Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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démence pugilistique l.f.

dementia pugilistica

Altérations des fonctions intellectuelles, en particulier des fonctions mnésiques, de la concentration et de la personnalité, consécutives à des traumatismes craniocérébraux répétés.
Associé fréquemment à un syndrome extrapyramidal, une irritabilité et une euphorie, ce tableau initialement décrit chez d'anciens boxeurs peut évoluer vers la démence.
Les principales caractéristiques neuropathologiques sont la présence d'une dégénérescence neurofibrillaire au niveau du cortex et du tronc cérébral, posant la question du rôle des traumatismes répétés dans la genèse de lésions cérébrales dégénératives de type sénile.

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

démence traumatique, Parkinson (maladie de)

démence sémantique l.f.

semantic dementia

Syndrome d'atrophie lobaire progressive survenant avant 65 ans et plus fréquent chez l'homme, qui se caractérise par des troubles de la compréhension lexicosémantique entraînant un appauvrissement progressif du vocabulaire sans autre atteinte linguistique.
Distinct de l'aphasie progressive, il se complète par une agnosie et une prosopagnosie asémantiques.

démence (sémiologie) l.f.

dementia (semiology)

Malgré l'hétérogénéité du concept, le diagnostic impose des conditions cliniques minimales.
Les symptômes ne doivent pas survenir dans un contexte d'obscurcissement de la conscience (p. ex. confusion) et doivent être présents depuis au moins six mois.
Des spécificités cliniques peuvent exister en fonction du type étiologique de démence. Des manifestations psychiatriques peuvent y être associées (symptômes dépressifs, délirants, hallucinatoires, confusionnels, etc.).
Devant tout syndrome démentiel, il convient de rechercher une cause curable.

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

démence régressive, pseudodémence

[Cette association comprend,débutant habituellement à l'âge adulte ou chez le sujet âgé : 1. Des troubles de la mémoire (portant en particulier sur des faits récents apprentissage et à long terme). 2. L'atteinte d'autres fonctions mentales,qu'il s'agisse]

démence traumatique l.f.

dementia due to head trauma

Démence secondaire à un traumatisme crânien, d'aspect clinique varié, tous les intermédiaires pouvant exister entre vie végétative et détérioration intellectuelle modérée.
La perte de conscience initiale est une constante, l'association à des signes d'atteinte pyramidale fréquente. Les troubles mnésiques (particulièrement le syndrome de Korsakoff) et les signes frontaux le sont également, de même qu'un "aspect caractériel" avec des périodes d'irritabilité et d'impulsivité interrompant l'inertie et l'apathie habituellles.
L'éventualité d'un hématome sous-dural chez le sujet âgé obnubilé et celle d'une hydrocéphalie à pression normale secondaire à une hémorragie méningée traumatique seront notamment éliminées.
Sur le plan neuropathologique, quatre grands mécanismes lésionnels sont incriminés : des lésions directes d'impact et/ou de contrecoup hémorragique (hématomes) ; des lésions encéphaliques diffuses (ischémie, étirement et dégénérescence axonale) ; une hydrocéphalie ; des lésions secondaires (œdème, anoxie, etc.).

S. S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887)

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

démence pugilistique

démonopathie n.f.

demonopathy

Terme ancien dérivé de celui de démonomanie (celle-ci décrite par E. Esquirol, 1814, puis M. Macario, 1843, dans le cadre des lypémanies), l'un et l'autre peu utilisés aujourd'hui, et qui désignaient une forme d'aliénation mentale où le patient a la conviction d'être investi, possédé par le démon et ses créatures.
Sur le plan psychiatrique, on ne décrit plus un groupement fondé sur l'ensemble des manifestations pathologiques liées aux puissances infernales, mais deux ordres de troubles :
- l'un associant souvent possession et éléments hystériques, encore fréquent dans beaucoup de mythes et croyances traditionnels et comportant superstitions, envoûtement et sorcellerie, parfois collectifs ;
- l'autre, de registre psychotique, comportant des idées délirantes d'influence centrées sur ces thèmes : soit mélancoliques, avec survenue possible d'un syndrome de Cotard ; soit parmi d'autres éléments d'une organisation délirante chronique, notamment hypocondriaque ; soit dans le cadre d'une psychose délirante aigüe.
L'évolution peut alors être marquée par un passage auto-agressif, parfois destructeur, contre ce corps habité par les forces du mal.

