondamentales de longueur, de masse et de temps.
[B]
système de clivage de la glycine l.m.
Complexe enzymatique dégradant la glycine en CO2 et NH3
Le système de clivage de la glycine est constitué de quatre protéines appelées T, P, H et L. Des mutations des protéines P et T de ce complexe sont responsables de la maladie métabolique héréditaire appelée hyperglycinémie non cétotique ou encéphalopathie glycinique.
Abrév. GCS
système de conduction du cœur l.m.
complexus stimulans cordis, systema conducente cordis (TA)
conducting system of heart
Partie du myocarde chargé des fonctions d’excitation et de conduction.
Elle comporte deux segments : 1) l’appareil atrionecteur représenté par le nœud sinuatrial ; 2) L’appareil ventriculonecteur (ou système de Tawara-His-Purkinje) représenté par le nœud atrioventriculaire et par le faisceau atrioventriculaire qui se divise en deux branches droite et gauche, se ramifiant elles-mêmes en un réseau subendocardial.
Syn. anc. appareil connecteur atrioventriculaire, myocarde différencié, système autonome du cœur, système cardionecteur, système musculaire spécifique, système de commande du cœur, tissu cardionecteur, tissu nodal
→ nœud sinuatrial , nœud atrioventriculaire, faisceau atrioventriculaire, branche droite du faisceau atrioventriculaire, branche gauche du faisceau atrioventriculaire, rameaux subendocardiaux
système de santé l.m.
health system
Dans un pays, ensemble des dispositions législatives et réglementaires destinées à la prévention des maladies (hygiène publique : alimentation, eaux, environnement, etc.) et aux soins aux malades, ainsi que des administrations, des personnes et des équipements qui y contribuent.
Selon le régime économique et politique du pays, un système de santé peut être plus ou moins centralisé, confié à des organismes publics et/ou privés.
→ analyse d'un système, système de soins
système du complément l.m.
complement system
Système complexe de protéines, les globulines, présent dans tout sérum sanguin frais, dont les propriétés sont activées par des clivages enzymatiques en cascade.
Il comprend plusieurs facteurs numérotés de 1 à 9 (le C1 est divisé en trois sous-fractions : C1q, C1r, C1s). Le complément (C), dérivé formé dans des monocytes et des macrophages, joue un rôle essentiel de défense par ses propriétés neutralisantes et destructrices. Certains des facteurs du C. font partie des médiateurs humoraux de l’inflammation. Inactif dans le sérum, le C. attaque l’antigène seulement lorsqu’un anticorps spécifique l’a reconnu et s’est fixé sur lui, formant un complexe immun.
Cette voie d’activation du C. est la voie dite classique. Le C. s’attache à l’anticorps du complexe immun par son composant C1. La lyse cellulaire se fait par les composants C3 à C9 activés en cascade, libérant des fragments peptidiques, les anaphylatoxines, C3a et C5a qui provoquent une inflammation locale et mobilisent les polynucléaires. Le C. active aussi les mastocytes et les basophiles qui libèrent de l’histamine.
La voie, dite alterne, d’activation du C. se fait directement en l’absence d’anticorps par de nombreuses substances (inuline, bactéries) à partir de C3.
Une troisième voie, dite voie des lectines, permet le clivage de C4 et de C2.
Abrév. C→ C1, C2, etc.
[C1 C2 F3]
système immunitaire l.m.
immune system
Ensemble cellulaire et tissulaire impliqué dans les réponses immunitaires de l’organisme contre des agents pathogènes.
Les cellules de ce système, principalement les lymphocytes, sont soit isolées, soit disposées en agrégats diffus dans les tractus gastro-intestinaux, respiratoires, soit encore groupées dans les organes lymphoïdes ( thymus, ganglions lymphatiques, rate).
système immunitaire cutané l.m.
skin immune system
Locution employée pour signifier que l'épiderme contient toutes les cellules et molécules nécessaires à l'induction et à l'expression d'une réponse immunitaire, les éléments principaux de ce système étant les cellules de Langerhans et les kératinocytes.
système lymphatique l.m.
systema lymphoideum (TA)
lymphoid system
Ensemble des organes lymphatiques de l’organisme qui comprend : les organes lymphoïdes primaires (moelle osseuse, thymus), les organes lymphoïdes secondaires (rate, anneau lymphatique pharyngé, nœuds lymphatiques et vaisseaux lymphatiques), ainsi que les espaces lymphatiques et les chylifères.
Le système lymphatique participe de l’appareil cardio-vasculaire.
système musculaire l.m.
systema musculare, musculi (TA)
muscular system, muscles
Système qui désigne plus spécifiquement l’ensemble des muscles de l’appareil locomoteur.
