Marshall-Marchetti-Krantz (opération de) l.f.
Marshall-Marchetti-Krantz's operation
Technique de traitement de l'incontinence urinaire d'effort réalisant une colpocervicopexie rétropubienne par voie abdominale.
Des fils amarrent la face antérieure du vagin à la face postérieure de la symphyse pubienne ; le col vésical lui-même est amarré par deux points complémentaires.
V. F. Marshall, chirurgien urologue américain, A. A. Marchetti et K. E. Krantz, gynécologues américains (1949); A. A. Marchetti, gynécologue américain (1949)
Syn. opération de Marshall-Marchetti, colpocervicopexie rétropubienne
→ incontinence urinaire d'effort, colpocervicopexie, colpocervicopexie rétropubienne
[M2]
Édit. 2018
mastite à plasmocytes l.f.
plasma cells mastitis
Lésion inflammatoire majeure chronique caractérisée par une dilatation des galactophores sous-aréolaires, essentiellement avec rupture des parois canalaires, libération du matériel lipidique contenu dans la lumière et granulome riche en plasmocytes.
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; - ite : suffixe indiquant l’inflammation
Syn. mastite péricanalaire, mastite oblitérante, comédomastite, ectasie canalaire sécrétante
mastite suppurative chronique rétroaréolaire l.f.
chronic retroareolar mastitis
Infection des canaux galactophores rétroaréolaires du sein, le plus souvent à Staphylococcus aureus, se manifestant par une tuméfaction inflammatoire située derrière le mamelon et pouvant se drainer spontanément par l’orifice mamelonnaire ou se fistuliser à la peau.
mastocytose systémique (MS) l.f.
Affection systémique, d’origine inconnue, caractérisée par une prolifération anormale des mastocytes dans différents tissus dont la moelle osseuse avec ou sans atteinte cutanée.
La MS touche préférentiellement les individus caucasiens, sans prédominance de sexe. La prévalence mondiale est estimée entre 1/40 000 et 1/20 000. On distingue les MS indolentes (MSI) et agressives (MSA). Elles sont essentiellement observées chez l’adulte (âge moyen au diagnostic : 60 ans).
Les manifestations cliniques les plus habituelles sont une pâleur, des douleurs abdominales accompagnées de troubles digestifs divers, des douleurs osseuses, un prurit, des flushes et des réactions anaphylactoïdes.
La prolifération mastocytaire peut se localiser également dans les os et y entraîner des lésions, dans le foie et la rate à l’origine d’une hépatosplénomégalie.
La médiane de survie est de 198 mois pour les formes indolentes, de 41 mois pour les atteintes agressives et de deux mois dans la leucémie à mastocytes.
Un traitement par midostaurin, inhibiteur spécifique de KIT D816V, se montre très efficace dans les formes systémiques et, en particulier, dans la leucémie à mastocytes ; cette thérapeutique ciblée change le pronostic de cette affection.
Des mutations de KIT et de TET2 sont fréquentes dans les mastocytoses agressives.
mastocytes
J. Gotlib, hématologue américain (2016)
Syn. mastocytose maligne, réticulose mastocytaire maligne, leucémie à
→ mastocyte, TET2, KIT, leucémie à mastocytes
[F1]
méat urétéral l.m.
méat uréthral l.m.
Étym. lat : meatus : passage
→ orifice externe de l'urèthre
méat uréthral (sténose congénitale du) l.f.
congenital stenosis of the urethral meatus
Diminution du calibre du canal uréthral localisée au méat.
Ce rétrécissement congénital isolé est souvent caché derrière un phimosis congénital et fréquent sur les méats hypospades.
C'est la plus distale, la plus bénigne et la plus facilement curable des malformations obstructives du bas appareil.
Étym. lat : meatus : passage ; gr. stenos : étroit, resséré
mégadolicho-uretère l.m.
megadolicho ureter
Forme particulière de méga-uretère qui ajoute l'allongement aux déformations de celui-ci, lui faisant ainsi décrire de nombreuses sinuosités.
Les coudes urétéraux ainsi formés sont souvent fixés par la sclérose et le point d'arrivée d'un vaisseau urétéral ; ils peuvent être très aigus et constituer un obstacle incomplet favorisant la stase urinaire dans la colonne liquide du méga-uretère.
Étym. gr. mégas : grand ; dolichos : allongé
mégalocornée, retard mental (syndrome) l.m.
megalocornea-mental retardation syndrome
Syndrome associant hypotonie, bosses frontales, racine du nez large, fentes palpébrales antimongoloïdes, épicanthus, iris hypoplasique et mégalocornée.