E. Esquirol, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1814) ; M. Macario, médecin français (1843)

Étym. gr. daïmôn : démon ; pathos : souffrance

Denny-Brown (neuropathie de) l.m.

Denny-Brown’s neuropathy, paraneoplastic sensory neuropathy

Ensemble de manifestations cliniques liées à une neuropathie sensitive d’origine paranéoplasique par atteinte du ganglion spinal rachidien postérieur, parfois prolongée par des lésions dégénératives des cordons postérieurs.
Cette atteinte radiculaire et cordonale postérieure se traduit par des paresthésies et par des douleurs fulgurantes asymétriques des quatre membres. Elle s’installe en quelques jours à quelques mois, entraîne une ataxie proprioceptive et aboutit à un tableau pseudo-tabétique. L’évolution se fait vers une atteinte diffuse du névraxe avec troubles respiratoires. Ce syndrome paranéoplasique est presque exclusivement observé dans les carcinomes bronchiques à petites cellules. Il est très souvent révélateur, précédant la découverte du carcinome. Il serait d’origine auto-immune. Il n’est qu’exceptionnellement réversible sous traitement.

D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, médecin britannique (1948)

Syn. neuropathie sensitive subaiguë paranéoplasique

neuropathie paranéoplasique, paranéoplasiques (neuropathies périphériques)

densaplasie n.f

densaplasia

Malformation de l’apophyse odontoïde de l’axis (dens) : aplasie, hypoplasie, mobilité anormale, dont le risque est une instabilité atloïdo-axoïdienne, subluxation ou luxation entre C1 et C2, responsable de troubles neurologiques par compression médullaire haute aigüe ou chronique.
Elle se voit dans de nombreux syndromes de dysplasie tels que la trisomie 21, l’achondroplasie, les dysplasies spondylo-épiphysaire ou spondylométaphysaire, la mucolipidose de type III, certaines mucopolysaccharidoses (maladies de Hurler, de Morquio), le syndrome de DiGeorge (microdélétion 21q11.2). Elle doit être recherchée systématiquement par des radiographies dynamiques de la charnière craniorachidienne.
Terme peu usité

Gertrud Hurler, pédiatre allemande (1919) ; L. Morquio, pédiatre urugayen, membre de l'Académie de médecine (1929) ; A. M. DiGeorge, pédiatre américain (1965)

Étym. lat. : dens : dent ; gr. a , privatif ; plassein : former, façonner

dépersonnalisation n.f.

depersonalization

Trouble de la perception de soi caractérisé surtout par une impression, en général décrite par métaphores, d'irréalité et d'étrangeté touchant soi-même (dépersonnalisation proprement dite) en tant que personne physique (désincarnation) et psychique (désanimation) et, fréquemment, le monde environnant (déréalisation). Il évolue souvent par crises.
La dépersonnalisation se rencontre à divers niveaux :
- non pathologique, lors d'un état de fatigue, d'une privation sensorielle, en période hypnagogique ou hypnopompique ;
- névrotique, p. ex. chez des anxieux ou des psychasthènes au sens classique, avec leur sentiment d'incomplétude. Elle est alors bien critiquée, sans troubles de l'identité, avec un contact aisé et une demande ;
- psychotique, notamment dans l'automatisme mental et le syndrome d'influence, où la critique est réduite, avec des troubles de l'identité. Dans certaines schizophrénies, un vécu de dislocation, de morcellement corporel, peut être très anxiogène;
- dans les épilepsies temporales, avec l'étrangeté, le jamais-vu, le jamais-vécu de l'"état de rêve" ;
- après la prise de drogues psychodysleptiques ;

dédoublement de la personnalité. miroir (signe du)

dépression endogène l.f.

endogenous (autogenic, autonomous, endogenic) depression

Dépression d'origine interne, en opposition à psychogène, avec son caractère spontané, inexplicable, immotivé, autonome.
De nombreux critères ont été proposés pour la définir : humeur dépressive vitale, perte de l'intérêt et du plaisir, absence de réactivité émotionnelle, ralentissement psychomoteur ou agitation, anorexie et amaigrissement, perte de libido, signes de dysrégulation des rythmes biologiques (réveil prématuré ou hypersomnie, prédominance matinale des troubles). Certaines formes sont dites délirantes, à thèmes mélancoliques (ruine, culpabilité, syndrome de Cotard), persécutifs, hypocondriaques.
Ce tableau clinique correspond à ceux de dépression avec symptômes psychotiques (CIM.10) ou de type mélancolique (DSM IV) sans que soit utilisé le terme d'endogène, à connotation étiopathogénique.
La dichotomie endogène-psychogène est mise en question, car plus arbitraire et aléatoire qu'on ne l'a longtemps supposé.
La dépression endogène relève d'abord de thérapeutiques biologiques : médicaments antidépresseurs, voire sismothérapie.