→ muscle
système national d'information interrégimes de l'assurance maladie (SNIIRAM) l.f.
base de données nationales créée en 1999 par la loi de financement de la Sécurité sociale dont la gestion a été confiée à la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (article L161-28-1 du code de la sécurité sociale) et qui a 4 objectifs : l’amélioration de la qualité des soins, de la gestion de l’Assurance maladie et de celle des politiques de santé, ainsi que la transmission aux prestataires de soins des informations relatives à leur activité.
1 L’amélioration de la qualité des soins est issue de :
- la comparaison des pratiques aux référentiels, accords de bons usages ou contrats de bonne pratique ;
- l’évaluation des comportements de consommation de soins ;
- l’analyse des caractéristiques et des déterminants de la qualité des soins.
2 La contribution à une meilleure gestion de l’Assurance Maladie est fondée sur :
- la connaissance des dépenses de l’ensemble des régimes d’assurance maladie ;
- l’évaluation des transferts entre enveloppes correspondant aux objectifs sectoriels de dépenses fixés en fonction de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale ;
- l’analyse quantitative des déterminants de l’offre de soins et la mesure de leurs impacts sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie.
3. La contribution à une meilleure gestion des politiques de santé a pour origines :
- l’identification des parcours de soins des patients;
- le suivi et l’évaluation de l’état de santé des patients et leurs conséquences sur la consommation de soins ;
- l’analyse de la couverture sociale des patients ;
- la surveillance de la consommation de soins en fonction de différents indicateurs de santé publique ou de risque.
4. La transmission aux prestataires de soins des informations pertinentes relatives à leur activité, à leurs recettes et, s’il y a lieu, à leurs prescriptions.
Le SNIIRAM constitue une base de données complète et détaillée sur le parcours des patients et l’organisation du système de soins grâce au recueil d’informations anonymées, issues :
- des remboursements effectués par l’ensemble des régimes d’assurance maladie pour les soins du secteur libéral de l’ensemble de la population vivant en France ;
- des données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) provenant des hôpitaux.
Les données du SNIIRAM permettent de réaliser des études :
- explorant les parcours de soins des patients et les modalités de prise en charge des maladies ;
- évaluant !es risques des médicaments,
- apportant des données épidémiologiques.
→ caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés, programme de médicalisation des systèmes d'information
[E1]
Édit. 2018
système nerveux central l.m.
pars centralis systemae nervosi, systema nervosum centrale (TA)
central nervous system
1 – Dans un sens étroit purement morphologique c’est l’axe cérébro-spinal c’est-à-dire la partie du système nerveux contenue dans la cavité cranio-rachidienne : moelle spinale et encéphale.
2 – Dans un sens large, couramment employé en médecine, constitué par l’encéphale et la moelle spinale, ensemble envisagé aussi bien du point de vue anatomique que du point de vue fonctionnel.
Syn. anc. axe encéphalo-médullaire, névraxe, système nerveux cérébro-spinal
système nerveux parasympathique l.m.
parasympathetic nervous system
Ensemble de fibres nerveuses issues des régions crâniennes (nerfs III, VII, VIIbis, IX et X), et sacrées, dont les effets physiologiques sont généralement opposés au système nerveux sympathique : leur action met en jeu un médiateur chimique, l’acétylcholine.
Les inhibiteurs de la cholinestérase (ésérine, génésérine) sont des médicaments parasympathomimétiques.
système nerveux sympathique l.m.
Pars sympatica (Pars autonomica systematis nervosi peripherici) (TA)
sympathetic nervous system
Système nerveux périphérique régulant la vie organique et végétative en agissant sur les viscères par l'intermédiaire de l'adrénaline et de la noradrénaline.
Il est constitué par des réseaux de nerfs et de ganglions localisés dans la chaîne latérovertébrale, en rapport avec les nerfs rachidiens (rameaux communicants) ainsi que par des plexus périviscéraux et viscéraux.
Le sympathique, au sens traditionnel tombé en désuétude dans l’usage médical, comprend deux systèmes complémentaires : orthosympathique et parasympathique. Au sens étroit actuellement en usage, sympathique est synonyme d'orthosympathique, autrefois dit grand sympathique.
Les anciens anatomistes considéraient la chaîne des ganglions paravertébraux comme un tronc nerveux distribuant des nerfs aux différents viscères. Ils l'ont appelé «nerf grand harmonisateur» (en latin, nervus harmonicus magnus gangliosus, transposé en grec «grand sympathique») parce qu'il semblait assurer la mise en communauté des sentiments que ces viscères étaient supposés abriter.
Étym. angl. sympathetic (1765), transposition d'harmoniser sous forme grecque (sumpatheia : ce qu'on ressent ensemble, sun - pathos).
→ système nerveux autonome, ganglion sympathique
système nerveux sympathique de l'utérus l.m.
uterine autonomous (sympathetic) nervous system
Partie du système sympathique et parasympathique constituant le plexus hypogastrique qui contrôle la sensibilité et la motricité de l'utérus.
