addiction oncogénique l.f.
oncogene addiction
Dépendance d’un cancer à l’altération d’un gène dit gène « driver » ou de quelques gènes telle qu’une mutation ou un réarrangement chromosomique avec fusion de deux gènes, pour maintenir un phénotype cancéreux et assurer la survie des cellules tumorales.
On a conclu de cette notion l’idée que l’inhibition de l’oncoprotéine codée par ce gène permettrait une thérapeutique efficace de la tumeur. L’exemple le plus ancien est celui du chromosome Philadelphie résultant de la fusion des bras longs des chromosomes 9 et 22 observée dans la leucémie myéloïde chronique. L’inhibition de la protéine kinase impliquée dans cette fusion par l’imatinib conduit au contrôle de la maladie. Un autre exemple est celui de HER2, un récepteur de la famille des récepteurs du facteur de croissance épidermique (EGFR) présent dans de nombreux cancers du sein. Le blocage de son activité par un anticorps monoclonal humanisé, le trastuzamab, inhibe l’évolution de la tumeur. En fait, on ne peut pas faire de ces exemples une règle générale, des échecs nombreux étant survenus dans son application.
→ chromosome Philadelphie, protéine kinase, HER2
[F2, Q1]
Édit. 2020
BAFF receptor acr. pour "B-cell activating factor receptor of the TNF receptor family"
Protéine exprimée à la surface des lymphocytes B constituant le récepteur spécifique de la cytokine appelée BAFF (B-cell activating factor of the TGF familiy).
L'interaction entre BAFF receptor et BAFF permet l'activation et le survie des lymphocytes B. BAFF receptor est codé par le gène TNFRSF13C. Un déficit en BAFF receptor est responsable d'hypogammaglobulinémie d'expression variable.
Sigle BAFF-R
→ BAFF, TNFRSF13C gene, hypogammaglobulinémie d'expression variable
[C1, F3]
Édit. 2020
asciminib n.m.
asciminib
inhibiteur allostérique qui lie un site myristoyl de la protéine BCR-ABL1 en une conformation inactive via un mécanisme différent de la liaison au site de la ATP kinase. Grâce à ce lien allostérique du site myristoyl, l'asciminib restaure l'inhibition de l'activité kinase. Cet agent marque son action tant sur la forme native que sur la forme mutée de BCR-ABL1.
Cette molécule se montre très efficace chez des patients atteints de leucémie myéloïde chronique et résistants aux inhibiteurs de la tyrosine kinase
T. P. Hughes, médecin australien (2019)
→ leucémie myéloïde chronique, inhibiteur de tyrosine kinase
[G5, F1 ]
Édit. 2020
déficit congénital en mégacaryocytes l.m.
congenital amegakaryocytic thrombocytopenia, CAMT
Cette pathologie débute dès le jeune âge et se caractérise par un nombre réduit de mégacaryocytes (mégacaryocytopénie) et de plaquettes sanguines (thrombocytopénie).
Les mutations du gène MPL rencontrées dans CAMT conduisent à un fonctionnement réduit ou à l'absence de fonctionnement de la protéine thrombopoïétine récepteur. Les patients dépourvus de cette fonction sont atteints d'une forme sévère, appelée CAMT I, tandisque ceux porteurs d'une fonction diminuée ont une forme modérée, dite CAMT II
[F1, Q3]
Édit. 2020
langerine n.f.
langerin
Protéine transmembranaire exprimée spécifiquement par les cellules de Langerhans et les autres cellules dendritiques cutanées et spléniques, possédant une fonction de lectine.
La langerine est localisée dans des granulations appelées corps de Birbeck présents dans le cytoplasme des cellules de Langerhans. Elle participe à l'internalisation des antigènes étrangers dans les corps de Birbeck et, ainsi, à la réaction immunitaire. Elle est codée par le gène CD 207, localisé sur le chromosome 2p13 chez l'Homme.
Syn. CD 207
Réf. Valladeau J, Ravel O, Dezutter-Dambuyant C, Moore K, Kleijmeer, M, Liu Y, Duvert-Frances V, Vincent C, Schmitt D, Davoust J, Caux C, Lebecque S Saeland S. A novel C-type lectin specific to Langerhans cells is an endocytic receptor that induces the formation of Birbeck granules. Immunity 2000; 12 : 71–81
→ cellule de Langerhans, cellule dendritique, corps de Birbeck,
[C1, F3]
Édit. 2020
Bence Jones (protéinurie de) l.f.
Présence dans les urines de malades atteints de myélome ou de maladie de Waldenström d’une protéine thermosoluble qui au chauffage progressif des urines précipite à 56° et se redissout à 90°.
Cette protéinurie est faite de chaînes légères d’immunoglobulines de type kappa ou lambda identique à celle du composant monoclonal présent dans le sérum du malade.