J. Cotard, psychiatre français (1880)

Syn. mélancolie

endogène

dépression réactionnelle l.f.

reactive depression

État dépressif directement lié à un évènement objectivement traumatisant, vécu comme tel par le patient, et qui survient rapidement après celui-ci : deuil, abandon, échec sentimental ou professionnel, conflit interpersonnel, etc. En règle, il doit s'estomper avec la disparition de l'évènement déclenchant (sauf à retenir des "rechutes anniversaires" éventuelles).
La notion d'un possible terrain psychique prédisposé doit évidemment être évoquée (dépression névrotico-réactionnelle).
La dépression dite d'épuisement est aussi une situation pathologique secondaire à un stress répété et souvent à une réduction du temps de sommeil : l'expression de "syndrome du pavillon de banlieue" a été proposée pour illustrer ces pathologies dépressives.
Dans le DSM IV, la dépression réactionnelle correspond à la catégorie : troubles de l'adaptation avec humeur dépressive.

réaction, réaction névrotique

déréalisation n.f.

derealization

Perte du sentiment de réalité et de familiarité du monde environnant, avec impression d'étrangeté et association fréquente d'une atteinte des repères temporospatiaux.
Symptôme constitutif du syndrome de dépersonnalisation.

dermatofibrose lenticulaire disséminée de Schreus l.f.

dermatofibrosis lenticularis disseminata

Dysplasie héréditaire du tissu conjonctif dont l'atteinte cutanée est principalement caractérisée par des papules jaunâtres disséminées apparaissant dans l'enfance et l'adolescence, de type soit histiocytaire soit hamartome conjonctif ou élastique et dont la transmission est autosomique dominante.
L'association de cette dermatofibrose lenticulaire disséminée à une ostéopathie condensante (ostéopoecilie) réalise le syndrome de Buschke-Ollendorff (1928)

H. T. Schreus, dermatologiste et radiologiste allemand (1930) ; A. Buschke, dermatologiste allemand, Helene Ollendorf-Curth, dermatologiste américaine d’origine allemande (1928)

élastome juvénile de Weidman

dermatomyosite n.f.

dermatomyositis

Affection généralement grave, de nature inflammatoire et dysimmunitaire, d’étiologie inconnue, parfois paranéoplasique ou développée dans un contexte de vascularite, associant des signes cutanés et musculaires, comportant d'une part, un érythème en lunettes de teinte lilacée ou héliotrope, avec un œdème des paupières, s'étendant souvent au décolleté et au dos des mains, aux faces d'extension des membres avec notamment un érythème en bandes très caractéristique des phalanges, un érythème de la sertissure unguéale, parfois télangiectasique, douloureux à la pression, et d'autre part, une atteinte musculaire souvent progressive, responsable d'un déficit de la force musculaire proximale n'entraînant au début qu'une gêne pour certains mouvements de la vie quotidienne, tels que se coiffer, monter les escaliers.
Dans des formes plus aigües, peuvent se produire des fausses routes par atteinte de la musculature oropharyngée ou une insuffisance respiratoire par atteinte des muscles respiratoires. Une atteinte musculaire analogue à celle de la dermatomyosite peut exister seule : on la désigne par le terme de polymyosite. Polymyosite et dermatomyosite peuvent aussi s’associer à un tableau plus ou moins complet d’une autre connectivite pour réaliser un syndrome dit de chevauchement. La découverte de l’association avec un cancer dans 10% des cas (surtout bronchique et digestif chez l'homme, génital chez la femme), est un des éléments essentiels du pronostic.
Les examens complémentaires confirment le diagnostic : élévation des enzymes musculaires, créatine-kinase, aldolase, lacticodeshydrogénase, et de la créatinurie, avec en cas de rhabdomyolyse sévère myoglobinémie et myoglobinurie. L'atteinte musculaire est objectivée par l'électromyogramme et la biopsie musculaire laquelle montre des lésions du périmysium, une altération musculaire, une atrophie périfasciculaire et, en outre, des lésions des petits vaisseaux avec infiltrat inflammatoire périvasculaire (lymphocytes B).
Au stade initial, la corticothérapie générale est la thérapeutique essentielle. En l'absence de réponse suffisante, les immunosuppresseurs et la cyclosporine, les immunoglobulines intraveineuses sont des solutions de recours.
L'étiologie reste hypothétique même si le rôle de certains virus, Picornavirus Coxsackie surtout, est fortement suspecté.