On peut également trouver un retard mental et une ataxie dans 50% des cas. L’affection est autosomique récessive (MIM 249310).
G. Neuhaüser, pédiatre et généticien allemand (1975)
Étym. gr. mégas, megalou : grand ; lat. corneus : corné
Syn. Neuhäuser (syndrome de)
méga-uretère n.m.
megalo-ureter
Déformation particulière, dite "fœtale", du conduit urétéral consécutive à un obstacle congénital sous-jacent, aboutissant à la formation d'un uretère dilaté, tortueux, à parois épaissies, parfois très allongé.
Le méga-uretère "primaire" ou "primitif" est en rapport soit avec une sténose congénitale de la jonction urétéro-vésicale, soit avec un reflux congénital, sans aucune anomalie d'aval. Le méga-uretère est dit "secondaire" lorsqu'il s'est formé au-dessus d'un obstacle congénital du bas appareil, ayant lui-même retenti sur la jonction urétérovésicale en créant une sténose par hypertrophie du détrusor ou un reflux secondaire par dissociation de la musculature du trigone. Les lésions sont souvent bilatérales. Les conséquences physiopathologiques sont celles d'une uropathie obstructive.
Étym. gr. mégas : grand ; ourêtêr de ourein : uriner
méga-urèthre n.m.
mega-urethra
Déformation uréthrale congénitale due à une aplasie totale ou partielle des corps érectiles.
La paroi urèthrale, ainsi dépourvue de son support, est distendue par la poussée mictionnelle, prenant une forme "scaphoïde" par aplasie du corps spongieux ou "fusiforme" si les corps caverneux sont également malformés. Le gland et l'urèthre balanique restent normaux.
Des malformations multiples et parfois létales sont fréquemment associées.
Étym. gr. mega : grand ; ourêtra de ourein : uriner
mégavessie-méga-uretères (syndrome) l.m.
megacystis-megalo-ureter syndrome
Syndrome congénital associant une mégavessie à deux méga-uretères refluants.
Cette dilatation globale de l'arbre urinaire sans obstacle pourrait correspondre à une hypoplasie de la musculature lisse de la voie excrétrice et peut être associée à une aplasie de la paroi abdominale.
Aucun traitement n'est habituellement possible.
Étym. gr. mega : grand ; lat. vesica : vessie ; gr. ourêtêr de ourein : uriner
→ aplasie de la paroi abdominale, prune belley syndrome
membrane épirétinienne l.f.
epiretinal membrane
Membrane de nature fibrogliale se développant à la surface interne de la rétine, s'observant dans diverses circonstances, notamment dans le cadre d'une prolifération vitréorétinienne.
Étym. lat. membrana : membrane ; gr. epi : sur ; lat. retina, rétine (de rete, retis : réseau, filet)
membrane néovasculaire sous-rétinienne l.f.
subretinal neovascular membrane
Structure fibrovasculaire néoformée, d'origine choroïdienne et traversant la membrane de Bruch.
Ces membranes peuvent se développer en arrière de l'épithélium pigmentaire ou en avant de ce dernier. La dégénérescence maculaire liée à l'âge en est la principale cause mais d'autres origines sont fréquentes : la myopie forte, les ruptures traumatiques de la membrane de Bruch, les stries angioïdes et les affections inflammatoires chorioépithéliales.
membrane pupillaire persistante l.f.
Persistance intégrale congénitale de la membrane pupillaire se traduisant par l’absence de la pupille.
C’est une anomalie très rare.
Syn. acorie ; acorée ; atrétopsie, synizésis congénitale
membrane quadrangulaire l.f.
membrana reticularis organi spiralis (TA)
quadrangular membrane
Lame fibreuse mince située dans l’épaisseur des plis ary-épiglottiques et tendue entre le bord latéral du cartilage épiglottique et la face antéro-latérale du cartilage aryténoïde.
Véritable ligament, elle converge avec son symétrique et le ligament thyro-épiglottique médian dans la commissure antérieure des plis vestibulaires.
membrane réticulaire de l’organe spirale l.f.
reticular membrane of spiral organ
Ensemble des membranes obturantes encadrant l’extrémité superficielle des cellules de l’organe spiral.
A.marquis de Corti, anatomiste et histologiste italien (1822-1888) ; R. von Kölliker, anatomiste, histologiste et zoologiste suisse (1817-1905)
Syn. anc. membrane réticulée de l’organe de Corti ; membrane de Kölliker
→ aditus laryngé, pli ary-épiglottique
[A1,P1]
Édit. 2017
membrane réticulée de l'organe de Corti l.f.