Il faut noter que toutes les chaînes légères trouvées dans les urines de malades ne sont pas thermosolubles et que de nombreuses interférences existent, ce qui implique un grand nombre de résultats faussement positifs ou faussement négatifs. La recherche de protéinurie de Bence-Jones est donc remplacée maintenant par l’immunofixation des protéines urinaires ou par le dosage spécifique des chaînes légères kappa et lambda libres par immunonéphélémètrie. L’appellation même de « protéinurie de Bence-Jones » devrait être abandonnée à l’heure actuelle.
L’analyse des urines, en cas de myélome montre dans près de 60% des cas la présence de quantités significatives de chaînes légères d’un ou de l’autre type. Il existe même certains myélomes dits à chaîne légère dans lesquels les plasmocytes tumoraux ne produisent que des chaînes légères d’un seul type qui sont présentes dans le plasma et surtout les urines.
H. Bence Jones, médecin britannnique (1813-1878) (1848)
→ Kahler (maladie de), myélome multiple, Waldenstöm (maladie de)
[C1, F1, F3]
Édit. 2020
CTLA4 gene
acr. angl. pour cytotoxic T-lymphocyte associated protein 4
gène situé sur le locus chromosomique 2q33.2, membre de la superfamille des immunoglobulines encodant une protéine transmetteuse d'un signal inhibiteur aux cellules T.
Des mutations de ce gène sont associées à un diabète de type 1, hyperthyroïdie, thyroïdite d'Hashimoto, maladie coeliaque, lupus érythémateux disséminé, exophtalmie thyroïdienne et d'autres maladies auto-immunes.
[F1, Q1]
Édit. 2020
exposition sur ribosome l.f.
ribosome display
Technique de sélection de protéines qui peuvent se lier à un ligand déterminé consistant à créer des complexes associant la protéine à son ARN messager, la stabilité du complexe étant assuré par un ribosome.
Cette technique est utilisée par exemple pour sélectionner les protéines qui se lient à des fragments d‘anticorps afin de déterminer ceux pouvant servir à la préparation d’anticorps monoclonaux thérapeutiques.
→ ribosome, anticorps monoclonal
[C1, G5, Q1]
Édit. 2020
paraptose
n.f.
paraptosis
Variété de mort cellulaire n’entraînant pas de dégradation de l’ADN ni de formation de corps apoptotiques, mais caractérisée par une vacuolisation du cytoplasme avec gonflement des mitochondries et du réticulum endoplasmique.
Cette mort cellulaire est insensible aux inhibiteurs de caspase et à Bcl-xL (« B-cell lymphoma extra large »), protéine mitochondriale antiapoptotique, et requiert une synthèse protéique. La paraptose est observée dans des morts cellulaires neurodégénératives ainsi que dans les suites de traitements avec des médicaments anti-cancéreux.
→ apoptose
[C3, F2, H1, ]
Édit. 2020
calséquestrine n.f.
calsequestrin
Protéine située dans le réticulum endoplasmique qui stocke le calcium jusqu’à 50 ions Ca++ par molécule et intervient dans les échanges de calcium avec le cytosol.
→ réticulum endoplasmique? cytosol
[C1, C2]
Édit. 2020
CHEK 2
acr. angl. pour Chekpoint Kinase 2
Gène situé sur le locus chromosomique 22q12.1 codant pour une protéine de régulation du point de contrôle du cycle cellulaire et de suppression reconnue de tumeur.Des mutations de ce gène se rencontrent dans le cancer ovarien, le cancer de la prostate, le cancer du sein, le syndrome Li-Fraumeni.
Leila Dorling, épidémiologiste britannique (2021) ; Chunling Hu, scientifique américaine (2021)
Syn. Syn. : CDS1, CHK2, hCds1, HuCds1, LFS2, PP1425, RAD53.
→ cancer ovarien, cancer de la prostate, cancer du sein, syndrome Li-Fraumeni
[F2, Q3]
Édit. 2021
CDH 1 gene l.m.
acr. angl pour cadherin 1
gène localisé sur le bras long du chromosome 16 (16q 22.1), codant pour la E-cadhérine, protéine qui appartient à la famille des molécules d’adhésion cellule-cellule et qui joue un rôle central dans l’adhésion calcium dépendante des cellules épithéliales, le maintien de la différenciation cellulaire et
de l’architecture normale des tissus épithéliaux.
C'est un gène suppresseur de tumeur. Des mutations de ce gène sont responsables du cancer du sein et du cancer gastrique diffus dans sa forme héréditaire.
Leila Dorling, épidémiologiste britannique (2021) : Chunling Hu, scientifique américaine (2021)
Syn. CAM 120/80 or epithelial cadherin (E-cadherin) or uvomorulin
[F2, L1, Q1]
Édit. 2021