E. Wagner, anatomopathologiste allemand (1863) ; H. Unverricht, médecin interniste allemand (1887)

Étym. gr. derma : peau ; mus : muscle; suffixe –ite : soulignant le caractère inflammatoire

Wagner-Unverricht (dermatomyosite de), poïkilodermatomyosite, polymyosite, myosite à inclusions

dermatose aigüe fébrile neutrophilique de Sweet l.f.

acute febrile neutrophilic dermatosis

Syndrome cutané consistant en une éruption aigüe de plaques inflammatoires surélevées, à relief irrégulier, accompagnée de fièvre et d'une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles, très sensible à la glucocorticothérapie générale.
Elle appartient au groupe des dermatoses neutrophiliques car elle comporte histologiquement un dense infiltrat dermique très riche en polynucléaires neutrophiles; elle peut accompagner une affection maligne, notamment une leucémie myéloïde aigüe.

R. D. Sweet, dermatologue britannique (1964) ; A. Pulido-Pérez et M. Bergon-Sendin, médecins espagnols (2020)

Syn. syndrome de Sweet

[J1, F1]

Édit. 2020

dermatose neutrophilique l.f.

neutrophilic dermatosis

Affection cutanée inflammatoire caractérisée histologiquement par un infiltrat dermique et/ou épidermique de polynucléaires neutrophiles, sans cause infectieuse.
Il est habituel d'inclure dans cette définition la pustulose sous-cornée de Sneddon-Wilkinson, le syndrome de Sweet, l'erythema elevatum diutinum, et le pyoderma gangrenosum, ainsi que des formes de chevauchement et de passage. On intègre également dans ce cadre la dermatose neutrophilique des mains, la dermatose neutrophilique rhumatoïde, la pustulose neutrophilique, le pemphigus à IgA et la panniculite neutrophilique. Les dermatoses neutrophiliques sont remarquables par la fréquence de leur association avec des maladies associées.

D. Wallach, dermatologiste français (1991) ; R. D. Sweet, dermatologiste britannique (1964) ;

dermatose neutrophilique du dos des mains l.f.

neutrophilic dermatosis of dorsum of the hands

Affection caractérisée par la survenue brutale, en l’absence de facteur étiologique reconnu, surtout sur le dos des mains, de lésions douloureuses bullo-pustuleuses, inflammatoires, aseptiques, laissant place à des ulcérations purulentes, mais guérissant facilement par applications de corticoïdes locaux.
L’image histologique, très proche de celle du syndrome de Sweet, en fait parfois considérer cette affection comme une simple forme clinique.

Syn. vascularite pustuleuse du dos des mains

syndrome de Sweet

[J1, K4]

Édit. 2020

dermatose paranéoplasique l.f.

paraneoplastic dermatosis

Ensemble de manifestations cutanées survenant dans le cadre d’un syndrome paranéoplasique.
L’acanthosis nigricans paranéoplasique ou l’acrokératose paranéoplasique de Bazex en sont des exemples.

dermatose précancéreuse l.f.

precancerous dermatosis

Lésion cutanée évoluant fréquemment vers la malignité.
Un certain nombre de ces dermatoses, qui sont généralement de nature épithéliale, ont une structure histologique comportant des atypies cellulaires : ce sont des précancéroses cutanées proprement dites, telles la kératose préépithéliomateuse (encore appelée sénile ou actinique), la kératose arsénicale, la corne cutanée, la leucoplasie, la maladie de Bowen. Dans un cadre plus large, d'autres affections peuvent être considérées comme un état précancéreux en raison de la fréquente transformation maligne des lésions cutanées qui les caractérisent, p. ex. l'hamartome sébacé de Jadassohn, la radiodermite chronique, le syndrome de Gorlin, le xeroderma pigmentosum, la papillomatose orale floride, le condylome acuminé géant de Buschke-Löwenstein.