Il pourrait jouer un rôle dans l'initiation et la maîtrise de la parturition, notamment par l'interaction de ses récepteurs α-stimulateurs et β-inhibiteurs de la contractilité du myomètre.
système photique l.m.
photic system
Partie du système visuel qui ne forme pas d'image, constituée par la voie rétino-hypothalamo-hypophysaire qui émerge du chiasma optique, relaie dans les noyaux suprachiasmatiques et se projette jusque sur la glande pinéale où elle régule la sécrétion de mélatonine en fonction des cycles d'éclairement.
système respiratoire semi-ouvert l.m.
semi-open rebreathing system
Expression désuète et déconseillée (en anglais comme en français) : elle est équivalente à et aussi mauvaise que «système semifermé».
→ système à réinspiration partielle
système réticulohistiocytaire l.m.
reticulohistiocytic system
Système dont les cellules, très hétérogènes, assurent des fonctions de présentation de l’antigène dans l’induction de la réponse immunitaire, ainsi que de phagocytose et de destruction des micro-organismes à la faveur d’une cooporéation des macrophages et des lymphocytes T.
→ phagocytes mononucléés (système des)
système sans réinhalation l.m.
non-rebreathing system
Système respiratoire dans lequel la totalité du mélange expiré est rejetée à l'extérieur.
Il est utilisé en anesthésie, en ventilation artificielle, en plongée, etc., mais il faut envisager l'évacuation des gaz expirés.
système tympano-ossiculaire l.m.
tympano-ossicular system
Ensemble formé par la membrane tympanique et les trois osselets de la chaîne ossiculaire.
Cet ensemble constitue une véritable entité qui assure à la fois le captage des ondes sonores aériennes et leur transmission mécanique aux liquides de l’oreille interne. Il permet d’accorder l’impédance de l’onde sonore transmise par voie aérienne à l’impédance des milieux liquidiens labyrinthiques. Ce système n’est pas purement passif puisqu’il est soumis à l’influence des muscles stapédiens.
systémique adj.
systemic
Qui se rapporte à un système.
-1) En biologie, se dit d’un produit qui, appliqué de façon limitée à un organe précis, par ex. un tégument, se répand dans l’organisme entier.
-2) En pharmacologie humaine et vétérinaire, ainsi qu’en thérapeutique, se dit d’un effet impliquant l’absorption d’un médicament qui après passage dans un liquide circulant, notamment le sang, se répartit dans l'ensemble de l'organisme.
L’effet systémique s’oppose alors à l’effet local.
-3) En cardiologie, qui se rapporte à la grande circulation.
Un ventricule cardiaque est dit systémique quand il assure l’expulsion du sang oxygéné vers l’aorte, p. ex. normalement le ventricule gauche. Mais ce peut être en totalité ou en partie le ventricule droit dans certaines malformations congénitales du cœur.
-4) En physiologie animale, qui concerne la circulation générale, excluant celle qui aboutit aux poumons.
-5) En physiologie végétale, se dit de produits phytosanitaires qui, appliqués par exemple, sur des feuilles, pénètrent et se répartissent dans la totalité de la plante.
Étym. anglais, systemic : général, à partir du grec systêma : ensemble d’objets, de doctrine
tableau de maladie professionnelle indemnisable
Conformément au système prévu par la loi du 25 octobre 1919, l’origine d’une maladie peut être reconnue professionnelle si elle figure sur l’un des tableaux annexés au code de la sécurité sociale.
98 tableaux ont été créés et modifiés par décret, après avis du conseil supérieur de prévention des risques professionnels. Il en est de même pour les assurés agricoles (salariés et non salariés) depuis un décret du 17 juin 1955 (57 tableaux).
Chaque tableau comporte : les symptômes ou lésions pathologiques indemnisés, le délai de prise en charge c’est-à-dire le délai maximal entre la cessation d’exposition au risque et la première constatation médicale de la maladie, les travaux susceptibles de provoquerl’affection en cause, avec une liste qui peut être limitative ou indicative. Parfois peut figurer une durée d’exposition au risque.
tachykinine n.f.
tachykinin
Chacun des peptides hormonaux faisant partie d'une famille de substances qui stimulent les mouvements rapides du système digestif, et dont le type est la "substance P", décapeptide sécrété par les cellules APUD qui provoque la contraction des muscles intestinaux.
On distingue parmi les tachykinines, outre la substance P et ses analogues (septide, sentkide), les neurokinines A et B et les neuropeptides gamma et K. Ces peptides joueraient aussi un rôle de neuromédiateurs modulant la conduction synaptique des sensations douloureuses.
Étym. gr.takhus : rapide ; kinesis : mouvement