A. de Corti, marquis, anatomiste et histologiste italien (1822-1888)
→ membrane réticulaire de l'organe spirale
membrane sous-rétinienne l.f.
subretinal membrane
Membrane de nature fibrogliale se développant à la surface externe de la rétine, s'observant dans diverses circonstances, notamment dans le cadre d'une prolifération vitréorétinienne.
Meretoja (amyloïdose de type) l.f.
Meretoja type amyloidosis
J. Meretoja, ophtalmologiste finlandais (1969)
Mesker (dystrophie macroréticulaire de) l.f.
dystrophia macroreticularis laminae pigmentosae retinae, spider dystrophy
Maculopathie familiale avec 5 ou 6 travées pigmentées en forme d'étoile dont les branches partent de la fovéola vers la périphérie et se subdivisent à leur extrémité après un court trajet.
Ces travées peuvent être pigmentées ou non. L'ERG est normal, l'EOG peut être altéré. L'aspect au début ressemble à la dystrophie en aile de papillon de Deutman mais les branches sont plus allongées et bifides sur leurs extrémités. L'évolution est de bon pronostic mais dans les formes évoluées il peut apparaître, en fluorographie, un effet fenêtre fovéolaire d'atrophie choriorétinienne et une légère baisse d'acuité visuelle (4 à 5/10ème). L’affection est autosomique dominante.
R. P. Mesker, ophtalmologiste néerlandais (1970)
Syn. dystrophie de Mesker, dystrophie macroréticulée de l'épithélium pigmenté maculaire
mesure des masses tubulaires de réabsorption et de sécrétion rénales l.f.
measure of the kidney tubular masses of reabsorption and secretion
méthode par rétroprojection filtrée l.f.
filtered back projection technique
En scanographie, méthode employée pour reconstruire l'image à partir des données brutes.
Ces données, résultats de multiples projections effectuées par l'appareil, sont les sommes des densités de chacune des rangées, colonnes et diagonales de la coupe examinée. A partir d'elles, l'ordinateur va, par "rétroprojection" de ces données sur la matrice, recalculer voxel par voxel les valeurs numériques des densités, utilisant pour ses calculs la méthode de convolution et des filtres électroniques.
→ filtre de reconstruction, filtre de traitement d'image
méthode par rétroprojection filtrée en TDM l.f.
filtered back projection technique
En scanographie, méthode employée pour reconstruire l'image à partir des données brutes.
Ces données, résultat de multiples projections effectuées par l'appareil, sont les sommes des densités de chacune des rangées, colonnes et diagonales de la coupe examinée. A partir d'elles, l'ordinateur va, par "rétroprojection" de ces données sur la matrice, recalculer voxel par voxel les valeurs numériques des densités, utilisant pour ses calculs la méthode de convolution et des filtres électroniques.
→ filtre de reconstruction, filtre de traitement d'image
[B2,B3]
Édit. 2018
Meynert (faisceau de) l.m.
fasciculus retroflexus (TA)
Meynert's bundle
Voie de projection du noyau de l'habenula (situé, comme l'épiphyse et la commissure postérieure, dans la région épiphysaire ou épithalamus) sur le noyau interpédonculaire.
Ce dernier est lui-même en liaison avec les divers noyaux de la formation réticulaire pédonculaire.
T. H. Meynert, neuropsychiatre et neuropathologiste autrichien (1833-1892)
Syn. faisceau rétroréflexe, faisceau habénulopédonculaire
microangiopathie cérébrale et rétinienne l.f.
microangiopathy with encephalopathy, hearing loss and retinal arterial occlusion, retinocochleocerebral arteriopathy
Affection très rare touchant la femme jeune, de cause inconnue, caractérisée par la présence de multiples petits infarctus disséminés dans le cerveau, la périphérie de la rétine et l'oreille interne, associés à une sclérose de la média et de l'adventice des artérioles cérébrales et méningées.
Cliniquement, la maladie se manifeste par une encéphalopathie subaigüe avec troubles psychiques, altérations de la mémoire, syndrome démentiel et parfois signes focaux. S'y associent une surdité de perception bilatérale et une baisse de l'acuité visuelle. L'IRM objective des micro-infarctus situés dans la substance blanche. L'angiographie cérébrale est normale. Il n'existe aucun signe clinique ni paraclinique de vascularite systémique. Le diagnostic est évoqué sur l'angiographie rétinienne. Le traitement repose sur l'association corticoïdes-immunosupresseurs.
J. O. Susac, neuro-ophtalmologiste américain (1979)
Étym. gr. micros : petit ; angeion : vaisseau ; pathos : maladie
Syn. encéphalopathie rétinocochléaire, syndrome de Susac