J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912) ; J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1895) ; R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1963) ; A. Buschke et L. Löwenstein dermatologistes américain et allemand (1925)

précancérose cutanée

dermoarthrite histiocytaire l.f.

histiocytic dermatoarthritis

Arthrite granulomateuse, iritis et éruption papulonodulaire.
Éruption cutanée de nodules rouge-brun translucides papulonodulaires histiocytiques (visage, oreilles et extrémités). Plaques cutanées indurées, peau lichénifiée. Arthropathie symétrique (arthrite) avec atteinte des mains et des pieds. Surdité possible. La lésion cutanée élémentaire est histologiquement un granulome avec vascularite. Au niveau des yeux, on trouve une uvéite bilatérale, un glaucome, et une cataracte secondaire. Le syndrome ressemble à la synovite granulomateuse avec uvéite et neuropathies crâniennes de Jabs. L’affection est autosomique dominante (MIM 142730).

I. Zayid et S. Farraj, anatomopathologistes jordaniens (1973)

dermoïde épibulbaire l.m.

epibulbar dermoid

Masse charnue qui siège au niveau du limbe, temporal inférieur le plus souvent, arrondie, ferme, de couleur jaune rosé et qui porte souvent des poils à sa surface.
Il est souvent associé à une anomalie du premier arc branchial ou syndrome de Goldenhar, parfois à des aberrations chromosomiques.

M. Goldenhar, médecin américain (1952)

dermoïde limbique, dermoïde (kyste)

dermoïde limbique (kyste) l.m.

limbal dermoid

Tumeur bénigne congénitale située au limbe de couleur jaune rosé, charnue, arrondie, ferme et avec des poils sur sa surface.
La taille est variable de 1 mm à 1 cm. Histologiquement il s'agit de fragments de tissu cutané avec épithélium malpighien kératinisé, derme conjonctif, poils glandes sudorales et sébacées. En général quiescent mais peut se développer. Le dermoïde limbique est parfois héréditaire autosomique dominant, il est parfois associé au syndrome de Goldenhar.

M. Goldenhar, médecin américain (1952)

Syn. dermoïde épibulbaire, dermoïde de grade I selon Ida Mann, tumeur dermoïde du limbe

dermolipome scléral n.m.

scleral dermolipoma

Tumeur sclérale bénigne congénitale de couleur jaune rosé avec souvent annexes pilaires.
Tumeur de localisation fréquente dans le cul de sac externe qui adhère plus ou moins au ligament latéral externe, et qui peut progresser en arrière et adhérer aux muscles oculomoteurs (risque important de section lors de l'exérèse). Le dermolipome scléral peut être associé à certains syndromes comme les syndromes neurocutanés ou le syndrome de Goldenhar.

désanimation n.f.

deanimation

Sentiment d'étrangeté de son intégrité psychique, pouvant associer une impression de vide intérieur, un défaut de reconnaissance ou une perte de signification du moi et un vécu de dédoublement de la personnalité.
Symptôme constitutif du syndrome de dépersonnalisation.

dédoublement de la personnalité, dépersonnalisation

déshydro-rétroprogestérone n.f.

dehydro-retroprogesterone

Progestatif de synthèse, isomère de la progestérone, actif per os.
C'est un gestagène et un lutéomimétique non virilisant, n'inhibant pas l'ovulation et ne provoquant pas d’hyperthermie contrairement aux autres progestatifs. Il est utilisé pour le traitement de l'insuffisance lutéale, le syndrome prémenstruel, la dysménorrhée, l'endométriose, les mastopathies bénignes et l'hormonothérapie substitutive de la ménopause en association avec un œstrogène.

Syn. dydrogestone, rétroprogestérone

désinsertion laryngotrachéale l.f.

laryngotracheal rupture, pull up, disinsertion

Arrachement du larynx qui est séparé de la trachée au cours d’un traumatisme cervical.
La désinsertion peut être totale circulaire. Il existe alors une solution de continuité de plusieurs centimètres entre le cricoïde et le premier anneau trachéal, qui descendant dans le médiastin, entraîne un syndrome asphyxique avec emphysème sous-cutané rapidement évolutif. Elle peut aussi être partielle avec conservation d’un pont muqueux entre les deux structures risquant d’entraîner une rupture en deux temps. Le traitement est toujours chirurgical par suture termino-terminale.

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